• Le Parrain - Un classique de la mafia qui ne vieillit jamais

     

    Détails du film :

    Titre : "Le Parrain"

    Acteurs : M. Brando, Al Pacino, J. Caan, J. Cazale, R. Duvall, D. Keaton, S. Hayden et autres.

    Réalisé par : Francis Ford Coppola

    Scénaristes : Francis F. Coppola et Mario Puzo

    Produit par : Albert S. Ruddy

    Type de film : Crime

    Compteur de temps : 175 minutes

    Année de sortie : 1972

    Budget : ~6 000 0000 $

    Recettes dans le monde entier : ~300 000 000 $

    Je suppose qu'il est vraiment difficile de trouver un cinéphile qui ne connaisse pas le chef-d'œuvre de Francis Coppola, "Le Parrain". Tout d'abord, je dois admettre que les films sur la mafia sont mes préférés. Je les adore ! "Le Parrain" est un classique qu'il faut voir et apprendre. J'ai vu ce titre des dizaines de fois et il ne vieillit jamais. Comme le vieux vin, il devient de mieux en mieux avec le temps. . .

    Le film commence alors que le chef d'une famille de la mafia new-yorkaise, Don Vito Corleone, supervise le mariage de sa fille adorée, Connie Corleone, avec Carlo Rizzi. La musique, la danse et les chants sont omniprésents. La seule chose qui trouble la fête est la police qui espionne la foule colorée. Le plus jeune fils de Vito Corleone, Michael, vient de rentrer de la Seconde Guerre mondiale et n'a pas l'intention de prendre part aux affaires "sales" de son père. Vito Corleone vieillit et cherche inconsciemment un leader fort pour continuer l'entreprise familiale. À travers la vie difficile et imprévisible de Michael, le film nous montre les secrets des "affaires" louches de la famille.

     

    Le grand "business" de la famille est comme Don Vito Corleone - doux et généreux envers ceux qui lui donnent respect et dévotion, mais impitoyable et violent dès que quelque chose s'oppose au bien-être de la famille. Le vieux don vit sa vie à la manière du vieux pays, mais les temps changent très rapidement et de nombreux soi-disant "amis" ou membres de la famille ne veulent pas suivre l'ancienne voie. Un rival de la famille Corleone envisage de se lancer dans la vente de drogue à New York et a besoin de l'influence du vieux Don pour développer son plan. La confrontation entre les valeurs familiales de l'ancien monde de Vito, en voie de disparition, et les nouvelles façons de "faire des affaires" aura un prix. Une grande partie de ce prix touchera Michael et sa vie paisible.

    En bref, toute la famille de Michael est impliquée dans les affaires de la mafia, mais Michael veut vivre une vie normale et garder ses distances avec les affaires familiales. Au même moment, le trafiquant de drogue Virgil Sollozzo cherche le soutien de toutes les familles de la mafia pour lui offrir une protection en échange d'un bénéfice sur l'argent de la drogue. Il tente également d'approcher le vieux Don Corleone à ce sujet mais, malgré les conseils "raisonnables" de Tom Hagen, l'avocat du vieux Don, ce dernier est totalement opposé à l'utilisation de la drogue dans les affaires familiales et rejette l'offre. Comme vous pouvez l'imaginer, cette décision incompréhensible ne plaira pas au trafiquant de drogue Sollozzo. Le vieux Don Vito Corleone est abattu par certains des hommes fidèles de Sollozzo. Don Vito survit par chance à une tentative de meurtre, ce qui oblige son fils Michael à changer sa vie à jamais en entamant une violente guerre de gangsters contre le patron de la drogue Sollozzo.

    Le Parrain est sans conteste l'un des plus grands films [http://imdb-top-250.info] de l'histoire de la cinématographie. Il occupe une honorable deuxième place dans la liste des meilleurs films d'imdb [http://imdb-top-250.info]. Si, par erreur bien sûr, vous avez réussi à passer à côté de ce grand titre, procurez-vous une copie et plongez dans le monde de la mafia. . .

     

     

     

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  • André Bazin

    Les études cinématographiques sont une discipline universitaire axée sur l'appréciation critique du cinéma en tant que forme d'art, ainsi que sur son rôle et son impact dans la culture et la société. Certains théoriciens du cinéma soutiennent que son objectif premier est de comprendre comment regarder au mieux les films et en comprendre le sens. Cette discipline fait partie des domaines plus vastes que sont les études des médias et les études culturelles. La discipline est relativement récente, ses origines en tant que corps de pensée systématique remontant à la seconde moitié du vingtième siècle.

     

    Le sujet n'est pas axé sur les aspects techniques de la réalisation ou de la production de films. Il s'agit plutôt d'explorer ses aspects non techniques, tels que les implications narratives, esthétiques, artistiques, idéologiques, culturelles, économiques et politiques du cinéma.

    Les diplômés en études cinématographiques poursuivent généralement une carrière dans des domaines non techniques tels que la critique cinématographique, le journalisme et l'analyse des médias. Ils choisissent également cette matière comme composante non majeure de programmes d'études axés sur les aspects techniques de la réalisation de films.

    Compte tenu de la prédominance du mercantilisme hollywoodien dans le façonnement de la culture populaire, la forte influence des pays européens et autres sur la production et la théorie du cinéma peut en surprendre plus d'un. Par exemple, l'école de cinéma de Moscou, créée en 1919, a été la première école axée sur le cinéma dans le monde.

