• Bouira La salle de cinéma enfin ouverte

    BouiraLa salle de cinéma enfin ouverte

     

    C’est dans une ambiance festive que la salle de cinéma de M’chedallah, à 40 kilomètres à l’est de Bouira, a été ouverte hier dimanche à l’occasion des festivités commémoratives des évènements tragiques du 8 Mai 1945 qui rappellent les massacres des populations surtout au niveau des villes de Sétif, Guelma et Kherrata, avec plus de 45 000 victimes civiles massacrées par les forces d’occupation françaises et les colons.


    Aussi, et pour cette occasion, et en présence du SG de la wilaya, représentant personnel du wali, du chef de daïra , des P/APC de la daïra de M’chédallah, des élus locaux et de l’APW, des moudjahidine, des associations culturelles et des dizaines de citoyens, des moudjahidine encore vivants de la daïra de M’chedallah ont été honorés par le SG et les autorités locales, avant de passer à la projection du film historique Lalla Fadhma N’Soumer dans sa version originale, c’est-à-dire, en kabyle.

    Un film et une projection qui marquent la réouverture officielle de cette salle de cinéma qui a été pendant les années 1980, la fierté de la région et l’un des endroits qui regroupent les citoyens de la région, jeunes et vieux, autour des films qui étaient à l’époque les seules distractions des citoyens.


    Aussi, hier, le film a capté l’attention des présents par la richesse de l’histoire ; une histoire qui retrace le combat héroïque de cette région, la Kabylie face à 12 généraux français. Et ce qui est frappant dans cette histoire, après la mort du héros Cherif Boubaghla qui avait débarqué dans la région en fuyant sa région qui était occupée pour trouver refuge et protection, est le combat héroïque de cette femme, Lalla Fadhma N’Soumer qui est devenue cheffe de guerre et symbole de la résistance face à l’occupant, obligeant les militaires français à demander des renforts avec des généraux des autres régions de l’Algérie avec leurs effectifs pour mater la rébellion et venir à bout de la résistance de cette femme qui a su, avec sa perspicacité et son sens du patriotisme, mobiliser les villages entiers.


    L’héroïne fut au bout de 3 ans de commandement unique au niveau de cette région d’Algérie, capturée vivante et conduite vers une autre région, Tablat où elle vivra en résidence surveillée pendant un laps de temps, puisque, Lalla Fadhma N’Soumer décédera en 1863, à l’âge de 33 ans.
    La salle de cinéma de M’chedallah qui devra être baptisée incessamment et vraisemblablement du nom de Salah Boukrif, dont l’effigie était déjà là quand cette salle était un théâtre communal, est d’une capacité de 350 places.

    Sur place et après la projection de ce film en présence de la directrice de la culture des arts, Mme Gaoua Salima et du comédien Salem Usalas qui a joué le rôle du notable Si El Djoudi, une décision de projeter ce film pendant toute une semaine pour permettre au maximum de citoyens et même des familles à le voir a été retenue.
    Y. Y.

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