• Le cinéma iranien de 1930 à 1997

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    Depuis la réalisation du premier long métrage iranien en 1930 par Ogance Ohaniano jusqu'au véritable sacre du cinéma iranien lors du 50ème festival international du film de Cannes et l'attri­bution de la Palme d'or au magnifique film d'Abbas Kiarrostami Le Goût de la cerise en 1997, le septième art iranien a parcouru un long chemin. Le cinéma iranien a véritablement commencé sa vie et son parcours après la réalisation du pre­mier film parlant iranien en 1949 par Ali Daryabeighi et par la suite, ce cinéma naissant a pour­suivi son chemin grâce aux efforts Dr Esmaïl Kushan qui a été le véritable père fondateur du ciné­ma iranien.
    Entre 1930 et 1979, l'année de la Révolution islamique, en dépit des efforts continus des réalisa­teurs iraniens, seuls 650 longs métrages ont vu le jour.

    Après 1979 et suite à une courte période de stagnation provoquée par une série d'événements et de crises successives, le cinéma iranien renaît de ses cendres, se lançant avec une vigueur nouvelle vers une véritable reconnaissance internationale. Tout se passait comme si les iraniens avaient décidé de se servir de tous les atouts d'un héritage culturel plusieurs fois millénaire et du produit du génie des grands penseurs et poètes tels que Ferdowssi, Hafez, Sa'adi, Mawlana, etc. en vue d'exprimer leur vision du monde et de la destinée de l'homme à travers le septième art. Les tendances "humanistes", "populaires" et hautement spirituelles et poétiques du cinéma ira­nien ont conduit les spectateurs à travers le monde entier à rechercher dans le cinéma iranien les significations profondes des concepts de l'amour et de l'amitié, ainsi que l'essence profonde de la vie et peut-être la réponse à leurs maux et le remède à une certaine forme de lassitude et de désespoir engendrée par les aléas de la vie moderne et mécanisée qui se développe de plus en plus aux dépens des valeurs humaines. Limage de l'homme las et fatigué par la modernité qu'Abbas Kiarostami a magnifiquement mis en images dans Le Goût de la cerise ou les scènes magiques dans lesquelles Moshen Makhmalbaf (Ghandahar) ou Majid Madjidi (Baron) ou Abolfazl Jalili (Delbaran) ont su dessiner la vie des réfugiés afghans, ont offert au cinéma iranien sa véritable mission universelle !

    L'accueil formidable et enthousiaste que les cinéphiles du monde entier ont réservé au cinéma iranien nous apporte, si besoin est, la preuve de cette mission universelle. La présence de 933 longs et courts métrages iraniens au cours de l'année 2002 dans différents festivals internationaux et le nombre impressionnant de 93 prix décernés aux films iraniens à travers le monde au cours de cette même année démontrent l'engouement du public mondial pour ce cinéma et cette nouvelle vision cinématographique. D'ailleurs, la production cinématographique iranienne (62 longs métrages et 952 courts métrages produits en 2001) souligne la vitalité formidable de ce cinéma. Dès lors, il ne serait nullement erroné d'annoncer que le peuple iranien a choisi le septième art comme langage privilégié du dialogue avec les autres peuples et cultures. Je suis ravi, que dans le cadre de TRAVELLING TEHERAN, les cinéphiles aient de nouveau l'occa­sion de découvrir, ou de redécouvrir, des chefs d'oeuvres du cinéma iranien.

     

    Par: Dr. Hojatollah AYOUBI
    Attaché culturel de I'Ambassade d'Iran en France


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