• Abdelkader Djeriou, comédien et metteur en scène : «Il est de mon devoir de mettre à contribution mon expérience au service de l’institution théâtrale en Algérie»

    Sollicité par le conseiller de la ministre de la Culture pour interagir avec un atelier de réforme du théâtre d’Etat, Abdelkader Djeriou, comédien et metteur en scène, s’est retrouvé au coeur d’une polémique qui, selon lui, vise essentiellement à entretenir un climat de haine envers les artistes et activistes engagés au sein du hirak.

    Après avoir démenti, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, sa nomination à un quelconque poste officiel, il revient dans cet entretien accordé à El Watan sur plusieurs sujets d’actualité : le phénomène des trolls, le théâtre d’Etat et sa nouvelle production Babor Ellouh qui traite de harga (immigration clandestine) et du racisme en Algérie.

    -Votre participation à un comité de réflexion du ministère de la Culture, créé en ce mois de juillet, a provoqué toute une polémique…

    Cette polémique a été malheureusement initiée par des journalistes qui n’ont pas pris le soin, encore une fois, de vérifier une information orientée et amplifiée sur les réseaux sociaux. Il y a trop de flou et d’amalgames dans le monde de la presse en Algérie. Les réseaux sociaux conditionnent désormais le travail journalistique. Cela commence à en faire trop et se révèle inquiétant. En réalité, j’ai été sollicité par le ministère de la Culture afin de participer à une réflexion sur le théâtre d’Etat. Encadrée par H’mida Ayachi et composé de plusieurs hommes de théâtre dont Ziani Chérif Ayad, Mohamed Yahiaoui, Ghaouti Azri et Omar Fetmouche, l’atelier de réflexion comprend plusieurs axes : le théâtre de ville, l’évaluation de la situation des théâtres d’Etat et les modes financement de l’acte théâtral. Il est question également d’approfondir la réflexion sur la production théâtrale, les circuits de production, la formation et le théâtre jeune public. Si j’ai accepté de prendre part, bénévolement, à cet effort collectif c’est parce que j’estime qu’il est de mon devoir de mettre à contribution ma propre expérience en tant qu’artiste, au service de l’institution théâtrale en Algérie.

    Quelle forme doit prendre, selon vous, cette réforme ?

    Nous souffrons d’un manque terrible d’espaces culturels. Le théâtre n’est pas en reste. Sauf que le théâtre, comparativement au cinéma, dispose de salles de spectacles fonctionnelles et d’équipes permanentes. Je pose la question suivante : La spécifié des différents genres de publics est-elle prise en considération, parce que au théâtre il y a des publics, pas un seul ?

    L’Algérie est un pays vaste avec de nombreuses sonorités, musiques, une façon d’aborder l’art différemment d’une région à une autre. Face à l’inadéquation de l’offre théâtrale par rapport aux besoins des différents publics, il est impératif de cerner les vrais problèmes qui se posent au 4e art et d’apporter un début de réponse. Le théâtre pour enfants et le théâtre pour jeune public sont, à titre d’exemple, marginalisés. Je peux l’affirmer car j’ai longuement travaillé sur cet aspect-là du théâtre dans ma thèse de doctorat sur les arts dramatiques. Une réforme du théâtre ne peut, à mon avis, se concevoir sans une approche globale qui associe tous les acteurs du secteur.

    -Quel rôle pour le théâtre d’Etat dans le cadre de cette réforme ?

    Le théâtre d’Etat à une mission d’intérêt général. On parle souvent de théâtre privé comme alternative et espace de créativité et de liberté, mais dans ces théâtres, ce n’est pas évident d’aborder des oeuvres majeures, de montrer Kateb Yacine ou Mohamed Dib…. C’est essentiellement le rôle des théâtres d’Etat même si, financièrement, ils ne sont pas rentables. Aucun théâtre public au monde n’est d’ailleurs rentable. Par contre, un théâtre privé avec une distribution à deux ou trois personnes a, aujourd’hui, la possibilité de générer des bénéficies et de susciter des vocations. L’initiative d’un opérateur privé à Oran de réaliser un petit théâtre est à saluer et ouvre la voie, incontestablement, à d’autres projets, dans d’autres villes. Je l’espère. Car nos cités ont énormément besoin de petites salles de théâtre, de salles de lectures, d’ateliers de peinture … Qu’on laisse l’initiative aux jeunes des cités, aux associations, aux artistes des coopératives artistiques en les accompagnant avec des plans d’action concrets. La culture et les arts doivent constituer une priorité pour les responsables algériens. Le soutien de l’Etat, sous une autre forme certes, est indispensable. Trouvez-vous normal que des jeunes de 30 ans n’aient jamais mis les pieds dans une salle de spectacle ? La criminalité, la harga, toutes les formes de violence et de mal-vie dans nos cités sont le résultat d’un assèchement du vivier culturel national. Comment construire des espaces urbains dotés de salles de spectacle, réaliser des projets culturels de proximité, rendre l’art accessible et agréable aux jeunes et moins jeunes… C’est autour de ces questions que doit porter la réflexion.

     

    -Depuis votre mésaventure avec la justice en décembre 2019, vous avez supprimé carrément votre compte Facebook. Pourquoi ?

    Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont le moyen de communication le plus rapide et le plus utilisé. C’est particulièrement le cas chez les jeunes. Certaines pages en Algérie captent des milliers d’abonnées, bien plus que les journaux traditionnels, comme l’a souligné récemment le ministre de la Communication. Durant le hirak, les réseaux sociaux ont largement contribué à mobiliser, dans un extraordinaire élan, toutes les franges de la société en Algérie et d’outre-mer pour empêcher un 5e mandat et revendiquer un changement du système politique. Ces espaces d’échanges se sont malheureusement transformés, au bout de quelques mois, en vecteurs de haine, de violence, de rumeurs, de diffamation et d’intolérance. Des trolls, ou ce qu’on appelle communément les mouches électroniques, nourrissent ce climat de haine en toute impunité. Ces trolls ont été créés pour des missions bien précises. Et tout le monde sait qu’ils ont été financés pour s’attaquer à des personnalités publiques connus pour leur engagement politique ou en faveur du hirak. Le constat est qu’aujourd’hui la mission d’une bonne partie du doubab (mouches électroniques, ndlr) est terminée et ceux qui les ont créés n’exercent plus de contrôle sur elles. Cela comporte un gros risque. Celui de voir toute cette violence débordé du cadre du virtuel.

     

    -Vous interpellez les institutions de l’Etat sur ce que vous qualifiez de perversion des sens….

    Un adolescent qui consomme à longueur de journée des publications qui véhiculent la haire de l’autre finira par perdre tous ses repères. Je parle notamment des publications qui parlent, en toute impunité, au nom de l’armé et utilisent le sigle de l’ANP dans leurs publications. Si la communication d’une institution aussi importante que l’armé devient l’apanage de ces pages, cela pose un vrai problème. Un état fort doit préserver la société des dérapages auxquels nous assistons, afficher une volonté politique à appliquer la loi en toute circonstance. Je milite pour des institutions fortes et justes ; je suis sorti dans la rue pour cela. Le hirak n’avait pas pour objectif seulement d’empêcher un 5e mandat de Bouteflika, mais pour revendiquer la liberté, la dignité, la justice et un système de représentation réellement démocratique. Si on veut construire une nouvelle république, il faut d’abord commencer par appliquer les lois. Et afficher une volonté politique à tous les niveaux.

    -Qu’en est-il de votre nouvelle production Babor Ellouh ?

    Le tournage du feuilleton Babor Ellouh a été interrompu en mars en raison de la pandémie de la Covid-19. Il traite du phénomène de la harga, sujet d’une brûlante actualité. C’est l’histoire d’un jeune homme devenu passeur pour régler un problème financier. Marin de métier, il propose une harga sans risque. Mais les choses ne se passent pas comme prévu pour lui. L’une de ses traversées vers l’autre rive se termine par un naufrage. Dans Babor Ellouh, on traite également du phénomène du racisme en Algérie. Pour la musique du feuilleton, nous avons eu l’honneur d’avoir à nos cotés l’immense Safy Boutella. http://algerieartist.kazeo.com/ 

     

     

     

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  • Les dix meilleurs secrets pour survivre à un festival de cinéma

    Le festival du film est l'endroit idéal pour un cinéaste ou un acteur inspirant. Non seulement vous pouvez aller voir de grands films, faire la fête, rencontrer des professionnels, mais il y a aussi de nombreuses autres opportunités sur le marché du film. Cependant, si vous y allez sans préparation, vous ne vivrez pas l'expérience agréable que vous aviez prévue, et vous risquez de perdre des opportunités. Maintenant que vous avez décidé d'y aller, agitons un peu de poudre magique et apprenons les secrets pour survivre à l'un des plus grands événements de l'année.

    1. PLANIFIER. Procurez-vous le guide du festival. Il comprendra l'horaire des films, les billets. Vous voudrez également acheter un dossier à fermeture éclair pour votre planning. Incluez également vos invitations à la fête, ainsi que votre liste de films que vous aimeriez voir et qui ne font peut-être pas partie de votre forfait. Votre guide devrait également inclure les lieux des événements et les emplacements des hôtels locaux. Il contiendra également des indications sur la météo. Faites vos bagages en conséquence. Vous le regretterez si vous ne le faites pas.

    2. RÉSERVATIONS. Réservez vos billets d'avion à l'avance. Les billets pour ces endroits se remplissent rapidement et vous voulez vous assurer que vous avez réservé votre billet aller-retour pour éviter d'être coincé à la maison pendant que vos amis font la fête avec les meilleurs producteurs. Réservez votre hôtel à l'avance. Faites également un plan de l'endroit où vous vous trouvez entre l'hôtel et le festival. Mapsquest en ligne est un excellent guide pour savoir combien de kilomètres vous devez parcourir depuis chaque hôtel. Cela vous aidera dans votre planification. Dans de nombreux festivals, vous n'aurez pas besoin de louer une voiture car tout se trouve dans une zone générale, mais réservez votre voiture à l'avance si vous prévoyez d'en avoir une. Vous devez également prévoir le stationnement. Renseignez-vous sur les règles de stationnement de l'hôtel que vous réservez.

    3. LE LIVRE "QUI". C'est mon mini-livre imprimé de qui est qui. Cela peut sembler un peu prétentieux, mais lorsque je vais à des festivals, il y a des personnes que j'aimerais rencontrer. Je mets leurs noms dans mon livre "Qui", avec d'autres informations sur leur travail cinématographique. C'est un excellent outil pour engager la conversation, et établir une relation est ce que vous voulez faire lors de ces événements. "J'aime beaucoup l'histoire de la façon dont vous avez trouvé le chat borgne et l'avez inclus dans votre film." Notez peu de choses dans votre livre "Qui", y compris leurs travaux cinématographiques. Notez toujours quel a été leur premier film. Tout le monde a une histoire sur son premier film, et c'est très intéressant pour les conversations. Consultez la base de données internationale des films en ligne et tapez le nom de la célébrité sur laquelle vous faites des recherches. C'est un excellent moyen de connaître le travail des producteurs, des acteurs et de tous les autres professionnels de l'industrie cinématographique.