    De même, le premier théoricien sérieux du cinéma est largement reconnu comme étant le Français André Bazin (1918-1958). Il a commencé à écrire sur le sujet en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, et a été cofondateur de la célèbre revue Cahiers du cinéma en 1951 (avec Jacques Doniol-Valcroze et Joseph-Marie Lo Duca). Ses écrits restent aujourd'hui une force majeure dans la théorie et la critique du cinéma.

    Un recueil en quatre volumes de ses essais a été publié après sa mort entre 1958 et 1962 et intitulé Qu'est-ce que le cinéma ? (Qu'est-ce que le cinéma ?). Une sélection de ces écrits a été traduite en anglais ; ils ont été publiés en deux volumes, l'un à la fin des années 1960 et l'autre au début des années 1970.

     Ces deux volumes sont devenus des textes clés pour de nombreux cours de cinéma dans le monde anglophone, mais n'ont jamais été mis à jour ou révisés. En 2009, un éditeur canadien spécialisé dans les textes sur le cinéma, Caboose, a saisi l'occasion de tirer parti des lois relativement favorables sur les droits d'auteur en vigueur au Canada. Caboose a compilé de nouvelles traductions de plusieurs des essais les plus importants et les a publiés en un nouveau volume unique avec des annotations du traducteur Timothy Barnard. Ce texte est devenu la seule édition corrigée et annotée des écrits originaux de Bazin.

     

    Bazin soutenait que le meilleur objectif des films était de tenter de présenter une réalité objective. Il privilégie donc les documentaires et les films dans le style du néoréalisme italien. D'un point de vue technique, il soutient que les réalisateurs doivent chercher à se rendre invisibles ; il préconise l'utilisation de la mise au point profonde ou d'une grande profondeur de champ (favorisée, par exemple, par Orson Welles) et des plans larges (Jean Renoir). Bazin est également favorable à l'absence de montage, c'est-à-dire à la continuité prolongée par la mise en scène plutôt qu'au montage et aux effets spéciaux. Tous ces points de vue de Bazin sont contestés par la communauté des études cinématographiques modernes. Bazin est néanmoins célébré comme ayant été un penseur original à son époque.

     

     

     

     

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    PANORAMA INTERNATIONAL SHORT FILM FESTIVAL : APPEL À FILMS

    Le Festival «Panorama International Short Film Festival» lance son appel à films pour sa 8ème édition, qui aura lieu en février prochain.

    Monsieur Kamal Aouij, directeur du Festival, informe aussi que la prochaine édition se déroulera sur 5 jours au lieu de 3 et que les inscriptions seront ouvertes à tous les films courts, jusqu’au premier juillet 2022.

    La date limite de réception des films a été fixée au 31 octobre 2022.

    Pour inscrire vos films voici le lien : http://pcctunisie.org/

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  • Comment écrire un film?

    Les scénaristes qui se demandent comment écrire un film se rendront compte qu'il est plus facile d'écrire un film une fois qu'ils se sont décidés et qu'ils sont déterminés à écrire avec délicatesse. Les trois pierres angulaires du scénario d'un film sont l'intrigue, les personnages et le thème. Tout film requiert un peu d'hilarité, de larmes, d'excitation et d'implication émotionnelle. Assurez-vous d'inclure de grandes parties de ces éléments pour que le film que vous écrivez se distingue des autres et soit un succès au box-office.

    Aucune formation ne peut vous apprendre à écrire un film mieux que l'expérience. Il n'est ni nécessaire ni pratique d'avoir un grand succès dès la première tentative. Vous pouvez éventuellement produire un chef-d'œuvre après plusieurs échecs. Chaque échec devrait renforcer votre résolution d'atteindre votre objectif. Ignorez les murmures étouffés ou les rictus qui émanent des gens autour de vous. Gardez la tête tournée vers le soleil et bientôt les ombres tomberont derrière vous. Il y a certaines étapes à suivre pour écrire un film :

    - Il existe de nombreuses normes d'écriture de films qui ont été stipulées par l'industrie. Familiarisez-vous avec elles, car les scripts qui s'en écartent sont rarement, voire jamais, lus. Une bonne idée est de se procurer un logiciel pour vous aider à formater, etc. Il existe des logiciels pour Windows et Macintosh.

    - Préparez-vous à la tâche qui vous attend en lisant autant de scripts que vous pouvez en trouver. Vous pourrez observer la façon dont ils ont été écrits, leurs avantages et leurs inconvénients, et réfléchir à la façon dont vous auriez pu combler les lacunes. Se référer aux œuvres des autres est une très bonne méthode pour apprendre à écrire un film.

    - Suivez une formation formelle dans une école réputée dans ce domaine. Vous y acquerrez des connaissances théoriques sur l'écriture de films et recevrez également une formation pratique sous la forme de projets, de travaux et d'exercices réels.

    - Recherchez les scripts de vos films préférés. Voyez quels sont les points que vous auriez préféré changer et comment cela aurait fait une différence positive.

    - Pratiquez et écrivez tous les jours. Plus vous écrirez, plus vous deviendrez doué pour l'écriture. Faites évaluer votre travail par des personnes compétentes. Leurs commentaires vous ouvriront la voie du succès.

    - Éditez et rééditez votre propre travail. Chaque fois que vous lisez et rééditez ou réécrivez, vous découvrirez des endroits qui pourraient être améliorés. Ne reculez pas devant le dur labeur de réécrire autant de fois que nécessaire.

    - Essayez de vous installer dans l'une des plaques tournantes de l'industrie cinématographique - Hollywood ou New York. Il vous sera plus facile d'établir des contacts avec les initiés de l'industrie. En vous associant à d'autres écrivains et en participant à des concours d'écriture de films, vous affinerez vos compétences en matière d'écriture de films.

