• 1/ Les films qui sortiront pendant le festival (sauf s'ils ne sortent pas pendant le festival)

    Dans les calendriers de sorties que s'échangent les disitributeurs – et qui finissent par devenir publics – certains films surgissent spontanément à l'une des deux dates fatidiques : les mercredis de Cannes… Sont-ils déjà sélectionnés ? C'est le cas de Grace de Monaco, d'Olivier Dahan, qui ouvrira le Festival et sortira smultanément. Le 21 mai, on signale déjà Deux Jours, une nuit, de Jean-Pierre et Luc Dardenne, avec Marion Cotillard.

    Grace de Monaco, d'Olivier Dahan. © DR
    Grace de Monaco, d'Olivier Dahan. © DR

     

    Mais aussi, ça vient de sortir et le film avait échappé aux radars, The Homesman, de Tommy Lee Jones, coproduit (comme Trois Enterrements) par Luc Besson : un western qui raconte le convoyage de trois femmes jugées folles, du Nebraska à l'Iowa. Casting intéressant : outre Tommy himself, Meryl Streep, Hilary Swank, Hailee Steinfeld (de True Grit), etc. Si ces deux films n'y vont pas, je plonge nu du ponton du Majestic.

    Selon les listings, sortira(it) ainsi, toujours pendant le Festival, Maps to the stars, de David Cronenberg, satire de Hollywood (me dit-on) avec Robert Pattinson et Julianne Moore. S'il est sélectionné – mais on voit mal le Festival s'en passer –, Bird People, de Pascale Ferran, sortira le lendemain de son passage à Cannes : gros enjeu, économique et symbolique pour ce film avec Anaïs Demoustier, huit ans après Lady Chatterley. Egalement candidat à une sortie simultanée, La Chambre bleue, de Mathieu Amalric, d'après Georges Simenon – qui se contentera peut-être d'Un certain regard...

     2/ The subscribers”

    C'est pour rire qu'on a mis en anglais le terme « abonnés », qu'abhorre Thierry Fremaux, car la délégation britannique présumée ne contient que des grands noms, dont certains déjà palmés – pas tant la preuve que Cannes accueille toujours les mêmes, plutôt l'illustration du fait que le cinéma anglais a du mal à faire éclore de nouveaux talents…

    En et hors compétition, on trouvera  Mr Turner, de Mike Leigh, bio du peintre interprétée par le génial Timothy Spall. Leigh s'essaie ainsi pour la deuxième fois au film historique, après l'excellent (et méconnu), Topsy-Turvy. Avec Jimmy's Hall, qui reprend la question irlandaise là où s'arrêtait Le Vent se lève, Palme d'or 2006, Ken Loach signe, de son propre aveu, son dernier film de fiction, avant de se consacrer au documentaire : les (semi-)adieux d'un maître sont toujours bouleversants.

    Jimmy's Hall de Ken Loach. © DR
    Jimmy's Hall de Ken Loach. © DR

     

     

    Enfin, toujours dans une veine historique, John Boorman offre une suite officieuse à Hope and glory : Queen and country, avec David Thewlis – un Anglais s'engageant dans la guerre de Corée. On a (très) envie de voir tout ça…

    3/ Amis américains

    La sélection américaine, c'est, chaque année, la croix et la bannière. Le timing est mal fichu : c'est la saison des blockbusters qui commence, pas celle des films d'auteur (ou de ce qu'il en reste). Les majors retiennent leurs poulains, parfois contre leur gré : en 2011, Alexander Payne, proche du sélectionneur, aurait bien aimé montrer The Descendants à Cannes. La Fox en a jugé autrement, et le studio pourrait faire de même, cette année, avec la comédie d'Alejandro Gonzalez IñarrituBirdman, avec Michael Keaton – toujours pas vu par les sélectionneurs à l'heure où l'on écrit ces lignes. 

    Quels films, alors ? Outre Tommy Lee Jones cité plus haut, la compétition devrait accueillir Foxcatcher, de Bennett Miller (le réalisateur du Stratège) : l'histoire vraie des frères Schultz, lutteurs et médaillé olympiques à Los Angeles, dont l'un fut assassiné par leur ami et sponsor John Du Pont. Casting top : Channing Tatum et Mark Ruffalo en lutteurs, Steve Carrell en milliardaire schizo... Miam !

