• Comment faire un film ?

    Sur cette page en construction, on y apprendra comment réaliser un court-métrage en général, avec des trucs pour le CACOUMADEPUDEM en particulier.

    Pré-production

    La pré-production touche à tout ce qui se passe avant le tournage : scénario, storyboard, trouver des acteurs, etc. Une bonne préparation aide énormément lorsque vient le moment de tourner, et votre film n'en sera que meilleur, alors ne tournez pas les coins ronds!

    Brainstorming

    Quel est le genre de votre film? Est-ce que vous allez utiliser une technique spéciale? (stop motion, 3D, effets spéciaux tournés sur fond vert, etc.). Si vous voulez faire un film à la manière de telle émission de télé, ou de tel réalisateur, prenez des notes (écrites ou mentales) sur le genre de plans de caméra utilisé, le rythme des images, le style de musique, les costumes, etc. Pensez à des lieux auxquels vous avez accès, des gens que vous aimeriez avoir comme acteurs, et inspirez-vous en.

    Scénario

    Il est très utile de verbaliser son idée avant de la mettre en œuvre. En écrivant à propos des personnages, on les approfondi, et en décrivant les péripéties, on découvre les maillons faibles. Une fois les idées principales bien en place, il faut écrire un scénario qui a du punch. Une bonne structure aide beaucoup.

    Trucs : 
    • Faites lire votre scénario à plusieurs personnes et tenez compte de leurs critiques/suggestions.
    • Planifier pour que les scènes se passent le plus possible de jour. Il est beaucoup plus facile de filmer avec un éclairage naturel que de filmer des scènes sombres!
    • Dans un court-métrage de 6 minutes, l'intro dure 1:30, les péripéties sont 3 minutes et la résolution dure aussi 1:30.
    • Utilisez un bon logiciel comme Celtx pour la mise en page de votre scénario, ainsi que pour faire la liste des acteurs, lieux, etc.
    Voir aussi :
    Storyboard

    Le storyboard présente des dessins de chaque prise de vue du film à venir, un peu comme une bande dessinée. Vous pensez que vous pouvez vous en tirer sans storyboard? Probablement. Mais cette étape permet de réfléchir à comment vous allez utiliser le langage de la caméra pour raconter votre histoire. J'ai vu beaucoup trop de courts-métrages où chaque scène est un seul plan, où on voit tous les acteurs, qui sont d'ailleurs trop loin pour qu'on les entende adéquatement. Regardez un bon film. Observez comment les plans se succèdent dans un dialogue, dans une scène d'action, etc. Il y a un nouveau plan à toutes les 5 secondes environ, et dans une scène d'action, il y a parfois deux plans par seconde! Remarquez les mouvements de caméra (zoom, travelling, etc.). Le storyboard permet d'avoir un plan d'action au moment du tournage, ce qui fait gagner beaucoup de temps à tout le monde.


    Trouver son équipe

    Il est possible d'être à la fois réalisateur, caméraman, acteur principal, monteur et scénariste de son propre film. Toutefois, il est agréable de diviser ces tâches avec des amis. Dans un film étudiant sans budget, il peut être difficile de trouver des acolytes compétents. Voici quelques trucs :

    Trucs:
    • Choisir comme acteurs amateurs des gens qui ont une personnalité proche de la personnalité des personnages qu'ils auront à personnifier.
    • Si vous avez besoin d'aide avec le son ou l'image de votre film, trouvez un étudiant en musique ou en cinéma qui peut le faire pour vous, ou vous donner un gros coup de main. Beaucoup de gens sont prêts à travailler sur des projets gratuitement pour embellir leur CV, à condition que le projet leur semble assez sérieux.
    • Agissez de façon professionnelle et préparez-vous bien au tournage pour ne pas faire perdre de temps aux gens.
    • Puisque vous ne payez personne à proprement dit, offrez un lunch et des rafraîchissements à votre équipe pour garder tout le monde de bonne humeur. De la pizza ou des sandwichs sont des choix populaires.

    Voir aussi :

    Le grand test

    Si c'est la première fois que vous utilisez votre matériel, faites un mini-film d'une minute pour l'essayer. C'est très important de se familiariser avec le processus en entier avant de commencer votre vrai film. Il suffit de filmer quelques plans de votre coloc qui se fait à souper, tout en jouant avec le zoom, le focus, la balance des blancs (white balance) et les autres options que vous pourriez avoir de besoin. Utilisez un micro externe pour prendre le son. Importez ces images dans l'ordinateur et faites un montage, sans oublier d'ajouter de la musique et des effets sonores. Finalement exportez votre film dans le format requis pour la CACOUMADEPUDEM. Il vaut mieux découvrir tout de suite si quelque chose ne fonctionne pas et trouver une solution avant de commencer votre vrai film!

