• Ibtissem Djouadi se confie

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    IBTISSEM DJOUADI SE CONFIE
    « Rachida est un rôle fait pour moi »
    LA JEUNE IBTISSEM a prêté son image et sa voix à l'héroïne de Yamina Bachir Chouikh.


    Elle est étudiante en 3e année à l'Ecole d'arts dramatiques et major de promo. Pour son avenir estudiantin, elle ne se fait pas de souci. Désormais, le cinéma est son seul viatique. Ibtissem Djouadi, cette graine de star, a, en un laps de temps très court, pu passer la rampe. Dans cet entretien, elle revient sur son court parcours cinématographique. 

    L'Expression : Comment l'étudiante Ibtissem s'est-elle retrouvée dans le domaine cinématographique ? 

    I. Djouadi : C'est lors d'un casting que tout s'est passé. J'ai toujours rêvé de devenir comédienne. Le cinéma pour moi c'est une vraie passion, alors j'ai décidé de me rendre à ce casting, j'aspirais à jouer un petit rôle secondaire. De retour de Cannes, Mme Yamina Chouikh m'a informée que j'avais décroché le rôle. Et qui plus est le rôle principal, le rôle titre, alors que la réalisatrice avait au préalable sélectionné l'actrice qui devait interpréter le rôle de Rachida, Nassima Chems, une comédienne qui joue souvent dans les pièces de théâtre. 

    Comment s'est effectuée votre rencontre avec les réalités du tournage ? 

    Grâce au soutien que m'apportaient ma mère et la réalisatrice Mme Chouikh, je me sentais à l'aise. Pour moi ce rôle était un test, il fallait que je fasse mes preuves. Que ça passe ou que ça casse. Cela dit j'avais beaucoup plus peur de la réaction du public, d'autant que je n'avais aucune expérience. 

    Apparemment cela a été un coup de maître pour un premier rôle ! Comment voyez-vous la suite ? 

    Vous savez ma mère est une femme qui touche au domaine du cinéma, tant qu'elle est près de moi je n'ai aucune appréhension (sourire jovial). 

    Vous voici star de cinéma. Comment conciliez-vous vos études et votre travail artistique ? 

    Sans vouloir me vanter, je suis présentement major de promo de mon école, j'ai toujours été assidue lorsqu'il s'est agi de mes études. 
    Cependant je suis très reconnaissante à mes professeurs de l'Ecole d'art dramatique (Enadc de Bordj El Kiffan) qui m'ont soutenu et me soutiennent encore aujourd'hui. 
    En ce qui concerne la répartition de mon temps j'essayerai Incha Allah de faire de mon mieux. 

    Quelle est la chose qui vous a le plus subjuguée en interprétant le rôle de « Rachida » ? 

    Je suis immédiatement entrée dans le rôle du personnage. 
    Ce n'était pas Ibtissem qui jouait, mais « Rachida ». J'ai été totalement prise par le rôle et c'était comme si le personnage était réel et qu'il interprétait pour le cinéma son propre rôle. 

    L'on a constaté que pendant la projection du film, vous aviez beaucoup d'affinités avec les enfants. Qu'en est-il ? 

    J'adore les enfants je n'ai jamais eu de problème de communication avec eux, d'ailleurs c'est ce qui m'a facilité la tâche lors du tournage. 

    Alors le cinéma, c'est parti pour durer ? 

    J'espère réellement continuer dans cette voie. 

     Rachida (1)


    L'Expression dimanche 12 janvier 2003
    Entretien réalisé par SAMEH BENCHEIKH
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  • Naissance du cinema kabyle par Gaya Izennaxen

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    Le cinéma est la synthèse des arts au service de l'imaginaire. L'imaginaire est le lieu où le peuple déverse ses rêves et ses croyances. Un film peut être un miroir qui reflète le mouvement d'une société d'où l'on puise des éléments auxquels on s'identifie. 

