• Kamel Abdat, invité de «Diasporama»Plus qu’un start-upper, un comédien multiple

    L’humoriste et chercheur universitaire Kamel Abdat était l’invité, jeudi dernier de l’émission «Diasporama» animée par Maya Zerrouki sur les plateformes du Soir d’Algérie.
    Établi depuis deux ans en France, Kamel Abdat joue déjà à guichets fermés dans les salles parisiennes. Vedette de l’humour algérien et de la défunte émission satirique Qahwet El Gusto puis Jornane El Gusto, il est souvent qualifié de «Nouveau Fellag», notamment en raison de leurs origines communes et du regard caustique porté sur la société et l’émigration algériennes. Interrogé à ce propos par Maya Zerrouki dans le cadre de l’émission «Diasporama du Soir d’Algérie, l’humoriste rappelle que Fellag, étant un pionnier et une référence incontournable, demeure une source d’inspiration pour la génération actuelle.
    Évoquant ses débuts, Kamel Abdat se définit d’abord comme comédien, lui qui vient du théâtre ; un héritage visible dans ses one man shows (terme qu’il préfère au stand-up) où il joue plusieurs personnages et situations. «Rester statique sur scène pour raconter la quotidienneté en vannes et traits d’esprit, ce n’est pas trop mon délire. Je préfère donner corps et voix à chaque personnage, imiter, exagérer peut-être, leurs traits et leurs caractères, me démultiplier sur scène et impulser du mouvement au récit», explique-t-il.
    Né à Iferhounene sur les hauteurs d’Aïn El Hammam, où il passe son enfance avant de s’installer avec sa famille à Tizi-Ouzou où il poursuit ses études secondaires et universitaires, puis à Alger où il fait son magister tout en travaillant à la radio nationale (Chaîne II). Très jeune, ses parents l’inscrivent à des cours de théâtre, d’abord pour dépasser sa timidité : «Enfant, j’étais très (trop) sage, timide et effacé», raconte-t-il à Maya Zerrouki. Mais ce sont sans doute ces traits de caractère qui lui ont permis d’observer son entourage, notamment «cet univers féminin» qu’il continue à réincarner sur scène. Parallèlement à sa passion pour le 4e art et l’humour, Kamel Abdat, bien qu’ayant un bac scientifique, choisit la littérature française à l’université, qu’il enseignera plus tard à la faculté de Bouzaréah. Deux vocations qu’il réussira non seulement à concilier mais à associer : son magister avait pour thème le théâtre de Kateb Yacine, lequel se verra également dans ses premiers pas sur scène où, accompagné d’une troupe, il était plutôt dans le registre du théâtre populaire.
    Interrogé par Maya Zerrouki sur son expérience dans les émissions satiriques politiques, interdites plus tard, Qahwet El Gusto et Jornane El Gusto, Kamel Abdat en garde un souvenir indélébile : «Avec une troupe dont les membres sont issus de plusieurs régions du pays, nous avons fait rire le public tout en démythifiant et, parfois en humanisant, le politique. Cela a duré six années et j’espère qu’un jour, ce genre d’émission jusque-là unique dans l’histoire de la télévision algérienne, puisse revenir.» Suite à la censure et l’arrêt et la censure de ces émissions, Kamel Abdat continue à animer des talk-shows politiques pour des chaînes privées jusqu’en 2020. Ce goût pour la satire sera reconverti en langage théâtral et devient incontournable dans ses one man shows actuels qu’il donne en France et au Canada.
    Interrogé sur le racisme en France, Kamel Abdat déclare qu’il est plutôt ressenti dans le milieu universitaire (où il prépare sa thèse de doctorat) : «Quand on est Algérien, on a moins accès aux laboratoires de recherches, aux postes de l’enseignement, etc.» alors que dans le monde du spectacle, ce phénomène est beaucoup moins présent, malgré l’absence de sponsors et de soutiens aux artistes algériens. À ce propos, l’humoriste plaide pour la promotion des talents algériens, l’ouverture sur le monde et la fin de l’autarcie algérienne : « ll faut qu’on apprenne, à l’instar d’autres pays notamment africains, à exporter et faire rayonner notre culture».
    Concernant la situation de l’art humoristique algérien, Kamel Abdat estime que le public algérien est l’un des plus réceptifs à l’humour, qu’il en est même producteur puisque «nous aimons rire de tout au quotidien, même dans les moments les plus dramatiques». Il évoque également l’explosion des talents sur les réseaux sociaux, un terreau confiné malheureusement dans le virtuel, «inexploité et privé d’espaces réels d’expression». Une énergie créatrice qui mérite d’être découverte et canalisée, notamment à travers la création de comedy-clubs mais aussi la relance du cinéma comique, à l’instar de celui qui faisait le bonheur des Algériens dans les années 1960-1970. Des solutions qui ne pourraient voir le jour, selon lui, sans une réelle volonté politique.
    Kamel Abdat qualifie son art de «rassembleur» et qu’au-delà de l’ironie et de la satire, il lui tient à cœur de véhiculer des idées de vivre-ensemble et de tolérance, en dépit des différences régionales, idéologiques ou philosophiques.
    L’artiste qui se produit en France, en Suisse et au Québec, réussit à remplir les salles grâce à un humour haut en couleur, inspiré à la fois de la ruralité kabyle, de la quotidienneté algérienne et de l’émigration. Bienveillant mais parfois féroce, il jouit d’une grande popularité auprès de la diaspora, étant quasiment le seul humoriste algérien qui se produit actuellement sur scène.
    S. H.

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  • Le film «Le petit Omar» projeté à Alger

    Portrait du martyr Omar Yacef

    Le film documentaire «Le petit Omar», un récit biographique sur le martyr Omar Yacef et un des héros de la bataille d'Alger, tombé au champ d'honneur à l'âge de 13 ans, a été projeté samedi soir à Alger en présence du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga.


    Produit en 2023 par le ministère des Moudjahidine dans le cadre du 60ème anniversaire de l'indépendance, le documentaire de 42 mn, retrace le parcours d'Omar Yacef, dit «Petit Omar», tombé au champ d'honneur le 8 octobre 1957 à la casbah d' Alger avec trois autres martyrs lors de la bataille d'Alger.


    Réalisé par Nourredine Chekired sur un scénario de Abdelkrim Chekrouche, le film dresse un portrait émouvant du «Petit Omar», neveu du moudjahid décédé Yacef Saâdi, qui a rejoint très jeune le combat libérateur comme «agent de liaison» chargé de transmettre des renseignements et consignes des chefs révolutionnaires aux moudjahidine lors de la bataille d'Alger.

    Suivant un ordre chronologique narratif, le documentaire se base sur un récit historique et des images d'archive, appuyés de témoignages recueillis auprès de ses compagnons d'armes et ses proches, en plus de personnages fictifs.


    Le moudjahid Mahmoud Arbadji, Djamel Hantali ou encore Fadila Bouhamidi, soeur de Mahmoud Bouahmidi, un des quatre martyrs avec Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali, Omar Yacef, de l'explosion de leur cache par l'armée coloniale le 8 octobre 1957 à la Casbah, ont évoqué l'enfance d'Omar dans la Casbah et leurs liens directs avec ce «garçon», décrit comme un enfant «courageux» et «déterminé», engagé très jeune dans le combat libérateur.


    Ils ont également relevé les rapports étroits qu'entretenaient «le petit soldat» avec les leaders révolutionnaires lors de la bataille d'Alger, notamment Larbi Ben M'hidi qui lui servait de guide pour les opérations de guérilla dans cette cité historique.


    Fadila Bouhamidi raconte que leur domicile familial abritait la cache des quatre martyrs dont son frère adolescent qui, a-t-elle rappelé, avait pour mission de fournir des renseignements au Front de Libération nationale (FLN).


    Le ministre des Moudjahidine, Laïd Rebiga, a déclaré à l'issue de la projection, que le documentaire «Le petit Omar» est une oeuvre qui vise à préserver la Mémoire nationale, en ciblant les enfants auxquels il faut transmettre et inculquer les hautes valeurs du sacrifice, inspirées de la glorieuse Guerre de Libération nationale.
    «Le petit Omar»est un cas parmi d'autres enfants qui ont aimé le pays et marqué de leur empreinte son histoire et son combat pour l'indépendance».


    De son côté, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a estimé que le film «représente une valeur ajoutée à la mémoire et aux archives afin de faire connaitre aux enfants les sacrifices de leurs ancêtres pour la souveraineté».

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  • GuelmaUn cinéma revient à la vie

    La salle de cinéma «El Intissar» du centre-ville de Guelma a rouvert ses portes au public mardi, après plusieurs années de fermeture.


    La réouverture de cette unique salle de cinéma de Guelma est venue après la cession de son exploitation à un jeune investisseur en vertu d’un acte de location renouvelable et un cahier des charges qui en détermine les domaines d’activité, a précisé Boudjemaâ Benamirouche, directeur de wilaya de la culture et des arts, dans une déclaration de presse en marge de la cérémonie d’ouverture.