    Tournage

    Le tournage est la partie la plus éprouvante de la production d'un film, mais elle se déroulera bien si vous vous êtes bien préparés. 

    Trucs:
    Ayez plusieurs piles AA neuves sous la main. Les microphones, flashs et autres matériel de tournage gobent beaucoup d'énergie.
    Rechargez les batteries de votre matériel la veille et apportez les chargeurs avec vous.
    Ayez des collations et des bouteilles d'eau pour vos acteurs et le reste de votre équipe.
    Ayez plusieurs copies du scénario, le storyboard et des stylos pour faire des corrections de dernière minute.
    Planifiez assez de temps pour le tournage. Les films que j'ai réalisés ont pris de une à deux heures de tournage par minute de film. (Prévoyez donc 15 heures pour un film de 7m30s!)

    Voir aussi :
    Quelques trucs à propos de faire un bon film (AFI Screen Nation)

    Le son
    La prise de son est l'aspect le plus souvent négligé des films du CACOUMADEPUDEM, si bien que les meilleurs films qui ont été présentés à ce concours étaient pour la plupart muets (ou doublés)! Pensez-y : si votre prise de son est faite avec le micro de la caméra et que vous êtes loin des acteurs, vous allez capter la réverbération de la pièce dans laquelle vous vous trouvez (sans compter le bruit du moteur de la caméra, ou le fou rire du caméraman). Puis, votre film sera diffusé dans une grade salle d'auditorium pleine de réverbération, il sera donc difficile de saisir tous vos subtils jeux de mots.

    La solution? Utiliser un micro externe! Le CACOUMADEPUDEM a récemment acheté un micro ATR 6550 qui est un micro de type «shotgun» fait expressément pour la vidéo amateur. Les étudiants de physique de l'Université de Montréal peuvent l'emprunter gratuitement pour faire leur film.

    Vous pouvez écouter la différence sur deux vidéos réalisés pour le Carnaval 2010. Dans Contrat d'gars : le physicien, on a utilisé le ATR 6550, et dans Contrat d'gars : remerciements, on a utilisé le micro interne de la caméra. Vous entendez comment le son sur "Le physicien" est plus clair que sur "Remerciements", où on capte la réverbération de la salle? Le son de "Remerciements" reste acceptable, car la caméra est proche des acteurs. Si vous filmez de loin, vous devrez prendre votre son autrement pour comprendre les acteurs.

    Trucs à propos du ATR6550:
    • N'oubliez pas de mettre des piles AA dans le microphone! (non incluses)
    • Prenez soin de pointer le micro dans la direction de vos acteurs puisque le ATR 6550 est un microphone directionnel.
    • Vous pouvez le mettre directement sur la caméra ou sur un stand à micro.
    • Si vos acteurs sont relativement proches, mettez-le en mode normal, et s'ils sont loin, mettez-le en mode télé.
    • Notez qu'on ne peut pas utiliser le ATR 6550 (mic level) pour enregistrer directement sur votre ordinateur (line level).
    • Le fil du micro est court, alors si vous voulez rapprocher le micro des acteurs tandis que votre caméra est loin, il vous faudra un fil de rallonge de mini-jack femelle à mini-jack mâle.
    Truc à propos du son en général
    • Enregistrer une minute de "silence" dans chacun des lieux de tournage. Cela sera très utile dans le montage sonore pour boucher des trous.
    • N'oubliez pas de monitorer le son à l'aide d'écouteurs durant le tournage.
    • Gardez l'oeil sur les niveaux de son, pour éviter l'écrêtage (peak).
    • Vérifiez que votre caméra a bel et bien une entrée de son. Les caméras vidéo en ont généralement une, mais les caméras photo digitales (qui peuvent également filmer), en ont rarement une.
    Voir aussi:
    Des trucs pour le son (AFI screen nation)
    Comment faire une bonne prise de son (parties 1 et 2)

    L'image


    Post-production

    Importer et organiser la vidéo sur l'ordinateur

    1. Importer les clips vidéos sur l'ordinateur. Cela requiert généralement de brancher la caméra à l'ordinateur grâce à un fil USB ou FireWire, et utiliser un logiciel d'importation.
    2. Utiliser un disque dur externe pour archiver les clips vidéo.
    3. Organiser les clips en utilisant des dossiers. Par exemple, mettre tous les clips appartenant à une même scène dans un même dossier. Faire plusieurs niveau de hiérarchie de dossiers s'il le faut.
    4. Regarder tous les clips vidéo, et noter lesquels vont être utilisés dans le film. C'est ici que ça paye d'avoir dit "scène X, prise Y, action!" pendant le tournage!
    5. Dans le logiciel d'édition vidéo, importer seulement les clips vidéos que vous avez noté, et les organiser, les classer, les regrouper de façon logique pour vous.

