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  • Coup d'envoi à Mascara des journées du film algérien

    Des journées du film algérien se sont ouvertes, jeudi, à la salle «Es-saada» de Mascara, dans le cadre du programme culturel et artistique des Jeux méditerranéens Oran 2022.


    La journée inaugurale de cette manifestation, organisée à l'initiative de la direction de la Culture et des Arts de concert avec le Centre national du cinéma et de l'audiovisuel, a été marquée par la projection de deux films «Parfums d'Algérie» de Rachid Belhadj et «Leïla et les autres» de Sid Ali Mazif, en présence d'un public nombreux dont des amoureux du 7e art. À l'issue de la projection des deux films, un débat autour de ces deux oeuvres cinématographiques a été animé par le club du cinéma formé de cadres du Centre national du cinéma et de l'audiovisuel et des spécialistes du 7e art de la wilaya de Mascara.

    Au menu de cette manifestation d'une semaine, figure la projection de 44 films algériens, traitant de thèmes historiques et sociaux, en matinée et en soirée.La direction de la culture et des arts poursuit ses activités, dans le cadre d'un riche programme culturel et artistique qui accompagne les Jeux méditerranéens Oran 2022 dont la ville de Sig abrite une partie des compétitions.

    Ces activités programmées à Sig et Mascara portent sur des spectacles folkloriques et des soirées artistiques dans divers genres musicaux, qui seront animées par des troupes artistiques locales, en plus de représentations théâtrales qui seront données par des associations culturelles de la wilaya, la projection de films cinématographiques algériens et l'organisation de conférences.

    Le programme comporte également de nombreuses expositions dont une de livres sur l'histoire de la résistance de l'Emir Abdelkader contre l'occupation française, ainsi que des portes ouvertes sur les vestiges et l'histoire de la région.

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  • Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient

     

    L'Algérie à l'écran

     

    En cette année du soixantenaire de l'I'Indépendance algérienne, le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen- Orient, Pcmmo propose plusieurs projections de films.
    On notera «10949 FEMMES» de Nassima Guessoum qui sera projeté le 02 juillet au cinéma l'Écran.
    Ce film documentaire dresse le portrait, à Alger, de Nassima Hablal, héroïne oubliée de la Révolution algérienne, qui raconte son histoire de femme dans la guerre, sa lutte pour une Algérie indépendante.
    Charmante, ironique et enjouée, elle fait connaître à la réalisatrice d'autres combattantes, telles Baya et Nelly. À travers ses récits, l'Histoire se reconstitue à la manière d'une grand-mère qui parlerait à sa petite-fille. Chaque année, Nassima Guessoum lui rendait visite.
    «Ce film donne à voir cette transmission de la première à la troisième génération.» affirme Nassima Guessoum.
    Au menu aussi des Pcmmo, «Chroniques des années de braise» de Mohammed Lakhdar-Hamina au cinéma l'Écran puis au Louxor, le 05 puis le 17 juillet.
    Le 12 juillet, sera programmée une série de courts métrages,Terre d'ombres de Fatima Kaci et Constellation de La Rougière de Dania Reymond-Boughenou) à l'Institut des cultures d'Islam.

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  • JM d’Oran 2022 Plus de 350 projections cinématographiques pour accompagner l'évènement

    Le Centre national du cinéma et de l'audiovisuel (CNCA) annonce un programme de plus de 350 projections cinématographiques, incluant une cinquantaine de films algériens, prévu dans sept villes de l'ouest du pays, dans le cadre du programme culturel d'accompagnement des Jeux méditerranéens d'Oran (25 juin-6 juillet), a appris l’APS auprès du centre.


    Pour la ville d'Oran, le CNCA prévoit 105 projections, du 23 juin au 7 juillet à la salle Essaâda, à la Cinémathèque mais aussi à l'intérieur du Village méditerranéen en plein air. Pas moins de 270 autres séances sont également prévues dans six villes environnantes, Mascara, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen, Aïn-Témouchent, Saïda et Mostaganem, avec une moyenne de trois projections par jour et par salle.


    Les cinéphiles pourront découvrir ou redécouvrir des productions algériennes récentes à l'instar de La vie d'après de Anis Djaâd, Chroniques de mon village de Karim Traïdia, L'étoile d'Alger de Rachid Benhadj, La voix des anges de Kamel Laïche, Abou Leila de Amine Sidi Boumediene, Yema de Djamila Sahraoui, ou encore Héliopolis de Djaafer Gacem.


    Une sélection de productions plus anciennes restaurées et numérisées sera également proposée au public dont Tahya Ya Didou de Mohamed Zinet, Les vacances de l'inspecteur Tahar de Moussa Haddad, La bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, ou encore Les déracinés de Lamine Merbah.

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  • Projection à Mostaganem de 40 films algériens

    Mostaganem

    Une quarantaine de films de production nationale seront projetés dans la wilaya de Mostaganem, parallèlement au déroulement de la 19e édition des JM Oran-2022, a appris l’APS, samedi, de la Direction locale de la culture et des arts. Ces films seront projetés à la salle de cinéma Cheikh-Hamada, au centre-ville de Mostaganem, dans le cadre des festivités du 60e anniversaire de la double fête de l’indépendance et de la jeunesse et la tenue à Oran de la manifestation sportive méditerranéenne.

    Trois séances quotidiennes sont programmées à 15h, 18h et 21h. Les films à projeter sont, entre autres, Lotfi, Krim Belkacem et les sept citadelles de la Kalaa d’Ahmed Rachedi, Harraga Blues, les vacances de l’inspecteur Tahar du défunt Moussa Haddad, le puits de Lotfi Bouchouchi, Zabana de Saïd Ould Khélifa, Benbadis de Bassil El Khatib, l’Andalou de Mohamed Chouikh, Saint Augustin de Samir Seïf et Héliopolis de Djâafar Kacem.


    Cette manifestation sera aussi une occasion pour les cinéphiles de (re)découvrir des classiques du 7e art national comme la Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, Patrouille à l’est du défunt Amar Laskri, Hassan Terro de Mohamed Lakhdar Hamina ainsi que des œuvres récentes comme la vie d’après d’Anis Djâad.

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  • Un an après les incendies dévastateurs Un festival de cinéma vert à Eubée

     

    Le festival de cinéma d'Eubée, entièrement dédié au cinéma vert, a vu le jour un an après les incendies qui ont ravagé le nord de l'île grecque, avec l'objectif de devenir un pôle international de films sur l'environnement.


    Créé par le Festival international de Thessalonique (Tiff), la plus importante institution cinématographique de Grèce, l’«Evia Film Project» vient du nom de l'île grecque d'Eubée (Evia en grec et anglais).


    «Il n'y a nulle part dans l'industrie un événement entièrement dédié au cinéma vert, c'est complètement nouveau», a déclaré à l'AFP la directrice générale du Tiff, qui se tient tous les ans en novembre à Thessalonique, la deuxième ville grecque, dans le nord du pays.


    «Nous essayons de former et d'éduquer pour contribuer au sauvetage de la planète», a ajouté Elise Jalladeau, soulignant que le projet comprend aussi la restauration de cinémas en plein air, qui n'avaient pas servi depuis des décennies.
    L'«Evia Film Project» réunit «des projets cinématographiques ou des films progressifs» au service de l'écologie, ont souligné les organisateurs.


    Il «s'inscrit dans un vaste effort de l'État grec pour soutenir la communauté locale en difficulté et revitaliser l'économie d'Eubée», la deuxième plus grosse île de Grèce frappée par de violents incendies de forêt entre le 29 juillet et le 12 août derniers. Des villages entiers ont été ravagés par les flammes et des milliers d'habitants et touristes ont dû être évacués.


    «Après ces incendies dévastateurs, tous les habitants et hommes d'affaires de la région ne disaient qu'une chose : ‘‘Ne nous oubliez pas’’», a déclaré à l'AFP Orestis Andreadakis, directeur artistique du Festival de Thessalonique.


    L'initiative comprend également une campagne touristique spéciale pour la région et des subventions pour les touristes qui la visitent.
    La première édition du festival annuel s'est tenue la semaine dernière à Aidipsos, Limni et Agia Anna, des villages affectés par le sinistre.


    Pour la première édition, le Tiff a rassemblé plus d'une dizaine de projets cinématographiques du monde entier et créé une plateforme dite l’«Agora of the Evia Film Project», qui vise à devenir un pôle cinématographique d'intérêt international pour «le cinéma vert» et créer des liens entre professionnels de l'audiovisuel.

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  • Projection de «La vraie famille» à l’IFA

    Cruel attachement!