    Rénovée en 2010 mais demeurée fermée, cette salle réalisée en 1910 sous l’occupation française en plein cœur de la ville de Guelma est appelée à relancer les spectacles cinématographiques, théâtraux et artistiques avec ses 419 sièges dont 158 en balcon, selon le même cadre.

    La salle est louée pour une période de cinq ans renouvelable après accord du ministère de tutelle et de la wali de Guelma, conformément aux conditions définies par l’Office national de la culture et de l’information (Onci) et consignées dans le cahier des charges de la location effectuée après une mise aux enchères ouverte nationale, a ajouté le même responsable.


    Cette salle est une des 12 salles de cinéma réhabilitées à travers le pays par le ministère de la Culture et des Arts, a relevé son nouveau gérant, Mohamed Himri, qui a assuré qu’un programme riche de films algériens et étrangers a été fixé pour attirer les cinéphiles guelmis outre la création d’un club de rencontre pour les artistes locaux.


    La cérémonie d’ouverture de la salle a donné lieu à la projection du film Héliopolis de Djaâfar Gacem sur les massacres du 8 Mai 1945 et à un concert de musique malouf et aïssaoua.

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  • La Kaza blanche de Rida BelghiatExil multiple et mémoire vivante

    Projeté aux Rencontres cinématographiques de Béjaïa et plus récemment à la salle Djurdjura de Tizi-Ouzou, le documentaire La Kaza blanche de Rida Belghiat revient sur le parcours d’un chanteur emblématique du chaâbi kabyle.


    Dans son film consacré au maître de la chanson chaabi d'expression kabyle, Cheikh El Hasnaoui, le réalisateur franco-algérien Rida Belghiat revient sur le parcours atypique d'un artiste qui, écrira-t-il dans le synopsis, «a choisi l'exil comme leitmotiv de son œuvre et de sa vie».


    Transcription en créole de La maison blanche, titre de la célèbre chanson de Cheikh El Hasnaoui, La Kaza blanche est un voyage au bout d’un long exil.


    À la fin des années 1930, poussé par la misère et le dénuement, le jeune Mohamed Khelout quitte son village natal d'Ihasnaouene, sur les hauteurs de Tizi-Ouzou, vers Alger, puis vers les faubourgs ouvriers de la capitale française où il exerça son art dans les cafés fréquentés par le prolétariat algérien, puis, à Nice, au sud de la France, et enfin, l'île de la Réunion dans le Pacifique où il décède le 6 juillet 2002.


    «J'ai essayé de résumer un parcours immense étalé sur trois continents. Cheikh El Hasnaoui a, non seulement, brisé la notion de frontières mais il a réussi à rapprocher l'île de la Réunion, au milieu du Pacifique, de l'Algérie.

    Le lien qu'il a créé est perceptible, comme on l'a vu dans le film, à travers le recueillement sur sa tombe par des Réunionnais et des Algériens», a déclaré Rida Belghiat lors de la récente projection de son documentaire, au cinéma Djurdjura de Tizi-Ouzou.


    En 52 minutes, la caméra de Rida Belghiat a tenté de restituer, par bribes et sous forme d’interviews et de témoignages, un passé fécond en création artistique avec lequel le chanteur a tenté de «couper les ponts».


    Après sa retraite niçoise, prise après sa décision de quitter définitivement la scène artistique en 1968, El Hasnaoui mit le cap, en 1986, avec son épouse Denise, sur l'île française de la Réunion pour élire domicile dans la ville de Saint-Pierre.


    Dans cette petite ville, au milieu du Pacifique, Cheikh El Hasnaoui et son épouse feront connaissance avec Frank Robert, agent immobilier réunionnais qui sera un véritable samaritain pour le vieux couple, et ne tardera pas à devenir l'homme de confiance de l'artiste qui en fera son fils spirituel et son légataire universel.


    Frank Robert, que l'on verra dans plusieurs séquences du film et qui se charge désormais de protéger les droits d'auteur de Cheikh El Hasnaoui auprès de la Sacem, s'est attelé depuis des années à faire connaître le chanteur dans l’île française du Pacifique.


    Grâce à lui, le nom de Cheikh El Hasnaoui finira par échapper à l'anonymat qu'il a voulu s'imposer. Il sera ainsi apposé sur des plaques commémoratives trônant au centre de l'agglomération de Saint-Pierre.


    Frank Robert poursuivra son ambition de participer à la préservation de la mémoire et de l'héritage du maître de la chanson chaabi d'expression kabyle en contribuant à la réalisation du film qui lui est consacré par Rida Belghiat dont le tournage a débuté au courant de l’année 2021 en Algérie, dans le village natal de l’artiste, sur les hauteurs Tizi-Ouzou ; à Alger, puis en France et enfin à Saint-Pierre de le Réunion.


    Le projet de consacrer un documentaire à l'auteur de «Ya noudjoum ellil» est né au hasard d'une balade du réalisateur dans les faubourgs de Saint-Pierre où il était en repérage pour les besoins du tournage d'une fiction.


    «Tout a commencé durant mon séjour à l’île de la Réunion de 2016 à 2017 pour le tournage de Tangente. J’ai habité dans le centre-ville de Saint-Pierre.


    En mars 2017, lors d’une balade, je suis tombé par hasard sur une plaque commémorative de la star de la musique chaâbi kabyle et algéroise Cheikh El Hasnaoui, installée par les autorités de la ville dans un petit jardin tout près du front de mer ; et puis sur une seconde plaque pas loin de la mairie.

    Ce fut une grande surprise pour moi qui suis algérien et qui ai grandi en Petite-Kabylie, baigné par sa musique dès ma tendre enfance, et ayant dansé sur ses airs dans les fêtes. Ce fut même un vrai moment d'émotion. J'avais le sentiment soudain de retrouver une part de moi ici, à des milliers de kilomètres de chez moi.

    Mais ce sentiment s'accompagnait de questionnements sur sa renommée d’artiste à la Réunion. Peu après, j'ai voulu aller me recueillir sur sa tombe. J’ai réussi à trouver sa trace dans le cimetière

     paysager de Saint-Pierre aux côtés de son épouse.

    Le gardien du cimetière qui m’a guidé jusqu’à sa tombe m’a parlé de lui avec beaucoup d’enthousiasme. J'étais touché par l'évocation de cet inconnu, qui me parlait d’El Hasnaoui comme de la star du cimetière.

    J’avais le sentiment que nous partagions un patrimoine commun. Cette rencontre fut un début de réponse à la question que je me suis posée sur la place qu'occupait l’artiste ici. Ce sentiment est devenu une conviction et l’élément déclencheur de mon envie de faire un film sur Cheikh El Hasnaoui», témoigne Rida Belghiat.


    Le jeune réalisateur n'a pas manqué de rendre hommage au vice-président de l'association culturelle Cheikh El Hasnaoui, Mohamed Ouamrane, qui a joué un rôle prépondérant dans la réalisation de son film. Enseignant universitaire à la retraite et membre actif de l'association, Mohamed Ouamrane a accompagné Rida Belghiat dans la préparation et la maturation du projet artistique.


    C'est à lui qu'est revenue la tâche d'établir la liste, ici en Algérie, en France, et dans l'île de la Réunion des artistes et des personnalités qui seront interviewés par le réalisateur.


    Le rocker Ali Amrane qui prépare un album où il revisite l’œuvre du maître ; le tandem Mouss et Hakim qui ont revisité ses chansons dans l’album Origines contrôlées ; Salah Mammar, Bheidja Rahal, Madjid Aït Rahmane, alias Petit El Hasnaoui, Rachid Mesbahi, Rabah Khalfa, Kamel Bouyakoub ; Daniel Waro, un poète et chanteur réunionnais qui est à l’origine du renouveau du maloya, un genre musical local ; Arno Bazin, un autre chanteur réunionnais… et bien d'autres rendront hommage par le chant ou le témoignage au maître du chaâbi.


    Signalons que la projection du film qui n'est pas encore distribué en Algérie a été initiée par l'association culturelle Cheikh El Hasnaoui avec le concours de la Direction de la culture et des arts de Tizi-Ouzou.
    S. Ait Mebarek

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  • Titre : Les Éléments Artistiques d'un Film : Une Exploration de l'Art Cinématographique

     

    Le cinéma est un art visuel et narratif puissant qui marie divers éléments artistiques pour raconter des histoires de manière captivante. Chaque film est une œuvre d'art unique qui combine plusieurs éléments pour créer une expérience visuelle et émotionnelle inoubliable pour le spectateur. Dans cet article, nous allons explorer en détail les principaux éléments artistiques d'un film.

     

    **1. La Cinématographie :**

     

    La cinématographie est l'art de la composition visuelle à travers la caméra. Cela englobe les choix de cadrage, d'angles de prise de vue, de mouvements de caméra, d'éclairage et de couleur. Le directeur de la photographie (ou chef opérateur) est responsable de la création de l'esthétique visuelle du film. Chaque plan est soigneusement conçu pour transmettre des émotions, des informations ou des thèmes spécifiques. Par exemple, un plan large peut capturer un paysage majestueux, tandis qu'un gros plan peut révéler les émotions d'un personnage.

     

    **2. La Direction Artistique :**

     

    La direction artistique concerne la création des décors, des costumes et des accessoires qui composent le monde du film. Elle contribue à l'authenticité d'une époque ou d'un lieu, ainsi qu'à la caractérisation des personnages. Un bon travail de direction artistique peut immerger le spectateur dans l'univers du film et renforcer le récit.

     

    **3. Le Son :**

     

    Le son est un élément crucial de l'art cinématographique. Cela comprend la musique, les effets sonores, et le dialogue. La musique peut influencer l'émotion du spectateur, créant des moments de tension, de joie, ou de tristesse. Les effets sonores donnent vie à l'environnement du film, tandis que le dialogue permet aux personnages de s'exprimer et de développer l'intrigue.

     

    **4. Le Montage :**

     

    Le montage est l'art de l'assemblage des images et du son pour créer une narration cohérente et engageante. Le monteur décide de la séquence des plans, de la durée des scènes et de la manière dont elles s'emboîtent pour raconter l'histoire. Le rythme, les transitions et les effets spéciaux peuvent tous être utilisés pour renforcer le récit.

     

    **5. La Performance des Acteurs :**

     

    Les acteurs sont les interprètes des personnages. Leur performance artistique donne vie aux rôles et permet au public de s'identifier et de s'émouvoir. Une bonne performance d'acteur peut être puissante et mémorable, laissant une marque indélébile dans l'esprit du spectateur.

     

    **6. Le Scénario :**

     

    Le scénario est la base de tout film. C'est l'élément narratif qui définit l'intrigue, les personnages et les dialogues. Un bon scénario doit être bien écrit, cohérent et capable de captiver le public. Il est souvent la première étape dans la création d'un film.

     

    **7. La Mise en Scène :**

     

    La mise en scène englobe la direction des acteurs, le choix des décors et des costumes, la gestion des mouvements de caméra, et la création de l'atmosphère générale du film. C'est l'art de guider tous les éléments artistiques vers une vision unifiée.

     

    **Conclusion :**

     

    Un film est bien plus qu'une simple succession d'images en mouvement. C'est une œuvre d'art complexe qui marie habilement la cinématographie, la direction artistique, le son, le montage, la performance des acteurs, le scénario et la mise en scène pour créer une expérience cinématographique inoubliable. Chaque élément artistique contribue à l'ensemble, permettant au film de transcender l'écran et de toucher les spectateurs de manière profonde et émotionnelle. En comprenant et en appréciant ces éléments, vous pouvez développer une appréciation plus profonde pour l'art cinématographique et découvrir de nouvelles couches de sens dans les films que vous regardez.

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  • Découvrez les Techniques Cinématographiques : Un Guide pour les Passionnés de Cinéma

     

    Le cinéma, en tant que forme d'art visuel et narratif, repose sur un ensemble complexe de techniques et de vocabulaire spécifique qui permettent aux cinéastes de raconter des histoires de manière captivante. Que vous soyez un cinéphile passionné ou un aspirant cinéaste, comprendre ces techniques cinématographiques peut approfondir votre appréciation du cinéma et même vous aider à réaliser vos propres projets. Dans cet article, nous explorerons quelques-unes de ces techniques et fournirons des ressources utiles pour approfondir vos connaissances.

     

    **1. Le Vocabulaire Cinématographique :** 

     

    Le cinéma a son propre langage, un ensemble de termes techniques qui décrivent les éléments et les actions qui composent un film. Apprendre ce vocabulaire est essentiel pour mieux comprendre les films que vous regardez et pour communiquer efficacement avec d'autres passionnés de cinéma. Un excellent point de départ est le site web "Apprendre le Cinéma", qui propose une liste de 57 termes cinématographiques expliqués en détail. Vous y trouverez des définitions pour des termes tels que "accéléré", "angle de prise de vue", "arrière-plan", et bien plus encore.

