• Décès de Chafia Boudraa: Une étoile du cinéma algérien s’éteint

    Quelques jours après le décès de Ahmed Benaissa, la grande actrice et doyenne du cinéma algérien, Chafia Boudrâa, nous a quittés dimanche à Alger, à l’âge de 92 ans. La défunte a été inhumée le jour-même en présence d’un grand nombre d’artistes et de fans. Par Abla Selles L’actrice, qui a marqué le petit et grand écrans, a toujours su représenter la femme algérienne durant la guerre de Libération nationale et même après l’indépendance.

    C’est la grande figure du théâtre et du cinéma algériens qui a incarné le fameux personnage de «Lala Aini» dans le feuilleton télévisé «L’incendie», œuvre majestueuse adaptée du roman éponyme de Mohammed Dib et réalisée par Mustapha Badie.

    En quatre décennies, Chafia Boudrâa, de son vrai nom Atika Boudrâa, a notamment interprété des rôles dans le film «Le mariage de Moussa» de Tayeb Mefti, «Leila et les autres» de Sid Ali Mazif, «L’évasion de Hassan Terro» de Mustapha Badie, «Une femme pour mon fils» de Ali Ghalem, «Un vampire au paradis» de Abdelkrim Bahloul, «Le cri des hommes» de Okacha Touita et «Hors-la-loi» de Rachid Bouchareb, qui va la mener au Festival de Cannes.

    Présente lors de cet évènement international, Chafia Boudraa était aussi l’ambassadrisse du patrimoine et de la culture algérienne en portant un karakou qui a suscité l’admiration des participants et la fierté des Algériennes. Au petit écran, l’actrice a aussi été distribuée dans plusieurs œuvres télévisées françaises, notamment «Sixième gauche» de Claire Blangille, «Le Secret d’Elissa Rhaïs» de Jacques Otmezguine, «L’un contre l’autre» de Dominique Baron ou encore «Just like a woman» et «L’honneur de ma famille» de Rachid Bouchareb.

    Dans le 4e art, l’actrice qui a campé notamment le rôle de la veuve dans «La Mégère apprivoisée» du Théâtre national d’Alger (TNA), a été aussi distribuée dans un monologue mis en scène par Hamida Ait El Hadj, sur la situation de la femme, «Souk ennsa». De nombreux hommages ont été rendus à Chafia Boudraâ, notamment par le TNA, le Festival du film arabe d’Oran ou encore le Festival du film de Mascate, en reconnaissance du talent avéré et du parcours exceptionnels de cette grande figure de la culture algérienne qui a voué sa vie et sa carrière au service de l’art. A. S.

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    Khaled Benaïssa, acteur : Un artiste au talent pluriel

     

    Artiste et comédien accompli, Khaled Benaïssa, 44 ans (né à Annaba en 1978), a déjà une riche carrière à son actif, lui qui a découvert le cinéma très jeune, art qu’il a écumé pendant quinze bonnes longues années.

    Par Mahfoud Mhenni

    «L’art et le cinéma pour moi sont une grande histoire d’amour, surtout que j’ai découvert le septième art très jeune, influencé que j’étais par mon entourage immédiat», nous dira Bensaïssa, rencontré en marge d’un événement sportif.  Il faut savoir que Khaled est le fils du célèbre metteur en scène de théâtre Slimane Benaïssa et le frère de Mehdi Benaïssa, directeur artistique des Journées cinématographiques d’Alger.

    Celui qui a tourné dans nombre de feuilletons et de films, dont «Timoucha», «El Khaoua», «Mascarades», «L’Oranais» et «Papicha», entre autres, a tenté aussi d’autres expériences et cela lui a valu aussi des prix et des consécrations, sachant qu’il est aussi réalisateur, en plus de son métier de comédien. D’ailleurs, en décembre 2008, le jury du Festival de Taghit a récompensé son court-métrage «Sektou» (Ils se sont tus) par la Caméra d’or, ainsi que le grand prix du festival.

     Cette même réalisation lui a valu  de décrocher le poulain d’or au Fespaco 2009 qui révélera son ambition d’auteur et de réalisateur. Des critiques pensent qu’il est parmi les meilleurs acteurs algériens du moment, surtout que ses dernières apparitions ont ébloui le public, notamment son rôle au film «L’Oranais», où il avait interprété un politique corrompu. Interrogé sur son absence des écrans durant ce dernier ramadhan, Benaïssa nous avouera qu’il est aspiré par un projet personnel qui le tient à cœur, et qu’il devra bientôt présenter.

