• L’Oranais de Lyes Salem (2014)

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    L’Oranais de Lyes Salem (2014)

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    le 10.10.14 | 10h00 Réagissez

    | © D. R.
     

     

    Béchar. Lundi 6 à 17h. Dans une Algérie nouvellement indépendante, les rêves les plus fous sont permis, la ferveur nationaliste ne se ressent pas, elle se vit et le réalisateur nous la fait vivre à Oran, ville méditerranéenne par excellence où l’espoir n’a de limites que la profondeur de la mer. Djaffar et Hamid sont deux amis que rien ne devait séparer, qui ont vécu les prémices de la Libération nationale ensemble, qui ont hurlé l’hymne national ensemble dans les rues et dont les vies sont inextricablement liées.

    Pourtant, la trahison s’immisce dans leur relation, peu à peu celle-ci s’étiole. Elle est le reflet du gâchis que vit le pays après quelques années d’indépendance, une triste fresque qui passe de l’euphorie au désenchantement, à l’amertume, à la déception. Après Mascarades, le réalisateur s’illustre par la justesse de son tournage qui magnifie des scènes de vie quotidienne et celle de ces décors. Le jeu mesuré des acteurs dénote une maîtrise appréciable. Autant d’ingrédients qui font de ce film un must-see, une référence certaine du cinéma algérien. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il est en lice pour décrocher le prestigieux Bayard d’or du Festival de francophone de Namur. Au regard de toutes ces qualités narratives et historiques, il devrait être un sérieux candidat à la victoire finale.  
     

    Amrane Mahfoud Medjani
    « Nos salles obscures ne sont pas près de voir le jourCourt métrage : Aïn Témouchent renoue avec le cinéma . »
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