    Le but des réalisateurs qui ont fait des films kabyles est non seulement de faire de cet outil un autre moyen d'expression, mais d'aller le plus loin possible dans la recherche de repères identitaires pour construire un récit filmique original. La langue ne constitue pas à elle seule l'originalité cinématographique d'une oeuvre, d'autre éléments sont indispensables : l'histoire, le décor, le costume, la symbolique et l'approche filmique composent, avec la langue, l'univers originel d'un film. 

    Le choix de Bouguermouh pour « la colline oubliée » est dicté par l'urgence de fixer les repères identitaires et culturels qui ont survécu jusque là et de reproduire l'image encore authentique de la société kabyle dans sa particularité et son originalité. 

    La colline oubliée soumet un groupe à un processus dramaturgique et deux données se chevauchent et s'entremêlent : la perdition des valeurs anciennes et la modernité non encore acquise. C'est une image descriptive d'une société en mutation. Les éléments sont fixés par un regard littéraire magistral deMouloud Mammeri, et bouguermouh devait leur donner corps. 

    Le récit est fixé comme une réalité socioculturelle de l'époque et l'absence de référence, ou d'oeuvre cinématographique d'où il aurait puisé des éléments pour sa composition, avait rendu sa tache difficile. Néanmoins cette première expérience a permis aux autres, dans son sillage, de creuser plus profondément dans leurs propositions. 

    Dans Machahou, Hadjadj a abordé les choses autrement. Le conte qui a bercé l'enfance de chacun de nous pouvait, en fait, devenir une approche cinématographique intéressante. Elle lui a permis de poser les bases de son récit, de recréer des atmosphères et de composer avec le temps et l'espace, l'histoire de la Kabylie. Ceci est rendu par certaines scènes telles que l'appel du sommet de la montagne, les bandits d'honneur et la rencontre du printemps. 

    Hadjadj disait dans un entretiens : " pour retrouver nos repères, il nous faut réinvestir nos traditions sans toutefois les mythifier. Il est urgent de replonger dans la matrice culturelle traditionnelle pour faire face aux problèmes identitaires que nous vivons aujourd'hui. C'est comme cela que nous pourrons nous réarmer dans notre marche vers la modernité ". 

    Dans Machaho, Hadjadj trace un parallélisme de repères basés sur quatre individus représentant la société.

    Cette dernière est déchirée entre son appartenance à un passé d'où ressortent les archaïsmes que la modernité qui s'impose. Tend à repousser, à anéantir. Il a noué son univers filmique de sorte à transposer les éléments sur un réel en mouvement pour permettre la libre identification. L'oeuvre est voulue atemporelle pour qu'elle agisse sur l'inconscient collectif. 

    Azzedine Meddour a, quant à lui, choisi une légende sur laquelle il a replacé les croyances anciennes et les expressions artistiques modernes qui en découlent. La séquence d'Anzar en est la meilleure illustration. Il explore la symbolique et recrée le mouvement du peuple dans son univers culturel originel. Son récit emprunte un mode de narration qui porte à la fois le conte et le vécu réel, historique et chronologique.

    Meddour a placé son récit le plus loin possible dans l'histoire, à l'insurrection kabyle de1871, pour réorganiser les matériaux dans le sens qui va le plus vers la matrice culturelle. 

    Azzedine Meddour rapproche encore plus l'image de la société. Il remet en cause la massification ambiante et provoque l'émergence d'une individualité porteuse de valeurs en deux sens : l'une de la mémoire collective et l'autre de la mémoire personnelle. Au fil du récit, le personnage central prend de l'épaisseur et s'achemine vers une identification totale. 

    Ces trois hommes ont signé la naissance du cinéma Kabyle pour lequel ils ont posé des bases, et s'ils se sont intéressé à notre passé c'est parce qu'ils ont compris l'urgence de recomposer notre mémoire. Ils ont compris que l'art n'est pas seulement le reflet de la société mais, aussi, un apport pour son évolution. 

    L'idée d'un cinéma Kabyle est née de la rencontre de Mammeri et de bouguermouh dans les années 60 où ils décident d'adapter le roman « la colline oubliée » paru en 1952. 