    «Je réserve des surprises à mes fans et je ferais, en tout cas, de mon mieux pour les satisfaire, surtout que le public reste très important pour tout comédien», a-t-il-indiqué.

    «Je suis un grand sportif et je pratique de nombreuses disciplines»
    Appelé à s’exprimer sur la raison de sa présence lors de la présentation du Trail Azro N’thor, compétition qui aura lieu ce vendredi dans la commune de Tirourda à Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou), le comédien nous dira qu’il participe à cet événement et prendra part au départ de la course la plus difficile, à savoir celle du 37,7 km. «C’est ma deuxième participation, étant donné que j’étais présent lors de l’édition de la saison dernière où j’avais décroché la 24e place», nous dira Benaïssa, ajoutant qu’il avait participé à cette compétition pour préparer le Marathon de Paris auquel il a aussi participé.

      Pour l’édition de cette année, il compte aussi laisser son empreinte et faire de son mieux. «Au-delà de l’aspect sportif, ce genre de compétition revêt aussi un caractère social que j’affectionne, surtout qu’en tant que comédien je dois être proche de mon public. Je vais vous surprendre en vous disant que j’ai même été pris en charge chez l’hébergeur et cela reste quelque chose de spécial pour moi», nous a-t-il affirmé. Il nous révélera son grand coup de cœur pour le sport, affirmant pratiquer plusieurs sports à la fois, en autres, le sport équestre, la natation, l’athlétisme.  «A titre d’exemple, pour ce trail d’Azro N’thor, je m’entraîne quotidiennement avec l’entraîneur de l’équipe Run.dz, Rachid Mahour Bacha, et je reste assidu et régulier», nous a-t-il indiqué.

    M. M.

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  • 75e Festival de Cannes

    Rima Abdul-Malak tacle un barrage et applaudit «Le Barrage» de Ali Cherri

     

    Ali Cherri fouille l’âme de son personnage principal, Maher, comme un égyptologue le ferait avec le Sphinx.

    Mardi en soirée, Rima Abdul-Malek, la nouvelle ministre de la Culture, montait les marches en compagnie de six jeunes qui avaient été refoulés d'une projection, leur Pass tout fier, mais aussi incrédules presque de se retrouver foulant le tapis rouge. La veille, ces mêmes cinéphiles avaient été empêchés de voir un film malgré leur Pass culture.

    Or, ce sésame permet aux 15-18 ans (scolarisés ou pas) de disposer d'un crédit de 300 euros à utiliser pour l'achat ou la location de biens culturels. Et il se trouve que ce Pass culture a été pensé par Rima Abdul-Malak du temps où elle était la conseillère médias à l'Élysée... Donc pour cette soirée bien particulière, puisque le festival fêtait sa 75e édition, ce fut également l'occasion de fêter d'une belle manière et avec éclat, le premier anniversaire du lancement de ce Pass culture.

    Mardi toujours, en fin de matinée, la ministre de la Culture débarquait sans protocole aucun au Palais de la Croisette pour assister à la projection du film du réalisateur et plasticien libanais Ali Cherri, «Al Sed» («Le Barrage») à la Quinzaine des Réalisateurs. Une oeuvre qui a été longuement applaudie malgré l'aridité de son espace, un no man's land soudanais où l'ex-dictateur El Bachir avait érigé un immense barrage sans tenir compte ni du patrimoine culturel et humain détruit où déplacé à coups de bulldozer. Ali Cherri a situé son histoire, durant la période où la jeunesse soudanaise était entrée en résistance contre le régime despotique du colonel Al Béchir.


    Près du barrage de Merowe, sous un soleil de plomb, Maher travaille dans une briqueterie traditionnelle alimentée par les eaux du Nil. Maher, en marge de son dur labeur, entretient un mystère autour d'un édifice qu'il façonne à mains nues, dans un endroit assez éloigné, dans le désert.

    Avant d'aller plus en avant, il est utile de rappeler que ce barrage depuis son érection, en 2010, a déjà affecté sérieusement l'écosystème en bloquant la migration des poissons et en dégradant la qualité de l'eau. «Je suis attiré par les catastrophes de tout genre et j'aime les interroger pour savoir leur impact sur l'homme et la nature» rappelle Ali Cherri qui s'était même déplacé en Algérie pour examiner les conséquences des séismes qui s'y sont produits.