    Édition : faire un "rough-cut"
    L'idée ici est d'obtenir un montage qui utilise seulement des coupes franches. On veut avoir un bon brouillon de ce que sera le film final. 

    1. Si votre logiciel le permet, commencer par couper chacun des clips à la longueur voulue (en réglant les points d'entrée et de sortie)
    2. Diviser pour régner : travailler sur une seule scène à la fois, et créer une séquence "Master" dans laquelle on met les scènes bout à bout à la fin.
    3. Monter les clips dans l'ordre voulu.
    4. Regarder le résultat en notant les problèmes de rythme et de continuité.
    5. Raffiner le montage en coupant plus serré, en rajoutant des plans pris avec d'autres angles de vues.
    6. Faire mousser, rincer, répéter.
    Truc :
    -Couper le plan dans l'action. Le flou inhérent au mouvement permet de faire des coupes qui se remarquent moins.  Si vous attendez toujours qu'un acteur finisse un mouvement avant de couper un plan, ça a l'air terriblement forcé et artificiel. 

    Édition : la version finale
    Ajouter effets sonores, musique, effets spéciaux, filtres vidéos (par exemple : noir et blanc, effet de vieillissement ajuster le contraste, etc), transitions (fondu enchaîné/entrant/sortant, etc.), texte et générique.

    Trucs:
    - Les logiciels de montage permettent de faire une panoplie d'effets de texte et de transitions vidéo extravagantes. C'est amusant de jouer avec ces options, mais ça devient vite quétaine. À utiliser avec modération. Les fondus enchaînés (dissolve), fondus entrants et fondus sortants sont des valeurs sûres.

    Voir aussi :
    -Transitions (AFI Screen Nation)
    -Your final edit (AFI Screen Nation)  

    Autres trucs d'édition



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    Faites une affiche en format lettre US portrait.
    Optionnel : faites un "trailer" et publiez-le sur YouTube.
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  • On reprendra la distinction de Marcel Martin dans Le langage cinématographique(1985), entre les éléments non spécifiques que le cinéma partage avec d'autres arts (la peinture, la littérature, la musique ou le théâtre) et les éléments spécifiques au cinéma.

    Les éléments non spécifiques sont analysés selon six catégories : la conduite du récit, les acteurs, les dialogues, la musique, l'éclairage et le décor. Les éléments spécifiques se partagent en quatre catégories : l'image, le plan, le montage et le son... et de nombreuses sous catégories !

    Les éléments non specifiques

    1 - La conduite du récit pose la question de l'unité pertinante pour en faire le résumé, du type de focalisation utilisé par la narrateur et des anachronies mises en oeuvre pour rendre le récit plus dynamique. L'importance des anachronies au cinéma conduit à leur réserver deux pages spéciale sur le flash-back et le flash-forward.

    2 - Les acteurs : L'acteur de cinéma est un élément essentiel du dispositif cinématographique. Souvent bien mieux payé que le réalisateur, c'est autour de lui que s'organise le montage financier du film. L'acteur de cinéma classique était comédien, il possédait une grande technique (savoir rire, pleurer, danser…) pour interpréter un rôle. Avec le cinéma moderne, l'acteur est prêt à tout donner de lui-même pour incarner à l'écran une personne, un mixte entre acteur et personnage auquel parvenait anciennement, mais souvent de façon caricaturale, ceux que l'on appelait stars ou monstres sacrés du cinéma (Michel Simon, Jean Gabin...).

    3 - Les dialogues : Les monologues les plus célèbres sont sans doute ceux de Marlon Brando dans Jules César, et de Charles Laughton dans L'extravagant M. Ruggles. Les dialogues peuvent être théâtraux, littéraires, psychologiques ou réalistes.

    4 - La musique : La musique de film ne devient moyen de mise en scène qu'avec le film sonore, trouve un plein épanouissement dans le film musical et reste souvent inoubliable grâce à quelques chansons ou morceaux musicaux célèbres de films.

    5 - La Couleur : des premieres pellicules coloriées à la main aux effets les plus variés, la couleur accentue l'émotion.

    6 - Le décor : Pour Jean-Pierre Berthomé, le décor métaphorise la situation dramatique ou l'état psychologique du personnage. Il permet de définir les territoires psychologiques ou d'action des différents personnages.

     

    Les éléments spécifiques

     

    1- L'image : elle comprend l'analyse du format et du cadre avec des développements pour : hors-champsurimpressionplongée et contre-plongée,cadre débullé.

    plongées totales : L'étau (Hitchcock, 1963) et Il était une fois en Amérique (Leone, 1983)

     

    2 - Le pla: Le plan peut être défini du point de l'opérateur ou du spectateur après intervention du monteur. Pour l'opérateur, il s'agit du fragment de pellicule impressionné entre le moment où le moteur de la caméra est mis en route et celui où il a stoppé. Mais le plan tourné peut être fractionné au montage, coupé aux ciseaux et la première partie collée avec un autre plan, lui-même collé avec la partie suivante du premier plan tourné.

    On pourra aussi dire que le plan est le morceau de pellicule, sélectionné au montage, ayant défilé de façon ininterrompue dans la caméra, entre le déclenchement du moteur et son arrêt ou Le plan est le morceau de film tourné sans interruption et sélectionné au montage entre deux raccords.

    Seront étudiés dans des pages spécifiques Le nombre et l'échelle des plans , la profondeur de champ et les plans-séquences avec travelling et panoramique.

     

    3 - Le montage : Le montage a trois fonctions : syntaxique, sémantique et rythmique. La fonction syntaxique a pour objet d'articuler les plans les uns par rapport aux autres pour donner de la continuité, de l'unité à la narration. En ce sens, il doit être le plus transparent possible et ne produire aucun signe en direction du spectateur. Mais il porte en germe une source de montage expressif : l'effet de liaison peut être perturbé par un faux raccord ou un effet de ponctuation tel le fondu-enchainé

    La fonction sémantique du montage produit du sens connoté. Il met en rapport deux éléments différents pour produire des effets de causalité, de parallélisme, de comparaison, etc. La production de sens connoté est omniprésente dans le montage parallèle dont le but est de rapprocher symbolique deux situation ce qui n'est aps el acs du classique montage alterné.

     

    4 - Le son : Les perfectionnements technologiques permettent d'obtenir un son de plus en plus maitrisé alors que les cinéastes multiplient les inventions quant aux effets sonores.

     

     
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    le MONTAGE VIDEO pas à pas
     
     
       
     
     
     
           Le Matériel I  Le montage I L'audio I L'exportation
    Le montage virtuel est accessible à Tous, l'ordinateur en facilite les tâches.
     
    De nombreux débutants se posent la question : " Je ne suis pas doué en informatique, pourrais-je réaliser facilement du montage avec mon ordinateur ? "  
    Les logiciels de montage vidéo, grand public, sont simples d'utilisation. Ils n'exigent pas des connaissances pointues en informatique. Le minimum demandé est de posséder les connaissances informatiques de base. Des non spécialistes en informatique se révèlent, bien souvent, meilleurs vidéastes que des informaticiens chevronnés.
     
    Le montage virtuel (un pro dirait : la postproduction) consiste à organiser, structurer les images vidéo. Le succès de votre film en dépend. Le montage virtuel obéit à une logique, s'appuie sur des règles. Pour y voir plus clair, pas à pas, nous allons examiner les bases qui vont nous permettre de maîtriser les techniques.
     
    AVANT-PROPOS
     
    Les forums sont révélateurs de confusions, cela mérite des précisions :
     
    AVI : Format de fichier conçu pour stocker des données audio et vidéo. AVI est un "fichier conteneur" afin de permettre la lecture simultanée de l'image et du son. Un fichier AVI peut  contenir des fichiers vidéo au format DV, MPEG, DivX, ..... À noter : certains codecs  fonctionnent avec une carte graphique spécifique, ils ne peuvent donc être lus par d'autres cartes. Utilisez des codecs compatibles avec toutes les cartes : Ligos Indeo, Microsoft, Cinepak codec ...
     
    L'AVCHD est un format fortement compressé. Vouloir en faire une conversion (décompression) entraîne une perte de qualité de l'image.
     
    VirtualDub, utilitaire de capture et traitement vidéo, a de multiples fonctionnalités, il n'en n'est pas pour autant un logiciel de montage vidéo. Cet utilitaire peut venir en complément de logiciels vidéo gratuits.
     
    Un montage sera réalisé dans de meilleures conditions lorsque celui-ci a été anticipé lors du tournage : choix du matériel (appareils adoptant le même format vidéo), séquences filmées selon un plan de travail (script).
     
     ÉTAPE 1 : LE MATÉRIEL
     
     
    La première étape consiste à bien choisir son matériel. 
     