    Equipez-vous de livres sur la façon d'écrire un film et lisez autant que vous le pouvez pour acquérir cette compétence. De vieux cinéastes chevronnés ont partagé leurs secrets de fabrication avec des aspirants comme vous. Profitez de leur expérience ; apprenez à composer des films qui captivent tout le monde, sans distinction de culture, de sexe ou d'âge. Les techniques d'écriture de films sont disponibles sur Internet. Vous y trouverez de nombreux articles sur le sujet, dont vous pourrez vous imprégner.

     

     

     

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  • Lassaad Oueslati, réalisateur de «Harga 2», à La Presse : «On nous a sous-estimés au départ…»

     

    «Harga 2» s’inscrit en partie dans la continuité de ce qui a été montré l’année dernière, mais cette suite rime surtout avec «changements » et «bouleversements». Dans cet entretien, Lassâad Oueslati met en lumière les dessous de ce deuxième succès consécutif sur le petit écran.   

    La 2e saison de «Harga» est-elle une continuité ou un changement ?
    C’est à 100% un changement. Je pense que c’est un challenge avant tout, celui de faire oublier la 1ère saison et d’entamer de nouvelles histoires, de nouveaux cycles.

    «L’autre rive», l’intitulé de cette 2e partie fait donc référence à un changement qui va de pair avec l’émergence de nouveaux axes et le développement d’autres. Pouvez-vous nous les rappeler ?
    «Harga 2» a été pensé depuis le début ou depuis l’achèvement de la première partie. «L’autre rive» devait être raconté afin de mettre en lumière l’après-«Harga», l’après-traversée de la mer et l’arrivée en Italie. L’avenir des survivants, et des échappés du «Centro». Leur vécu et leur réalité en tant que voyageurs clandestins, et les suites de divers parcours.

    Quelles étaient les conditions du tournage ? Y a-t-il eu d’autres challenges et d’autres difficultés à contourner pendant la 2e saison ?
    Pendant la 1re saison, il y a eu interruption de tournage à un moment, et sa reprise était bénéfique finalement. On a eu l’autorisation d’entamer le tournage de la 2e saison à 4 mois de Ramadan. La difficulté était donc d’ampleur. Le projet de la 2e partie était beaucoup plus difficile à concrétiser : rien qu’en déplaçant toute une équipe à Palerme, les problèmes de paperasses en particulier avec l’Italie, la logistique qui va avec, la gestion de l’argent, les coûts élevés… D’autant plus que j’ai insisté pour qu’on filme en Italie parce que quelques décors n’allaient pas en Tunisie. Et pour donner de l’impact à la série et de la véracité, il fallait tourner en Italie. L’écriture était autre aussi, totalement différente de la première saison.

    Les prisons, le tribunal, la décharge, les rues… Autant de décors qui existent dans les deux rives de la Méditerranée, en Italie et en Tunisie. Comment s’est fait le choix de ces lieux particuliers ?
    Les décors dans l’autre rive, en Italie étaient clairs et pensés d’emblée. L’extérieur et les espaces sont étroitement liés aux vécus des personnages. Ceux de la première saison ont eu leurs espaces respectifs. Pareil pour la 2e saison, qui raconte des personnages présents dans des espaces ouverts. En Tunisie, le personnage de «Naama» est central. J’ai été inspiré par le sujet des «Barbécha» et il fallait l’intégrer dans l’histoire en situant «Naama» dans la décharge de «Borj Chekir». L’urgence de raconter la vie dans le «Msabb», cet endroit si particulier, si dur, s’est directement posée. Il fallait également raconter la prison, qui accueillait de nombreux migrants et voyageurs clandestins retenus dans des conditions atroces. Dans quelques fermes en Italie, des horreurs s’y passent. Il fallait aussi reconstituer la vie dans une ferme, lieu où sont détenues de jeunes femmes clandestines et pas que des femmes : des enfants, des jeunes migrants et des gens de tout bord …

    Comment s’est passé le tournage dans cette immense décharge, celle de «Borj Chekir» ?
    C’est important de remercier le ministère de l’Environnement, qui nous a donné son accord afin d’effectuer le tournage sur place. Un lieu fermé et gardé, y compris par ses «Barbécha», ses employés. Des gens discrets, qui travaillent dans cette décharge, mais qui restent méfiants. L’odeur était asphyxiante à notre arrivée. On aurait pu le reconstituer ailleurs, pour le bien de l’équipe. Tout ce qu’on a pu voir était vrai et je tenais à filmer ces conditions sans artifices. On s’y est adapté pendant presque une semaine malgré les conditions très dures. Des conditions qui ont fini par nous atteindre : on ne pouvait filmer et faire le nécessaire, sans filmer toutes ces personnes, instruites, d’un certain niveau, qui fouillent tout au long de la journée dans ce «Msabb». Des personnes discrètes, souriantes, de bonne humeur souvent, mais pudiques. Elles vivent en collectivité et en symbiose ensemble. C’est un exemple du vivre-ensemble et de solidarité.

