• mmage du 30 janvier au 1er février, à El Mouggar

    Rouiched, un comique hors pair 

     

     

    Avec le chanteur Boudjemaa el Ankis, il partage deux choses: il est originaire d’Azzefoun, en Kabylie maritime, et il a commencé à travailler à l'âge de onze ans. Cet autodidacte (1921-1999) a débuté dans une pièce de Abdelhamid Ababsa,  Estardjâ yâ assi , " Reviens à toi Ô inconscient" S'il porte le nom de Rouiched, en fait, c'est un sobriquet, qui lui a été collé, par rapport à un géant du théâtre algérien, en l’occurrence Rachid Ksentini. Son vrai nom est Ahmed Ayad. Après l'indépendance, il fait partie de la troupe du Théâtre National Algérien (TNA), avec les célébrités de l'époque comme Mustapha Badie, Sid Ali Kouiret, Hassan el Hasssani, etc . Le réalisateur Mohamed Lakhdar Hamina lui attribuera le premier rôle dans "Hassan Terro" (1967), une parodie d'un moudjahid malgré lui..Sa carrière à la télévision algérienne est riche, jouant plusieurs sketchs. Il s'est même hasardé à monter des pièces de théâtre comme  «Les concierges». Après l’indépendance, Il a fait partie avecBoubagra (Hassan el Hassani), des légendes du Théâtre algérien. On l'a comparé à Charlie Chaplin et à Buster Keaton.  

     

    Trois films où  Rouiched campe un rôle seront projetés à cette occasion à la salle El Mouggar : « Hassan Terro au maquis » le 30,  « l’Opium et le Bâton » le 31 et  « Hassan Niya » le 1 février. 

     

                                                                                                   Bab edd'Art

     

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  •  Keltoum toujours star à 94 ans   
     Doyenne des comédiennes algériennes
     

    C'est la première comédienne algérienne à monter les marges de la croisette de Cannes en 1966, à l'occasion de la présentation du film Vent des Aurès de Mohamed Lakhdar Hamina, qui remporta le prix de la première oeuvre.  A 94 ans, elle demeure notre star nationale. Comme les stars de Hollywood, on gardera cette image de mère courage, qui restera immortelle dans la mémoire collective des algériens.  



    L’association artistique du cinéma, Lumières, a fêté, le 19 mars passé, son douzième anniversaire. Pour célébrer comme il se doit cet évènement, l’association a choisi de rendre hommage à Keltoum, l’une des figures les plus emblématiques du cinéma, de la télévision et du théâtre algériens, aujourd’hui âgée de 94 ans et très malade.

    C’était, avant-hier, à la salle Sierra Maestra, que toute la famille du cinéma s’est donné rendez-vous pour rendre hommage à la doyenne des comédiennes algériennes, Keltoum. 
    Elle subit, aujourd’hui, dans une grande solitude, les frasques de l’indifférence et de l’oubli et qui, face à la maladie, est contrainte à rester alitée. Après une ouverture avec zernadjiya, le président de l’association Lumières, Amar Laskri, a déclaré : “À travers l’hommage que nous rendons à cette grande dame, c’est un geste que nous formulons à tous les artistes.” Il n’a pas omis de rappeler la situation précaire de l’artiste, aujourd’hui, sans statut, sans moyens de création, et dans un pays qui compte une douzaine de salles de cinéma. Amar Laskri a lancé un véritable SOS, estimant que l’on frôle la catastrophe. Il a cédé la place ensuite au comédien Mohamed Adjaïmi, qui a présenté la comédienne Keltoum, en déclamant un poème composé expressément pour l’occasion.
    L’hommage s’est articulé également autour d’un one man show dispensé par le comédien et chanteur Ahmed Hamdane, et la projection d’un documentaire de 52 minutes, conçu et réalisé par Omar Rabia, le vice-président de l’association Lumières. Cette projection a été sans conteste le meilleur moment de cet anniversaire-hommage. De la naissance à Blida en 1916, aux premiers pas de danse à l’âge de 13 ans, jusqu’à la rencontre avec Mahieddine Bachtarzi, Keltoum (Aïcha Ajouri de son vrai nom) a ouvert la voie à toutes les comédiennes de sa génération. Ses amis et autres comédiens ayant partagé la scène avec elle le reconnaissent. Nouria Kezderli, Benyoucef Hattab, Farida Saboundji, Abou Djamel, Fatiha Berber, Mohamed Lakhdar Hamina ont rappelé l’impact qu’a eu cette femme sur le cinéma et le théâtre en Algérie, tout en évoquant ses qualités humaines et son talent incontestable. Mais le témoignage le plus troublant et le plus émouvant est celui de Saïd Hilmi. Tenant entre ses mains les Mémoires de Mahieddine Bachtarzi, Saïd Hilmi a affirmé : “J’étais en train de relire les Mémoires de Bachtarzi et je me suis aperçu qu’il n’y avait que Keltoum dans cet ouvrage.” Et d’ajouter : “J’ai commencé le métier de comédien à l’âge de douze ans. Et étant orphelin, je n’arrivais pas à ressentir et à dire le mot "yemma" ou "ayyi". Il y a eu un rôle où j’ai joué son fils. Dans une scène, elle m’a prise dans ses bras et serrée dans ses bras avec toute la chaleur d’une mère, en disant "wlidi". Alors le mot "ayyi" est sorti tout seul.” Ceci n’est en fait qu’un aperçu des qualités humaines et de l’extraordinaire talent de celle qui a campé le rôle de mère, dans le cinéma et au théâtre, mieux que quiconque. 
    N’a-t-elle pas été la mère courage dans le chef-d’œuvre le Vent des Aurès de Mohamed Lakhdar Hamina ? N’a-t-elle pas représentée la bravoure de la femme dans la Révolution dans Hassan Terro ? Elle a incarné la femme algérienne dans toute sa diversité et ses combats, notamment dans Chronique des années de braise, Hassan Niya, Béni Hindel, les Déracinés, Hassan Taxi et l’inoubliable El Baouaboune avec Rouiched. Sur les planches, Keltoum a brillé dans des comédies entre autres avec Rachid Ksentini. Elle s’est également illustrée dans la tragédie, notamment avec son rôle de Desdémone dans Othello et celui de Poncia, dans l’adaptation par Allel El Mouhib de la Maison de Bernarda Alba, de Garcia Lorca.Légendaire, mythique, inoubliable et incontournable, Keltoum, recluse et malade aujourd’hui, est un patrimoine dont il faut raviver le souvenir.