     

    **2. Les Techniques Cinématographiques :**

     

    Les cinéastes utilisent diverses techniques pour raconter une histoire de manière visuelle et émotionnelle. De l'utilisation de la caméra à la mise en scène, en passant par le montage et les effets spéciaux, chaque choix technique a un impact sur l'expérience du spectateur. Le site web "Spiegato" est une ressource précieuse qui explique en détail ces différentes techniques. Ils couvrent les processus de caméra et de montage, les effets sonores et visuels, et même certains types de performances dramatiques. En explorant ces techniques, vous pourrez décortiquer les films que vous regardez et en apprécier davantage la complexité artistique.

     

    **3. Ressources Wikipédia :**

     

    Wikipédia propose également une abondance d'informations sur les techniques cinématographiques. Leur article sur la "technique et la grammaire cinématographiques" répertorie les articles parus en français dans Wikipédia concernant le personnel et le matériel nécessaires à la production audiovisuelle, depuis la conception du projet, en passant par la préproduction, le tournage et enfin la postproduction et la distribution. Vous y trouverez des informations détaillées sur chaque étape du processus cinématographique.

     

    **Conclusion :**

     

    Le cinéma est bien plus qu'une simple succession d'images en mouvement sur un écran. C'est un art complexe qui repose sur une multitude de techniques et de compétences. En apprenant le vocabulaire et en comprenant les techniques cinématographiques, vous serez en mesure d'apprécier les films de manière plus approfondie et de peut-être même vous lancer dans la création cinématographique. N'hésitez pas à explorer ces ressources et à continuer à enrichir vos connaissances dans le monde passionnant du cinéma. Que votre voyage cinématographique commence !

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  • Dolce Vita» à Annaba

    Savez-vous qu’il y a un western algéro- italien ?
    C’est le film Trois pistolets contre César de Enzo Peri, tourné en Algérie et sorti en 1971.


    Tourné lui aussi en Algérie, Brancaleone s'en va-t-aux croisades (Brancaleone alle crociate) est une épopée bouffonne italo-algérienne réalisée par Mario Monicelli en 1970.


    Toujours dans le domaine du cinéma, l’Algérie et l’Italie ont également des liens communs dans les films La Bataille d’Alger réalisé par Gillo Pontecorvo et dont la musique est l’œuvre d’Ennio Morricone. Ceci sans oublier le film L’Affaire Mattei de Francesco Rossi.


    Une amitié de longue date avec l’Italie, l'invitée d'honneur du 4e Festival du film méditerranéen d’Annaba, qui se déroulera du 3 au 9 novembre 2023 au théâtre régional Azzedine-Medjoubi.
    K. B. 
    bakoukader@yahoo.fr

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  • L'Évolution du Cinéma Africain : Un Voyage à Travers le Temps

     

    Le cinéma africain a une histoire riche et complexe qui s'étend sur plusieurs décennies. Il a évolué au fil du temps, reflétant les diverses réalités et expériences des peuples du continent. Voici un aperçu de cette fascinante évolution :

     

    Débuts modestes (années 1960-1970) :

     

    Le cinéma africain a ses racines dans les mouvements de décolonisation des années 1960.

    Ousmane Sembène du Sénégal est souvent considéré comme le père du cinéma africain, avec son film "La Noire de…" (1966) qui a ouvert la voie.

    Les cinéastes de cette période ont souvent abordé des thèmes liés à la lutte pour l'indépendance, à l'identité africaine et aux défis socio-économiques.

    L'essor du cinéma engagé (années 1970-1980) :

     

    Les années 70 et 80 ont vu l'émergence de cinéastes tels que Djibril Diop Mambéty (Sénégal) et Souleymane Cissé (Mali) qui ont apporté une dimension artistique plus marquée.

    Le cinéma africain a souvent été utilisé comme un moyen de sensibilisation aux problèmes sociaux et politiques de l'époque, et il est devenu un outil important pour le changement social.

    La Nouvelle Vague (années 1990-2000) :

     

    Dans les années 90, une nouvelle génération de cinéastes africains est apparue, dont Abderrahmane Sissako (Mauritanie) et Mahamat-Saleh Haroun (Tchad).

    Ces réalisateurs ont exploré des thèmes plus variés et ont contribué à la reconnaissance internationale du cinéma africain.

    Le cinéma contemporain (années 2010 et au-delà) :

     

    Le cinéma africain contemporain est de plus en plus diversifié, avec des réalisateurs de différents pays explorant une variété de sujets.

    Les festivals de cinéma africain, tels que le Festival de Cannes et le Festival du Film de FESPACO à Ouagadougou, sont devenus des plateformes majeures pour la promotion du cinéma africain.

