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         L'APRÈS-GUERRE (1946-1958)



    Dès la libération, le cinéma de l´après-guerre célèbre évidemment la victoire sur les Allemands et honore ses héros : les résistants. Le film collectif "La Libération de Paris" est réalisé en 10 jours en août 1944. Au premier festival de Cannes en 1946, le prix du jury est attribué à "La Bataille du rail" de René Clément, véritable ode aux résistants français. Mais il est encore trop tôt pour analyser le passé et ses zones d´ombresnotamment la collaboration, sujet toujours délicat de nos jours. Le film de Henri-Georges Clouzot, "Le Corbeau" sorti en 1943 et qui aborde le sujet de la délation est rapidement interdit et son réalisateur est obligé de se faire oublier pendant 2 ans.


         

    Petit à petit, dans cette période de reconstruction, le cinéma reprend ses habitudes et son classicisme qui sera bientôt tant critiqué par La Nouvelle Vague sous le terme de "qualité française". Le film de Marcel Carné "Les Enfants du paradis" sorti dès 1945 est considéré par les professionnels comme l´un des plus beaux films du cinéma français, peut-être même le plus beau. Le savoir-faire des anciens (Carné, Renoir, Duvivier) est évident mais le cinéma vieillit sans vraiment savoir se renouveler. Les règles sont bien établies et il est quasiment impossible d´accéder à la réalisation sans avoir été assistant (on apporte le café et les croissants) pendant de nombreuses années. Le cinéma s´enlise dans la routine... Une deuxième génération de classiques apparaît dont le maître du suspense, Henri-Georges Clouzot (le Hitchcock français) mais aussi Christian Jacque, René Clément, Claude Autant-Lara, Jacques Becker, Jean Delannoy, Jean Cocteau...

    Le cinéma français est d´autant plus fragile que les accords Blum-Byrnes signés en 1946 à Washington imposent aux Français un quota d´importation de films américains en échange de l´effacement de leur dette. Les Français, privés de films américains pendant la guerre, se ruentsur un cinéma Hollywoodien alors à son apogée avec ses stars (Charlton Heston, Marlon Brando, John Wayne, Cary Grant, Liz taylor puis James Dean, Marylin Monroe) et ses maîtres (Alfred Hitchcock, John Ford). Hollywood produit 3 000 films entre 1945 et 1965.

    La France a aussi ses stars. Elles se nomment Gérard Philippe, Jean Marais, Yves Montand, Michel Simon, Fernandel, Lino Ventura chez les hommes, Michèle Morgan, Simone Signoret, Martine Carol côté femmes.


    Malgré la concurrence américaine, certains genres connaissent un grand succès :
    les polars, genre typiquement français, mélange de film policier et de film noir : Quai des orfèvres (47) et Les Diaboliques (55) de Henri-Georges Clouzot ou Touchez pas au grisby (54) de Jacques Becker, Ascenceur pour l´échafaud (58) de Louis Malle 
    les films de cape et d´épée : Fanfan la Tulipe (52), Le Bossu (59), Les Trois mousquetaires (60)
    les comédies Le Petit monde de Don Camillo (52), L´Auberge rouge (51), Les Vacances de Monsieur Hulot (53) et Mon oncle (58) de Jacques Tati 
    le fantastique : la Belle et la bête (46) de Jean Cocteau, La Beauté du diable (50) de René Clair
    l´adaptation d´oeuvres littéraires : La Symphonie pastorale (46), La Chartreuse de Parme (47), Le Plaisir (52), Le Rouge et noir (54), Gervaise (56),Le Diable au corps (47)


    Dans ce contexte, fort en concurrence mais relativement classique, quelques réalisateurs (Alain Resnais, Robert Bresson, Jacques Tati, Jean-Pierre Melville, Louis Malle, Jean Rouch, Chris Marker) se démarquent par leur style moins conformiste, plus personnel et amorcent la transition vers le cinéma dit d´auteur. En 1956, Roger Vadim choque avec son film "Et dieu créa la femme" dans lequel il bouscule les conventions et ose donner une nouvelle image de la femme, celle d´une femme libérée, maître de son destin amoureux. Le film révèle une jeune actrice, une belle inconnue, elle s´appelle Brigitte Bardot.