    4. SAC. Vous devez porter un sac avec vous lors d'un festival. Même si vous quittez l'hôtel sans rien, il y aura des t-shirts, des chapeaux, des produits promotionnels, des DVD, etc. qui vous seront remis lors de vos célébrations. Emportez également dans votre sac votre dossier de réservation, le livre "qui", des bouteilles d'eau, des médicaments sur ordonnance, des vitamines, de l'aspirine, des noix ou une barre de céréales, un appareil photo, un téléphone portable, un mini-ordinateur, des cartes de visite, une mini-lampe de poche, des piles, des lunettes de soleil, des lingettes pour bébé, des préservatifs, de la crème solaire, du parfum solide Ab'ovo Originals, du désinfectant en spray pour salle de bain Ab'ovo Originals et des porte-queues. Les sacs à dos fonctionnent bien.

    5. MATÉRIEL DE PROMOTION. Même si vous n'êtes là que pour vous faire connaître en tant que nouveau venu, ou en tant qu'acteur en herbe, vous avez besoin de matériel de relations publiques. Cela ne signifie pas que vous devez porter un dossier de presse préparé par votre grand-mère. Ce que cela signifie, c'est que vous pouvez mettre un bonbon, une plume, une perle ou un bouton sur votre carte, ou ajouter une aspirine emballée à votre carte avec les informations sur votre site Web. Il suffit de quelque chose d'original et pas trop gadget. Cela peut être simple, mais faites-le ressortir. Ainsi, on se souviendra de vous. Des milliers de cartes de visite sont distribuées lors des festivals. Mettez votre photo sur la vôtre si vous en avez envie, mais faites en sorte que l'on se souvienne de vous en emportant du matériel de relations publiques. Mettez-les dans votre sac. Vérifiez également que vos informations sur les cartes sont à jour.

    6. VÊTEMENTS. Les vêtements sont une autre chose qui n'est pas aussi simple que vous le pensez. Vous devez garder à l'esprit que vous voulez que les gens se souviennent de vous, et non du renard géant que vous avez abattu pour le porter sur votre tête. Avant d'être connu, ne portez pas de vêtements controversés comme de la fourrure, des os ou des insultes classées X sur des t-shirts. Les vêtements vous représentent, vous, la personne, un cinéaste, une actrice ou un réalisateur. Créez votre propre avenir. Habillez-vous convenablement. Ce n'est pas une réunion de famille, et les impressions durent toute la vie. Les vêtements peuvent bien sûr se distinguer, c'est normal. Portez des couleurs vives ou vos propres motifs, mais évitez toute controverse.

    7. DES CÂLINS, PAS DE LA DROGUE. La drogue, c'est vraiment pas cool. Surtout si tu veux faire ta vie dans l'industrie et être respecté. La drogue, ça craint. Surtout dans les festivals de cinéma. C'est l'endroit où le côté sauvage peut être montré à l'écran, mais pas à la fête. Ne prenez pas de drogues. Vous ne savez jamais qui est là et peut vous voir, ou voir votre comportement, et ils ne travailleront plus jamais avec vous. Cela est vrai même s'ils se droguent, ils peuvent arrêter le lendemain du festival et vous considérer à jamais comme un loser drogué. Ne vous soûlez pas non plus avec de l'alcool. Il y a tellement d'alcool dans les festivals qu'il est facile de perdre le contrôle. Ne le faites pas. Ce n'est pas une vraie fête de la bière, c'est une fête pour obtenir des contacts et des connexions pour votre avenir, pour votre carrière. Gardez votre sang-froid, restez sobre, ou gardez l'ivresse légère. De même, si vous fumez, éloignez vos cigares, vos joints ou vos cigarettes de la foule. C'est si ennuyeux pour les non-fumeurs. Vous ne faites pas bonne impression de cette façon.

    8. NOURRITURE. Cela peut devenir une dépense importante lors des festivals. Il y a des épiceries dans chaque ville. Je vous recommande de prendre un bus, ou votre voiture de location si vous en avez une, et de vous arrêter au marché le premier jour. Vous aurez besoin d'eau, d'en-cas et même de plats préparés. De nombreuses chambres d'hôtel disposent de micro-ondes. S'ils ne sont pas dans les chambres elles-mêmes, ils peuvent être trouvés dans le hall ou la cuisine. En tant que cinéaste en herbe, vous voulez garder votre argent pour les films, pas pour les repas. Vous économiserez des centaines de dollars.

    9. PAS DE PARLE DE DÉCHETS. Ne dites rien de négatif au festival du film. Le film que vous venez de voir est peut-être la pire chose que vous ayez jamais vue, mais ne le dites pas à voix haute. Vous ne savez jamais qui est qui, et vous pourriez dire au réalisateur lui-même à quel point son film est mauvais, ou au troisième cousin du réalisateur, et vous ne serez jamais invité à aucun événement. N'oubliez pas que de nombreuses personnes ont des opinions différentes sur les films, et que votre opinion n'est pas importante pour cet événement. Regardez et apprenez, et utilisez les expériences des autres pour élargir vos connaissances. Ne dites jamais de bêtises.

    10. AMUSEZ-VOUS. Un voyage d'affaires est souvent tel que l'on oublie de s'amuser. Les fêtes sont des occasions, les films sont des occasions, même marcher sur le trottoir est plein d'occasions. Réservez-vous donc un moment pour faire quelque chose d'amusant dans la ville où vous vous trouvez, qui n'a rien à voir avec le festival. Allez faire du toboggan aquatique, du ski, du surf, ou tout ce qui vous procure une expérience joyeuse. Fêtez vos vacances et tout le travail que vous avez accompli pour obtenir ce sac rempli d'informations de contact. La vie est une scène, le festival est une scène, mais lorsque vous êtes seul ou avec des amis proches à faire quelque chose d'amusant, vous n'avez plus rien à craindre.http://algerieartist.kazeo.com/

     

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    Douze courts métrages sont programmés par le club «Salam» de l’université Oran 

    Mohamed-Benahmed lors de la troisième édition du Festival d’Oran du court métrage universitaire dont le coup d’envoi devait être donné hier mardi, selon des organisateurs.