    Le tournage en Italie a-t-il été à la portée ?
    Un tournage préparé d’avance. Avec des repérages déjà faits, et le soutien de Hedi Krysène. Ce que je retiens c’est la solidarité des Italiens et des Tunisiens résidents là-bas et qui connaissaient déjà la série. Je salue aussi la solidarité et le soutien de l’ambassadeur de Tunisie en Italie, Moez Sinaoui. L’obtention du visa était impossible sans le soutien de la télévision tunisienne et l’intervention de l’ambassade et de Faouzi Mrabet. Malek Ben Saâd, le personnage principal des événements écrits à Palerme a eu beaucoup de mal à avoir le visa. S’il ne partait pas, c’était problématique. On a retardé d’une semaine le départ, et au final, il l’a eu à la dernière minute. C’était serré. Pendant le tournage et grâce à l’équipe soudée, on a pu filmer dans des endroits exceptionnels, comme en prison ou dans des lieux en plein air avec le drone. On nous a sous-estimés au départ, et on a dû montrer aux Italiens un sens du professionnalisme exemplaire et un niveau de travail respectable. C’est le plus important.

    Il y a une phrase qui a été dite pendant la série « Les Tunisiens ont mauvaise réputation en Italie ». Est-ce que c’est vrai?
    Pas que les Tunisiens et pas tout le monde. C’est un regard forcément rabaissant lancé à l’encontre des voyageurs clandestins. Leur nombre a beaucoup augmenté ces dernières années. Leur présence est devenue encombrante pour les autorités italiennes. «Harga» valorise l’image du voyageur tunisien et africain. L’intrigue autour du parcours de «Fares», incarné par Malek Ben Saâd est révélatrice : lui avoir tendu un piège et l’avoir taxé de terroriste est une manière, parmi d’autres, d’enlaidir la situation des migrants. Beaucoup profitent des voyageurs clandestins : ces derniers subissent énormément d’injustices. Les sans-papiers souffrent, encaissent et subissent faute d’alternatives.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur l’écriture nouvelle qui caractérise cette 2e saison ?
    Il fallait modifier l’écriture dans un élan de changement : avec Imed Eddine Hakim, on inventait des intrigues, qu’on montrait directement au départ, et qu’on racontait après, à l’envers, plus longuement sur de nombreux épisodes. Une manière d’expliquer aux spectateurs comment tel ou tel personnage a pu se retrouver dans une situation délicate et complexe comme celle que vit «Naama» dans l’interrogatoire. Une manière de retenir l’attention du spectateur. Le parallèle caractérise aussi l’écriture de la 2e saison : Il y a le parcours de «Kayla» en Tunisie et celui de «Fares» en Italie. Les deux évoluent en même temps, les deux subissent rejets et difficultés insurmontables dans les deux pays et dans les deux cas, il y a beaucoup de similitudes. On a raconté les parcours de «Lamine» et «Naama», dans les deux rives. Toute la série repose sur des croisements inattendus entre personnages venus de toutes parts, et plus on avance dans le temps plus les croisements se font.

    La 2e saison a connu un changement important au niveau des personnages, et elle a connu de nouvelles recrues…
    Quand on a ouvert de nouveaux axes, les décors de «Naama», ont par exemple changé et on a fait appel à des personnages nouveaux, comme celui de «Zina», interprété par Mouna Nourredine. «Lamine», pour Ahmed Hafiane, «Chadia» pour Nadia Boussetta, «Saber» pour Hedi Krysène. Sans oublier Fathi Akkari, Oumayma Maherzi, Amina Bdiri… Une pléiade de personnages qui ont été écrits afin d’évoquer de nouvelles problématiques liées à la migration clandestine, comme les travailleurs du sexe, le mariage de la Tunisienne avec un étranger. Il ne faut pas oublier que beaucoup de migrants traversent la mer, galèrent pour gagner leur vie, et ces mêmes migrants  font nourrir leurs familles en Tunisie. Ils parviennent à le faire à distance en envoyant de l’argent au bled : ces derniers ne construisent rien pour eux-mêmes et vivent uniquement pour nourrir leurs familles à distance. C’est comme s’ils se sacrifiaient.

    Tes personnages sont diversifiés et très inclusifs…
    Comme les personnages à déficience mentale, souffrant de bégaiement ou de maladies auto-immunes. Il faut couper avec la 1ère saison et toutes ces vies filmées se croisent dans un seul aspect : celui de la souffrance liée à cette volonté de partir. Tout est subtilement traité dans le but de mettre en lumière ces existences et ces profils et de les voir autrement, avec un regard autre, si on les croise dans la vraie vie. Koussai Allegui, a été repéré par Rahma Jalel, la responsable du casting. Je l’ai apprécié et choisi bien avant de le voir. J’ai cru en lui. Lui et Malek Ben Saâd sont des jeunes très prometteurs, disciplinés, doués. Les avoir dirigés était exceptionnel. Le handicap du bégaiement chez Koussai a été puisé en s’inspirant de son frère dans la vraie vie. Un très bon avenir attend ces jeunes talents. Malek Ben Saâd a des réflexes et un savoir-faire que de grands acteurs n’ont pas. Une carrière florissante à l’étranger l’attend à mes côtés. (rire)

    Des comédiens et grands artistes de théâtre, comme Fathi Akkari, Riadh Hamdi, Mhadheb Rmili participent-ils à l’élaboration du scénario ?
    Non. La puissance des dialogues, on la doit à Imed Eddine Hakim, le scénariste. Mais avec des noms aussi connus, il y a des discussions, des échanges autour du texte, de certaines techniques. Pour Riadh Hamdi, le travail s’est fait davantage au niveau de l’accent. Je donne une marge à la modification des dialogues à temps et j’évite l’improvisation. Il y a une touche de Mhadheb Remili dans son monologue au tribunal aussi. Akkari a ajouté du sien. Il y a une toute légère intervention de la part des acteurs dans les dialogues, mais qui reste subtile et minime.