            
           


    COMPRÉHENSION DE TEXTE
    Répondez aux questions suivantes :

    1. Que célèbre le cinéma à la sortie de la guerre ?
    2. Pourquoi le film "Le Corbeau" est-il interdit ?
    3. Qu´est-ce que la "qualité française" ?
    4. Qu´imposent les accords Blum-Byrnes aux Français ?
    5. Pourquoi les Français se ruent-ils sur les films américains ? 
    6. Quels sont les genres de films populaires à l´époque ?
    7. Comment se démarquent certains réalisateurs ?
    8. Pourquoi le film de Roger Vadim choque-t-il ?


         ESPACE FILMS


    >>>> Cliquez sur le titre du film pour voir l'extrait :
    Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot, 1955 (10mn, début du film) 
    Le Bossu de André Hunebelle, 1959 
    Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati, 1953 
    Mon Oncle de Jacques Tati, 1958 
    Touchez pas au Grisby de Jacques Becker, 1954 
    Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot, 1953 
    Jeux Interdits de René Clément, 1952 
    La Belle et la bête de Jean Cocteau, 1946 
    Journal d'un curé de campagne de Robert Bresson, 1951 
    Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, 1956 
    Casque d'or de Jacques Becker, 1952 
    L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara, 1951 
    La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara, 1956 


    Autres liens utiles : 
    Liste des films français des années 50 






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  •      LA NOUVELLE VAGUE (1959-1965)



    L´expression "La Nouvelle Vague" est communément utilisée pour décrire la nouvelle génération de cinéastes français qui a émergé à la fin des années 50. "La Nouvelle Vague" est en fait un véritable raz-de-marée. Ces jeunes cinéastes anti-conformistes vont bousculer les règles très établies du cinéma français et permettre ainsi à un nouveau cinéma d´émerger : le cinéma d´auteur.

    Les piliers de cette nouvelle tendance se nomment François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer, Jacques Rivette etAlain Resnais. Ils ont en général une trentaine d´années, sont accros des salles obscures et pour la plupart ils sont critiques pour la revue "Les Cahiers du Cinéma" (créée en 1951). Ces jeunes cinéastes en herbe en ont marre de l´académisme cinématographique dans lequel s´est enfermée la France depuis de nombreuses années. François Truffaut dénonce "une certaine tendance du cinéma français" dans Les Cahiers du Cinéma en 1954 dans lequel il déplore le conformisme des anciens, "le cinéma de papa" et la surenchère à l´esthétisme et aux beaux dialogues. Ilcondamne le fossé entre la réalité et sa représentation à l´écran.


    Mais ces jeunes ne se contentent pas de critiquer, ils passent aux actes c´est-à-dire derrière la caméra. Grâce aux progrès techniques de l´époque (caméra légère et bon marché, pellicule sensible à la lumière du jour permettant les tournages hors studios, son synchrone de qualité), ils accèdentenfin à la réalisation. Les budgets sont souvent modestes (Claude Chabrol tourne "Le Beau Serge" grâce à un héritage familial) et ces réalisateurs de fortune n´ont aucune ou quasiment aucune expérience dans la mise en scène mais ils se lancent dans l´aventure...


               

    Dès lors, s´en est fini des décors soignés, des tournages en studio, des beaux dialogues, des histoires irréelles, des têtes d´affiches. Place auxinconnus, aux tournages dans la rue, aux histoires simples, parfois autobiographiques, et bien souvent à l´improvisation. On filme la vie! Le cinéma gagne en naturel et en simplicité.

    Les jeunes cinéastes portent bien souvent les casquettes de scénaristes-dialoguistes-réalisateurs et leurs équipes sont minimales. Le résultat de ce travail bouleverse toutes les règles alors en cours à l'époque. Le montage est parfois très approximatif ("À Bout de souffle" de Jean-Luc Godard, 1960). Cependant, même si un objectif commun unit ces divers jeunes réalisateurs - en finir avec le conformisme des années précédentes et avoir une approche novatrice du cinéma - la comparaison s´arrête là. "Notre seul point commun est le goût des billards électriques" disait François Truffaut.