    Onze jeunes réalisateurs issus de sept wilayas du pays prendront part à ce festival de trois jours, en plus d’un jeune réalisateur palestinien, étudiant dans l’une des universités algériennes et ce, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’étudiant.

    Le réalisateur Ilyes Maâzouz de la wilaya de Béchar participe à cette manifestation culturelle universitaire avec un court métrage intitulé Lahjat harb ; le réalisateur Kheirat Ahcen de la wilaya de Aïn Defla avec le film Zahra ; Yazid Mohamed Amine de Bouira avec Taqs ; Belhanafi Rachid de Laghouat avec le court métrage Sanassil ; Boulahbal Abdeldjallil de Annaba avec Fatoura ; Zouaïd Mohamed Moncef de Blida avec El-Ikhioua et Rekad Ahmed de Naâma avec le film la youmkinou iqafouh.

    D’autre part, quatre jeunes réalisateurs de la wilaya hôte (Oran) participent à la 3e édition du festival dédiée à la mémoire de l’artiste défunt Mohamed Hazim, qui était l’invité de la seconde édition du festival organisé en 2020, ainsi que le réalisateur palestinien Abou Katifa Moueniss avec le court métrage sirat el-Haq, a-t-on précisé de même source.

    L'auditorium principal de la faculté des sciences de la terre de l’université Oran 2 abritera la cérémonie d’ouverture de cette édition, organisée sous le slogan «Les jeunes entre créativité et ambition», en coordination avec la sous-direction des activités scientifiques, culturelles et sportives de l’université Oran 2 et des instances de la wilaya.

    Le club «Salam» a organisé deux éditions précédentes dudit festival, en 2019 et 2020, en présence de personnalités artistiques, littéraires et scientifiques. Cette 3e édition a été reportée à 2022, en raison des conditions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19.

     

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  • Principes de base de la photographie - Vitesses de film pour les débutants

     

    Les appareils photo ont des tonnes de petits cadrans, boutons et compteurs. Si vous regardez assez longtemps sur un appareil photo, vous pouvez trouver plus de façons d'ajuster vos photos que vous ne pouvez en compter, et pour la plupart d'entre nous, plus que nous ne pouvons traiter en même temps. Mais saviez-vous que l'une des décisions les plus importantes que vous pouvez prendre lorsque vous vous préparez à photographier se produit avant même que vous ne chargiez votre film ?

    La vitesse du film que vous utilisez est l'une des rares qualités inaltérables d'une photographie. Il existe de nombreuses façons de jouer avec l'ouverture, la mise au point et l'exposition. Cependant, une fois que la pellicule est dans l'appareil photo, il n'y a absolument aucun moyen de modifier la façon dont elle réagit à la lumière. Dans toutes les photos que vous prenez avec un vrai film, vous vous adaptez à la vitesse du film. Le film ne change pas automatiquement pour s'adapter à vos besoins, il est donc important de choisir le bon film avant de commencer à prendre des photos.

    Qu'est-ce que la norme ISO ?

    La vitesse du film mesure la sensibilité du film à la lumière. Une faible vitesse de film signifie que le film est moins sensible et nécessite une exposition plus longue, tandis qu'une vitesse élevée signifie que le film est très sensible et nécessite des expositions plus courtes. La vitesse d'un film est communément appelée ISO. Le numéro ISO est indiqué sur la boîte de tout film. Les vitesses les plus courantes sont 400, 800 et 1000, la vitesse 400 étant la plus proche de la vitesse "standard".

    La sensibilité ISO de votre film affecte tous les aspects du fonctionnement de votre appareil photo. Votre capteur de lumière (si vous en avez un) doit être réglé correctement pour le film que vous utilisez, votre ouverture sera plus ou moins limitée selon, et votre vitesse d'obturation devra probablement diminuer ou augmenter pour s'adapter au film. Même les appareils photo numériques ont une vitesse de film simulée (et réglable) sur laquelle ils basent leurs calculs.

    Choisir la bonne vitesse

    La sensibilité ISO du film détermine ce que vous pouvez photographier et comment. Étant donné qu'un film à haute vitesse (800 ISO ou plus est une bonne règle générale) nécessite moins de temps pour être exposé, vous pouvez prendre des photos avec des vitesses d'obturation beaucoup plus élevées qu'avec un film plus lent. Le résultat final sera une action claire comme de l'eau de roche ; les films rapides sont merveilleux pour photographier les sports ou tout ce qui bouge rapidement. Lorsque vous voyez la photo d'un joueur de basket-ball suspendu dans les airs, vous pouvez être sûr que cette image a été prise avec un film rapide. Avec un ISO plus lent, le joueur sur la photo serait probablement flou. Un film plus rapide nécessite également moins de lumière et peut être très utile dans une situation d'intérieur où un flash n'est pas approprié.

    Une pellicule à faible vitesse capture beaucoup plus de détails car elle a plus de temps pour absorber la lumière. Il est important de séparer les mots "détail" et "flou" ici - plus de "détail" dans une photographie peut être considéré de la même manière que plus de "détail" sur une télévision haute définition - plus de ce qui était à l'origine sera visible sur la photographie. Plus le film peut "voir" une scène longtemps, mieux la scène sera représentée. Les films à faible vitesse sont parfaits pour les images telles que les portraits où vous voulez montrer une grande profondeur de champ.

     

    Expériences de vitesse de film à essayer

    Pour vous familiariser avec le fonctionnement de la sensibilité ISO et ses effets sur vos images, voici quelques conseils à suivre la prochaine fois que vous prévoyez une journée de tournage :

    Débarrassez-vous de votre flash (si vous en avez un) et emportez des pellicules rapides dans un environnement à faible luminosité.