    Reconnaissance internationale (années 2000-2020) :

     

    Des films africains, tels que "Un homme qui crie" de Mahamat-Saleh Haroun et "Timbuktu" d'Abderrahmane Sissako, ont reçu des acclamations et des prix internationaux.

    Le cinéma africain contemporain continue d'explorer des thèmes allant de la migration à l'identité culturelle, tout en affirmant sa place sur la scène mondiale.

    Conclusion :

    Le cinéma africain a parcouru un long chemin depuis ses débuts modestes. Il a évolué pour devenir une voix influente dans le paysage cinématographique mondial, apportant des perspectives uniques et captivantes sur la diversité et la complexité de l'Afrique. En continuant à soutenir et à célébrer le cinéma africain, nous pouvons contribuer à son rayonnement et à sa croissance pour les décennies à venir.

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  • Entretien avec l’acteur, réalisateur et producteur Ahmed RiadZaïr Eddhalam ou le rugissement de la Révolution algérienne

    Acteur, réalisateur et producteur, Ahmed Riad est, ces derniers temps, une des figures les plus familières du paysage artistique algérien. Il a joué dans plusieurs séries, téléfilms et films dont Eden, les films sur la Révolution algérienne, Le Facteur, El Bahhar (le marin) et El Kechef (le Scout), ainsi que dans Rijal Al Fourqane du Syrien Khaled Al Khaled et le film Saint Augustin de l’Egyptien Samir Seif, dans lequel il y a une distribution d’acteurs internationaux.


    Ahmed Riad est le réalisateur du film Zaïr Eddhalam, sorti dernièrement et dont l’histoire se passe durant la guerre de Libération nationale. Le film est dans les salles de cinéma algériennes depuis ce mois de septembre.

    Le Soir d’Algérie : Une première lecture de votre film Zaïr Eddhalam laisse deviner qu’il a plusieurs messages, notamment celui sur la notion de fraternité, celle biologique et celle de combat pour une cause juste.


    Ahmed Riad : On parle ici d’un mythe tragique qui a commencé depuis la nuit des temps, depuis Qabil et Habil (Caïn et Abel), les enfants de Sidna Adam. A ce sujet, on revient aussi sur le livre de Jean-Pierre Vernant Mythes et Tragédies en Grèce ancienne, sur les conflits familiaux.
    Zaïr Eddhalam est aussi un conflit entre deux frères à cause, notamment, de la jalousie. Chacun d’eux a son camp et son clan.

    Le titre Zaïr Eddhalam, c’est parce que le héros est un non-voyant ?
    Il y a plusieurs explications au titre Zaïr Eddhalam. Tout d’abord, cela renvoie au rugissement d’un lion. C’est le cri de la révolution. Nous vivions une époque coloniale, donc il fallait, un de ces jours, crier fort. C’est aussi quand on se parle à soi-même et à force de le répéter, ça se dégage un jour.


    Eddhalam : Le héros Moussa est un non- voyant par accident, c’est dans le sens figuré mais dans le sens global. Eddhalam est aussi l’obscurité que nous vivions avec l’Etat colonial. On était dans le noir !

    Pour Moussa, les villageois sont ses frères, tandis que Khodja, son frère, est un ennemi et un étranger…
    Oui, mais Moussa est plus qu’un frère pour les habitants du village. C’est leur âme, leur conscience, leur protecteur dans un sens…

    Il représente beaucoup plus, la sagesse. Quand un enfant est tombé dans un puits, son frère, avec toute son innocence, n’est pas allé voir ses parents, parce que ce sont des gens fragiles, il est allé voir Moussa «le cheikh de la tribu».

    Comment a été l’accueil du public, des cinéastes et des professionnels après l’avant-première ?

    Tout d’abord, je suis honoré par la présence et les commentaires favorables de la ministre de la Culture et des Arts et du ministre des Moudjahidine et des Ayants droit. Les cinéastes et les professionnels aussi.


    Djaffar Gacem et Salim Aggar ont apprécié.

    Ali Aissaoui a parlé d’une excellente direction d’acteurs… Hacene Kechache a dit quelque chose de très pertinent et deviné que je voulais faire un long métrage, avec le budget d’un court métrage. J’ai réalisé un court métrage à la fin. Mais c’est moi qui avais finalement voulu ça et j’assume.

    Diriger un acteur pour le rôle d’un non- voyant n’est certainement pas facile…
    Je n’ai pas voulu de clichés et donner au comédien des lunettes et une canne… Mohamed Frimahdi est un géant du théâtre. Au cinéma, il a donné ce que je voulais de lui. Des fois quand il s’oublie un peu, je lui dis : «Redeviens un aveugle !» (rire).