    Troisième film probable : How to catch a monster, première réalisation de Ryan Gosling, un conte fantastique moderne et noir, avec Saorse Ronan et... Barbara Steele, reine des gialli des sixties, aujourd'hui âgée de 76 ans. Du côté du hors-compétition, on devrait pouvoir voir Dragons 2, le film d'animation de Dean Deblois - parait que le 1 était bien. Et pourquoi pas, si Tom Cruise veut s'offrir un bain de foule cannois –  la scientologie a longtemps loué une boutique à côté de l'hôtel Grey d'Albion -Edge of tomorrow, de Doug Liman, sort le 28 mai.

    Welcome to New York de Abel Ferrara. © DR
    Welcome to New York de Abel Ferrara. © DR

     

    Restent deux cas épineux : 1/ Terrence Malick, qui pourrait bien avoir fini l'un ou l'autre des films sur lesquels il travaille (voire un troisième), par exemple Knight of cups, avec Christian Bale ou Natalie Portman. 2/ Abel Ferrara et son Welcome to New York qui brode sur l'affaire DSK et qu'on a quand même terriblement envie de voir... Vincent Maraval, qui le produit, sans aucun argent institutionnel, rêve, dit-on d'une sortie simultanée salles-vod, ce qui, pendant Cannes, ferait une bien jolie pagaille... Et pourquoi le film suivant de Ferrara, Pasolini, avec Willem Dafoe, déjà tourné, n'aurait-il pas aussi sa projo cannoise... ?

    4/ Exceptions françaises

    Ça se bouscule au portillon... On le dit chaque année, et, parfois, on, se trompe - c'est-à-dire que les films qui se bousculaient s'avèrent moins« cannables » que prévu. Outre Ferran et Amalric déjà cités, tout le monde voit déjà Olivier Assayas essayer son smoking pour Clouds of Sil Maria, avec Juliette Binoche et plein de gens bien - film en anglais, sur le théâtre, on est déjà fan. Devra-t-il aussi acheter une robe du soir à sa compagne, Mia Hansen Løve, qui a fini Eden, sur la naissance de la "french touch" ?

    Clouds of Sil Maria de Olivier Assayas. © DR
    Clouds of Sil Maria de Olivier Assayas. © DR

     

    On voit mal par ailleurs comment Cannes passerait à côté de trois films très différents : The Search, de Michel Hazanavicius, avec Bérénice Bejo et Annette Bening, mélo qu'on dit flamboyant sur la guerre en Tchétchénie; La Rançon de la gloire, de Xavier Beauvois, comédie sur les braqueurs (du dimanche) qui volèrent le cercueil de Charlie Chaplin ; Bande de filles, de Céline Sciamma, après Tomboy. On pronostique deux hors-compèt' et une séance de 17h...

    Mais que restera-t-il alors pour le nouveau film (pas de titre pour l'instant) d'Alain Cavalier ? Pour Saint-Laurent, de Bertrand Bonello ? Pour Les Métamorphoses, de Christophe Honoré, d'après Ovide ? Pour Adieu au langage, de Jean-Luc Gordard (en 3D) ? On voit mal François Ozon présenter Une nouvelle amie (un an après Jeune et Jolie), André Téchiné (L'Homme que l'on aimait trop) et Benoit Jacquot (Trois coeurs) ne souhaiteraient pas montrer leurs films sur la Croisette. Restent des prétendants respectables, qui accepteront sans doute Un Certain Regard ou les sections parallèles si elles s'offrent à eux : Retour à Ithaque, de Laurent Cantet, Faire l'amour, de Djinn Carrénard (Donoma), Geronimo, de Tony Gatlif, Maestro, de Léa Fazer (récit du dernier tournage d'Eric Rohmer), etc.

    5/ La galaxie des auteurs

    « Regardez-les passer ! / Eux, ce sont les sauvages / Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts / Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages / L'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons ». D'Europe ou d'ailleurs, viendront, en bande, les cinéastes qui comptent. Longue et alléchante liste qui traverse les continents : Christian Petzold (Phoenix), David Michod (The Rover), Nuri Bilge Ceylan (Sommeil d'hiver), Andrei Zviaguintsev (Leviathan), Atom Egoyan (The Captive), Liv Ulmann (Mademoiselle Julie), Im Kwon Taek (Jhwa jang), Eric Kho (The Charming Rose), Fatih Akin (The Cut), Xavier Dolan (Mommy), Roy Andersson (A pigeon sat on a branch reflecting on existence), Abdherramane Sissako (Le Chagrin des oiseaux) et, s'il le faut vraiment, Naomi Kawase (Still the water), Denys Arcand (Le Règne de la beauté), Emir Kusturica (On the milky road)

    Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan. DR
    Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan. DR

     

    6/ P-S : vrac et oublis (à compléter)