    En atelier, il interroge les imaginaires autour de la boue, «élément corrosif, mais d'où la vie peut jaillir», prenant comme point de départ des espaces envahis par la boue, tels que les musées archéologiques de Fukushima ensevelis après le tsunami ou encore l'inondation des réserves du Louvre en juin 2016, ou bien sûr le barrage de Merowe sur le Nil au Soudan.

    Merowe qui sera aussi le cadre du premier long métrage, qui au-delà de l'oeuvre du plasticien avéré, est aussi une profonde introspection qui sonde l'être au plus profond de lui-même. Ali Cherri fouille l'âme de son personnage principal, Maher, comme un égyptologue le ferait avec le Sphinx. Cherri, le plasticien, rappelle à bien des égards celui de l'Égyptien Hassan Fathy («Construire avec le peuple»), avec la même bienveillance en tout cas. Partout, le cinéaste guette l'humain (Maher) dans sa quête.

    Quand, avec la glaise humectée, Maher élève patiemment sa tour de terre, dans laquelle il croit déceler un visage aussi déchirant que celui du «Cri» de Munch, il en arrive même à entendre, à bas bruit, les injonctions et les propos comme sortis de la bouche d'un oracle qui le met en garde contre sa recherche effrénée de ce qu'il n'aura jamais... Son mausolée qu'il croyait avoir sauvé des eaux en furie du Nil proche, en le bâtissant plus loin sur les terres désertiques, finira par s'écrouler suite à des trombes d'eau, de cette pluie rare en ces lieux, mais le plus souvent porteuse de catastrophe, mais aussi de vie, pour les premiers patients.

    Et cela est décelable, dans le regard droit final, face à la caméra de Maher. Un long gros plan, où se lira le désarroi, la détresse de Maher, de ses larmes naissantes qui finissent par prendre une couleur tel un ru échappé d'un flot du Nil et qui finira par éclairer avec beaucoup de discrétion un sourire naissant.


    «Le comble du pessimisme, c'est l'optimisme.». Avec cette leçon de cinéma charriant aussi une leçon de vie, Ali Cherri aura rendu à ce gigantesque bloc de béton, un peu de vie, d'humanité. Comme dans «Théorème» de Pasolini, Maher dans «Al Sed» ne perçoit plus que ce vide bien plein comme d'un faisceau de perspectives nietzschéennes, où s'entremêlent des pulsions et surtout des volontés. Une belle oeuvre que cette oeuvre de Ali Cherri! 

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  • CANNES-CHRONO (7/8) - OMAR GATLATO LA FRAISE
    Les humeurs de notre envoyé spécial à Cannes entre réalité augmentée et délire-fictions.



    Mardi 17H45. La levée de l'embargo concernant le tournage imminent en Algérie du fameux film dont tout le monde parle à Cannes est encore plus imminente....

    MARDI 17H59. ... très imminente !

    Mardi 18H00. Breaking news. Producteur et scénariste, Elias Belkeddar, 33 ans, est aussi réalisateur. Après quelques courts remarqués et primés, il s'apprête à tourner en Algérie son premier long-métrage intitulé pour l'instant Omar la fraise, avec Réda Kateb dans le rôle titre, Benoît Magimel et plein d'acteurs algériens qui se reconnaîtront- l'embargo est levé mais nous préférons ne nous divulguer qui en fera partie et qui ne sera pas content de ne pas y être. Pour endosser le rôle principal Réda Kateb a laissé poussé ses cheveux comme on peut le voir en exclusivité dans le Quotidien d'Oran. Réda Kateb as Omar la fraise, un voyou quadragénaire obligé de quitter la France pour échapper à la justice et qui vient se planquer à Alger.

    Les autorités algériennes n'aimant pas répondre aux injonctions de l'ancienne puissance coloniale, elles n'expulsent donc pas le fugitif. À Alger, le quotidien de notre harrag est ponctué de petites combines et de beaucoup de mélancolie noyée dans les bars d'Alger et parfois dans les bras de Zohra, sa copine. Alors qu'il se sent vieillir Omar la Fraise rencontre le jeune Momo et sa bande de voyous locaux low-cost qui tentent de dévaliser les clients du bar. Omar prend alors ces jeunes sous son aile...

