• Le Festival du cinéma maghrébin peine à attirer le public

    FAUTE DE COMMUNICATION SUFFISANTE

    Le Festival du cinéma maghrébin peine à attirer le public

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    La salle de cinéma était remplie essentiellement de participants au festival et de cinéphiles.La salle de cinéma était remplie essentiellement de participants au festival et de cinéphiles.

    Le 2e Festival d'Alger du cinéma maghrébin qui se tient depuis mercredi dernier, peine à attirer le grand public et les cinéastes faute d'une communication suffisante et de promotion efficace de son programme pourtant riche et diversifié.

    Avec la projection de 38 oeuvres cinématographiques, dont un grand nombre en avant-première, ce Festival du cinéma à l'accès gratuit et tenu au coeur de la capitale, ne totalise pas plus de 200 spectateurs par projection, pour les séances du soir - les plus fréquentées - consacrées aux longs métrages de fiction. Organisé dans deux salles algéroises, El Mougar et la Cinémathèque, le festival ne semble intéresser que les initiés, un public composé majoritairement de cinéastes sélectionnés en compétition, de participants (acteurs, producteurs, membres du jury) et des journalistes.
    Malgré la jeunesse de l'événement, organisé pour la deuxième fois en huit mois, des cinéastes algériens présents estiment que sa programmation «mériterait d'avoir un public plus large de cinéphiles et de cinéastes pour donner vie au festival, favoriser les rencontres et enrichir le débat», absent sur le cinéma. La promotion et la communication sont les principaux défauts d'organisation que relèvent les cinéphiles, à l'exemple de ces membres d'un ciné-club algérois qui affirment ne pas avoir été informés de la tenue de cette manifestation «invisible dans la rue et sur Internet», jugent-ils.
    De fait, la publicité sur le Festival se résume à des banderoles et affiches, accrochées à quelques mètres de la salle El Mougar et à une page Facebook dédiée à l'événement et où sont rapportés les résumés des films projetés et les revues de presse sommaires. Cette absence de stratégie de communication contraste, relèvent encore les observateurs, avec le travail mené en amont d'événements similaires au Maghreb - certes plus ancrés dans le paysage culturel - à l'exemple des JCC (Journées cinématographiques de Carthage) dont les affiches envahissent, une semaine avant leur début, les grandes artères de la capitale tunisienne et les supports de communication multimédia.
    Par ailleurs, la projection en séance unique durant le festival des oeuvres en compétition, constitue, de l'avis des spectateurs et participants, une autre entrave à la promotion de la sélection du festival, difficile à visionner en entier avec cinq séances par jour. Alors même que d'autres festivals de la région attirent les étudiants, en particulier ceux des écoles d'art, avec des promotions sur les entrées payantes (passes spéciaux souvent pris en charge par l'établissement), les étudiants algériens de l'Institut supérieur des métiers des arts et de la scène semblent bouder les festivals locaux, en dépit de la gratuité de l'accès aux salles de cinéma. Avec des oeuvres en compétition dans les catégories longs et courts métrages et documentaires en provenance des cinq pays du Maghreb, le 2e Festival d'Alger du cinéma maghrébin se poursuit jusqu'au 11 juin.

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