    Un film des plus émouvants sur l’historie d’un déchirement entre une mère d’une famille d’accueil et un enfant dont le père veut le récupérer après 5 ans …

    L'Institut français d'Alger a abrité, samedi dernier, la projection du film «La vraie famille» du réalisateur français Fabien Gorgeart. Une histoire tirée du vécu-même du réalisateur qui a raconte qu'étant enfant, sa famille avait elle-même accueilli un enfant qu'il a vu partir après. Un fait qui l'a marqué et dont il a essayé de le raconter depuis un moment. Ainsi, après son premier long métrage «Diane a les épaules», l'histoire d'une femme prêtant son ventre à un couple d'amis, Fabien Gorgeart se jette à l'eau et se met à écrire cette bouleversante histoire. Le résultat est un film touchant d'émotion et de justesse, sorti en France en février dernier.


    «La vraie famille» raconte l'histoire d'un couple, Anna 34 ans (Mélanie Thierry) et Driss (Lyes Salem) vivant avec leurs deux petits garçons et Simon, un jeune enfant placé chez eux par l'Assistance sociale depuis l'âge de 18 mois. Simon a, aujourd'hui, 6 ans. Un jour, son père biologique exprime le désir de récupérer la garde de son fils. C'est un déchirement pour Anna, qui ne peut se résoudre à laisser partir celui qui l'a toujours appelée «Maman».

    En effet, au fil des années, Anna qui prendra à coeur son «métier» s'attache à cet enfant dont elle ne s'imagine pas qu'il va quitter un jour le foyer, encore moins, comme ça, du jour au lendemain. C'est le drame. Le déchirement. Anna est victime de son attachement un peu trop viscéral à ce petit qu' elle couve comme s'il était son propre enfant. Si le bonheur affiché au début du film se veut beau et authentique, tout s'écroule rapidement et ce bonheur parfait qui est mis en scène dans le film s'écroule comme un château de cartes.

    L'on passe ainsi au drame et à une succession de conflits entre la mère, l'enfant et le vrai père. Le réalisateur -qui s'est inspiré de l'attachement «surnaturel» dans le film E.T, comme l'a t-il mentionné lors du débat qui a suivi le film- a tenté de restituer cette atmosphère, cette fois, par la voie de l'attachement maternel.


    Un formidable jeu d'acteurs
    En effet, par un dispositif filmique des plus sensitifs, le film montre une mère aux petits soins de ce garçon. Mieux, le réalisateur filme cet amour excessif et cette affection envers le garçon par des plans bien serrés, notamment par le truchement des gestes et des regards entre les deux protagonistes, la mère et l'enfant.. L'on notera aussi le formidable jeu d'acteurs des enfants qui, eux aussi, pâtiront dans le film de cette brusque séparation de celui qu'ils considéraient, sans doute, comme un autre «frère»...Comme ce fut le cas pour le réalisateur himself étant enfantt...


    «Quand on a commencé à travailler sur ce film, j'ai immédiatement compris que mon personnage était là pour être comme une assise autour de la famille. Toute la trame émotionnelle et la façon dont le récit avance autour de l'enfant sont pris en charge par le personnage d'Anna et celui de Driss était la comme un pilier de cette famille. L'axe adopté était de montrer finalement que ce type va comprendre assez rapidement qu'il va se passer quelque chose de très fort dans cette famille et qu'il faut qu'il préserve et la personne avec laquelle il vit et ses enfants. Il fallait être attentif à ce qu'il va se passer avec les enfants.»


    Finesse dans la mise en scène
    À propos de leurs rapports avec ces derniers, Lyes Salem souligne: « On a vite créé un lien avec les enfants, notamment dans les loges, dans la voiture quand on vient nous chercher...Ce sont des enfants qui ont été particulièrement bien préparés. Les enfants arrivaient sur le plateau en connaissant leurs textes, ensuite le réalisateur les faisait travailler. Notre rôle était de trouver la façon d'avancer, jour après jour et être avec les enfants quand il fallait.» Et de souligner à propos de sa partenaire dans le film: «Elle, elle déborde. C'est elle la professionnelle. Lui c'est le conjoint.

    Il est complètement attaché à cet enfant mais Il est conscient qu'à un moment donné, il va partir...». s Tout compte fait la «vraie famille» décrypte pour nous le schéma parental et les soubresauts aujourd'hui des cercles familiaux, à contrario de l'idée que l'on peut se fabriquer de «la vraie famille».