    Omar la fraise d'Elias Belkeddar est selon son jeune réalisateur sous influences des films de Sergio Leone et Takeshi Kitano.

    Si personne ne meurt d'ici-là on peut rêver d'un beau Cannes pour 2023. Avec Omar la fraise et Meursault, contre-enquête, le film. Dix ans ou presque après Chawki Amari, Kamel Daoud devrait lui aussi fouler le tapis rouge du prestigieux festival. Mais pas dans la même catégorie, et pas pour des prunes ou pour des fraises.

    Mercredi 07H45. Finalement ils n'ont rien fait ! Les réalisateurs arabes présents à Cannes cette année voulaient profiter de cet évènement médiatique pour exprimer leur condamnation de l'assassinat de la journaliste palestinienne Shereen Abou Aqlàa par l'armée israélienne. Leila Shahid était même venue à Cannes pour l'occasion. Pour rien. Heureusement d'autres cinéastes et comédiens dont Pedro Almodovar, Mike Leigh, Jim Jarmuch, Ken Loach, Hani Abou Assad, et les comédiennes Tilda Swinton et Susan Saradon ne les ont pas attendu pour appeler dans une lettre à des mesures significatives pour «garantir la responsabilité pour l'assassinat de la journaliste d'Al- Jazira et de tous les autres civils palestiniens».

    Mercredi 08H10. Le festival saoudien de cinéma, Le Red Sea Film Festival a organisé sur les terrains du luxueux palace Hôtel du Cap-Eden-Roc, situé au Cap d'Antibes près de Cannes, le gala «Celebration of Women in Cinema» en hommage aux cinéastes femmes et aux actrices présentes au Festival de Cannes : «C'est au cœur de la mission de Red Sea «d'autonomiser" les femmes talentueuses qui oeuvrent devant et derrière la caméra pour avoir un impact positif sur l'avenir de l'industrie cinématographique et inspirer une future génération de femmes créatives» stipule le communiqué de cet évènement saoudou-saoudien qui a dû coûter une blinde. J'en vois qui rient maintenant et qui vont pleurer en décembre quand ils ne seront plus invités à Djeddah pour Le Red Sea Film Festival el-moubarak, vitrine de la nouvelle Arabie saoudite.

    MERCREDI 08H25. Dans 5 minutes commence la projection du film pakistanais, en compétition officielle, Leila's Brothers de Saeed Roustaee. Ce sera notre premier film pakistanais, et vous, vous avez déjà vu des films pakistanais dans votre vie ? On se retrouve samedi pour la clôture festival, avec un programme alléchant, où il sera entre autres question de la guerre du caftan qui fait rage entre le Maroc et l'Algérie par écrans interposés. Le temps d'appuyer sur send et on éteint le téléphone, la séance va commencer...
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  • Montée des marches pour la comédienne algérienne Chahrazed Kracheni

    Montée des marches pour la comédienne algérienne Chahrazed Kracheni

    - elle aussi, fraichement installée en France. Pour son premier Cannes

    elle a droit à tout, les grandes marques lui filent des robes de soirées

    gratis, les sponsors des fêtes lui envoient des cartons d'invitation.

    Bien évidement ce n'est pas la série «El-Khawa» qui la rend aussi célèbre sur la Croisette- ou du moins pas que ça- c'est son compte Instagram et ses

    1,5 millions de followers qui fait que cette influenceuse-comme on dit- a plus d'importance que n'importe quel grand critique confirmé, fut-il du Quotidien d'Oran.

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  • Top Gun 2 en projection en AlgérieRenaissance d’un film culte

    Quelques jours après sa projection au Festival de Cannes, le film culte américain Top Gun débarque sur les écrans algériens à l’initiative du distributeur MD Ciné.


    Les salles algéroises Cosmos et Ibn-Zeydoun, la salle Ahmed-Bey à Constantine, le multiplex oranais Cinégold abritent depuis hier Top Gun : Maverick, trente-six ans après la sortie du premier volet réalisé par Tony Scott.
    Ce film, qui a fait de Tom Cruise une star internationale et dont le titre est devenu proverbial, est sans doute l’une des références majeures des amateurs du cinéma d’action américain.

    Sorti en 1986, Top Gun se déroule à la fin de la guerre froide, lorsque deux pilotes effectuent une patrouille de routine quand ils aperçoivent un mouvement suspect de deux Mig soviétiques.


