• SALLES DE CINÉMA DE MÉDÉA Un écrin du patrimoine en perdition

    SALLES DE CINÉMA DE MÉDÉA

    Un écrin du patrimoine en perdition

     

     

    Il semble qu’il n’y ait plus d’espoir possible pour donner une autre vie aux salles de cinéma, que la patine du temps et l’oubli ont rongées et dont ne subsiste plus pour certaines que des murs témoignant de leur existence passée.

    Que reste-t-il d’un patrimoine qui faisait le bonheur des amoureux du 7e art qui fréquentaient ces lieux où ils venaient vivre leur passion en suivant les films programmés à raison de deux séances par jour ?

    Ayant vécu les années fastes du cinéma où l’on se ruait pour voir le nouveau film à l’affiche, un vieux cinéphile, un brin nostalgique, parle de cette époque et se demande quelles sont “les raisons pour lesquelles ces endroits, comme Le Mondial qui ont fait le bonheur des amoureux de cinéma, ont été laissés à l’abandon”. 

    Un autre citoyen aussi féru de cinéma évoquera le passé de ce cinéma qui a abrité des débats du ciné-club et même l’émission “Inter-lycées” de la radio appelée “Carrefour de la jeunesse”. Cet endroit n’est plus que ruines, hormis quelques pans de son balcon, se lamentera-t-il. 

    Son hall d’entrée est devenu un dépôt d’ordures et un pissoir ; ce bâtiment qui a fait les jours heureux des animateurs du ciné-club est quasiment irrécupérable, se désolera-t-il.

    L’autre cinéma Le Rex, situé à la place du marché, consumé partiellement par un incendie durant la décennie noire, conserve encore ses parties extérieures et ses façades, transformées depuis en locaux commerciaux. On raconte qu’un projet de parking avait été prévu à sa place mais qui n’a pu voir le jour pour des raisons inconnues. 

    Le cinéma Gamra n’a pas non plus échappé à la fermeture après avoir été squatté durant les années 1990 par des familles ayant fui le terrorisme. Seules ses dépendances sont présentement occupées par des commerces et des activités artisanales.

    Les autres salles de cinéma situées dans les grandes agglomérations de la wilaya ne sont pas mieux loties. Leur exploitation ayant été confiée à des privés, elles n’ont pas tardé à être transformées en espaces de projection de vidéos ou louées pour les célébrations des fêtes.

    Seul le cinéma de la ville de Berrouaghia (Les Asphodèles) a pu être sauvé de l’abandon et fait l’objet d’une opération de rénovation et d’équipement par les services de la direction de la culture de la wilaya de Médéa.

    C’est donc un important écrin de patrimoine qui est perdu à jamais parce que ne pouvant pas résister à la concurrence de la parabole, de l’Internet et des films distribués gratuitement sur des réseaux spécialisés.
     

    M. EL BEY

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