     
    Le conte de la princesse Kaguya

    Moi, personnellement, j'aimerais bien que Loin de la foule déchaînée, de Thomas Vintergberg, d'après Thomas Hardy, soit prêt, mais on me dit que, non, ça n'arrivera pas. J'aimerais bien voir aussi Jane got a gun, de Gavin O'Connor (repris après le départ de Lynn Ramsay) ou The Duke of Burgundy, de Peter Strickland (produit par Ben Wheatley). Côté documentaire, The Look of Silence, de Joshua Oppenheimer, sorte d'appendice à Act of killing, trouvera sans doute son chemin jusqu'à la salle Buñuel. Peut-être comme The Salt of the Earth, de Wim Wenders sur Sebastiao Salgado. Ou encore Ainsi va Le Monde, d'Yves Jeuland, regard sur le service politique du quotidien. Ultime pronostic : je vois dans ma soupe miso que Le Conte de la princesse Kaguya, d'Isao Takahata – le copain d'Hayao – sera hors-compétition.


    En savoir plus sur http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2014/cannes-2014-le-point-sur-les-derniers-pronostics,110465.php#utM0E30OUGyodtPz.99


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  • Cannes 2014 : le palmarès complet

    Voici le palmarès du 67e Festival de Cannes:

    - Palme d'or: "Winter sleep" du Turc Nuri Bilge Ceylan 
    - Grand prix: "Le meraviglie", de l'Italienne Alice Rohrwacher
    - Prix d'interprétation féminine: l'Américaine Julianne Moore, pour son rôle dans "Maps to the stars", du Canadien David Cronenberg
    - Prix d'interprétation masculine: le Britannique Timothy Spall, pour son rôle dans "Mr Turner", de Mike Leigh
    - Prix de la mise de scène: l'Américain Bennett Miller pour "Foxcatcher"
    - Prix du scénario: les Russes Andreï Zviaguintsev et Oleg Negin pour "Leviathan"
    - Prix du Jury ex aequo: "Mommy" de Xavier Dolan et "Adieu au langage" de Jean-Luc Godard 
    - Caméra d'or: "Party girl", des Français Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis
    - Palme d'or du court métrage: "Leidi", du Colombien Simon Mesa Soto


    LIRE AUSSI:
    » Revivez le direct de la remise des prix

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    Accrochage à Bambari : un photographe fr...

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    <figure class="img main-img" style="margin-right: 0px; margin-bottom: 40px; margin-left: 0px; position: relative; margin-top: 0px !important;">Festival de Cannes 2014 : le palmarès complet</figure>
    <article class="entry-body" data-role="main" style="min-height: 200px; margin-left: 85px;">

    Le 67ème Festival de Cannes a délivré samedi soir son palmarès. La Palme d'or a ainsi été attribuée au Turc Nuri Bilge Ceylan pour "Winter Sleep".

    "Winter sleep", huis-clos psychologique de 3h16 se déroulant dans un hôtel d'un village d'Anatolie, a remporté samedi soir la Palme d'or du 67e Festival de Cannes.

    Les prix d'interprétation sont revenus à l'Américaine Julianne Moore pour son rôle d'actrice hollywoodienne hystérique et sur le déclin dans "Maps to the stars" du Canadien David Cronenberg et au Britannique Timothy Spall pour "Mr Turner", de Mike Leigh, dans lequel il incarne le peintre maître de la lumière dévoré par son art.

    Dans un palmarès qui salue à la fois la jeune génération et ses aînés, le Grand Prix, considéré comme une Palme d'or bis, est revenu à "Le meraviglie" de la jeune italienne Alice Rohrwacher, 32 ans. Son film raconte comment l'irruption d'un jeune délinquant et d'une émission télévisée change la vie d'un couple d'apiculteurs en quête de pureté, vivant avec ses quatre filles en marge de la société.

    Godard, enfin

    Le plus jeune lauréat de la soirée était cependant le Canadien Xavier Dolan, 25 ans, qualifié de "véritable génie" par Jane Campion, la présidente du jury. Le jeune prodige a été récompensé du prix du jury pour "Mommy" dans lequel Diane, veuve exubérante au langage fleuri, hérite de la garde de son fils, un adolescent blond bipolaire, impulsif et violent. Le benjamin Dolan partage son prix avec le vétéran de la compétition, le Franco-Suisse Jean-Luc Godard, 83 ans, récompensé pour l'énigmatique "Adieu au langage". C'est la première fois que Cannes accorde un prix à la légende de la Nouvelle vague qui a refusé de se déplacer sur la Croisette.