    Le budget conditionne de nombreux débutants qui optent pour le tout gratuit.
     
    L’avantage d’un logiciel gratuit est de répondre à un besoin particulier, mais pour qui veut capturer ou importer des fichiers vidéos, procéder à un montage, convertir, créer un DVD, il faut passer par une série de logiciels. Le travail est alors lourd, fastidieux et d'une qualité non garantie.  Ce n'est pas la solution idéale.  En optant pour l'achat d'un logiciel complet, pour un budget raisonnable, le travail sera facilité et surtout plus agréable.
     
     Dans la rubrique " Matériel ", vous avez un aperçu du matériel nécessaire à la vidéo numérique. Votre équipement comprend : un ordinateur, un caméscope (ou un APN avec la fonction vidéo) .
     
    Ce n'est pas tout, il faut maintenant un bon logiciel de montage vidéo, de bons outils. Si vous avez peur d'investir, il vous est possible, avant d'acheter, de tester une version démo. Le dossier " Tests " met en avant le rapport qualité/prix et révèle d'importantes différences. De nombreux vidéastes recherchent du matériel facile d'emploi. Les logiciels dont les programmes sont prédéfinis (il suffit de choisir l'option proposée), à linstar des caméscopes entièrement automatiques, ont leurs adeptes mais ne conviendront pas à ceux qui souhaitent exprimer leur créativité.  Les critères à retenir pour choisir un bon logiciel : multipiste, nombre de fonctionnaltés, bibliothèque d'effets et transitions, titreur, gestion des formats en importation et exportation, traitement de l'audio, capacité à gérer des projets lourds, création de DVD ou Blu-ray.
    haut de page
     
        ÉTAPE 2 : ACQUISITION
    La procédure est fonction du type de caméscope utilisé :
     
    - avec un caméscope mini DV, il s'agit de capture (menu " Capturer " ou " Enregistrer " selon le logiciel). La liaison est en IEEE 1394 (Firewire, iLink). La durée de la capture correspond à la durée de la vidéo capturée. L'opération dérushage permet de capturer partiellement un rush (capture sélective).
     
    - avec un caméscope DD, carte mémoire, DVD, ou par liason USB : l'acquisition se fait par importation comme lecteur amovible. La durée de l'importation est courte, la rapidité est fonction de la configuration de l'ordinateur. Un rush est importé dans son intégralité, le dérushage n'est pas possible. À noter : la vidéo issue de certains appareils ou téléchargée, n'est pas adaptée au montage (résolution trop petite pour donner une bonne qualité d'image).
     
     La connexion d'un caméscope à un ordinateur via le port USB implique l'intallation du pilote fourni avec l'appareil, afin que celui-ci puisse être reconnu.
     
     Autant que faire se peut, consacrez un disque dur ou une partition exclusivement à la vidéo. Créez un répertoire par film (si plusieurs) et mettez dans chaque répertoire l'ensemble des fichiers concernant le film (vidéo, audio, photos). Donnez aux répertoires et fichiers des noms simples et faciles à mémoriser.
     
    Pour ouvrir un nouveau projet, il faut le paramétrer, par exemple :
     
    vidéo : PAL 16/9 (1920x1080, 25fps)
     
    audio : 48000 ou 44100 Hz
     
    haut de page
     
     ÉTAPE 3 : LE MONTAGE
     
     Qui n'a pas eu une réaction positive ou négavite en écoutant des conteurs d'histoires ? L'un a créé une émotion, vous a donné envie de l'écouter, l'autre vous a ennuyé. 
     
    La vidéo est une histoire, un récit. En réalisant le montage d'une vidéo, rappelez-vous la réaction que vous avez eue en écoutant un conteur. Ayez toujours à l'esprit que votre film va susciter des réactions. Ne perdez jamais de vue l'intérêt du spectateur. Vous devez le captiver du début jusqu'à la fin.
     
    Vous avez capturé différents éléments qui, si vous les assemblez bout à bout, seront disparates. Pour construire votre récit, pardon, votre film vidéo, vous devez le structurer. Lors du tournage, vous avez commis des erreurs qui méritent une bonne correction, pas d'inquiètude, vous corrigerez lors du montage. Le montage  va vous permettre de situer un évènement dans le temps, dans l'espace, de créer un rythme, de donner un sens artistique à votre œuvre. Le spectateur attend que vous l'intéressiez. Séduisez-le. Vous disposez pour cela de nombreux moyens. Regardons-les de près.
     
    En premier lieu, établir un plan de travail : prenons l'exemple d'un voyage.
     