    Passez par un lycée, une université ou une petite ligue locale et essayez de photographier (avec la permission de l'intéressé) deux bobines de film - l'une très lente (100 ISO) et l'autre très rapide (1000 ISO) - puis regardez si les images sont différentes.

    La vitesse de la pellicule est l'une des choses avec lesquelles on peut jouer quand on est assez à l'aise avec son appareil photo et qu'on cherche de nouvelles façons de défier ses perceptions. Chaque vitesse a ses forces et ses faiblesses, et c'est à vous de décider laquelle vous convient le mieux. Il est maintenant temps de prendre des photos !

     

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  • L'éclairage des films - Comment s'occuper des éléments de base

    La première phase consiste à comprendre le fonctionnement de votre appareil photo, ainsi que les différentes fonctions et commandes qu'il possède. Celles-ci existent pour que vous puissiez les régler et créer les meilleurs effets possibles qui correspondent à votre vision. Vous devez comprendre que votre appareil photo peut capturer plus de lumière en utilisant trois fonctions simples.

    La première est le gain. Ce contrôle vous permet de générer une image plus lumineuse. Cependant, soyez très prudent. Votre image peut potentiellement devenir très granuleuse et presque trop riche si vous laissez le gain sur une position très élevée. La deuxième phase à laquelle il faut faire attention est le contrôle de votre appareil photo qui régule la quantité de lumière que le capteur reçoit de l'objectif. Vous trouverez cette commande dans une petite ouverture de votre appareil photo. La dernière phase est le filtre ND.

    Son rôle est de contrôler la quantité de lumière. Il joue le rôle d'un gardien, et votre travail consiste à lui faire savoir quelle quantité de lumière vous voulez qu'il laisse entrer dans l'objectif, qui frappera ensuite la puce. Soyez attentif à la lumière qui entre naturellement dans le décor Vous devez vérifier le plateau où vous tournez et être conscient de toutes les sources de lumière, ainsi que de la quantité exacte de lumière disponible dans votre environnement, avec laquelle vous pouvez jouer et que vous pouvez utiliser en votre faveur.

    En général, lors d'un tournage en intérieur, il n'y a jamais assez de lumière naturelle disponible. La première étape consiste donc à allumer toutes les sources de lumière. Regardez les plafonniers, les fenêtres, les lampes de table, etc. Si une fenêtre est couverte par des stores, assurez-vous de les ouvrir pour laisser la lumière entrer dans la pièce. N'oubliez pas que vous voulez avoir le plus de lumière possible, puis la bloquer si nécessaire.

    Augmentez ou diminuez l'intensité de la lumière Il s'agit d'un point fondamental et majeur à comprendre en matière d'éclairage. Si vous avez trop de lumière, vous devrez la diminuer. Si, au contraire, vous avez trop peu de lumière, vous devrez trouver des moyens d'augmenter l'intensité. Par exemple, si vous prenez des photos en extérieur, ayez toujours un réflecteur avec vous.

    C'est un outil très polyvalent. Vous pouvez facilement l'utiliser pour réfléchir le soleil sur le visage de votre sujet et le faire agir comme une source de lumière secondaire et supplémentaire. Ce faisant, vous augmentez le niveau de lumière, vous vous débarrassez des ombres indésirables et vous créez un environnement et un produit final beaucoup plus agréables.

    Si vous photographiez en studio ou en intérieur, veillez toujours à placer la lumière plus près des sujets. Une erreur de débutant consiste à ne pas se rendre compte que votre plateau n'a peut-être pas assez de lumière. Parfois, les solutions les plus simples sont celles qui consistent à remarquer les petits détails. Rappelez-vous, rapprochez les lumières.

    Essayez toujours d'avoir plus de lumière, et vous pouvez régler à partir de là. Résoudre les problèmes de base Pour faire simple, soyez toujours prêt. Comme vous le savez probablement maintenant, on n'est jamais trop préparé lorsqu'il s'agit de film. Préparez également votre équipe. Informez-les de tous les problèmes que vous pouvez prévoir et de toutes les choses qui peuvent potentiellement mal tourner. Et demandez-leur de penser par eux-mêmes, de sorte que si quelque chose sort du plan, ils puissent être rapides pour le résoudre.

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  • Le comédien Hazim inhumé au cimetière de Aïn El Beïda à Oran

    Le comédien Hazim inhumé au cimetière de Aïn El Beïda à Oran

    Plusieurs milliers d’oranais ont accompagné, jeudi, le comédien Hazim à sa dernière demeure. Le cortège mortuaire a démarré dans l’après-midi, juste avant la prière d’El Asr, de Belgaïd où le défunt résidait, jusqu’au cimetière de Aïn El Beïda où il a été inhumé en présence des autorités locales et à leur tête le wali d’Oran, Saïd Sayoud mais aussi de celle du wali de Sidi Bel Abbes, ville qui l’a vu naître, Mustapha Limani, qui a tenu à marquer de sa présence cette cérémonie pour lui rendre, aux noms de belabesiens, un dernier hommage.

    La famille artistique oranaise, représentée par des comédiens de renom et des chanteurs et musiciens était également présente en force pour un dernier adieu au défunt et exprimer sa solidarité sa famille.

    Révélé à l’écran par la célèbre série humoristique « Bila Houdoud », Mohamed Hazim, est décédé, mercredi, à l’hôpital militaire régional universitaire « Docteur Amir Mohamed Benaïssa » d’Oran, à l’âge de 70 ans, des suites d’une longue maladie. Le défunt était l’une des figures artistiques les appréciées du public algérien, de par ses sketchs comiques au sein de la célèbre troupe “Bila houdoud”, en compagnie de Mustapha Himoune et Hamid Chennine, diffusés après l’Iftar durant le mois de Ramadhan dans les années 90, un trio qui avait connu un grand succès à l’échelle nationale.

