• Les vacances de l?inspecteur Tahar à la salle El Mouggar

    Les vacances de l’inspecteur Tahar

    à la salle El Mouggar : Renouer les liens entre les cinéphiles et le grand écran

    Avec beaucoup d’entrées, Les vacances de l’inspecteur Tahar du cinéaste Moussa Haddad est incontestablement le film algérien le plus apprécié à travers plusieurs générations. Il a cartonné en termes de passages TV, de diffusion et de distribution en Algérie et à l’étranger, de surcroît, l’impact qu’il a engendré dans la culture populaire de l’Algérie postindépendance.

    PUBLIE LE : 06-02-2014 | 0:00
    D.R

    Avec beaucoup d’entrées, Les vacances de l’inspecteur Tahar du cinéaste Moussa Haddad est incontestablement le film algérien le plus apprécié à travers plusieurs générations. Il a cartonné en termes de passages TV, de diffusion et de distribution en Algérie et à l’étranger, de surcroît, l’impact qu’il a engendré dans la culture populaire de l’Algérie postindépendance.

    L’Office national de l’information de la culture et de l’information (ONCI) avec l’aide du Centre national du cinéma et de l’audiovisuel (CNCA) organisent jusqu’au 7 du mois en cours, des projections quotidiennes du mythique film algérien Les vacances de l’inspecteur Tahar à la salle El Mouggar et ce, à raison de trois à quatre séances par jour. L’initiative est un événement pour les cinéphiles de replonger l’esprit dans un univers comique du tandem rigolo qui se retrouve embarqué dans une sombre affaire de meurtre commise dans un complexe touristique, d’Alger à Bou Saâda en passant par Annaba, les deux comparses gagnent la Tunisie pour enfin profiter des vacances chez l’héroïne tunisienne Oum Traki, mais l’affaire d’homicide du couple anglais s’invite jusqu’en Tunisie pour chambouler l’intrigue avec des échappées comiques inopinées dont certaines vannes alimentent jusqu’à aujourd’hui les conversations des Algériens.
    Produit en 1972, le film a comme toile de fond, une Algérie épanouie culturellement, dix ans seulement après l’indépendance. Il relate le quotidien de l’inspecteur Tahar (incarné par Hadj Abderahmane) un inspecteur de police lunatique avec un humour noir, souvent sarcastique à l’encontre de son adjoint l’apprenti (Yahia Benmabrouk).

    Un cycle de projection des chefs-d’œuvre du cinéma algérien
    Contactée par El Moudjahid, la chef de département cinéma, théâtre et spectacles artistiques à l’ONCI Nadjet Taibouni a indiqué que ce genre d’initiative à pour principale objective de prendre conscience du riche passé cinématographique de l’Algérie : «On dit que l’artiste ne meurt jamais, ce genre d’initiative à pour objectif de faire revenir l’artiste, bien que ce film a déjà été vu à maintes reprises, mais nous essayons de ramener un large public pour assister à un chef d’œuvre du cinéma algérien, en l’occurrence les vacances d’inspecteur Tahar, voir le film sous format 35 mm diffère de la télévision», a-t-elle indiqué. Elle ajoute sur sa lancée que le choix de Moussa Haddad a été porté sur le fait qu’il soit encore en vie, de surcroît sa grande contribution au 7e art algérien avec la projection de trois films : Les enfants de novembre, Les vacances de l’inspecteur Tahar et enfin le tout récent, Harraga blues. L’interlocutrice souligne que cette initiative rentre dans le cadre d’un cycle de projection des plus grands cinéastes algériens : «qu’ils soient comédien, directeur de photographie, scénariste ou réalisateur, nous organisons ce genre d’initiative pour renouer les liens entre les férus du septième art et le grand écran à l’aune de l’avènement des disques DVD et d’Internet qui ont tendance à éloigner le public des salles de cinéma», elle ajoute que la projection de certains films du regretté Rouiched (Ahmed Ayad, de son vrai nom) est prévu pour ce mois au complexe culturel Abdelwaheb Salim de Chenoua (Tipasa), qu’une autre projection est prévue pour le mois de mars qui coïncide avec la journée internationale de la femme, avec à l’honneur Yasmine Douar ou bien Ouardia Hamitouche, et qu’en somme, des projections sont prévues au mois d’avril, toujours à la salle El Mouggar, du regretté réalisateur Abderrahmane Bouguermouh.
    Kader Bentounes
     

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