    Et pourtant, les séquences qui sont montrées, nous donnent souvent cette allusion dans ce film, d'où la forte charge émotionnelle qui se dégage de ce film pourtant simple en apparence, mais qui se veut au final traversé par de nombreux moments tragiques, ou ce qu'on peut appeler les noeuds narratifs» qui n'arrivent à se délier que pour créer à chaque fois moult tensions au sein du déroulement du film et c'est ce qui fait qu'on s'attache à son aspect cinématographique, tant la finesse du scénario se veut emplie d'intelligence, mais de notes de douceur également. Un très beau film en somme! À notez qu'après l'Institut français d'Annaba, ce lundi 20 juin, «La vraie famille» sera projeté aussi le samedi 25 juin à l'Institut français de Constantine.

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  • Blonde, autobiographie fictive de Marilyn Monroe, sur Netflix

    Posters de Marilyn Monroe | Posterlounge.be

    Blonde, l'un des films attendus en 2022, qui raconte une vie fictive de Marilyn Monroe d'après un livre de Joyce Carol Oates, sortira sur Netflix le 23 septembre prochain, a annoncé jeudi la plateforme de streaming. Écrit et réalisé par Andrew Dominik (L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, 2007), le film avait été écarté de la sélection officielle du 75e Festival de Cannes parce qu'aucune sortie en salles de cinéma n'avait été prévue en France. Aux États-Unis, il fait l'objet d'une mention «interdit aux moins de 17 ans» pour ses scènes de sexe.
    Dans le film, produit notamment par Brad Pitt, la star hollywoodienne morte à 36 ans, en 1962, et qui fascine toujours les États-Unis 60 ans plus tard, est interprétée par l'actrice cubano-espagnole Ana de Armas (À couteaux tirés, Mourir peut attendre).
    Adrien Brody figure aussi au casting dans le rôle du dramaturge Arthur Miller, qui fut marié à Marilyn Monroe.
    Le roman de Joyce Carol Oates, sorti en 2000, est l'un des plus célèbres de l'auteure américaine. Biographie fictive, il retrace une trajectoire cauchemardesque de Norma Jean Baker — le vrai nom de Marilyn Monroe — et dresse un portrait au vitriol de l'Amérique des années 50 et 60, notamment d'Hollywood.
    Le géant américain du streaming a aligné plusieurs grands noms du cinéma en 2022 pour continuer d'affirmer sa stature hollywoodienne. Netflix a été confronté à une baisse inédite de son nombre d'abonnés cette année, pour la première fois depuis plus de dix ans.

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  • Le Petit Nicolas en animation récompensé au Festival d'Annecy

    Un petit personnage avec une veste rouge, dessiné sur une feuille.

    Le film d'animation Le Petit Nicolas - Qu’est-ce qu'on attend pour être heureux ?, qui raconte la création du célèbre écolier de la littérature jeunesse, a décroché samedi le Cristal du long-métrage du Festival d'Annecy (France), rendez-vous majeur du cinéma d'animation.
    Présenté hors compétition au Festival de Cannes en mai, ce film retrace l'origine de la naissance du Petit Nicolas sous les plumes de ses deux créateurs, le dessinateur Jean-Jacques Sempé et l'auteur René Goscinny, respectivement doublés par Laurent Lafitte et Alain Chabat.
    Mêlant souvenirs personnels des coauteurs, scènes pétillantes ou poétiques avec l'écolier, le film d'Amandine Fredon et Benjamin Massoubre — coécrit par Anne Goscinny, fille de René — sortira en salles courant octobre. Le prix du jury est revenu à Interdit aux chiens et aux Italiens d'Alain Ughetto qui y retrace l'histoire de ses grands-parents, partis du berceau familial du nord de l'Italie au début du XXe siècle pour refaire leur vie en France. Dix films d'animation étaient sélectionnés dans la compétition principale du Festival d'Annecy, qui s'est tenu intégralement en présentiel du 13 au 18 juin, après deux ans de pandémie.
    Créé en 1960, l'événement a enregistré des chiffres historiques de fréquentation sur cette édition : 13 248 festivaliers accrédités en provenance de 106 pays, soit 8% d'augmentation par rapport à 2019, précédente année record.

     

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  • «Grand silence» : la presse française rend hommage à l'acteur Jean-Louis Trintignant

    La presse française rendait sobrement hommage, samedi, à Jean-Louis Trintignant, «figure majeure et farouche» du cinéma et du théâtre français qui avait joué dans quelque 120 films avant de s’éteindre, vendredi, à l'âge de 91 ans.
    Cigarette aux lèvres et le regard ailleurs, il apparaît dans un cliché de 1974 en noir et blanc en une de Libération, avec ces mots : «Jean Louis Trintignant, le grand silence», une référence au western spaghetti éponyme de Sergio Corbucci (1968) dans lequel l’acteur incarne un vengeur muet.
    C’est pourtant de sa «voix inimitable», que se souvient Patrice Chabanet pour le Journal de la Haute Marne, «une mélodie à elle toute seule, (qui) trahissait une grande maîtrise dans l'expression : pas d'envolée lyrique, pas un mot de trop», écrit-t-il dans son éditorial célébrant cette «légende française». «Jean-Louis Trintignant : et Dieu créa l'acteur»: pour combler ce silence, France Inter consacre une soirée spéciale de près de deux heures à cette «figure incontournable du cinéma et du théâtre français».
    Au fil de rediffusions d’entretiens souvent émouvants, on pourra l'entendre «longuement, dans la durée, pour le plaisir d’écouter cette voix», suggère Laurent Delmas. En une, le Figaro évoque un «grand homme de cinéma et de théâtre», «sauvage et subtil», un «être hypersensible et frêle (qui) a tourné dans quelque 130 films et connaissait 1 500 poèmes par cœur». Pourtant, note le Monde, «en dépit de sa voix de velours et de sa présence unique, le comédien n’aura réussi son grand rendez-vous avec la scène qu’au soir de sa vie».

    «Part d’ombre»
    «Avec un charisme hors du commun, Jean-Louis Trintignant faisait partie de ces rares comédiens nés pour donner leur génie à un réalisateur ou un metteur en scène. Une personnalité entière qui n’a jamais trahi sa passion avec des rôles médiocres ou pour de l’argent», abonde Jean-Michel Servant dans son éditorial en hommage à «l’éternel élégant» pour le Midi-Libre. Mais c’était «plus qu’un jeu d’acteur impeccable. Il possédait une part d’ombre mystérieuse, impénétrable, incommensurable», lit-on encore dans le Midi-Libre, qui consacre trois pages au Gardois. Les médias ne manquent pas de rappeler le drame personnel de l’acteur, qui avait dit dans un livre d’entretiens publié en 2018 être «mort le 1er août 2003», date du décès de sa fille Marie Trintignant sous les coups de Bertrand Cantat.
    «Après ‘‘Un homme et une femme’’ … Un homme et sa fille», ose sur un ton léger le dessinateur Alex, qui figure des retrouvailles au paradis en une de Libération Champagne.
    «Comble du tragique, cette perte aura aussi donné, durant les vingt dernières années de sa vie, une dimension sublime à ses personnages», note Jean-Michel Servant. Dans son article intitulé «L'amour dans l'âme» pour Libération, Anne Diatkine s'attarde sur cette personnalité «majeure et farouche», «obsédée par l'idée du suicide et marquée par les tragédies intimes» qui «sans tapage et des centaines de fois en soixante ans arrêtait le cinéma, annonçait qu'il ne ferait plus jamais l'acteur».
    «Malheureusement, aujourd'hui, il ne se contredira plus. Plus aucun metteur en scène, plus aucun cinéaste ne fera le voyage vers sa maison près d'Uzès, dans la garrigue où il vivait avec son épouse Marianne Hoepfner, une ancienne pilote de course, pour le persuader de revenir sur un plateau, qu'un personnage a absolument besoin de lui ou que, tout simplement, jouer lui ferait du bien.»

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  • Jean-Louis Trintignant dans L’Opium et le Bâton

    Décédé vendredi dernier à l’âge de 91 ans, l'acteur français Jean-Louis Trintignant a joué (un des rôles principaux) dans le film algérien L’Opium et le Bâton (1971) d’Ahmed Rachedi. Dans ce classique du film de guerre algérien, Trintignant a joué le rôle du soldat français Chaudier qui avait déserté, libéré le prisonnier Ali (Sid-Ali Kouiret) et rejoint avec lui une unité de l’ALN au maquis.
    Ce personnage est inspiré d’une histoire réelle dans laquelle le déserteur français avait rejoint la frontière tunisienne (puis Tunis) avec un groupe de moudjahidine.
    K. B. 
    bakoukader@yahoo.fr

     

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