    Qu´importe, le public s´enthousiasme pour ces films à l´aspect amateur, si différents des films d´alors et le succès est immédiat. Le nombre de premiers films double. De nouveaux visages apparaissent sur les écrans tels Jean-Paul Belmondo, Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafond, Jean-Pierre Léaud.

    Mais très vite, dès 1961, le public se lasse et la nouvelle vague s´affaiblit. Le mouvement survit jusqu´en 1965. Progressivement, la plupart de ces jeunes réalisateurs doivent changer à nouveau de métier ou retourner vers plus de classicisme.

    Cependant, même si la révolte s´essouffle, rien ne sera plus comme avant. L´impact de cette révolution, cette soif de liberté et l´attrait des spectateurs pour ce genre de films auront été entendus. Le mouvement a changé la conception du cinéma français et influencera égalementbon nombre de pays notamment les pays de l´Est.

    Parallèlement, la vieille génération continue à produire des films de qualité. Deux comédies réunissant les plus grands comiques du moment, Louis De Funès et Bourvil, sont énormes succès commerciaux : "Le Corniaud" en 1964 et "La Grande vadrouille" en 1966. "La Grande vadrouille" est resté pendant plus de 40 ans le plus grand succès commercial français avant d´être détrôné par trois autres comédies : "Les Visiteurs" en 93, "Astérix et Obélix contre Jules César" en 1999 puis "Bienvenus ches les Chtis" en 2008.

    Mais déjà le cinéma s´apprête à traverser une nouvelle crise. Son origine a pour nom la télévision...


           

    Les principaux réalisateurs de La Nouvelle Vague : 
    - Les pionniers : François Truffaut, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Éric Rohmer, Pierre Kast, Jacques Doniol-Valcroz, Jacques Rozier, Alain Resnais, Agnès Varda, Jacques Demy, Georges Franju
    - Le cinéma-vérité : Chris Marker, Jean Rouch


    COMPRÉHENSION DE TEXTE
    Répondez aux questions suivantes :

    1. Que veut dire l´expression "La Nouvelle Vague" ?
    2. Quand apparaît ce mouvement ?
    3. Que dénonce François Truffaut ? 
    4. Qu´est-ce que les jeunes de "La Nouvelle Vague" ont en commun ?
    5. Qu´est-ce qui permet l´émergence de ce mouvement à la fin des années 50 ?
    6. Pourquoi le mouvement s´essouffle-t-il ?
    7. Que doivent faire les jeunes cinéastes lorsque le public se lasse ?
    8. Qu´est-ce que "La Nouvelle Vague" a changé ?
    9. Que fait la "vieille" génération pendant ce temps ?


         ESPACE FILMS


    >>>> Cliquez sur le titre du film pour voir l'extrait :
    Hiroshima mon amour d'Alain Resnais, 1959
    Lola de Jacques Demy, 1960 
    Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda, 1962 (2.48mn) 
    La Jetée de Chris Marker, 1963 
    Chronique d'un été de Jean Rouch, 1960 
    Ma Nuit chez Maud d'Eric Rohmer, 1969 
    Un Homme et une femme de Claude Lelouch, 1966 
    La grande Vadrouille de Gérard Oury, 1964 - (Extrait 1, Tea for two, 3mn) - (Extrait 2, Le chef d'orchestre, 5mn, sous-titres en anglais) - (Extrait 3, Les chaises musicales, 2.35mn) 
    Le Corniaud de Gérard Oury, 1966 (3.17mn -bande annonce) 
    Le Gendarme de Saint-Tropez, de Jean Girault, 1964 (5mn) 


    Autres liens utiles : 
    Liste des films français des années 60
    François Truffaut 
    Article : Une certaine tendance du cinéma français 
    Wikipédia : La Nouvelle Vague

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  •      LE CINÉMA DES ANNÉES 70



    À la fin des années 60, le cinéma français a gagné en liberté grâce à l´héritage de la Nouvelle Vague puis aux revendications de mai 68. Mais les spectateurs boudent les films d´auteurs pas assez divertissants à leurs yeux. Ils préfèrent rester chez eux pour regarder le nouvel équipement à la mode : la télévision. Le petit écran a en effet trouvé sa place au sein des foyers français qui peuvent dorénavant bénéficier du cinéma à domicile. En 1970, le taux d´équipement des ménages en télévision atteint 80 % alors qu´il n´était que de 25% en 1960. Les salles de cinéma se videntrapidement.