    Sara Kharfi
    Liberté

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Hommage à l’acteur algérien Rachid Farès à Alger

    Des artistes ont rendu hommage jeudi à Alger à l’acteur algérien récemment disparu Rachid Farès et ont évoqué son parcours artistique et sa manière d’aborder son travail de comédien.

    Rachid FarèsRachid Farès

    Réunis à l’espace culturel Plasti du quotidien Algérie news, des réalisateurs qui ont travaillé avec Rachid Farès se sont succédé pour parler de l’acteur qu’il fut ainsi que de l’homme de principe qu’il a été durant sa carrière. Le réalisateur et producteur Bachir Derraïs a dévoilé des images de son dernier film "Llob and co" dans lequel Rachid Farès joue au côté de Sid Ali Kouiret sur un scènario de Yasmina Khadra, inspiré des premiers romans policier de l’acteur.

    Bachir Deraïs a par ailleurs évoqué le caractère "entier" de Rachid Farès ainsi que ses rapports parfois difficiles avec les médias.Il a aussi témoigné de la grande culture cinématographique de l’acteur, une connaissance et un amour du cinéma mondial qu’il doit notamment à ses débuts en tant que projectionniste. Un autre réalisateur, Dahmane Ouzid, a quant à lui salué les qualités artistiques du défunt, sa capacité "exceptionnelle" de mémorisation des textes, surtout lorsque les conditions de tournages étaient difficiles, qualifiant Rachid Farès d’un acteur "qui ne nous font pas souffrir pendant un tournage".

    Evoquant à son tour le rapport de Rachid Farès aux médias, le réalisateur de "Essaha" dira que Rachid Farès "n’éprouvait pas le besoin de parler de lui", mettant sur le compte de l’humilité le refus de l’acteur d’accorder des interviews à la presse. Dahamane Ouzid a également parlé de la cinéphilie de Rachid Farès ainsi que de sa fréquentation assidue de la cinémathèque d’Alger à l’époque ou Boudjemâa Karèche en était le directeur.

    Le réalisateur Rachid Benallal qui a réalisé le film "Ya Ouled" en 1993 et dans lequel Rachid Farès a joué, dira que ce dernier a donné toute la "crédibilité au statut de comédien" en parlant de son professionnalisme et de son choix de "vivre de son métier". L’hommage s’est ensuite poursuivi en musique avec le groupe "Essed" de la ville de Knadesssa qui a interprété des morceaux de musique diwane avec en préambule un poème en hommage au défunt.

    Né le 9 mars 1955, Rachid Farès s’est lancé très jeune dans une carrière au cinéma et à la télévision.Il avait notamment joué aux côtés de grands noms du cinéma et du théâtre algérien, comme Sid Ahmed Agoumi, Ahmed Benaïssa et Sonia, entre autres.