    Mon expérience de comédien depuis plus de 17 ans m’a facilité la tâche dans la direction d’artistes. J’ai aussi vite fait des formations à Actors Studio et au Cours Florent de Paris où sont passés Lelouche, Isabelle Adjani et Gad Elmaleh.

    J’ai fait aussi une formation dans la direction d’acteur. Toute cette expérience m’a fait comprendre la psychologie d’un acteur. Aussi, avec moi, ça ne passe pas quand c’est faux. Un acteur sent quand un acteur triche.

    Le public commence à retourner dans les salles, grâce aux nouvelles productions hollywoodiennes et aussi au film algérien La Dernière Reine. Ne pensez-vous pas qu’il est temps pour les cinéastes algériens de faire des films destinés au grand public ?
    Pour relancer le cinéma, il faut d’abord avoir beaucoup de salles, beaucoup de duplex. On faisait des films grand public comme Les Vacances de l’Inspecteur Tahar, les films de Rouiched ou De Hollywood à Tamanrasset. Inculquer les valeurs de la Révolution algérienne, c’est nécessaire, c’est un travail de mémoire. Le public aime aussi les films où il y a de l’humour.

    J’ai proposé dernièrement un film humoristique, mais la commission ne l’a pas retenu. Elle est composée de 12 personnes, la majorité des producteurs et des réalisateurs.
    Je vais revoir le projet et relancer ça.
    Par ailleurs, un film est un produit qu’il faut produire et vendre comme tout autre produit dans d’autres domaines. Pour cela, il faudrait faire un bon film, une bonne promotion et une bonne bande-annonce.
    Pour Barbie, c’était complet. La Dernière Reine aussi. Le fait que certains disaient qu’il a été interdit, un moment, a finalement joué en sa faveur car tout ce qui est interdit attire. Le film grand public a ses ingrédients comme les histoires d’amour et l’action.


    Le public en a marre de ne voir que des drames. On dit que la philosophie est la mère des sciences. Je dirais que le cinéma est la mère des métiers… Par exemple, j’aimerais bien tourner des batailles à la Bouamama et cela fera travailler des artistes, des costumiers, des artisans, etc., en plus des métiers du cinéma.


    Il faudrait aussi produire beaucoup et pas uniquement pour le mois de ramadhan. Il faut aussi pouvoir se passer de ces espèces de sponsors qui ont créé une espèce de marché noir en exigent de faire jouer des influenceurs, parce qu’ils sont connus, à la place de comédiens professionnels.

    Des cinéastes ou artistes qui vous ont marqué ?
    Je suis très influencé par Mustapha Kateb, mon idole. Nous avons tous passé notre enfance avec les films de Hassan El Hassani, Rouiched, Wardia, des géants du cinéma qui m’ ont influencé.


    J’ai fait aussi beaucoup de musique de films. Dans ce domaine, je suis très influencé par Ahmed Malek. J’ai peut-être aimé le cinéma grâce à la musique de Ahmed Malek. Il était partout : Les Vacances de l’Inspecteur Tahar, Les aventures d’un héros, etc. J’ai été attiré par la musique de ce maître.

    Que pensez-vous de l’intelligence artificielle dans le domaine artistique ?


    Dans mon projet de film humoristique, j’ai voulu faire et appliquer de l’intelligence artificielle. étant informaticien, j’ai ma propre vision, mais j’ai envie de voir ce que l’intelligence artificielle peut donner en plus. J’ai des données… L’intelligence artificielle, c’est comme un moteur de recherches à qui il faut donner les bons mots-clés pour vous donner des idées.
    J’ai donc envie de voir ce que l’intelligence artificielle peut me donner.
    Entretien réalisé par Kader B.

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  • Le coup de bill’art du soirAllonger et faire parler des films muets ?

    Les ultrasons de la chauve-souris deviennent un mélodieux chant d’oiseau quand ils sont ralentis.


    L’expérience a peut-être été faite, mais on aimerait bien savoir ce que donnent des chefs-d’œuvre du cinéma muet quand ils sont ralentis. Voir le film soviétique muet Le Cuirassé Potemkine (1925) de Sergueï Eisenstein ou Le Dictateur (1940) de Charlie Chaplin dans des versions «normales», ça parle certainement mieux au spectateur d’aujourd’hui. Ceci, sans parler de la durée du film qui sera allongée considérablement.
    K. B. 
    bakoukader@yahoo.fr

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