• Trucs et astuces du cinéaste 9,5 mm :

    Trucs et astuces du cinéaste 9,5 mm :

     

    .

     

      • Oeilletons de visée de caméra
        Les caméras Pathé Webo M et BTL à visée réflexe ont un oeilleton en caoutchouc. A la longue, le caoutchouc vieillit devient cassant ou collant. Cet accessoire étant très difficile à trouver, il est possible de le remplacer par une pièce de plomberie très bon marché (3 euros) disponible en quincaillerie, il s'agit du raccord PUC évacuation Nicoll métal-plastique diamètre 32 - 12 à 22. Vue du raccord (12ko) Vue du montage (16ko)

         

      • La marche arrière 
        Pour prendre des vues en marche arrière afin de faire des trucages pratiquement impossibles à réaliser autrement : reconstituer une assiette qui se casse, sauter d'un bond de 2 m dans un arbre, etc., le format 9,5 permet une technique extrêmement facile à mettre en oeuvre, il suffit de retourner la caméra et effectuer la prise de vue à l'envers.
        Lors du montage, la séquence filmée à l'envers sera inversée (les premières images seront mises à la fin) ainsi à la projection, les personnages n'auront pas la tête en bas mais les images remonteront le temps permettant des trucages parfaits.
        Attention c'est la symétrie du format 9,5 mm avec sa perforation centrale qui donne cette possibilité (cette technique très simple n'est pas possible dans les autres formats cinéma dont les perforations sont situées sur un seul coté du film).

         

      • Contrôle des caméras 9,5 mm à chargeurs
        Sur les caméras 9,5 mm à chargeur le pignon d’entraînement du film est monté sur un axe à friction folle qui doit s’arrêter lorsque le film n’est pas entraîné par la griffe.
        La pression du couloir de la caméra doit être assez faible pour ne pas user le film et suffisamment forte pour résister à la traction du pignon lorsque la griffe s’escamote. Si la traction du pignon est trop forte (ou la pression du couloir trop faible) il y aura glissement du film; si la traction du pignon est trop faible, il y aura bourrage du film.
        Pour vérifier le bon fonctionnement de votre caméra, vous prenez un bout de film et vous enlevez une bande de la largeur des perforations entre 3 perforations pour créer un vide sur la hauteur de 2 images, vous placez votre bout de film dans le chargeur et vous faites tourner la caméra 
        Si la caméra est bien réglée, le film s’immobilisera lorsque la griffe fonctionnera dans le vide; si la caméra est mal réglée la totalité du film sera enroulée car le pignon à friction aura été plus fort que la force de pression du couloir, si tel est le cas, il faut réparer la caméra avant de l’utiliser.

         

      • Le remplacement de courroie
        De nombreux projecteurs 9,5mm (Pathé, Heurtier, Ercsam, etc.) utilisent des courroies en caoutchouc, celles-ci finissent par casser et il est très difficile de trouver des courroies d’origine. Le mieux est d’acheter des joints toriques de diamètre 5mm (ces joints sont fabriqués pour les circuits hydrauliques et pour le sanitaire) ils sont très robustes et conviennent bien pour les projecteurs de cinéma. A titre d’exemple, quelques diamètres de joint toriques : Pathé Joinville 7,5cm; Heurtier Supertri : 12,5cm; Heurtier Superson : 15cm.
        En secours, une solution de dépannage rapide et pas chère consiste à utiliser un joint de bocal (« le parfait » par exemple) et à le couper avec des ciseaux pour obtenir une courroie de section carrée d’environ 0,3 cm, la souplesse de ce caoutchouc lui permet de s’adapter à des longueurs variables.

         

      • L’effet de nuit américain
        Si vous cherchez à obtenir un effet de nuit, vous pouvez filmer en plein jour en fermant le diaphragme de votre caméra d’une ou deux graduations. Utilisez l’éclairage latéral ou le contre-jour.Il faut faire attention de ne pas filmer des sources lumineuses qui sont normalement allumées pendant la nuit lampadaires, phares de voiture (ou bien veillez à ce que les sources lumineuses que vous filmez soient effectivement allumées).

         

      • La réparation des perforations de film 
        Lorsqu’un film a des perforations centrales déchirées, il est possible de procéder à un sauvetage en confectionnant des rondelles comportant une perforation qui sera collée sur la partie défectueuse au moyen de la colle à film habituelle.
        Prendre des chutes de film ayant des perforations en excellent état et tremper les dans de l'eau de javel pour faire disparaître l'émulsion et ne garder que le support (bien veiller à ce que les spires des chutes de film ne se touchent pas lorsqu'elles sont dans l'eau de javel car cela empêcherait un nettoyage homogène) bien rincer et laisser sécher. découper la pellicule avec une petite perforatrice d’écolier en plaçant chaque perforation au centre de la découpe. les rondelles ainsi obtenues sont prêtes à l’emploi.
        La colleuse étant ouverte, placez le film à réparer avec l'émulsion en dessous. La perforation à réparer sera disposée sur l’ergot de la colleuse avec le coté qui n’est pas abimé plaqué sur le bord de l’ergot, placer la pastille de réparation sur le film en l’emboitant sur l’ergot mettre un peu de colle entre la pastille et le film de façon qu’elle se diffuse sous l’ensemble de la pastille par capillarité, pressez fortement la pastille sur le film.