    Ils écrivent le scénario et le déposent en 1968 auprès de l'Office National du Cinéma (ONC) mais il sera rejeté par la commission de lecture, au motif qu'il était écrit en Kabyle. Alors que l'adaptation de «l'opium et le bâton », un autre roman de Mammeri, sortira une année plus tard en 1969, il est en arabe et les noms de personnages ont été changés. Il ne fallait pas que l'on glorifie celui de Amirouche, colonel de la Wilaya III.

    Disons simplement que le récit a été dénaturé, falsifié et vidé de sa substance. 

    Mammeri avait compris l'importance de l'image pour la conservation de notre patrimoine et le développement de notre culture. 

    Dans les années 70, Dda Lmulud avait envoyé des équipes jeunes en France pour faire des stages en audio-visuel, a leur retour, aucun moyen, technique ou financier, n'a été mis à leur disposition. Da Lmulud lui-même faisait ses recherches anthropologiques avec ses propres royalties. 

    Il a fallu attendre 1992 pour que « la colline oubliée » soit autorisée à être filmée mais Da lmulud, malheureusement, n'était plus là pour voir se réaliser son rêve. 

    Ce qui est sûr c'est qu'il avait raison de dire : « Quel que soient les obstacles que l'histoire lui apportera, c'est dans le sens de sa libération que mon peuple, à travers lui, tous les autres, ira. » 

    Le tournage du film est interrompu plusieurs fois pour des raisons financières. Peu de moyens lui étaient accordés par l’État et sa réalisation était compromise à maintes reprises. Il a fallu la mobilisation de la population Kabyle pour que ce projet voie le jour. Des quêtes étaient organisées partout en Kabylie pour le sauver. 

    C'est cet engagement de la Kabylie pour son cinéma qui a encouragé Hadjadj et Meddour à faire leurs films.

    Ils savaient que l'Etat pouvait les lâcher à tout moment et qu'avec lui ils pouvaient s'attendre au pire. On connaitra celui-ci avec la montagne de Baya : 13 morts et 25 blessés, juste après que l'équipe de Machaho ait échappé à une mort certaine dans un faux barrage, ce qui l'a amenée à interrompre le tournage pendant des mois. 

    Machaho décrochera 9 prix en Europe, la montagne de Baya est en sélection officielle à la Mostra de Venise. Le négatif du film sera bloqué pendant 1 mois à l'aéroport d'Alger, juste le temps de l'empêcher d'être présent en Italie, à ce festival international du cinéma. L'Etat algérien a peur de ce cinéma qui était entrain d'acquérir une reconnaissance mondiale. « La montagne de Baya » décroche le grand prix du publique à Montréal et à Fameck. Il est distribué dans 154 salles en France et classé pendant 2 semaine, 1er au box office des films d'auteurs. 

    C'est à partir de là que toute les entreprises de cinéma ont été dissoutes sous le fallacieux prétexte de les rassembler dans une seule structure plus grande qui ne verra d'ailleurs jamais le jour, et pendant 7 années, aucun film n'a été fait en Algérie. 

    Il faut rappeler que dans la plupart des pays du monde, c'est l'Etat qui finance l'industrie cinématographique et nous ... nous n'avons pas d'Etat. Le seul moyen que nous ayons aujourd'hui pour continuer à produire des oeuvres de cette qualité est d'avoir notre propre Etat kabyle. 

    Paris le, 15 mars 2009 
    Gaya Izennaxen, responsable à la culture dans l'Exécutif du MAK-France 



    izennaxen.blogspot.com 
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  • Djaafar Bek - Portrait et Interview

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  • Hakim Dekkar soutient la repression syrienne...

     

    Dans un interview donné a un journal algérien, le comédien Hakim Dekkar déclara que le Printemps Arabe et les événements de Syrie sont exclusivement le fruit d'un complot sioniste.