    Les Arjoun, Nour et Selim tiennent les ficelles de la musique de cette 2e partie. Pourquoi ce choix ?
    Selim, je le suivais depuis longtemps. Le changement devait se faire au niveau de la musique aussi. Pour cette 2e saison, j’ai pensé à lui. C’était évident. Quand j’ai écouté son répertoire, il correspondait à la saison. Il est dynamique, très productif. Il avait déjà «Trab», la chanson du générique, sortie bien avant «Harga 2». Sa musique a donné une portée autre à la saison. C’était une découverte. Je suis reconnaissant. Le Soundtrack de «Harga 2» est disponible sur I-Tunes. 

    Par quoi se caractérise «votre travail en équipe» ?
    Notre équipe a entamé un travail sur de bonnes bases en manipulant un «Mood Board», par exemple, qui est un montage de différents éléments graphiques qui compile toutes les sources d’inspiration d’une personne, qui peaufine les idées créatrices et les éclairent : palette de couleurs et inspirations liées aux personnages, aux lieux, aux costumes… tout passe au crible par moi-même, en équipe et dans le détail près. Tout se fait à l’avance. Je salue au passage Rabii Masseoudi, Randa Khedher, Ahmed Ben Kridis, Nahla Smati, etc : nous nous connaissons assez, fort heureusement, pour savoir comment travailler en collectivité et ce que nous voulons transmettre et réaliser. Je suis reconnaissant au producteur Ridha Slama pour son implication, et sans qui, ce tournage n’aurait pu se passer dans de telles conditions.

    Avez-vous des anecdotes drôles à nous raconter ?
    On nous a retenus en Italie. On ne pouvait pas rentrer avant les transferts de sommes d’argent. Et on a dû improviser sur des lieux publics pour filmer, toujours à Palerme. On se présentait comme étant des étudiants désireux de réaliser un film de fin d’études et on nous croyait. Dans la décharge, le défi c’était de ne pas filmer les gens qui travaillaient là-bas et qui étaient très nombreux.

    «Harga 2» en chiffres ?
    140 comédiens, plus de 25 personnages principaux, 78 jours de tournage, 70 lieux : décors et sous-décors. Deux pays. Sans compter le désert, la mer, le Sud, la capitale, les régions côtières. Plus de 80 personnes dans l’équipe technique. On a dû s’adapter à une coupure de tournage liée à une infection à la Covid et à une fatigue extrême.

    Vos projets à venir ?
    J’entame un tournage conséquent à l’étranger sur une très bonne période. Les années prochaines, je compte travailler davantage sous d’autres cieux. Une occasion de prendre de la distance par rapport à la production ramadanesque de feuilletons en Tunisie.

    Que pensez-vous de l’émergence des plateformes de visionnage en ligne ?
    A encourager. Evidemment. Le piratage doit être banni. Et on aimerait voir des plateformes qui produisent leurs créations et qui ne fonctionneront pas uniquement comme étant une vitrine ou un support. Les plateformes sont une alternative à un changement dans le paysage audiovisuel et qui doit se faire à la racine.     

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  • Qui est Steven Spielberg ?

    Steven Spielberg est, sans conteste, l'un des réalisateurs de films les plus réussis de tous les temps. Le nom de Steven Spielberg, lorsqu'il est associé à un film, assure presque toujours le succès de ce film, plus ou moins. Il est très constant dans la réalisation de films populaires, excellents et divertissants.

     

    Mais qui est Steven Spielberg ? Steven Allan Spielberg est né à Cincinnati, Ohio, le 18 décembre 1946. Son père, Arnold, est un ingénieur électricien qui développe des ordinateurs et sa mère, Leah, est pianiste de concert. Il est l'aîné et a 3 petites sœurs nommées Annie, Sue et Nancy. Ils déménagent en Arizona et vont à l'école secondaire Arcadia à Phoenix où commence sa passion pour le cinéma.

     

    À l'âge de 12 ans, il réalise son premier film amateur, un western de 8 minutes, intitulé The Last Gun. Il faisait payer l'entrée à ses films amateurs et sa soeur Annie vendait des popcorns. À l'âge de 14 ans, il réalise un film de guerre de 40 minutes intitulé Escape to Nowhere. À 16 ans, il crée un film de 140 minutes intitulé Firelight, une épopée de science-fiction basée sur l'histoire écrite par sa sœur Nancy sur une attaque d'OVNI. Plus tard, il tente de s'inscrire à un cours de cinéma à l'université de Californie du Sud, mais est refusé deux fois. Il étudie alors l'anglais à l'université d'État de Californie à Long Beach et se dirige vers le cinéma.

     

    À l'âge de 22 ans, il est engagé comme stagiaire par les studios Universal. On lui a alors confié par erreur un travail à faire. En réalité, il s'agissait d'un film de 26 minutes intitulé Amblin. Un vice-président de la télévision d'Universal a vu le film et il est devenu le plus jeune réalisateur à signer un contrat à long terme avec un grand studio d'Hollywood. C'est le début de sa carrière cinématographique à succès. Il a reçu l'Oscar du meilleur réalisateur pour le film Saving Private Ryan en 1998.

    En 1985, il s'est marié avec Amy Irving, une actrice. Leur divorce, en 1989, est le troisième divorce de célébrité le plus coûteux de l'histoire à l'époque. Il a ensuite épousé Kate Capshaw, l'actrice principale d'Indiana Jones et du Temple Maudit. En septembre 1997, il a été impliqué dans un accident de voiture et a été soigné pour une blessure à l'épaule. En février 2000, son médecin a découvert qu'il était atteint d'un carcinome des cellules rénales, une forme de cancer du rein. Le rein a été enlevé par la suite. À 53 ans, il s'est rétabli rapidement et n'a pas eu besoin de traitement de suivi.