    Taux d´équipement des ménages en télévision en France :
                    1954       1%
                    1962       25%
                    1974       80%
                    1990       94% 
                    2008       97,7% 
               Source : Médiamétrie

    Pour satisfaire l´évolution du marché, le cinéma s´assagit et retourne vers une forme et un fonds plus classiques, plus populaire, très souvent intimiste. La majorité des grands réalisateurs de la Nouvelle Vague sont toujours présents mais s´adaptent à la demande : François Truffaut (L´Enfant sauvage, L´Histoire d´Adèle H, La Nuit américaine), Alain Resnais (Providence), Claude Chabrol (Le Boucher, Violette Nozière), Eric Rohmer (La Marquise d´O, Perceval le Gallois).

           

    Le cinéma des années 70 observe la vie et décline le quotidien des Français : les crises au sein de la famille et du couple, les problèmes sociaux notamment le chômage ou l´identité culturelle. Claude Sautet (Les Choses de la vie, Max et les ferrailleurs, César et Rosalie, Vincent, Paul et les autres) et Bertrand Tavernier (Le Juge et l´assasin, l´Horloger de Saint Paul) illustrent bien cette tendance. Le star-système revient également en force et les spectateurs ne se lassent pas de voir Romy Schneider, Catherine Deneuve, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo ou Yves Montand sur petit ou grand écran.

    Fort des évènements de mai 68, le cinéma des années 70 est également et peut-être surtout un cinéma militant et revendicateur. Nombreux sont les réalisateurs qui, engagés politiquement, désirent utiliser le cinéma à d´autres fins que celle de divertir. La génération des années 70 a le sentiment que son devoir est d´informer les spectateurs et les faire réfléchir. Ils désirent utiliser la caméra comme témoin de la société et dénoncer ses travers : le pouvoir, les manipulations politiques, la corruption, la violence, le racisme, le chômage. Le cinéma permet également de revisiter l´histoire (Le Chagrin et la pitié de Max Olphüs, 1969 - Lacombe Lucien de Louis Malle, Stavisky d´Alain Resnais - Avoir 20 ans dans les Aures de René Vautier). Les films sont sombres et les fictions sont particulièrement riches en intrigues policières.

    Par ailleurs, la libéralisation des moeurs des années 70 se répercute sur le cinéma et les derniers tabous sont levés. La sexualité se montre à l´écran et certains films bouleversent toutes les conventions sociales notamment le film de Bertrand Tavernier "Les Valseuses", film emblématique des années 70 qui a révélé Gérard Depardieu, "Le Dernier tango à Paris´ de Bernardo Bertolucci ou "La Grande bouffe" de Marco Ferreri. On assiste également à l´apparition d´un nouveau genre de film, le film érotique avec la série des "Emmanuelle" (1973) et en 1974, la censure est supprimée. Le film X (pornographique) apparaît peu après.

    Ce changement des mentalités permet enfin aux femmes d´accéder enfin derrière la caméra : "Molière" et "1789" d´Ariane Mnouchkine, "India Song"de Marguerite Duras, "Qu´est-ce qu´elles veulent" de Coline Serreau.

    Enfin, beaucoup de comédies seront produites dans ces années 70 avec notamment l'extraordinaire Louis de Funès (Le Gendarme de Saint-Tropez, La Folie des grandeurs, l'Aile ou la cuisse, les Aventures de Rabbi Jacob), Pierre Richard (Le Grand blond avec une chaussure noire, le Distrait, le Jouet) ou l'équipe du Splendid à la fin des années 70 avec leurs trois films cultes :Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, puis Le Père Noël est une ordure début des années 80.

           

    Le cinéma des années 70 est donc un cinéma libéré de toutes règles et qui se veut être le reflet de la réalité et de la société.


    Acteurs : Yves Montand, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Gérard Depardieu, Michel Serrault, Claude Brasseur, Philippe Noiret, Michel Piccoli, Patrick Deweare, Jean Rochefort, Pierre Richard

    Actrices : Catherine Deneuve, Romy Schneider, Miou-Miou, Isabelle Huppert, Annie Girardot, Marlène Jobert, Fanny Ardant, Carole Bouquet, Anne-Marie Chazel, Josiane Balasko,



    COMPRÉHENSION DE TEXTE
    Répondez aux questions suivantes :

    1. Comment le cinéma français a-t-il gagné en liberté au début des années 70 ?
    2. Pourquoi le public boude-t-il les films d´auteurs ?
    3. Pourquoi les Français préfèrent-ils rester chez eux ?
    4. De quoi parlent les films des années 70 ?
    5. Que font les réalisateurs de la Nouvelle Vague ?
    6. Quelles sont les conséquences de la libéralisation des moeurs sur le cinéma ?
    7. Que permet le changement de mentalités pour les femmes ?
    8. En résumé, comment est le cinéma des années 70 ?


         ESPACE FILMS


    >>>> Cliquez sur le titre du film pour voir l'extrait :
    L'Enfant sauvage de François Truffaut, 1970 (8mn) 
    Peau d'âne (conte) de Jacques Demy, 1970 (4mn) 
    L'Aveu de Costa-Gavras, 1970, (50s) 
    César et Rosalie de Claude Sautet, 1972 (1.56mn) 
    L'Aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch, 1972 (9.40mn) 
    Les Aventures de Rabbi Jacob (comédie) de Gérard Oury, 1973 (6.25mn) 
    Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Bunuel, 1972 (10.02mn, sous-titres en anglais) 
    Les Valseuses de Bertrand Blier, 1974 (1.28mn - Attention nudité) 
    Le Vieux fusil de Robert Enrico, 1975 (bande annonce) 
    L'Aile ou la cuisse (comédie) de Claude Zidi, 1976 (4mn) 
    La Cage aux folles (comédie) de Edouard Molinaro, 1978 (4.32mn, sous-titres en anglais) 
    Les Bronzés font du ski (comédie) de Patrice Leconte, 1979 (3.3mn) 
    La Maman et la putain de Jean Eustache, 1973 (1.23mn, sous-titres en anglais) 
    La Folie des grandeurs (comédie) de Gérard Oury, 1971 (7mn)
    Le Chagrin et la pitié de Max Olphüs, 1969 (Bande-annonce en anglais, 2mn) 


    Autres liens utiles : 
    Liste des films français des années 70

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         LE CINÉMA DES ANNÉES 80 : LE CINÉMA SPECTACLE

     



    Le développement et la banalisation des clips, des jeux vidéos, de la publicité et des effets spéciaux, amènent le public à rechercher un cinéma plus visuel et plus rythmé. La génération des années 80 est celle de l´image, des films de science-fiction, des films fantastiques et d´aventuresLe cinéma devient spectacle. Les États-Unis s´imposent facilement avec leur "Star wars" (1977), "Indiana Jones" (1981), "Rambo" (1982) et autre "Blade Runner" (1982). En 10 ans, la part de marché des films américains double et passe de 30 % en 1980 à près de 60% en 1990.

    La raison principale de cette crise est essentiellement économique. Les cinéastes français ont beaucoup moins de moyens financiers que leursconfrères américains. Le budget moyen d´un film français est en moyenne 10 fois inférieur à celui d´un film d´outre-atlantique. Face à ce challenge économique, le gouvernement décide d´intervenir et subventionne généreusement un système en perte de vitesse. Parallèlement, les chaînes de télévision commencent à s´associer à certains projets cinématographiques s´assurant ainsi l´exclusivité de la distribution à la télévision. C´est le début des co-productions (En 1988, 53% des films français ont été co-produits avec des chaînes de télévision).

    La deuxième raison de cette crise est liée au contenu des films. Le cinéma français n´arrive plus à séduire son public. Il souffre d´une image de cinéma trop intellectuel et pas assez divertissant. Le contraste avec les films américains est flagrant. Il faut dire que depuis l´arrivée de la Nouvelle Vague (c´est-à-dire depuis plus de 20 ans), les réalisateurs ont dicté leur loi : ils ont fait et montré ce qu´ils voulaient et ils en paient maintenant le prix. Le public les boude. Au début des années 80, le décalage entre l´offre et la demande est évident. Le cinéma n´est plus à l´écoute de son public.

    Enfin, l´arrivée du magnétoscope et de la chaîne privée Canal+ au sein des foyers, incite les Français à rester chez eux. Face à cette désaffection, Le ministère de la culture crée "La fête du cinéma" en 1985. Cette célébration du cinéma, unique au monde, permet aux spectateurs de voir des films au cinéma à prix extrêmement réduit pendant 3 jours. C´est un grand succès mais c´est très limité dans le temps.

    Les années 80 marquent l´émergence des films à gros budgets : les superproductions. Pour faciliter l´exportation, certains réalisateurs n´hésitent pas à tourner directement en anglais avec des acteurs américains tel Jean-Jacques Annaud (La Guerre du feu - 1981, Le Nom de la rose - 1986, L´Amant - 1991), décision pour laquelle il a été largement critiqué. Idem pour Luc Besson qui n'hésite pas à tourner des films "à l'américaine" : superproduction, beaucoup d'action, sexe, rythme soutenu, tournages en anglais. Son film "Le Grand bleu" est sans nul doute le film culte de la génération 80. Il est intéressant de noter que le film a deux fins possibles pour satisfaire tous les publics : la française (ouverte) et l'américaine (heureuse)...

           

    On retiendra également le nom de 2 nouveaux arrivants dans le panorama cinématographique français qui s´imposent dès leur premier film : 
    Jean-Jacques Beinex avec "Diva" en 1981 puis "37,2 le matin" en 1986
    Léos Carax avec "Boys meet girls" puis "Mauvais sang" et "Les Amants du pont-neuf".
    D´autres réalisateurs confirment leur talent tels Claude Zidi, Claude Berri, Maurice Pialat, Patrice Leconte ou Bertrand Blier. De même, les pionniers de la Nouvelle Vague continuent de produire même si cela signifie retourner à un cinéma plus classique.

    Malgré la pression budgétaire, les années 80 sont riches en succès commerciaux : "La Boum" avec Sophie Marceau, film référence de tous les adolescents, "Le Dernier métro" film aux 10 césars de François Truffaut, "Jean de Florette" et "Manon des source" ou "Tchao pantin" deClaude Berri pour n´en citer que quelques-uns.


           


    Les succès permettent de découvrir de nouveaux visages tels Isabelle Adjani, Sophie Marceau, Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche, Béatrice Dalle, Valérie Kapriski, Nathalie Baye chez les femmes et Daniel Auteuil, Richard Anconina, Christophe Lambert chez les hommes.

    Le dynamisme est malgré tout plus marqué dans les comédies. Un groupe de jeunes comédiens issus du café-théâtre, la troupe du Splendid, déjà fort de leur succès avec "Les Bronzés" en 1978 récidivent avec le cultissime "Le Père Noël est une ordure" satyre de la société lors des fêtes de Noël. Ainsi apparaît une nouvelle forme d´humour, basée sur une analyse plus grinçante de la société et des diverses couches sociales. Le concept est repris avec succès dans "La Vie est un long fleuve tranquille" par Etienne Chatilliez. Coline Serreau se fait également remarquer avec "3 Hommes et un couffin". Enfin, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro permettent aux spectateurs d´entrer dans un monde futuriste noir avec "Delicatessen" et "La Cité des enfants perdus"

           

    Parallèlement, les autres formes de cinéma, moins commerciales, continuent de produire même si leur public est moins large et leur survie plus difficile. Les aides financières du gouvernement permettent ainsi à toutes les formes de cinéma d´exister, de co-exister et d´expérimenter.