    Pour rappel, Hakim Dekkar est un acteur algérien né à Constantine en 1967. Il a commencé à imiter les actions de son entourage à moins de cinq ans, puis il s'intègre aux scouts musulmans algériens où il a développé son instinct talentueux. L'aide de son frère aîné lui a permis d'adhérer au théâtre amateur puis professionnel. Sa première apparition à la télévision était dans la série Ya Chari Dala en 1988.


    www.facebook.com - Hakim Dekkar
     
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  • Roger Hanin - Je suis consterne par ce qui se passe en Algerie

     

    Roger Hanin : « Je suis consterné par ce qui se passe en Algérie »

    TV mondiale : Où en est la série de Maître Da Costa ?

    Roger Hanin : Quatre épisodes ont déjà été diffusés et ils ont tous réalisé des scores d'audience suffisamment importants pour justifier la poursuite de la série. Mais comme je joue également Navarro, il est difficile, vis-à-vis de TFI, de continuer de mener deux personnages récurrents. J'ai tout de même tourné trois nouveaux épisodes de Da Costa, qui seront projetés « en rafale ». Si l'audience est à nouveau au rendez-vous, je tournerai, peut-être, une fois bouclée la série des Navarro, une nouvelle série de six épisodes, à raison de trois ou quatre seulement par an. Cela me permettra de me consacrer à l'écriture et de mener « suavement » ma vie. 

    Vous venez de finir le tournage de La femme du boulanger de Marcel Pagnol. N'était-il pas trop difficile de reprendre un rôle déjà tenu par Raimu ? 

    Je n'ai pas repris le rôle de Raimu ; j'ai joué le rôle du boulanger. Raimu l'a fait dans le passé, je le fais aujourd'hui. Après Gérard Philippe, on a bien continué à jouer le Cid ... 
    Ce rôle est le plus beau de ma vie, le moment le plus plaisant de ma carrière : vous vérifierez en voyant le film ! Et puis, Raimu ne devait pas « assassiner » Pagnol. Je m'explique : refuser de porter une nouvelle fois à l'écran La femme du boulanger équivaudrait à condamner Pagnol au cinéma en noir et blanc. C'est une oeuvre absolument unique, totalement inspirée et qui m'a permis de redécouvrir tout le génie littéraire de Marcel Pagnol. 

    Vous avez déclaré que votre carrière de réalisateur prendrait fin après le film Soleil. Maintenez-vous cette décision ? 

    Je pense que je vais m'y tenir. Non pas pour pouvoir dire : « Je l'ai dit, donc je le fais », mais parce que ce film m'a tout simplement permis d'exprimer tout ce qui compte le plus pour moi : j'ai parlé de mon père, de ma mère, de mon enfance, de ma famille, de mes origines, de la pauvreté, du racisme, de mes opinions politiques ... Tout est dans ce film. Qu'est-ce que je pourrais bien dire d'autre après cela ? Après Soleil, après avoir tourné avec une dame de la trempe de Sophia Loren, je ne vois pas ... 

     
    Trailer du film franco-germano-italien " Soleil " de Roger Hanin avec Sophia Loren (1997). 

    Il est dificile de parler de vous sans évoquer vos origines. Vous êtes né à Alger de parents d'origine juive algérienne. Vous sentez-vous « pied-noir », Français d'origine algérienne, Français tout simplement, Juif algérien ... ? 

    Si on me donnait le choix, je répondrais : tout cela à la fois. Mais s'il me fallait donner qu'une seule réponse, je dirais que je suis un Juif algérien de culture française. Si l'histoire que m'a racontée un jour un ancien responsable algérien est vraie, les Juifs sont arrivés en Algérie avec les armées de Mahomet, au septième siècle. Ils occupaient alors les fonctions de scribes ou de médecins. Je dis toujours — même si l'Algérie actuelle ne le mérite pas — que la meilleure preuve de l'absence d'antisémitisme dans ce pays résidait dans le fait que, depuis 700, les Juifs ont toujours vécu en Algérie. Ils y ont habité pendant plus d'un millénaire, fondé dans familles et prospéré. Bien sûr, ils y ont aussi parfois connu des problèmes. Mais jamais autant qu'en Europe ... Il y a eu jusqu'à 300 000 Juifs en Algérie. Vous savez, ce sont des gens industrieux et intelligents. S'ils s'y étaient sentis persécutés, ils ne seraient jamais restés aussi longtemps. 
    Ma mère est née à Blida et mon père à Ain Beïda, dans la région de Constantine. Il parlait parfaitement arabe et, physiquement, il avait tout d'un Arabe. Cela dit, j'aime la France. C'est ici que j'ai choisi de vivre, pas en Algérie, ni en Israël ... 

    Quel regard portez-vous sur l'Algérie d'aujourd'hui ? 

    Je suis consterné par ce qu'il s'y passe, mais je me dis en même temps : « De quoi tu te mêles ? ». J'ai toujours considéré l'Algérie, le Maroc et la Tunisie — ce n'est pas un scoop ce que je vais dire — comme une entité à part, le Maghreb. Ce n'est pas le Moyen-Orient, pas l'Egypte, pas la Syrie, pas la Jordanie, ni même la Libye. Or, aujourd'hui, j'ai l'impression que l'Algérie cherche à devenir un prolongement du Moyen-Orient. Cette Algérie-là ne m'intéresse pas, je ne la connais pas du tout ! Je pense que le gouvernement algérien n'a pas le courage de dire une chose importante, à savoir que ce pays vit une guerre civile. Il y a une partie du pays qui veut vivre, disons à l'occidentale, et l'autre qui veut suivre la voie de l'intégrisme. Personnellement, je suis incapable de dire laquelle est majoritaire. 

    Quels souvenirs heureux gardez-vous de votre jeunesse ? 

    Le soleil, la mer — j'allais dire les putes—, La Casbah, la nourriture, le soleil. la joie de vivre ... 

    Le cinéma, et notamment le film coup de sirocco, a fait de vous, au début des années 80, une sorte de figure symbole de ce qu'on pourrait appeler la culture pied-noir ... 

    Vous savez, les « pieds-noirs » ne m'apprécient pas tellement. Ils m'ont aimé dans le Coup de sirocco où j'incarne un pied-noir gai, heureux, bien dans sa peau, et non pas le pleurnichard qui se lamente uu sujet de sa terre perdue ... mais lorsque j'ai dit, quelques années plus tard, que les pieds-noirs formaient les gros bataillons du front national, les choses se sont moins bien passées. On m'a traité, de salaud, etc. Après Train d'enfer, on a ajouté : « Le voilà maintenant en défenseur des Arabes ! ». Cela dit, il ne faut pas généraliser, tout comme il ne faut perdre de vue les déchirements et douleur provoqués par l'indépendance de l'Algérie. Les pieds-noirs ont connu un tel bonheur dans ce pays qu'on peut comprendre que certains en soient encore étourdis. 

    La discrimination, le racisme, vous avez connu cela vous aussi ? 

    Bien sûr. En raison de ses origines juives, mon père a été renvoyé de l'administration et j'ai moi-même été exclu de l'école. Je ne l'ai pas accepté et je suis parti. Depuis, j'ai gardé la mémoire de cette humiliation. 
    Pour moi, tous les hommes maltraités, sont « juifs » : les pédés sont « juifs », les nains sont « juifs », les Noirs sont « juifs », les Arabes sont « juifs » ... Là, je n'hésite pas à me mêler de ce qui ne me regarde pas. J'étais fier, en tant que Juif, d'avoir fait un film sur l'Arabe qui a été jeté d'un train en marche (Train d'enfer, Ndlr). Mais j'aimerais qu'un Arabe fasse un jour un film sur la vieille femme juive qui a été assassinée à Nice par des skinhead ... 

    Propos recueillis par Karim Aït-Ouméziane
    In TV mondiale / Tele-Magazine du 24 au 30 septembre 1998
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