         

      • La réparation des films pliés ou gaufrés 
        Lorsqu’un film a été plié ou s’est racorni avec le temps, la perforation et les bords ayant tendance à s’arrondir coté émulsion (phénomène de gaufrage), il est possible de le rendre parfaitement plat à nouveau : 
        Prendre un fer à repasser qui sera réglé sur la température la plus basse, poser le film sur une plaque de marbre plate très lisse, l’émulsion étant placée coté marbre, glisser le fer à repasser assez rapidement coté support du film en procédant par tronçon de 20 à 30 cm. Bien sûr, auparavant vous aurez fait un essai sur des chutes de film pour vérifier le fonctionnement de la méthode en particulier la bonne température, ceci pour éviter l’étirement ou la déformation de votre film. 
        Remarques : tous les films ne réagissent pas de la même façon, il faut faire des essais avec une chute provenant du même film que celui que l’on veut réparer. La plaque de marbre (ou de verre) finissent par se réchauffer, il faut penser à les laisser refroidir pour avoir toujours un bon résultat. Le résultat est plus difficile à obtenir lorsqu’il y a des collures ou des rustines sur le film.

         

      • Conservation des films
        Autrefois il y avait utilisation d’un buvard humide humecté d’un mélange eau avec de la glycérine ce procédé a cependant l’inconvénient de provoquer la rouille de boites en fer et la moisissure de la gélatine si le dosage n’est pas bien fait.
        Pour que le film garde sa souplesse, le mieux est de placer des morceaux de camphre dans les boites de film.

         

      • Fabriquer de l'amorce de film 
        Pour fabriquer de l'amorce pour les débuts et les fins des films qui devront supporter les éventuels dérapages des griffes de projecteur, il existe un procédé très économique :
        Prendre des chutes de film assez longues (minimum 30 cm) et les tremper dans de l'eau de javel pour faire disparaître l'émulsion et ne garder que le support (bien veiller à ce que les spires des chutes de film ne se touchent pas lorsqu'elles sont dans l'eau de javel car cela empêcherait un nettoyage homogène) bien rincer et laisser sécher. Cela vous donne des amorces totalement transparentes pour les fins de films par exemple. Si vous voulez faire une amorce translucide de début de film, vous pincez chaque chute de film rendue transparente entre deux feuilles de toile émeri à grain fin et vous tirer pour frotter l'amorce contre la toile émeri.

         

      • Fabriquer de la colle à film
        Le principe est très simple :
        Vous prenez un pot de colle à film vide (ou à défaut un pot de vernis à ongle en verre que vous débarrasserez de toute trace de vernis avec de l'acétone) et vous mélangez 15 grammes d’acétone et 15 grammes d’acide acétique.
        Vous prenez environ 20 cm dans une chute de film impressionné, et vous enlevez l'émulsion soit en la grattant, soit (c'est la meilleure solution) en la nettoyant dans l'eau de javel (dans ce dernier cas bien rincer après), une fois que la chute de film est bien nettoyée (il ne doit plus rester d'émulsion) et séchée, vous la découpez en petites lanières.Vous glissez vos chutes de film dans le mélange à base d’acétone, vous fermez le flacon et vous agitez de façon à faire dissoudre les chutes de film.
        Ce mélange vous permet d'obtenir de la colle à film à un prix vraiment très bas, la qualité n'est cependant pas identique à celle des colles professionnelles.
        La difficulté principale est d'arriver à un mélange équilibré. Si le mélange contient trop d'acétone cela abimera les films que l'on voudra coller (les parties collées ne doivent pas se déformer), il est donc indispensable de faire des essais sur des chutes de film avant d'utiliser la colle ainsi fabriquée sur les films à projeter.
        En fonction du résultat ajuster le dosage.

        Trois précautions à prendre : 
        Attention l'acétone s'enflamme très facilement.
        Ne pas la mettre dans un récipient en plastique il risquerait de fondre.
        Utilisez de préférence des gants pour manier l'eau de javel.

         

     

    Vous connaissez un truc, une astuce qui peut aider les cinéastes amateurs, ecrivez nous : hechache@gmail.com
    « Les 10 conseils de Pyrenees.com pour filmer comme un pro? avec sa GoPro!Les 10 trucs pour les réalisateurs de documentaire »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :