• Rideau sur la 3e édition des journées du film jordanien en Algérie

    Tomber de rideau sur la 3e édition des journées du film jordanien en Algérie : A la découverte d’un cinéma atypique et passionnant

    C’est un public nombreux que la Cinémathèque d’Alger a accueilli, samedi soir, pour assister à la projection des deux courts métrages de fiction : L’obscurité dehors, de Darin J. Salem, et Ismaïl, de Nora Alsharif, qui entrent dans le cadre de la troisième édition des journées du film jordanien en Algérie, qui s’est tenue du 16 au 18 janvier 2014, sous le slogan « Algérie-Jordanie, échanges cinématographiques ».

    PUBLIE LE : 20-01-2014 | 0:00
    D.R

    C’est un public nombreux que la Cinémathèque d’Alger a accueilli, samedi soir, pour assister à la projection des deux courts métrages de fiction : L’obscurité dehors, de Darin J. Salem, et Ismaïl, de Nora Alsharif, qui entrent dans le cadre de la troisième édition des journées du film jordanien en Algérie, qui s’est tenue du 16 au 18 janvier 2014, sous le slogan « Algérie-Jordanie, échanges cinématographiques ».

    Deux courts métrages ont été projetés pour la clôture des journées, le premier s’intitule Ismail. C’est un drame de 28 minutes qui narre le quotidien du peintre palestinien Ismael Shammout, dont la cinéaste s’est inspirée pour réaliser un film émouvant. Ismail raconte à son petit frère en allant à la gare ferroviaire pour vendre des gâteaux le quotidien pénible d’un jeune palestinien qui lutte pour subvenir aux besoins de ses parents après leur expulsion vers un camp de réfugiés en 1948 par l’armée israélienne. En dépit de la dureté de la vie qu’il mène et des conditions pénibles dans lesquelles il évolue avec sa famille. Ismail nourrit son rêve d’antan. Celui d’aller un jour à la plus belle capitale du monde, Rome, et apprendre la peinture de Michel-Ange qui l’inspire tant. Sur le chemin du retour de la gare, et sur le vaste désert, Ismail et son frère entrent dans un champ de mines avec insouciance, ce bref passage entre la vie et la mort chamboule la vie du protagoniste à jamais.
    Le deuxième court métrage du cinéaste Darin J. Salem qui s’intitule L’obscurité dehors est aussi un drame de 14 minutes qui exprime les émotions de Nina, jeune fille de douze ans qui vit dans un milieu social conservateur. Sa grande peur dans la vie résulte de sa phobie de l’obscurité. Elle vit un jour dans son école primaire une série d’événements bouleversants pour la douillette pubère qu’elle est, le traitement musclé et anti pédagogique de son institutrice et du directeur de l’école contribue à surpasser sa phobie et à réaliser que la véritable obscurité n’est pas seulement issue de l’absence de lumière.
    Il est à rappeler que la projection de quatre films ont été au menu de ses journées, avec deux longs métrages de fiction projetés. Le premier film A portée de vue d’Assel Mansour, et le deuxième Quand Mona Lisa sourit de Fadi G. Haddad.
    Les journées cinématographiques ont été organisées par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et la Royal film commission (RFC) de Jordanie. L’occasion a été un espace aux cinéphiles et férus du cinéma du Moyen-Orient de faire la découverte d’un septième art jordanien atypique et passionnant qui, faut-il le signaler, a considérablement évolué ces dernières années, avec la production prolifique d’ouvres dramatiques en excellant dans l’écriture ficelés de scénarios ayant pour sujet des thématiques profondes relatives à la vie sociale et psychologique, avec des techniques de réalisation digne du cinéma mondial professionnel.
    Kader Bentounes

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