    Bien que sortis victorieux de l’accrochage, un des deux pilotes américains (Bill Cougar) perd le contrôle de son avion et son coéquipier, Pete Maverick, surnommé «le chien fou» (Tom Cruise), décide de contredire les ordres et aller le récupérer.


    Traumatisé, Bill Cougar renonce à sa carrière et c’est Maverick qui prend sa place à l’école aéronavale d’élite surnommée Top Gun. Obnubilé par la mort mystérieuse de son père durant la guerre du Vietnam, Maverick est un homme atypique et impulsif qui donne du fil à retordre à sa hiérarchie, mais, à bord de son avion, c’est un pilote hors-pair qui deviendra très vite un élément incontournable de son équipe.


    Avec un budget de 15 millions de dollars, Top Gun rapportera douze fois plus au box-office américain mais l’accueil critique reste mitigé et les Oscars 1987 ne concèdent au film qu’une statuette de la meilleure chanson originale. Trente-six ans plus tard, c’est le jeune réalisateur Joseph Kosinski, principalement connu dans l’univers Disney, qui est choisi pour réinventer le film culte avec un deuxième volet présenté récemment en hors-compétition au 75e Festival de Cannes. T

    om Cruise est toujours à l’affiche de ce Top Gun : Maverick, où il revient dans une mission spéciale et périlleuse qu’il mènera, hanté par ses fantômes et croisant, en cours de route, les spectres de son passé douloureux. Le casting compte, par ailleurs, de nombreuses stars hollywoodiennes à l’instar de Miles Teller, Jennifer Connelly, Jon Hamm, etc.
    Sarah H.

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  • Chafia Boudraâ, la mère courage algérienne

    Connue de plusieurs générations de téléspectateurs et cinéphiles comme la mère courage, protectrice et résistante face à un quotidien des plus difficiles sous le joug colonial, Chafia Boudraâ, actrice indissociable du personnage de «Lalla Aïni», symbolise la femme algérienne battante et grande figure de la culture algérienne.


    Révélée par Mustapha Badie grâce au feuilleton télévisé El Hariq (L'incendie) adapté de la trilogie de l'immense écrivain Mohammed Dib (1920-2003), et qui avait connu un très grand succès populaire dans les années 1970, Chafia Boudraâ, Atika Boudraâ de son vrai nom, a très vite et tout naturellement trouvé sa place dans le cinéma algérien.


    C'est encore une fois avec Mustapha Badie qu'elle s'illustre aux côtés de Rouiched dans L'évasion de Hassan Terro en 1974, avant de collaborer avec Ghaouti Bendeddouche dans Echebka (1976), Sid Ali Mazif dans Leila et les autres (1977), Ali Ghanem dans Une femme pour mon fils (1982), ou encore Abdelkrim Bahloul pour Le thé à la menthe (1984).


    L'actrice joue également dans des productions françaises avec des réalisateurs comme Alex Métayer et Chad Chenouga avant que Rachid Bouchareb, qui l'avait déjà distribuée à la télévision, ne lui propose un rôle dans Hors-la-loi.


    Dans cette fiction qui relate l'histoire d'une famille algérienne forcée de quitter le pays au lendemain des massacres du 8 mai 1945, et qui a vécu en France jusqu'aux massacres du 17 octobre 1961, Chafia Boudraâ avait partagé l'affiche avec les regrettés Larbi Zekkal et Ahmed Benaïssa, lui aussi disparu vendredi. Ce film, primé à Damas, a été sélectionné en compétition pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en plus d'avoir concouru pour la Palme d'or du Festival de Cannes en 2010.


    Dans un message de condoléances adressé à la famille de l'actrice, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a qualifié Chafia Boudraâ de «modèle et d'école pour des générations d'artistes» et d'«artiste digne du respect de son public qui lui est resté fidèle de longues années durant».


    «En cette pénible épreuve, nous faisons nos adieux à une figure de proue de l'art algérien qui a marqué de son empreinte, aux côtés de plusieurs artistes de la première heure de l'Algérie indépendante, l'histoire du théâtre, de la télévision et du cinéma algériens», a-t-il ajouté.


    La ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a salué, dans un message de condoléances, la mémoire d'une artiste qui a «reflété l'image typique de la femme algérienne résistante et militante contre la privation, la pauvreté, l'ignorance et la cruauté du colonisateur».


    Pour sa part, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laïd Rebiga, a, lui aussi, adressé un message de condoléances à la famille de la défunte pour «la perte de cette icône du cinéma algérien». Chafia Boudraâ a été inhumée dimanche soir au cimetière d'El Alia, à Alger.

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  • ournées nationales du court métrage à Saïda: Plus de vingt cinéastes au rendez-vous

    Les 2èmes journées nationales du court métrage seront organisées du 23 au 25 mai courant à la maison de la Culture et des arts «Mustapha Khalef» de Saïda, a-t-on appris, jeudi, des organisateurs.

    Vingt-deux travaux de jeunes cinéastes représentant quatorze wilayas seront en lice lors de ce rendez-vous, organisé par la maison de la culture et des arts en collaboration avec la coopérative culturelle «El Djawhara».

    Un jury a procédé à la sélection des meilleurs œuvres en course, a indiqué le directeur de cet établissement culturel, Mohamed Zouaoui.

    Des invitations pour participer à cette manifestation ont été adressées via les réseaux sociaux pour permettre au jury d’opérer à une présélection des œuvres d’art. Le même jury évaluera la qualité des œuvres projetées avant de décerner des prix aux trois meilleurs travaux.

    En plus de la projection des courts métrages, une conférence sur le thème «cinéma et société» sera donnée par le chercheur Chérif Boumediène, de l’université de Saïda.

    Deux ateliers de formation seront tenus au profit des jeunes intéressés par le 7ème art. Ces ateliers seront dédiés à la mise en scène et à l’écriture du scénario.

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  • Après une longue carrière devant la caméra et les planches du théâtre, le comédien et metteur en scène Ahmed Benaissa est décédé vendredi à l’âge de 78 ans, annonce sa famille. L’artiste est décédé en France,  en se rendant au festival de Cannes, suite à une maladie qui l’a frappé depuis peu.

    Par Abla Selles

    Les artistes, ses amis, les gens qui l’ont connu et les fans sont très attristés par cette nouvelle et ont envoyé des messages de condoléances à la famille artistique et à sa petite famille. « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris ce matin la mort de l’un des plus grand comédien algérien Ahmed Benaissa. C’était un ami, un frère et comme moi un amoureux du cinéma et du théâtre. Il était là toujours présent pour encourager les jeunes et les moins jeunes dans leur carrière. Il était présent dans tous les festivals et les rendez-vous cinéma. Sa carrière est exemplaire et non égalable. » Écrit Salim Aggar sur sa page facebook. « Ahmed Benaissa, l’un de mes plus proches amis de l’univers du théâtre et du cinéma, nous a quittés. Il faut que je me rende à la pénible évidence que plus jamais je ne le verrai devant moi, ni n’entendrai sa belle voix, ni ne me ferai envelopper de son amical regard. Mon ami Ahmed aimait trop la vie et la vie n’a pas supporté cet excès d’amour… Paix à ton âme, «La tempête»… » écrit son ami le journaliste et écrivain Nadjib Stambouli. « Ç’est avec une grande tristesse  que j’ai appris le décès de mon grand frère et maître Ahmed benaissa le doyen du théâtre et du cinéma Algérien un grand comédien et metteur en scène hors pair j’ai eu la grande chance et l’honneur de travailler avec lui et c’était un ami très proche je n’oublierai jamais ses conseils et orientations qu’il m’a donnés durant plus de 25 ans. Sa mort est une grande perte pour l’art algérien», écrit Zemouri Samir.

    Très proche des jeunes comédiens, Ahmed Benaissa les encourage et accompagne dans leur carrière avec grand plaisir.  D’ailleurs, il avait initié, conduit et mis en scène le projet «Nedjma», rapprochant de jeunes comédiens amateurs du texte de Kateb Yacine et offrant à l’art algérien une dizaine de nouvelles figures montantes.

    Né en 1944 à Nedroma, Ahmed Benaïssa a eu une des carrières les plus riches du théâtre et du cinéma algériens. Il débute sa carrière au cinéma en 1971 et interprétera des rôles dans de très nombreuses productions, collaborant avec des réalisateurs comme Benamar Bakhti , Merzak Allouache, Djamila Sahraoui, Ahmed Rachedi ou encore Rachid Bouchareb.

