Chef électricien
Le chef électricien a pour tâche d'éclairer les scènes en fonction des lumières et des ambiances demandées par le réalisateur et le chef opérateur. Il est responsable des branchements électriques et de leur sécurité, de l'installation et du fonctionnement des projecteurs et de tous les accessoires qui contribuent à fabriquer la lumière.

PAROURS
- Fréderic Bidault > Esra (école privée de cinéma) où il se destineà la réalisation ou à chef op, puis régie et chef électricien.
- Guillaume Payen > Esra où il apprend le cadre puis il est assistant.
FREDERIC BIDAULT Chef électricien.
" Normalement je fonctionne avec deux assistants : je suis sur le plateau, le premier assistant fait la navette entre le plateau et le camion où est le matériel et le deuxième assistant reste dans le camion. Sur L'Afrance j'avais juste un stagiaire déjà un peu formé. Donc, je quittais parfois le plateau pour aller au camion chercher du matériel. Cela ralentissait un peu le tournage, d'où quelques énervements. Une dimension importante de notre travail est la responsabilité, à cause de l'électricité. Pour les scènes de douche, la déco avait bricolé une arrivée d'eau chaude avec un vague tuyau d'arrosage, et il a pété, le stagiaire avait la main sur l'interrupteur, il a coupé tout de suite. On a refait une autre arrivée plus sûre, mais avec de l'eau froide : Djolof s'est douché pendant cinq heures à l'eau froide."
GUILLAUME PAYEN Stagiaire électro
" Après des études de cinéma où j'avais fait des tournages mais dans les conditions particulières d' une école, j'ai plongé dans les stages pour apprendre vraiment le métier. C'est vrai qu 'un stagiaire est, soit pas payé, soit très peu mais il est dans une situation idéale pour apprendre vite pour peu qu 'il y mette du sien. Même si le chef électro est sympa, il n 'a pas toujours le temps de donner des explications : il faut donc très bien observer, dans le détail, et poser les questions au bon moment, apprendre -je parle pour moi-à ne pas s'agiter sur un plateau pour ne pas en troubler l'atmosphère, apprendre à ne pas parler trop fort. . J'ai aussi appris que les lumières c'est fatiguant et très physique : les projos et tout ce que nous avons à porter c'est très lourd. Et le premier jour, j'ai eu à tout porter du bas du Trocadéro jusqu' en haut, et sous la pluie ! En revanche à l'hôpital psychiatrique c'était plus posé, j'avais le temps d 'observer le travail des autres, les machinistes, l'accessoiriste. Et finalement mon chef électro de L'Afrance me fait maintenant travailler avec lui. Je ne suis plus stagiaire et je suis payé normalement."