    L'Américain Bennett Miller, 47 ans et nommé aux Oscars 2006 pour son premier film "Truman Capote", est reparti avec le prix de la mise en scènepour "Foxcatcher", un drame des années 80 où un riche milliardaire (Steve Carell) prend sous sa coupe deux frères lutteurs (Channing Tatum et Mark Ruffalo).

    Le prix du scénario est allé aux Russes Andreï Zviaguintsev, également réalisateur, et Oleg Negin pour "Leviathan". Ce film, qui dénonce la corruption et un Etat omnipotent, raconte le destin d'un garagiste dont la vie dans une petite ville au bord de la mer de Barents, bascule quand le maire, corrompu jusqu'à l'os, jette son dévolu sur la maison et le terrain de Kolia pour un projet immobilier.

    Zviaguintsev avait plusieurs fois souligné devant les journalistes que "Léviathan" n'était pas une attaque contre le régime russe. C'est l'aspect "plus biblique que politique", que le jury a retenu, a précisé Jane Campion.

    Les frères Dardenne et Cotillard repartent les mains vides

    Deux des favoris repartent bredouille: les frères Dardenne, venus avec "Deux jours, une nuit", n'ont obtenu aucune récompense, une fois n'est pas coutume. "Timbuktu", du Mauritanien Abderrahmane Sissako, n'a rien eu également, malgré une belle cote d'amour auprès des festivaliers.

    La France repart avec la Caméra d'or qui distingue le meilleur premier film de toutes les sections du Festival de Cannes, grâce à "Party girl". Il s'agit d'une œuvre entre fiction et réalité, puisque l'héroïne Angélique, 35 ans de cabaret au compteur, et sa famille sont les acteurs de leur propre vie. Ce prix récompense un film "sauvage et mal élevé", a dit la présidente de ce jury, la Française Nicole Garcia avant que ne montent sur scène les trois jeunes réalisateurs: Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis, un des enfants d'Angélique.

    Au revoir Gilles Jacob

    Ce prix leur a été remis par Gilles Jacob qui, à presque 84 ans, quittera ses fonctions de président du Festival, 38 ans après avoir rejoint la direction.Il passera la main à Pierre Lescure. "J'ai créé ce prix il y a longtemps... et il résume bien tout ce que j'ai voulu faire au festival: aider, découvrir, célébrer le cinéma et préparer son futur", a-t-il dit après avoir reçu une ovation debout.

    Crédits Photo : LOIC VENANCE / AFP

    avec AFP

    </article>
    </section>

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  • La Cinémathèque Française, qui conserve les archives non-film du Festival de Cannes (archives administratives et du service de presse, principalement), propose avec Cannes, mémoire de Festival une sélection inédite de documents illustrant les multiples facettes, quelquefois méconnues, de l’histoire de la manifestation. Cette mise à jour 2008 est focalisée, quarante ans après, sur l’édition mouvementée de 1968, en illustration de laquelle de nombreuses archives sont reproduites et commentées. Les documents des autres années sont par ailleurs présentés au travers d’une base de données interactive sur les plus grandes récompenses de chaque édition du Festival depuis sa création avec, pour chaque année depuis 1939, un document d’archive. Le site a pour vocation de faire connaître et de susciter les recherches sur ce pan inexploré du patrimoine cinématographique français.
     
    Site officiel du Festival de Cannes Crédits


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  •  

         LE FESTIVAL DE CANNES




        Vocabulaire

         Une récompense : an award Gagner : to win
         Récompenser : to reward Un palmarès : a list of prizewinners
         Une palme (a palm leaf) : a palm/a prize (un prix) Le gagnant est "..." : the winner is ...
         La palme revient à... : the prize goes to... Un long-métrage : a feature film
         La palme est attribuée à : the palm is awarded to... Un court-métrage : a short film
         Le cinéma d"auteur : art-house films Mériter : to deserve
         Le public : the audience Sélectionner : to select
         Féliciter : to congratulate (Toutes mes félicitations!) Un jury : a jury

     



    En France, il existe plus de festivals que de jours dans l'année... Cependant, le festival de Cannes reste le festival français le plus médiatisé. Et nombreux sont ceux qui le considèrent comme le plus grand festival de cinéma du monde car il est sans nul doute le plus connu et le plus glamour.

    Le festival de Cannes a été créé pour faire concurrence au festival de Venise, la "Mostra internazionale " qui, à l'approche de la deuxième guerre mondiale, était critiqué pour son manque d'indépendance par rapport au gouvernement de Mussolini. Les résultats du festival de 1938 ayant provoqué une grande indignation, les pays démocratiques décidèrent de pris en charge l'organisation de cette C'est le plus grand marché du film du monde!