    Comédien reconnu pour son talent exceptionnel, il avait mené de nombreux projets sur les planches du théâtre à Alger et à Oran côtoyant les plus grandes figures du 4e Art algérien. Ahmed Benaissa avait également dirigé le théâtre régional de Sidi Bel Abbes en 1995, dans les conditions difficiles de la décennie de violence qu’à connu le pays.

    L’acteur apparaissait très régulièrement dans des productions pour les télévisions algériennes et françaises.

    A.S

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  • Le néo-réalisme dans le cinéma mondial

    Le Voleur de bicyclette (Vittorio De Sica, 1948) : Entre espoir et  désespoir - A la rencontre du Septième Art

    Le néo-réalisme est un mouvement du cinéma italien apparu dans les années 40, dont la volonté est de retrouver une cohérence entre les images, la narration et la réalité. Malgré les différences de style entre les auteurs et les réalisateurs, il est possible de dégager certains éléments communs, par exemple l'abandon des récits fantastiques, la préférence accordée aux lieux de tournage en extérieur plutôt qu'en studio, l'utilisation d'acteurs non professionnels et la tentative de présenter une vision moins vernie des questions politiques et sociales d'un pays en pleine mutation.

     

    On pense que le terme "néoréalisme" a été utilisé pour la première fois en 1943 par le monteur Mario Serandrei en référence à Ossessione (1943), le premier film de Luchino Visconti. Le réalisateur, qui s'est librement inspiré du roman Le facteur sonne toujours deux fois de James Cain (porté à l'écran sous son titre original en 1946 par Tay Garnett et en 1981 par Bob Rafelson), a situé le film non pas aux États-Unis mais dans la vallée du Pô, En abandonnant le studio et en tournant dans un style documentaire expressif en noir et blanc, il a obtenu une authenticité qui contrastait radicalement avec l'artificialité sophistiquée des productions de Cinecittà de la fin des années 1930, liées à des studios - les films dits de "téléphone blanc", du nom des accessoires distinctifs de leurs décors glamour.

     

    En 1943, Vittorio De Sica tourne I Bambini ci Guardano (Les enfants nous regardent), mais "l'école italienne de la libération", comme les Français définissent le néoréalisme (en soulignant le lien entre son essor et la fin du régime fasciste), n'émerge véritablement que deux ans plus tard avec le tournage de Roma, Città Aperta (1945 ; Rome, ville ouverte, réalisé par Roberto Rossellini), désormais symbole de la renaissance du cinéma italien. Le film a été tourné dans les rues de Rome pendant les derniers jours de l'occupation allemande, avec du matériel souvent récupéré de films de propagande mis au rebut auxquels Rossellini lui-même avait été contraint de collaborer au cours des années précédentes.

     

    Après Roma, Città Aperta (qui présente, aux côtés d'acteurs amateurs, deux acteurs devenus des icônes du cinéma italien, Anna Magnani et Aldo Fabrizi), s'ensuit un boom qui, en l'espace de quelques années seulement, produit certaines des plus grandes œuvres du cinéma italien d'après-guerre : Paisà (1946) et Germania, Anno Zero (1947 ; Allemagne, Année Zéro), également de Rossellini ; La Terra Trema (1948 ; La Terre tremble, adapté du roman classique I Malavoglia de Giovanni Verga) et Bellissima (1951) de Visconti ; Sciuscià (1946 ; Cirage), Ladri di Biciclette (1949 ; Voleurs de bicyclettes) et Miracolo a Milano (1951) de De Sica. en collaboration avec Cesare Zavattini ; et Riso Amaro (1948 ; Riz amer, un mélodrame social se déroulant dans le nord de l'Italie qui a lancé les carrières de Silvana Mangano et Vittorio Gassman) et In Nome della Legge (1949 ; Au nom de la loi, un western de style sicilien) de Pietro germi.

    L'apogée du néo-réalisme prend fin au début des années 1950. Rossellini continue à réaliser quelques films dignes d'intérêt : Il Miracolo (1948 ; première partie d'un diptyque intitulé L'Amore, Marcello Pagliero réalisant la seconde partie, Una Voce Umana), avec Anna Magnani et un tout jeune Federico Fellini dans un rôle d'acteur ; Stromboli, Terra di Dio (1949 ; Stromboli) ; Francesco, Giullare di Dio (1950 ; François, le bouffon de Dieu), des scènes de la vie de saint François, Europa '51 (1951) et Viaggio in Italia (1954 ; Voyage en Italie, avec Ingrid Bergman, alors mariée à Rossellini) - après quoi Rossellini abandonne les films de fiction pour se concentrer sur les documentaires et la télévision.

