• RAOUF BENIA, COPRODUTEUR DE ?EL DJAZAÏR, MON AMOUR?

    RAOUF BENIA, COPRODUTEUR DE “EL DJAZAÏR, MON AMOUR”

     

    “Mon objectif est d’essayer d’organiser un laboratoire de création de courts-métrages”

    Par : Sara Kharfi

    Dans cet entretien, le coproducteur évoque le projet “El Djazaïr, mon amour”, une initiative cinématographique entre Kinomada du Canada et Images & Words de l’Algérie, qui a réuni des réalisateurs en Algérie, autour du thème de l’amour. Les films seront présentés en septembre au Canada et en octobre en Algérie.


    Liberté : Parlez-nous du projet “El Djazaïr, mon amour”...
    Raouf Benia : Il s’agit de la première initiative entre le Canada et l’Algérie dans le domaine cinématographique. Une initiative de Kinomada, un organisme canadien à but non lucratif, qui coordonne et organise des laboratoires nomades de création intensive de courts-métrages internationaux, en collaboration avec une production algérienne Images & Words dont je suis le producteur. Bien sûr il s’agit d’une initiative indépendante et non gouvernementale. Cinq cinéastes québécois sont venus en Algérie réalisé cinq courts-métrages, en même pas 13 jours, deux fictions et trois documentaires. Le thème choisi est l’amour. 
    Les cinq réalisateurs sont Yannick Nolin, Elias Djemil, Michael Pinnault, Samuel Matteau, sans oublier Jean-Pierre Vézina, trésorier de Kinomada et vice-président aux finances d'Ex Machina, une importante compagnie multidisciplinaire au Québec, qui regroupe différents artistes de la scène et du spectacle, et c’est avec lui que j’ai coordonné pour préparer ce projet.  
    En ce qui me concerne, je devais m’occuper de tout ce qui concerne l’administration, les repérages, le casting pour les fictions ainsi que la prise de contact avec les différents intervenants pour les documentaires. 

    Comment est-il né ?
    En septembre 2012, Jean-Pierre, Yannick et Samuel ont visité pour la première fois l’Algérie, une petite semaine entre Alger, Béjaïa et Ghardaïa. Le séjour fut très court mais riche en émotion et en découvertes. Samuel est reparti avec plein de matière qu’il en a fait une exposition photo dédié à l’Algérie et il a intégré quelques-unes dans son livre consacré à ses photos prises lors de ses différentes escapades internationales. Pour nos amis, l’aventure ne devait pas s’arrêtait ainsi, nos trois amis voulaient à tout prix revenir en Algérie mais cette fois pour exercer leur passion, donc faire des films, et par la même occasion accompagner leur ami Elias qui n’est plus rentré au pays depuis plus d’une quinzaine d’années. Et grâce aux réseaux sociaux, et comme nous avons des amis en commun, on se connaissait virtuellement, donc l’équipe m’a demandé si je pouvais les aider à concrétiser ce projet. Sans hésitation, j’ai commencé par mettre ma production, en tant que structure légale, à leur disposition afin d’entamer les procédures nécessaires. Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés le mois d’octobre dernier embarqués dans une belle aventure.

    Où en est le projet actuellement ?
    En ce moment, l’équipe a entamé la postproduction, des réunions hebdomadaires sont organisées afin que chaque réalisateur donne son compte rendu sur l’état d’avancement de son film, et il a été conclu qu’il va en sortir 3 formats possibles du projet : un long-métrage de 52 minutes avec tous les films dedans ; chaque court-métrage tentera sa chance et devra voyager dans des festivals ; et on va tenir une exposition photo collective incluant des séances de discussion et débat sur le projet. Mais comme la postproduction est une étape créative, il peut y avoir des changements mineurs en cours de route. 

    Les courts-métrages portent sur le thème de l’amour. 
    En fait le choix était évident pour l’équipe parce qu'il s'agit d'une notion simple et universelle, que l'on retrouve au cœur de toutes les sociétés, en plus l’aventure est née par amour à l’Algérie.

    Quand les films seront-ils prêts et y a-t-il une date pour une projection en Algérie ?
    Inch Allah, la première sera le mois de septembre 2014 au Québec et le mois d’octobre 2014 en Algérie.

    Cinq réalisateurs canadiens ont séjourné et tourné en Algérie. Pourquoi solliciter le regard canadien sur l’Algérie ?
    Comme je l’ai déjà exprimé, ce sont eux qui ont sollicité l’Algérie, mais ce qui en est sorti, c’est qu’il va y avoir certainement beaucoup d’autres projets en commun et on ne va pas s’arrêter là. Je suis invité à participer à la 11e édition de Kinomada qui aura lieu à Québec (City) du 20 au 28 mars 2014. Il s’agit d’un laboratoire de création de courts-métrages. D’ailleurs, pour vous en donner une idée, la 10e édition Bouillon 2013 (Belgique) regroupait 30 artisans du cinéma issus de plusieurs pays et aux profils variés, durant dix jours, les participants conviés ont travaillé afin d'écrire, tourner et monter des courts-métrages. Mon objectif est d’essayer d’œuvrer à organiser une édition en Algérie, à condition de trouver le soutien nécessaire des autorités compétentes et d’éventuels sponsors, car un tel évènement ne peut qu’être bénéfique pour les Algériens et particulièrement les cinéastes.
    Pour plus d’informations sur le projet : http://eldjazairmonamour.blogspot.com

    S. K

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