    Et le reste appartient à l'histoire. Steven Spielberg continue à produire et à réaliser d'excellents films les uns après les autres. La liste est très longue. Certains de mes préférés sont la série Indiana Jones et Jurassic Park. Son film le plus mémorable, pour moi, est La liste de Schindler. Et enfin, j'ai hâte de voir Indiana Jones 4.

     

     

     

    Qui est Steven Spielberg

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  • Cannes 2022 : Kaouther Ben Hania, Présidente du Jury de la semaine de la Critique

     

    La cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania présidera le Jury de la Semaine de la Critique, section parallèle du Festival de Cannes dédiée aux premiers et seconds films qui se tiendra à Cannes du 18 au 26 mai 2022.

    La Semaine de la Critique a dévoilé, lundi 18 avril, la liste complète des membres du jury de cette section organisée en marge de la 75e édition du Festival de Cannes prévu du 17 au 28 mai.

    Ben Hania sera accompagnée de la comédienne et réalisatrice franco-grecque Ariane Labed, du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson, du chef opérateur belge Benoît Debie et du journaliste programmateur Huh Moon yung, Délégué général du Festival de Busan en Corée du Sud.

    La présidente du jury remettra le Grand Prix de la Semaine de la Critique et le Prix French Touch du Jury à l’un des longs métrages en compétition, le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation au ou à la meilleure comédienne et le Prix Découverte Leitz Ciné du court-métrage.

    Le French Touch est un nouveau prix qui sera décerné pour la première fois, par le jury de la Semaine de la Critique à l’un des sept longs métrages en compétition.

    Kaouther Ben Hania est auteure de quatre courts-métrages (La Brèche, film d’école réalisé en 2004, Moi, Ma sœur et La Chose – 2006, Peau de Colle – 2013 et Les Pastèques du Cheikh -2018) et quatre longs-métrages dont un documentaire, qui sont primés dans plusieurs festivals. Elle est également auteure d’un documentaire de 75mn, Les Imams vont à l’école (2010).

    La cinéaste est une habituée du Festival de Cannes. En 2014, son premier long-métrage « Le Challat de Tunis » a été sélectionné à l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion) qui organise depuis 1993 une section parallèle à Cannes.

    Sélectionné dans la section ”Un Certain Regard” au Festival de Cannes 2017, son long-troisième métrage ”La Belle et la Meute” a remporté le Prix de la meilleure création sonore.

    Sorti en 2016, son second long-métrage documentaire ”Zeineb n’aime pas la neige“, coproduction tuniso-française, a remporté, la même année, le Tanit d’or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC).

    Son quatrième long-métrage, ”L’Homme qui a vendu sa peau” (The man who Sold His Skin), est une coproduction internationale qui associe plusieurs autres partenaires occidentaux, dans la coproduction et la distribution. Après avoir été présenté dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise en 2020, cette fiction a fait sa première tunisienne aux JCC 2020.

    ”L’Homme qui a vendu sa peau” est le premier film tunisien nommé à l’Oscar du meilleur film international. Il avait été retenu dans la short list des 15 films en course pour l’Oscar du meilleur film international des 93èmes Academy Awards.

    La Semaine de la Critique a récemment dévoilé l’Affiche de sa 61e édition. Sur l’affiche ”la photographe Charlotte Abramow projette sur un corps les personnages du film Sous le Ciel d’Alice de Chloé Mazlo, entre lanterne magique et bon génie des mille et une nuits », lit-on sur le site de la Semaine.

    La sélection de la 61e Semaine de la Critique sera annoncée le mercredi 20 avril dans la matinée.

     
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  • Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2022 : Belles distinctions pour le jeune cinéma tunisien

     

    L’annonce de la liste des films sélectionnés par le délégué général Paolo Moretti et son comité a suscité une immense joie parmi les acteurs du secteur cinématographique et culturel tunisien et autres avertis et amateurs car elle dévoile les noms de deux Tunisiens : Erige Sehiri et Youssef Chebbi.

    Créée en 1969 par la SRF (Société des Réalisateurs de Films), la Quinzaine des Réalisateurs est une sélection parallèle du Festival de Cannes qui a pour vocation de « faire découvrir un large spectre de films, afin de mettre en valeur les pratiques les plus singulières et visionnaires du cinéma contemporain. »

    Chaque année, la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs met à l’honneur des films sans contraintes de genre, de format, de durée ou de provenance géographique. Empreints d’un esprit contemporain et bousculant les codes de narration et de représentation, ces films, choisis et accompagnés par une équipe de professionnel.le.s passionné.e.s, sont partagés avec un public unique, de par son enthousiasme et sa réceptivité.

    La Quinzaine des Réalisateurs a présenté des films et soutenu des cinéastes qui ont profondément influencé le cinéma contemporain et contribué à l’évolution de son langage, parmi lesquels, Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder, Nagisa Oshima, George Lucas, Martin Scorsese, Chantal Akerman, Djibril Diop Mambéty, Jim Jarmusch, Michael Haneke, Spike Lee, Naomi Kawase, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Sofia Coppola… Et plus récemment Albert Serra, Clio Barnard, Lisandro Alonso, Céline Sciamma, Ruben Östlund, Xavier Dolan, Bertrand Bonello, Alice Rohrwacher, Joshua et Ben Safdie, Miguel Gomes, Chloé Zhao, Robert Eggers…

    Pour la 54e Quinzaine des réalisateurs qui se tiendra cette année, du 18 au 27 mai 2022, la séléction accueille sur vingt-trois longs-métrages, neuf premiers films et invite quelques habitués à l’instar de Mia Hansen-Løve ou Philippe Faucon.

    L’annonce de la liste des films sélectionnés par le délégué général Paolo Moretti et son comité a suscité une immense joie parmi les acteurs du secteur cinématographique tunisien et autres avertis et amateurs car elle dévoile les noms de deux Tunisiens : Erige Sehiri et Youssef Chebbi.

    La première a été sélectionnée grâce à son long-métrage « Taht alshajara » (Sous les figues, Under the Fig Trees) avec Fida Fdhili, Fetęn Fđhili, Fedi Ben Achour, Gaith Mendassi, Samar Ameni, Fdhili Amri et Firas Abdou Mrabti.

    « Nous sommes parti.es de rien mais avec un désir fort de cinéma et d’authenticité. Merci aux actrices et acteurs si lumineux », écrit la réalisatrice sur sa page facebook.

    Erige Sehiri, réalisatrice et productrice tunisienne, ancienne journaliste indépendante, a réalisé et produit de nombreux documentaires. En 2012, son court-métrage « Le Facebook de mon père» participe au projet collectif «Albums de Famille» qui reçoit le prix coup de cœur CINEMED. En 2013, elle co-fonde le média tunisien Inkyfada et produit plusieurs documentaires pour la télévision. En 2018, le public découvre, lors des Journées Cinématographiques de Carthage, son premier long-métrage « La Voie normale » où elle suit, sur plus d’une heure, les quotidiens de cheminots sur la ligne 1, dans le Nord-Ouest tunisien, habitués à faire rouler leurs machines défraîchies et dont la hantise est de percuter un passant…

    Youssef Chebbi a été retenu grâce à son premier long-métrage « ASHKAL » avec Fatma Yousfi et Mohamed Houcine Grayaa. « Un premier long-métrage fascinant tant par sa mise en scène plastique que par ses évocations religieuses et politiques, le réalisateur situe ce polar métaphysique dans le tumulte et le déclin de la Tunisie post-révolution », déclare-t-on lors de l’annonce des films retenus. Une sacrée distinction pour le cinéma indépendant tunisien !

    Né en Tunisie en 1984, Youssef Chebbi Vit et travaille entre Tunis et Paris. Après des études d’art et de cinéma il réalise deux courts-métrages, Vers le Nord et Les Profondeurs tous deux sélectionnés au festival de Clermont Ferrand et diffusés 2011 sur France Télévision. Son intérêt pour les sujets sociétaux se retrouve dans Babylone, documentaire qu’il co-réalise deux ans plus tard avec Ismaël et Ala Eddine Slim et dont le thème est la construction et la vie d’un camp de réfugiés à la frontière entre Tunisie et Libye. Le film est récompensé par le grand prix de la compétition internationale au FID de Marseille et programmé au MOMA à New York.

    Youssef est également musicien et producteur au sein du label Bookmaker Records. Il est le cofondateur du festival de musique Sailing Stones Festival, qui se déroule chaque année dans une différente région de la Tunisie.

    Bon vent!

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  • Sarra Abidi parmi 5 cinéastes arabes lauréates du Fonds Netflix pour l’égalité des chances

     

    La Tunisienne Sarra Abidi est parmi les cinq cinéastes arabes, réalisatrices et productrices, lauréates du Fonds Netflix pour l’égalité des chances, en partenariat avec le Fonds arabe pour les arts et la culture (AFAC).

    Le Fonds Netflix pour l’égalité des chances en région arabe est doté de 250 000 dollars américains qui seront alloués aux cinq projets finalistes.

    Présélectionnées parmi une liste de femmes cinéastes au titre du cycle 2021, les lauréates du Fonds Netflix pour l’égalité des chances représentent le Liban, la Tunisie et le Maroc.

    Elles bénéficieront de programmes de formation spécifiques qui leur permettront de finaliser leurs projets de films dans les catégories fiction et non-fiction.

    « My name is Clara » est un projet de film de fiction de Sarra Abidi, réalisatrice et productrice, d’après le site d’AFAC.

    Selon le synopsis,  le film raconte l’histoire de qui Ayda travaille comme opérateur dans un centre d’appels depuis de nombreuses années. Au fil des années, sa vie sombre dans le vide et la solitude. Les événements apparemment sans conséquence et les rencontres fortuites qu’elle fait en cours de route la poussent à reconsidérer sa vie dans toute sa vacuité.

    Sarra Abidi est auteure de trois courts-métrages : « Rendez-Vous », « Le Dernier Wagon », et « 111 », Rue de la Poste.

    Son premier long-métrage « Benzine » (2017) est une fiction produite par son mari, feu Ali Ben Abdallah, connu en tant que producteur et directeur photo.

    Parmi les cinéastes finalistes, Asma El Moudir, réalisatrice et productrice marocaine (The Mother of All Lies) qui a été présélectionné dans la catégorie non-fiction.

    Les autres projets sont de fictions portées par des productrices libanaises, Diala Kachmar (From the Other Shore), Jana Wehbe (The Day Vladimir Died) et Tania Khoury (Manity).

    Lancé en 2021, Fonds Netflix pour l’égalité des chances est un fonds mondial qui a pour objectif d’établir plus d’opportunités pour les personnes issues de communautés sous représentées en vue faire entendre leur voix.

    Selon le site du géant du streaming, ce Fonds a été créé « afin de contribuer à créer de nouvelles opportunités pour les communautés sous-représentées au sein de l’industrie du divertissement. »

    Netflix soutient des organisations qui s’engagent à pourvoir des offres équitables dans les industries de la télévision et du cinéma, ainsi que des programmes Netflix sur mesure en vue repérer, former et offrir un emploi aux talents prometteurs dans le monde entier.

    Fin février dernier, l’entreprise du streaming a annoncé avoir collaboré avec plus de 25 organisations à travers le monde au cours des 12 premiers mois.

    Durant la même période Netflix a investi 14,5 millions de dollars dans des programmes qui contribuent à repérer, former et proposer des stages à des créateurs sous-représentés aux quatre coins du globe. Plus de 5 millions de dollars de cette somme sont spécifiquement destinés à soutenir les femmes.

    Le Fonds arabe pour les arts et la culture (AFAC), basé au Liban, est parmi les partenaires de Netflix.

    Créé en 2007, AFAC est un fonds indépendant qui finance les individus et les organisations dans les secteurs du cinéma, des arts du spectacle, de la littérature, de la musique et des arts plastiques, tout en facilitant les échanges, la recherche et la coopération culturelle dans le Monde arabe et ailleurs.

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  • Mes odyssées en Méditerranée | Siciliens de Tunisie: Claudia Cardinale : sa vie, ses films…

    Claude Joséphine Rose, Claudia Cardinale est née le 15 avril 1938 en Tunisie sous le Protectorat français. Sa mère Yolande Gréco, née en Libye, était la fille d’immigrés siciliens. Son père, Francesco Cardinale, est né à Gela en Sicile et a travaillé en tant qu’ingénieur à la «Compagnie des Chemins de fer de Tunis».

    Claudia, depuis toute petite, parlait le français, l’arabe et le sicilien de ses parents, elle n’a appris l’italien qu’après son entrée dans l’industrie cinématographique italienne.

    Cardinale a grandi avec ses deux frères Bruno et Adrien et sa sœur cadette Blanche. Elle a étudié à l’école «Saint-Joseph de l’apparition» de Carthage et a eu un diplôme de l’école Paul Cambon.  Dans un premier temps, elle souhaite devenir enseignante, mais le destin avait déjà tout décidé pour elle!

    Depuis toute jeune, Claudia Cardinale fait partie en Tunisie d’un casting d’un court-métrage intitulé «Anneaux d’or» de René Vautier et lorsque le film a été présenté au Festival de Berlin, elle a été remarquée par le réalisateur français Jacques Baratier, elle a obtenu sa pause cinématographique dans un petit rôle aux côtés d’Omar Sharif dans «Goha» de 1958, le film a remporté le Prix du jury au Festival de Cannes de la même année. Au cours de la semaine du cinéma italien à Tunis, en 1957, elle a remporté le concours de la plus belle Italienne de Tunisie et obtenu un voyage au Festival du film de Venise où elle a été remarquée par les producteurs de films et reçu une invitation pour aller étudier en Italie au «Centro sperimentale cinematografico». Elle quittera l’institut de cinématographie après son premier semestre car elle a été confrontée à des difficultés d’ordre linguistique à cause de la mauvaise connaissance de la langue italienne.

    Refusant plusieurs offres de films, elle retourne alors dans sa ville natale. Peu de temps après, elle change d’avis en raison de sa situation personnelle et signe un contrat de sept ans avec le producteur cinématographique italien Franco Cristaldi qui l’épousera, devenant ainsi son mentor et l’accompagnant pendant les premières années de sa carrière.

    Au cours des années 60, elle a figuré dans des films, comme «Il bell’ Antonio», «Austerlitz», «Big deal sur Madonna street» dirigé par Mario Monicelli et le très apprécié par les critiques, monument de la cinématographie italienne et française, «Rocco et ses frères» de 1960, réalisé par Luchino Visconti, avec Alain Delon, Renato Salvadori, Annie Girardot…

    En 1963, elle a figuré dans un certain nombre de productions majeures telles que «Le Guépard», film italo-français, réalisé aussi par Luchino Visconti, qui lui permettra de décrocher également le rôle dans «Huit et demi» de Federico Fellini. Ces deux films ont été acclamés par la critique et considérés comme deux des plus grands chefs-d’œuvre jamais réalisés.

    Grâce à son succès, notre Claudia devient rapidement une grande star et en 1965, elle reçoit son premier Prix «Nastro d’argento» pour le rôle de la meilleure actrice dans «La panthère rose» face à David Niven, son premier film américain bien qu’il ait été produit en Italie.

    Elle jouera dans plusieurs films hollywoodiens pendant les trois années suivantes avec de grands acteurs américains, comme John Wayne et Rita Hayworth.

    À la fin des années 1960, elle retourne en Italie et en 1968, remporte le prestigieux Prix «Davide di Donatello» pour sa performance comme meilleure actrice dans «Le jour de la chouette».

    L’un de ses rôles les plus connus était celui d’une ancienne prostituée dans l’épopée western «Il était une fois dans l’Ouest» (titre original : C’era una volta il West ), un western italo-américain de Sergio Leone, réalisé en 1968.

    Claudia Cardinale a travaillé avec Brigitte Bardot dans «La légende de Frenchie king» et «Les pétroleuses» de 1971, mais aussi avec Jean Paul Belmondo, Henri Fonda, Burt Lancaster, Marcello Mastroianni…

    Difficile à énumérer tous les films de cette grande actrice mondialement connue, fille de ce pays à laquelle la Tunisie lui doit beaucoup!

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