    Visconti réalise Senso (1953 ; La comtesse dévergondée), un film qui marque son passage du néoréalisme au réalisme, de la soi-disant "poetica del pedinamento" (poétique de la vie quotidienne et de l'homme normal) à la reprise de la tradition romantique du roman du XIXe siècle, transposant l'environnement et la psychologie des personnages au cinéma. Cependant, son dernier classique, Rocco e i Suoi Fratelli (1960), tout en évitant les techniques de production, de montage et de narration néoréalistes, traite de thèmes et de situations de pauvreté et de lutte qui rendent évidente sa filiation avec la tradition néoréaliste.

    Avec Umberto D (1952), une grande œuvre néoréaliste et peut-être la plus accomplie après L'Oro di Napoli (1954), Vittorio De Sica ouvre la voie à un cinéma plus commercial et à un réalisme moins dramatique, sans sacrifier la qualité de la production. Selon la convention historique, la période de néo-réalisme qui a commencé avec Ossessione s'est terminée avec Umberto D.

    Dans de nombreux cas, les nouveaux genres émergents ont emprunté des éléments au néo-réalisme, mais sans en hériter la sensibilité profonde. À titre d'exemple, on peut citer toute la série de films populaires dans lesquels les personnages ne sont souvent guère plus que des caricatures inspirées du néo-réalisme. Parmi ceux-ci, citons Pane, Amore e Fantasia (1953 ; Pain, Amour et Rêves, Luigi Comencini), avec Vittorio De Sica (devant la caméra) et la première apparition de Gina Lollobrigida, et Poveri ma Belli (1956 ; Pauvre mais Beau, Dino Risi) - des films dans lesquels, qu'ils se déroulent à la campagne ou à la ville, on recrée la pratique consistant à réduire les personnages à des stéréotypes psychologiques, comme l'avait fait le cinéma des "téléphones blancs".

    Dans de nombreux cas, les nouveaux genres émergents ont emprunté des éléments au néoréalisme, mais sans hériter de sa sensibilité profonde. À titre d'exemple, on peut citer toute la série de films populaires dans lesquels les personnages ne sont souvent guère plus que des caricatures inspirées du néoréalisme. C'est le cas de Pane, Amore e Fantasia (1953), avec Vittorio De Sica (devant la caméra) et la première apparition de Gina Lollobrigida, et de Poveri ma Belli (1956), où, que ce soit à la campagne ou à la ville, on recrée la pratique consistant à réduire les personnages à des stéréotypes psychologiques, comme l'avait fait le cinéma des "téléphones blancs".

    Dans le domaine de la comédie, l'hérédité du néo-réalisme est perceptible, par exemple, dans la série de films adaptés des récits de Giovanni Guareschi autour du personnage de Don Camillo. La série Don Camillo, avec Fernandel dans le rôle du prêtre Camillo et sa relation d'amour-haine avec le maire communiste Peppone, joué par Gino Cervi, a été tournée par des réalisateurs tels que Julien Duvivier, atteignant des recettes record en Italie tout au long des années 1950.

    L'héritage du néoréalisme ne s'est pas limité au genre des films déchirants, comiques et sentimentaux. La confirmation en est que, au-delà des différences de style, le mouvement a créé une véritable "école" où la structure de la réalité et la manière de la présenter ont été étudiées, et c'est sous cette influence qu'est apparue une nouvelle génération de réalisateurs qui constitueront le noyau du cinéma italien des années 1950 et 1960, parmi lesquels Fellini et Michelangelo Antonioni.

    Michelangelo Antonioni

    Michelangelo Antonioni est considéré comme l'un des réalisateurs les plus connus du cinéma italien. Après avoir débuté dans le style néo-réaliste, il a développé son propre style caractéristique, qui inclut des éléments fantastiques. Parmi ses films, citons Blow-Up (1966) et Zabriskie Point (1969).

    Qu'est-ce que le néoréalisme... Que signifie-t-il... comment a-t-il influencé le cinéma mondial ? http://algerieartist.kazeo.com/

     

     

     

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