    Au théâtre, il avait donné la réplique à la comédienne Sonia dans la pièce de théâtre "Nuit de divorce". Au cinéma, le défunt avait joué dans "Morituri" de Okacha Touita, "Le thé d’Ania" de Said Ould Khelifa, "Le clandestin" de Ben Amar Bekhti, "L’envers du miroir" de Nadia Chérabi, entre autres films.

    Sa dernière apparition a été dans le film sur Mustapha Ben Boulaïd de Ahmed Rachedi, aux côtés de Hassan Kachache et Slimane Benaïssa.

    Rachid Farès décède le 20 juin 2012 d’une crise cardiaque, il a été enterré au cimetière de Garidi.

    APS

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Cinéma : Abdellah Tikouk, le chasseur de naturel, est décédé.

     

    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    le 14.07.13 | 17h01

    zoom | © Elwatan.com
     

     

     

    Abdallah Tikouk, ancien réalisateur à l’ENTV rendu célèbre par ses documentaires sur la nature et ses splendides sur les paysages naturels s’est éteint aujourd’hui à son domicile à Alger des suites d’une longue maladie. Il avait 65 ans.

    Parmi les premiers cinéastes de l’après indépendance, il a débuté à la RTA (ex ENTV) en 1969 à 21 ans pour couvrir les actualités et les reportages. Sa carrière longue de 45 ans a été a été tracée par des rencontres fortuites. Celle dans les années 70 avec Tahar Benaïcha, homme de lettres célèbre, avec lequel il réalise une série de 100 émissions sur la civilisation musulmane.

    Puis avec Mustapha Muller, ancien légionnaire d’origine autrichienne qui a pris le parti du FLN pendant la guerre de libération et à l’origine de premiers parcs nationaux algériens, qui l’initie à la protection de la nature à laquelle il va se consacrer corps et âme et qui va devenir le créneau par lequel il va se faire connaitre du grand public notamment à travers « djamel bilad » et « regards sur la nature », des séries de reportages sur la protection de  la nature.

    Slim SadkiTaille du texte normaleAgrandir la taille du texte
     

    le 14.07.13 | 17h01

    zoom | © Elwatan.com
    .

    Abdallah Tikouk, ancien réalisateur à l’ENTV rendu célèbre par ses documentaires sur la nature et ses splendides sur les paysages naturels s’est éteint aujourd’hui à son domicile à Alger des suites d’une longue maladie. Il avait 65 ans.

    Parmi les premiers cinéastes de l’après indépendance, il a débuté à la RTA (ex ENTV) en 1969 à 21 ans pour couvrir les actualités et les reportages. Sa carrière longue de 45 ans a été a été tracée par des rencontres fortuites. Celle dans les années 70 avec Tahar Benaïcha, homme de lettres célèbre, avec lequel il réalise une série de 100 émissions sur la civilisation musulmane.

    Puis avec Mustapha Muller, ancien légionnaire d’origine autrichienne qui a pris le parti du FLN pendant la guerre de libération et à l’origine de premiers parcs nationaux algériens, qui l’initie à la protection de la nature à laquelle il va se consacrer corps et âme et qui va devenir le créneau par lequel il va se faire connaitre du grand public notamment à travers « djamel bilad » et « regards sur la nature », des séries de reportages sur la protection de  la nature.

    Slim Sadki
    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Disparition de l’acteur Habib Réda à l’âge de 94 ans

    Par : Rubrique Culturelle.

    Le comédien et metteur en scène Habib Réda a rendu l’âme, mercredi dernier, à Alger, à l’âge de 94 ans. Pour le saluer une dernière fois avant qu’il ne rejoigne sa nouvelle demeure, une cérémonie de recueillement à sa mémoire s’est tenue, jeudi dernier, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Dans un communiqué de presse, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a salué les qualités humaines et artistiques et rendu hommage à l’engagement de cet homme de théâtre. “Nous gardons de lui l’image d’un homme délicat et raffiné, d’une grande sensibilité, d’un artiste engagé au service de la Libération nationale et de la culture de son pays”.  La ministre a également souligné le “fort attachement” que le défunt “dramaturge et comédien émérite”, a toujours témoigné à l’Algérie, et ce, “malgré la distance, l’âge et la maladie”. De son vrai nom Mohamed Hattab, Habib Reda est né le 28 mars 1919 à Miliana (centre). Il entame une carrière d’acteur professionnel en 1939 dans la troupe de Mahieddine Bachtarzi dont il était un des principaux comédiens. En 1955, Habib Reda quitte le théâtre pour s’engager dans la lutte armée. Il devient un des chefs de la zone autonome d’Alger avant d’être arrêté et condamné à mort en 1957. Après la cérémonie de recueillement, le défunt a été enterré au cimetière d’El-Kettar à Alger.

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique