• Le cinéma algérien et la guerre de libération d?Adda Chentouf

    Le cinéma algérien et la guerre de libération d’Adda Chentouf :

    Une synthèse des chefs-d’œuvre du cinéma algérien

    Paru récemment aux éditions « Abdjadiat », en collaboration avec la maison de culture

    de la wilaya de Tissemsilt, Le cinéma algérien et la guerre de libération, le dernier

    ouvrage de l’auteur et critique de cinéma algérien, Adda Chentouf, aborde et

    analyse les films algériens post-indépendance ayant comme toile de fond

    la guerre de Libération nationale.

    PUBLIE LE : 16-06-2014 | 0:00
    D.R

    Paru récemment aux éditions « Abdjadiat », en collaboration avec la maison de culture de la wilaya de Tissemsilt, Le cinéma algérien et la guerre de libération, le dernier ouvrage de l’auteur et critique de cinéma algérien, Adda Chentouf, aborde et analyse les films algériens post-indépendance ayant comme toile de fond la guerre de Libération nationale.

    Etant donné que la guerre  et  la révolution algérienne ont été alimenté pendant longtemps, et encore de nos jours, d’œuvres cinématographiques algériennes post-indépendance, l’auteur a publié cet opuscule de 100 pages dans lequel il revient sur les différents angles d’attaque, et sur la diversité des opinions des cinéastes ayant pris la guerre de Libération nationale comme toile de fond dans leurs œuvres et ce, dans le but de témoigner sur les souffrances subies par le peuple algérien comme l’oppression, la torture et les génocides, ainsi que de mettre en exergue les sacrifices du peuple dans le but d’acquérir l’indépendance et recouvrir la souveraineté nationale.
    Le premier chapitre aborde brièvement la place de la guerre de Libération dans le cinéma algérien et son évolution au fils des années. La cellule cinéma baptisée « Groupe Farid », créée par le FLN à Tébessa en 1957 a été présentée avec ses membres fondateurs dont Ahmed Rachedi, Mohamed Lakhdar-Hamina et des cinéastes français engagés, dévoués à la cause algérienne. L’auteur revient dans le deuxième chapitre, avec plus de détails, pour analyser les productions cinématographiques algériennes sur les sujets abordés d’une façon chronologique. A commencer par les films dont le scénario relate les souffrances du peuple algérien durant la colonisation française avant le déclenchement de la guerre. Des films comme La nuit a peur du soleil de Mustapha Badie, 1965 ; Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina, seul film arabe et africain lauréat de la palme d’or au festival de Cannes en 1975, ainsi que Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, nominé à l’oscar du meilleur film étranger en 2010, ont démontré les prémices du déclenchement de la révolution avec le militantisme politique qui est monté au créneau au cinéma avant 1954.
    Le troisième chapitre a été consacré aux films ayant comme sujet le champ de bataille contre l’armée française, à l’instar de La bataille d’Alger du cinéaste italien Gillo Pontecorvo, lauréat du lion d’or à la Mostra de Venise, 1966 ; L’opium et le bâton d’Ahmed Rachedi, 1970, et le récent Zabana de Said Ould Khelifa sorti en 2012. Des thématiques idéologiques, politiques et sociales furent abordées, mais aussi des affaires personnelles souvent intimes et émotionnelles.
    Le quatrième chapitre met l’accent sur les répercussions et les conséquences de la guerre de Libération nationale, notamment sur les veuves des martyrs et tous ceux qui ont souffert  des atrocités de la torture à l’exemple de L’héritage de Mohamed Bouamari, ou encore Youcef, la légende du septième dormant, de Mohamed Chouikh, sorti en 1993.
    Le dernier chapitre est consacré aux films étrangers ayant fait de la guerre de Libération algérienne leur sujet de fond, à l’instar de La question du cinéaste français Laurent Heynemann, et L’honneur d’un capitaine de Pierre Schondeorffer.
    En guise de postface, l’auteur a mentionné tous les films ayant rapport avec la Révolution en les divisant par groupes suivant les thèmes abordés. Plusieurs films sont classés à la catégorie « l’oppression et les souffrances du peuple algérien », « la torture »,  « héros de la révolution algérienne ». Les fiches techniques de tous les films algériens abordant la guerre d’indépendance algérienne concluent l’ouvrage qui  apparait comme une grande contribution aux recherches cinématographiques algériennes.
    Chercheur et critique cinéma, Adda Chentouf a déjà édité en 2009 le premier tome de son encyclopédie du cinéma mondial en langue française intitulée Fondu au noir, préfacé par le célèbre acteur français Jean-Paul Belmondo, qui est un bon ami de l’auteur. Il signe en 2012 un livre intitulé Le cinéma algérien entre hier et aujourd’hui, qui est considéré comme la première étude sur le cinéma national en langue arabe. Il est sur le point de préparer un dictionnaire des acteurs et cinéastes algériens. Féru du septième art, Adda Chentouf demeure l’un des rares auteurs algériens dont la bibliographie est axée seulement sur le cinéma.
    Kader Bentounès

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