    Pour rappel, Mohamed Hazim a entamé son parcours artistique avec la troupe “Théâtre des travailleurs d’Oran” (TTO), relevant de l’association culturelle “Amel”, au début des années 80. Le défunt a également joué dans plusieurs films comiques produits par des coopératives privées à Oran. A l’annonce de sa maladie, le défunt Mohamed Hazim a été pris en charge au niveau de l’hôpital militaire régional universitaire “Docteur Amir Mohamed Benaïssa” d’Oran, suite aux instructions du président de la République M. Abdelmadjid Tebboune.

    Il devait même, selon des proches, être transféré ces jours-ci en Belgique pour une prise en charge, mais le sort en a voulu autrement.

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  • De la Palestine à l'Ukraïne en passant par le reste du monde, une programmation resserrée avec de belles promesses
    Le Festival de Cannes - Une manne pour le tourisme
     Moins de films par rapport à l'édition précédente, mais de belles promesses en perspective. D'abord, on retrouve les habitués de Cannes, à commencer par les déjà primés, comme les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne qui reviennent avec Tori et Lokita, un film sur deux jeunes Africains exilés en Belgique, le roumain Cristian Mungiu qui va présenter RMN, sur les effets des politiques européennes sur un village de Transylvanie, le japonais Hirakozu Kore-eda qui est allé tourner en Corée du sud son road-movie, Broker, avec Song Kang-ho, la star de Parasite. On devrait prendre du plaisir à replonger dans le new York des années 80 avec le nouveau James Gray, interprété par Anne Hathaway et Anthony Hopkins. Et côté iranien on trépide à l'idée de découvrir Leila's Brothers, le nouveau film de l'auteur de La Loi de Téhéran, Saeed Roustayi. Côté français, revoilà Arnaud Desplechin et Claire Denis! Sur le front de l'actualité chaude, le réalisateur lituanien Mantas Kvedaravièius, à qui l'on doit Barzakh (2011), Mariupolis (2016) et Parthenon (2019), et qui a été capturé et tué par l'armée russe début avril à Marioupol sera présent à titre posthume. Sa fiancée, Hanna Bilobrova, qui l'accompagnait, a pu rapporter les images tournées là-bas et les assembler avec Dounia Sichov, la monteuse de Mantas. Le film s'appelle Mariupolis 2. De même le réalisateur russe dissident Kirill Serebrennikov est attendu avec un film historique La Femme de Tchaïkovski. Tout aussi attendu mais dans un tout autre registre le Canadien David Cronenberg avec Les crimes du futur et sa flopée de stars (Viggo Mortensen, Léa Seydoux, Kristen Stewart). Pas de Mohamed Lakhdar-Hamina annoncé, mais son contemporain, le vétéran polonais Jerzy Skolimowski, dévoilera son Hi-Han, dont le héros est un âne; Three Thousand Years of Longing, le dernier George Miller, a pour vedette Idris Elba et Tilda Swinton et Tom Cruise viendra défendre son Top Gun 2. La vie d'Elvis Presley, la vie des Harkis, la guerre en Ukraine, L'Affaire Malik Oussekine, les confessions de Diam's, un drame palestinien à Haïfa dans le milieu littéraire… autant de voyages qui s'annoncent passionnants. En dehors du Palais et des salles, une sélection propose des projections en plein air entre classiques et nouveautés, la programmation du Cinéma de la plage donne envie de prendre un transat pour revoir Le Parrain, The Truman Show, mais aurions-nous le temps ? Et fera-t-il beau toutes les nuits du Festival ? par T. H
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  • Ouverture ce soir de la 75ème édition du Festival de Cannes - CANNES 2022 :
    Les petits-enfants d'Oummi Trakki débarquent en force

     

    par Notre Envoyé Spécial À Cannes : Tewfik Hakem

    Alors que l'Algérie brille par son absence, la Tunisie réussi le pari d'être présente dans pratiquement toutes les sélections du plus important festival international de cinéma du monde.

    C'est l'année de la Tunisie à Cannes ! Pas moins de trois films tunisiens sélectionnés pour cette 75 ème édition.

    Deux films dans le cadre de La Quinzaine des Réalisateurs, et un dans la sélection jumelle de l'officielle, Un Certain Regard. Par ailleurs La Semaine de la Critique, section parallèle dédiée aux premiers et seconds films, a décidé de confier cette année la Présidence du Jury à la cinéaste tunisienne, Kaouther Ben Hania.

    Sachant par ailleurs que la communauté maghrébine installée à Cannes est essentiellement originaire de Tunisie, cela ne risque-t-il pas de poser un sérieux problème pour la police de cette charmante ville balnéaire qui a voté à 47% pour Marine Le Pen au second tour des dernières présidentielles ? Car s'il est relativement facile de ne pas confondre le producteur Tarek Ben Ammar avec un vieux retraité maghrébin qui traine son spleen sur la Croisette, comment faire la différence entre un jeune réalisateur ou un jeune comédien venus de Tunisie et les sans-papiers qui grand-remplacent la Côte d'Azur ( en tant que prolétaires des cuisines, esclaves-livreurs de tout et de n'importe quoi, vendeurs de fruits et légumes, dealers de luxe ou de misère, chômeurs pacifiques ou rebelles) ?

    Attention, amalgames !

    Chers accrédités tunisiens de Tunisie, mettez votre badge du festival de Cannes bien en évidence, et méfiez-vous aussi des pickpockets. Faut-il, pour vous en convaincre, rappeler ici les mésaventures du réalisateur Rachid Bouchareb l'année où il a passé toute une journée dans un commissariat de Cannes ?

    Certes cela n'a pas empêché ensuite le même Rachid Bouchareb de revenir autant de fois que possible à Cannes, car il n'y a pas mieux que ce Festival pour lancer la carrière commercial d'un film, mais depuis il fait très très attention.

    Puisqu'on a ouvert la parenthèse Bouchareb, précisons que cette année l'auteur d'Indigènes est de retour à Cannes avec Frangins, un film sur l'affaire Malik Oussekine, étudiant de 22 ans mort sous les coups des policiers français en 1986 en marge des grandes manifestations estudiantines auxquelles line participait même pas. Ce film projeté hors compétition est interprété par Réda Kateb et Lyna Khoudri. La jeune comédienne qui monte viendra directement d'Alger où elle passe actuellement des vacances bien méritées. Réda Kateb, lui, viendra de Paris, Montreuil pour être plus précis, mais après Cannes il embarquera pour Alger où il doit tourner dans un film très important (info sous embargo).

    En attendant la projection de Frangins, prévue le 23 mai, Réda, Lyna, je vous préviens, quand vous débarquerez à Cannes cette année vous aurez l'impression d'être à Carthage. Y a un goût de jasmin dans le champagne et beaucoup de harissa dans les petits fours. Les petits enfants d'Oummi Trakki sont venus en force !

    Tunisie partout, Algérie nulle part

    L'autre voisin sera quant à lui représenté par un film retenu dans la sélection Un Certain Regard. Avec une dose de jalousie circonstancielle, on dira que lorsque Nabil Ayouche n'a pas de film à présenter à Cannes c'est son épouse, Meriem Touzani, qui le remplace pour représenter le royaume du Maroc. En Caftan bleu, cette année (c'est le titre de son film).

    Et nous, et nous, et nous ?

    Aucun film algérien -de près ou de loin- n'a été retenu cette année à Cannes.

    D'après nos sources, généralement bien informées, deux films ont vainement tenté leurs chance pour représenter l'Algérie: La Dernière, de Adila et Damien Ounouri, un film en costumes qui met en scène la dernière princesse d'Alger face à son bourreau Baba-Aarroudj le terrible tombé sous son charme. Un duel au soleil entre la belle carnassière et le barbare au coeur de baba-au-mazhar avec des scènes de batailles à chevval et des séquences d'amour, des choses à voir et à manger. Actuellement en cours de re-montage, le film tentera le Festival de Venise en septembre - où il aurait dit-on plus de chances d'être sélectionné.

    Plus surprenant est l'autre recalé algérien, le nouveau film de Mounia Meddour, à qui le Festival avait pourtant déroulé le tapis rouge pour ses papicheries. Selon des sources plus ou moins dignes de (bonne) foi, il semblerait que son dernier opus, Houria, n'avait aucune chance d'être sélectionné. Les mauvaises langues qui ont pu le visionner parlent d'un Papicha 2, les très mauvaises langues d'un Rachida 3, et les vieilles vipères de plus de 60 ans d'un Lyna sans les autres, en référence à un vieux film de Sid-Ali Mazif - et au passage pour sous-entendre sournoisement que dans ce film comme dans le précédent Mme Meddour n'a eu de yeux que pour Mlle Lyna Khoudri, ignorant les autres interprètes qui estiment avoir été maltraitées et qui le font savoir à chaque fois que possible.

    D'un malaise à l'autre, nous voilà à notre tour bien ennuyés. Comment l'envoyé spécial du Quotidien d'Oran à Cannes se débrouillera-t-il pour tenir en haleine pendant 11 jours ses vieux lecteurs et followers s'il n'y a aucun film algérien à se mettre sous le dentier ?

    En Algérie, les quelques professionnels du cinéma qui restent sur place tentent de profiter de ce Cannes sans films algériens pour alerter les autorités sur leur situation dramatique. Et pour re-dénoncer la dissolution, le 31 décembre 2021, du Fdatic, le fonds de développement de l'industrie cinématographique. «Le cinéma se meurt, la culture qui répare et apaise une société est confiée à une ministre qui préfère soutenir les salons dédiés aux mariages» se lamente la réalisatrice Sofia Djama. «Apres avoir été mal géré durant 15 ans et abandonné durant ces 5 dernières années, le cinéma algérien se retrouve carrément mis a mort depuis la suppression de l'unique fond d'aide qui le soutenait. Cette question ne concerne pas uniquement les artistes mais tous les citoyens. L'Algérie est sur le point de devenir un pays sans cinema, sans musique, sans théâtre, sans spectacle et sans divertissement…» tempête de son côté le producteur Yacine Bouaziz.

    Jérémiades numériques et sourde oreille étatique

    Le soft-power n'étant pas la tasse de vodka des régimes pas du tout soft, il est fort à craindre que les jérémiades des réseaux sociaux ne changeront rien à rien. Comment les cinéastes algériens vont-ils faire pour réaliser des films algériens et de préférence en Algérie ? Ceci n'est pas une question, c'est une colle. Les fonds-d'aide internationaux, les distributeurs, chaînes de télé et plateformes, qu'ils soient quataris, saoudiens, français ou d'ailleurs permettent tout au plus la réalisation d'une poignée de films à petit budget pour soutenir à tour de rôle les vastes territoires abandonnés par le cinéma. L'Algérie en fait partie. Ceux qui espèrent à coup de pétitions une «renaissance» du cinéma algérien comme à l'époque du parti unique, quand l'industrie du cinéma étatique produisait 5 films par an en moyenne ( l'âge d'or de l'ONCIC), sont de doux rêveurs. Les autres, ceux qui ne sont ni mous ni rêveurs, quittent de plus en plus l'Algérie pour s'installer ailleurs, principalement en France où il estiment que c'est la place to be pour tourner des films en Algérie.

    Ironie de l'histoire !

    Revenons au Festival de Cannes, la 75 ème édition s'ouvre donc ce soir avec une comédie grinçante sur le monde du cinéma d'aujourd'hui réalisée par Michel Hazanavicius, Coupez !. L'acteur franco-algérien Lyes Salem joue dans le film. Au moins pour la première montée des marches, on aura un peu quelqu'un de chez nous. Sincères consolations.

    Enfin, maintenant qu'il flotte partout à Cannes, il n'est pas inapproprié de reconnaître que le joli drapeau tunisien est celui qui soigne le mieux les symboles islamiques: le croissant et l'étoile à cinq branches délicatement réunis dans un petit disque blanc sur fond rouge, c'est très chic. On s'en veut de ne pas l'avoir remarqué plutôt.

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  • Festival international cinématographique d'Imedghassen Une vingtaine de pays présents

    Ouverte mardi soir par la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, au Théâtre régional de Batna, la 2e édition du Festival international cinématographique d'Imedghassen du court-métrage se poursuivra jusqu'au 14 mai. Lors de la cérémonie d'ouverture à laquelle était présent le conseiller du président de la République, chargé de la culture et de l'audiovisuel, Ahmed Rachedi, la ministre a précisé que cette 2e édition est organisée sous le patronage du président de la République qui appelle à renforcer le rôle du cinéma dans la relance de la vie culturelle en appuyant les initiatives visant à promouvoir la créativité et le dialogue, et avec le parrainage du Premier ministre.
    L'organisation de cette manifestation internationale, avec la participation de plus de 24 pays frères et amis, intervient alors que l'Algérie commémore le deuxième anniversaire de la Journée nationale de la mémoire et en prévision de la célébration du 60e anniversaire de la fête de l'indépendance, a-t-elle ajouté.
    Mme Mouloudji a affirmé que cet événement est abrité par une wilaya historique et archéologique qui a culturellement marqué sa présence par son festival international de Timgad auquel s'ajoute ce festival du court-métrage qui porte le nom du plus ancien tombeau numide royal en Afrique du Nord. De son côté, le commissaire du festival, Aissam Taachit, a mis en avant l'importance de cette manifestation culturelle, soulignant qu'elle tend à relancer la dynamique culturelle en général et le cinéma en particulier, en permettant notamment aux jeunes amateurs d'exprimer leurs talents et leur créativité.
    Cette deuxième édition du Festival international cinématographique d'Imedghassen s'est ouverte dans une ambiance festive marquée par une forte présence du public dans l'enceinte du Théâtre régional de Batna mais aussi aux abords de l'édifice culturel. La soirée inaugurale de cette manifestation artistique, organisée par la coopérative culturelle «El Lemssa», a été rehaussée par la présence d'invités d'honneur, dont les acteurs Ahmed Badir (Égypte), Abbas Al-Noury (Syrie) et Nizar Abu Hajar (Syrie), et d'acteurs algériens de renom, dont Biyouna, Hassan Kechache, Naouel Messaoudi et Malika Belbey. 29 films représentant 24 pays sont en lice et 5 films de réalisateurs algériens seront projetés hors compétition, selon le directeur du festival, Abdelhamid Bouhala.
    Des ateliers de formation aux métiers du cinéma dirigés par des professionnels sont également au programme de cette manifestation artistique et des excursions touristiques sont prévues pour les invités du festival à travers plusieurs sites historiques et archéologiques à Batna, notamment les balcons de Ghoufi, Timgad et le mausolée numide d'Imedghassen dont le festival porte le nom, selon le responsable.

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  • FESTIVAL INTERNATIONAL DU COURT MÉTRAGE DU PORTAIL NUMÉRIQUELa réalisatrice algérienne Amal Blidi remporte le grand prix de la 24e édition

    Le film algérien Tchebtchaq marikane, réalisé par Amal Blidi, a remporté le grand prix de la 24e édition du Festival international du court métrage du portail numérique, sur 80 films sélectionnés de 34 pays des quatre continents.
    Cette distinction représente le retour en force des films algériens au sein des activités du festival, qui a enregistré une participation record de plus de 200 films sur sa plateforme numérique lors de cette session, qui marque la deuxième année après le lancement de la plus longue manifestation algéro-arabo-africaine du genre.
    Le jury international a annoncé, dans la soirée de mardi, les résultats de cette session, au cours de laquelle le film Un portrait de Noël du réalisateur espagnol Óscar Parra de Carrizosa a remporté le prix du meilleur rôle masculin, et le film Mon premier jour de M. Bouhaïk de France, le prix du meilleur message.
    De son côté, le prix du meilleur film documentaire revient au film Heartbeating Times de Alejandra Díaz Esaúl Flores du Mexique, alors que le prix du meilleur film d'animation a récompensé le film Gaia du duo Icíar Leal Martínez et Marta Pérez-Chirinos Lallana d'Espagne. Pour leur part, les films Verano d'Anabel Diez, Dennis du duo Carlos Beceiro et Guillermo Garzon d'Espagne, ont reçu le prix du jury, tandis que le prix du meilleur réalisateur est revenu aux deux films The Coin Boy d’Izah Neiva du Brésil, ainsi que Madre(S) de Danielle León Lacave d'Espagne.
    Enfin, les films Lágrimas de dragón du duo Íñigo Álvarez Aguado et Guillermo García d'Espagne, et Coercion de Khadim Hussain Byhnam d'Afghanistan ont reçu des citations.
    Le directeur et fondateur du festival Dalil Belkhoudir a affirmé que le festival, qui a «fait l'événement et atteint l'excellence durant 24 mois sans relâche», a vu, au cours de la présente session, la participation de six pays pour la première fois. Il s’agit du Bénin, du Népal, du Danemark, du Luxembourg, de l'Arabie saoudite et de Singapour, tandis que l'Espagne a pris part à cette édition avec une forte participation totalisant 22 films.
    A. Bouacha

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