    Le plan de travail peut suivre un ordre chronologique (J1,J2, ...), le suivi d'un itinéraire (étape1, étape2,...). Un fil conducteur (un personnage, un itinéraire, une voix, ...) permet d'assurer la continuité des événements.
    Notre exemple :
     
    Introduction : annonce du voyage, la destination, les étapes (ici nous utiliserons comme fil conducteur l'itinéraire : carte avec les différentes étapes)
    Le voyage : étape 1 (carte avec étape 1), les sites visités, la vie locale, les particularités de l'endroit, étape 2 (carte avec étape 2), les sites, etc...
    Le final : une brève synthése du voyage avec des effets (par exemple : mur d'images), générique de fin.
     
    On distingue plusieurs types de montage permettant d'obtenir une signification cinématographique : Lire la suite
     
    LE RYTHME :
    Adaptez le rythme à la situation : Lire la suite  
     
    LA TRANSITION :
    Le premier réflexe est de vouloir utiliser la bibiothèque de transitions. Une transition est un code, elle ne peut donc être employée à tort et à travers. Lire la suite
    LES FONDUS :
    Pas besoin d'être un(e) fondu(e). Lire la suite 
    LES PLANS DE COUPE :
    Il est parfois impossible de raccorder deux plans. Une solution pratique consiste à intercaler un petit plan (angle différent, détail, contrechamp, vue décalée...). Ce plan s'appelle plan de coupe.
    LES RACCORDS :
    L'une des principales erreurs se situe dans le raccord. Lire la suite  
    LES EFFETS :  
    Dans le cas d'une vidéo en mode entrelacé (i) le désentrelacement convient mieux à l'application de certains effets (ralenti, arrêt sur image, ...). Habiller votre vidéo avec de beaux effets. Lire la suite 
    INSERTION / INCRUSTATION :
    Pour aérer ou enrichir une séquence on peut insérer un plan mais aussi un titre, une légende un texte. Deux méthodes : insertion ou incrustation.L'insertion s'intercale entre les plans. L'incrustation se superpose au plan. Reprenons l'exemple du voyage :Insertion d'un titre pour annoncer une étape (La ville). Visite d'un site, incrustation du nom du site. 
    LES MOUVEMENTS DE CAMÉRA :
    Ne montez jamais plusieurs mouvements de caméra à la suite. Vous devez toujours séparer par des plans fixes les travellings, zooms ou panoramiques. Au milieu d'un mouvement, vous pouvez insérer un plan d'ensemble. 
     
    LES TITRES :
    " Quel est votre titre ", demande la police. "Quoi, un sous-titre ? Il vous faut un bandeau "
    Un titre, oui, mais comment ? Ombré, 2D, 3D, déroulant ? Lire la suite
    LA VITESSE :
    Ne pas confondre les différents types de vitesse : vitesse d'obturation, vitesse d'enregistrement, effet vitesse
     
    CONCLUSION : 
     
    En résumé, une séquence ne doit pas être plus longue que ce qui est nécessaire à sa compréhension (un plan d'ensemble de la tour Eiffel d'1 minute n'apporte pas plus d'informations qu'un plan de quelques secondes). En revanche, la diversité et l'alternance des plans et des rythmes éveillent l'intérêt du spectateur, suscitent la curiosité. Ne jamais perdre de vue : un film qui endort est un film raté.
     
    Au delà d'un certain temps, l'attention diminue d'intensité (en moyenne 1h pour un adulte). Une vidéo réalisée par un amateur relate souvent un événement familial ou un voyage, donc avec peu d'action. Une vidéo dépourvue d'action, d'émotion, de mystère, de suspense, doit avoir une durée maximale de 50 à 60 mn. Mieux vaut une vidéo de 10 mn qui séduira, qu'une de 60 mn qui ennuiera.
     
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     ÉTAPE 4 : L'AUDIO
     
     
    Le montage vidéo et le montage audio sont deux spécificités, chacune avec leurs techniciens spécialisés. Or le vidéaste amateur doit maîtriser ces deux aspects.
     
    Le traitement de l'audio est aussi important que celui de la vidéo. Et pourtant, c'est un domaine trop négligé par les débutants (et par certains logiciels). Une musique bien choisie met en relief les images. Un commentaire enrichit l'information. Comme pour la vidéo, le montage audio a ses règles. 
    Faut-il garder le son synchrone (enregistré avec l'image) ? Si le son synchrone est une information complémentaire (ambiance d'une rue, d'un lieu public) la bande originale sera utile. Au contraire, si cette bande son n'apporte aucune information (par exemple la visite d'un site sans guide) il est préférable de remplacer la bande sonore par une musique de fond agrémentée d'un commentaire préparé par le vidéaste en voix "off" (la source de la voix - le commentateur - n'apparaît pas à l'image). Lors de la visite avec un guide, nous utiliserons la voix "in" (la source - le guide - est à l'image) et la voix "off" où seront collées des images correspondantes aux commentaires.
    Lorsque un commentaire est ajouté à un fond sonore, il faut diminuer le gain du fond sonore (sur la durée du commentaire) pour rendre clairement audible le commentaire.
    Pour illustrer votre vidéo, vous avez besoin du champ d'un grillon, de la sonnerie d'un téléphone, des rires d'une foule, du premier cri de bébé, ..., vous trouverez votre bonheur avec des CD/DVD à acheter ou en téléchargeant les bruitages de votre choix (gratuits ou payants)
    La meilleure façon de raccorder deux enchaînements musicaux est de pratiquer un fondu enchaîné.
    Tout comme en vidéo, il peut être appliqué à l'audio de nombreux effets, soit pour corriger, réparer (suppression d'un bruit parasite, gain, etc.) soit pour créer une atmosphère différente (réverbération, écho, distorsion, etc.).
    Si le succès de votre vidéo dépend d'abord de la qualité de la réalisation, il dépend également de la qualité et de la richesse de la bande sonore.
     
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     ÉTAPE 5 : L'EXPORTATION ET L'ENCODAGE
     
    Le montage vidéo et audio achevé, le film en est toujours au stade de projet. Il comporte 1 ou plusieurs pistes vidéo, 1 ou plusieurs pistes audio et un ensemble d'éléments. Il reste à accomplir la dernière étape : finaliser le film. Lire la suite
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  • Connectique I HDMI

    LA CONNECTIQUE :

    Types d'entrées (IN), pouvant équiper un ordinateur :

    connectique

    1. carte mémoire (SD/MMC, Mémory Stick, Compak Flash, Smart Media)
    2. port jeux
    3. composite* : reliez le magnétoscope ou autre source analogique via le câble RCA (jaune)
    4. S-Vidéo* : reliez le magnétoscope ou autre source analogique via le câble S-VHS (appellé également Y/C, Ushiden)
    5. USB : reliez le caméscope numérique, l'APN, le boîtier externe d'acquisition, autres périphériques, via le câble USB,
    6. Prise DV  (IEEE 1394, Firewire, iLink) : reliez le caméscope numérique, autres périphériques, via le câble IEEE 1394 

    * ATTENTION, peu d'ordinateurs possèdent les entrées analogiques RCA et S-Vidéo. Une carte graphique équipée d'une entrée analogique convertit l'analogique en numérique. La plupart des cartes graphiques ont la prise S-Vidéo uniquement en sortie (Out), il faut en ce cas passer par l'intermédiaire d'un convertisseur : carte d'acquisition interne ou boîtier externe.

    IMPORTANTUn périphérique (caméscope, APN, boîtier d'acquisition, ...) relié via le port le port Firewire, est en principe reconnu directement par l'ordinateur, lorsqu'il est relié via le port USB l'installation préalable d'un pilote (fourni avec l'appareil) est nécessaire.

    connectique2.
    1. câble S-VHS (appelé également Y/C)

    1. câble péritel

    1. câble composite RCA : jaune = vidéo, rouge = audio canal droit, blanc = audio canal gauche
    2. câble USB : type A (4 broches) et mini type B (5 broches)
    3. câble IEEE1394 (firewire, iLink) : 4 pôles et 6 pôles 

    Lorsqu'un ordinateur portable n'est pas équipé de port USB 2.0 ou firewire, s'il est doté d'un slot PCMCIA ou Express Card, l'ajout d'une carte PCMCIA ou Express Card, permettra les branchements utiles.

    exemple d'une carte PCMCIA (USB2.0, IEEE1394)           exemple d'une carte Express Card (IEE1394)

    cartePCMIA expresscard

     

     

    HDMI

     

    HDMI : (High Definition Multimedia Interface) rassemble plusieurs technologies. La liaison 100% numérique est sans compression et sans conversion. Les signaux audio et vidéo sont transmis sans altération ou déperdition. Cette connectique permet de relier ordinateur, écran, TV, lecteur Blu-ray, décodeur numérique compatible Mpeg4, appareil home-cinéma et certains autres appareils

     Le débit d’un câble firewire est au maximum de 800 Mb/s, le HDMI peut transporter jusqu’à 5 Gb/s. Les avantages sont considérables.

    HDMI.jpg

     
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  • Comment filmer un voyage
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    Aussi bonne soit l'idée d'un film, elle a besoin d'être mise en valeur, et son développement nécessite des qualités narratives. Pour ménager l'effet de surprise, plantez les lieux en tournant une séquence d'introduction qui mettra déjà dans l'ambiance. Ne pas respecter cette règle vous expose au sabotage des meilleurs plans.

    La règle d'or, pour un film de voyage, est de penser montage lors du tournage. Il ne faut pas filmer tout ce qui bouge, mais suffisamment pour construire son film. Pour cela il faut penser à qui est destiné le film et à qui vous voulez raconter votre histoire. Tournez utile, c'est à dire, faites une sélection lors de la prise de vues. Décidez avant le tournage quel sera le plan ou la séquence clé  qui représentera le mieux l'idée du film. Essayez de filmer court et intéressant.

    La structure d'un film de voyage est simple : une intro, le voyage, le final. Pour la cohérence et la continuité du film, pour l'unité du sujet, prévoir un fil conducteur : par exemple un personnage qui sera le lien de chaque étape (chapitre), ou encore le tracé d'un itinéraire. Sans un minimum d'unité, un film devient très vite ennuyeux à regarder.

    Lors d'un voyage (individuel ou organisé), le temps nécessaire pour filmer, le choix d'un emplacement pour la prise de vues ne correspondent pas toujours à nos désirs, il faut s'adapter aux circonstances.

    Sur un site, la visite en groupe n'offre pas les meilleures conditions pour le tournage. Il est souvent nécessaire, au détriment des commentaires du guide, de se séparer du groupe.

    La rue regorge de points intéressants révélant la vie locale. Les sujets et curiosités ne manquent pas (places, marchés, fontaines, lampadaires, enseignes, architecture...). La nuit est un spectacle coloré et lumineux favorable à une prise de vues jouant avec les lumières et impulsant un rythme.

    Les gens, leurs activités, leurs coutumes sont des sujets intéressants à traiter. C'est l'occasion de croquer des portraits dans différents angles.

    Le style reportage est une solution qui s'applique très bien au film de voyage.

    Une séquence de 12 à 15 s, de 3 ou 4 plans suffit pour porter une idée, un sentiment. Une séquence dénuée d'expression est inutile. Si la notion de partage est l'essence même, la notion d'émotion est indispensable pour créer le mouvement du film et captiver son public

    Quelques techniques :

    • le panoramique : Sont rares les vidéastes qui acceptent de s'encombrer d'un trépied lors d'un voyage. Le vidéaste réalise alors le panoramique à main levée (caméscope porté). Il faut en ce cas, prendre une position stable, caler le camécope contre soi respiration bloquée. Ne pas hésiter à en réaliser plusieurs en prenant soin de maintenir régularité et fluidité dans le mouvement.
    • le travelling : à pied, à cheval, en voiture est la formule adéquate pour un travelling. Les vacances (ou voyage) sont l'occasion d'utiliser des moyens de transport inhabituels (luges, parapente, calèche, mongolfière, téléphérique, ...). Autant en profiter pour des travellings. Un travelling arrière (depuis la lunette arrière d'une voiture) donne l'impression de quitter les lieux.
    • le zoom : à utiliser à bon escient.
    • le grand-angle : Quand la distance est insuffisante pour cadrer un ensemble, le grand-angle permet d'augmenter le champ de vision. Attention toutefois, un grand-angle déforme les lignes droites.
    • le téléobjectif : La profondeur de champ réduite concentre l'attention sur le sujet principal, l'arrière plan est flou.

    Attention au phénomème de condensation lors d'un passage brusque d'un endroit frais à un endroit chaud (ou vice-versa). Voir Trucs et astuces

    MONTAGE

    La postproduction est considérablement simplifiée quand, dès le tournage, le montage est anticipé.
     
    Le montage peut se présenter sous différentes formes :
    - En suivant la chronologie (jour par jour). Avantage : permet de mettre en scène les membres du groupe (famille, amis ...) participants au voyage. Inconvénient : ce type de vidéo n'intéresse que les personnes concernées par le voyage.
    - Style documentaire : quelle que soit la chronologie du tournage, un site sera traité dans la même étape. Avantage : suivi d'un itinéraire et lecture compréhensible pour un large public.
     
    Continuité image/son : exemple d'une séquence sur un groupe folklorique :
     - Une scène pour conserver un extrait musical sans coupure : priorité au son
     - Plusieurs scènes (sur même thème musical) en différents plans (larges, serrés) : priorité à l'image. Au montage, les plans seront raccordés sur le fond musical de l'extrait non entrecoupé.

    Juridique : lire la suite

    Quelques exemples de vidéos dans GALERIE VIDEO
     
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