    C'est aussi pour certains un formidable tremplin pour la célébrité. En un seul film certains cinéastes sortent du néant et sont adulés (Quentin Tarantino), des inconnus deviennent des stars (Sharon Stone), où certains films percent enfin (Cinema Paradiso). Il est inoubliable de monter la vingtaine de marches mythiques du Palais du festival et de voir la rivalité de beauté et d'élégance des actrices.

    Le rôle du festival est multiple :
    - découvrir et relancer des cinéastes

    Plusieurs récompenses sont attribuées mais la plus convoitée est la Palme d'or qui récompense le meilleur long métrage.


         - Annexe 1 - 

    Extraits du règlement du Festival :

    Article 1
    Le Festival de Cannes a pour objet, dans un esprit d'amitié et de coopération universelle, de révéler et de mettre en valeur des oeuvres de qualité en vue de servir l'évolution de l"art cinématographique et de favoriser le développement de l'industrie du film dans le monde.

    Article 8
    Le Jury doit obligatoirement attribuer :
    - LA PALME D'OR, décernée au meilleur film de long métrage
    - LE GRAND PRIX, destiné à récompenser le film qui manifeste le plus d"originalité ou d'esprit de recherche
    - Le prix d'interprétation féminine
    - Le prix d'interprétation masculine
    - Le prix de la mise en scène
    - Le prix du scénario
    Le Jury peut, en outre, décerner un prix, dit PRIX DU JURY. Son caractère sera déterminé chaque année et pourra récompenser, par exemple, la meilleure contribution artistique.




         - Annexe 2 - 

    La Palme d'or depuis 1990 :

    2012 : Amour (Michael Haneke, Autriche)
    2011 : The Tree of life (Terrence Malick, USA)
    2010 : Oncle Boonmee (Apichatpong Weerasethakul, Thaïlande)
    2009 : Le Ruban Blanc (Michael Haneke, Autriche) 
    2008 : Entre les murs (Laurent Cantet, France) 
    2007 : 4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu, Roumanie) 
    2006 : Le Vent se lève de (Ken Loach, Angleterre) 
    2005 : L'Enfant (Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique) 
    2004 : Farenheit 9/11 (Michael Moore, USA) 
    2003 : Elephant (Gus van Sant, USA) 
    2002 : Le Pianiste (Roman Polanski, France) 
    2001 : La Chambre du fils (Nanni Moretti, Italie) 
    2000 : Dancer in the dark (Lars Von Trier, Danemark) 
    1999 : Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique) 
    1998 : L'Éternité et un jour (Théo Angélopoulos, Grèce) 
    1997 : 2 films ,L'Anguille (Shohei Imamura, Japon) & Le Goût de la Cerise (Abbas Kiarostami, Iran) 
    1996 : Secrets et mensonges/Secrets and lies (Like Leigh, Angleterre) 
    1995 : Underground (Emir Kusturica, Yougoslovie) 
    1994 : Pulp Fiction (Quentin Tarentino, USA) 
    1993 : 2 films, La Leçon de Piano (Jane Campion, Nouvelle Zélande) & Adieu ma concubine (Kaige Chen, Chine) 
    1992 : Les Meilleures intentions (Bille August, Danemark) 
    1991 : Barton Fink (Joel et Ethan Coen, USA) 
    1990 : Sailor et Lula/Wild at Heart (David Lynch, USA)



    DISCUSSION

    A. Découvrir Cannes 
    1. Où se trouve Cannes ? 
       > Pour vous aider, cliquez sur Cannes 
    2. Découvrez la ville de Cannes et la Côte d'Azur (French Riviera) en images et décrivez-les en quelques lignes. 
       > Regardez les vidéos Ville de Cannes et La Côte d'Azur 

    B. Le Festival de Cannes 
    Allez sur le site officiel du festival -> Cliquez sur Le Festival de Cannes 
       1. Quand aura lieu le prochain festival ? 
       2. Combien de personnes composent le jury ? Comment est-il sélectionné ? (Réponse dans Article 7 du règlement) 
       3. Combien de films ont été sélectionnés au dernier festival en sélection officielle ? 
       4. Quelles sont les conditions pour participer à la selection officielle ? (Réponse dans Article 3 du règlement) 
       5. Quel film a remporté la palme d'Or au dernier Festival ? 
       6. Connaissiez-vous le Festival de Cannes avant de lire cet article ? Qu'en pensez-vous ?


    Pour aller plus loin, les liens utiles : 
    Images du festival - Vidéo : Festival - années 50 
    Images du festival - Vidéo : Festival - années 60-70 
    Histoire du Festival de Cannes 
    Festival Sundance 
    Festival Sundance - wikipedia


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