    COMPRÉHENSION DE TEXTE
    Répondez aux questions suivantes :

    1. Comment est la génération des années 80 ?
    2. Quelle est la part de marché des films américains en 1980 ? Et en 1990 ?
    3. Pourquoi la France a-t-elle du mal à soutenir la concurrence ?
    4. Que veut dire le terme "co-production" ?
    5. Pourquoi la fête du cinéma a-t-elle été créée ?
    6. Pourquoi Jean-Jacques Annaud est-il critiqué ?
    7. En quoi Luc Besson est-il différent ? 
    8. Quel genre cinématographique domine dans les années 80 ?
    9. Quelle nouvelle forme d´humour apparaît ?

         ESPACE FILMS

     


    >>>> Cliquez sur le titre du film pour voir l'extrait :
    Le Grand bleu de Luc Besson, 1988 : Extrait 1 (3.50mn)
    La Femme d´à côté de François Truffaut, 1981 (1.48mn) 
    Diva de Jean-Jacques Beinex, 1981 (Bande-annonce - 1mn) 
    37.2 le matin de Jean-Jacques Beinex, 1986 (2.12mn) 
    Le Père noël est une ordure de Jean-Marie Poiré, 1982 (bande annonce - 2.11mn) 
    Jean de Florette de Claude Berri, 1986 (bande annonce - 2.37mn) 
    Manon des sources de Claude Berri, 1986 (2.41mn bande annonce) 
    Les Amants du Pont-Neuf de Léos Carrax, 1991 (bande-annonce, 1.32mn) 
    3 Hommes et un couffin de Coline Serreau, 1985 (1.27mn) 
    La Vie est un long fleuve tranquille d'Etienne Chatiliez, 1988 (1.22mn) 
    L'Été Meurtrier, 1983 (5.55mn) 
    A nos amours de Mayrice Pialat 1983 (Bande-annonce, 1.26mn) 
    Subway de Luc Besson, 1985 (2mn, en anglais) 
    L'Ours de Jean-Jacques Annaud, 1988 (extrait, 3.55mn) 
    Au Revoir les enfants de Louis Malle, 1987 (Bande-annonce, sous-titres en anglais, 2mn) 


    Autres liens utiles : 
    Les films classiques français des années 80 

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         DES ANNÉES 90 AU DÉBUT DES ANNÉES 2000 : LE CINÉMA FAIT DE LA RÉSISTANCE...



    Après la crise des années 80, le cinéma français des années 90 puis des annees 2000 est un cinéma en mutation qui tente de trouver sa place dans un contexte extrêmement compétitif :
    - La part de marché des films américains avoisine les 60%
    Les nouvelles formes de distribution de l´image (télévision, chaînes privées, câble, magnétoscope, lecteur DVD, internet) permettent au spectateur de bénéficier d´une programmation variée et choisie dans d´excellentes conditions (home-vidéo, écrans 16/9ème, ordinateurs).
    - La possibilité (illégale) - au milieu des années 2000 - de téléchargement permet aux fraudeurs de regarder les films de leur choix gratuitement.


    Le public devient donc de plus en plus exigeant et ne se déplace dans les salles de cinéma que pour voir des films qui méritent le déplacement.

    La loi du marché dictant ses règles, la priorité devient donc de satisfaire le public avec des films capables de rivaliser avec les super-productions américaines. Les considérations financières deviennent essentielles : Faire un film pour qu´il marche et qu´il rapporte de l´argent ! Le cinéma devient un business et les producteurs ont de plus en plus de pouvoirs. Dorénavant, le marketing et la promotion du film deviennent un élément essentiel au même titre que le choix des acteurs, l´histoire du film ou le réalisateur.

    L´industrialisation du cinéma se traduit également par l´apparition dans les années 90 des multiplexes, énormes complexes de salles avec un confort et une qualité de son et d´image irréprochables. Dans ces multiplexes, les films grand public français trouvent leur place auprès des blockbusters américains tandis que les petits films ou films d´auteur sont distribués dans les cinémas indépendants.Aussi, il n´est pas surprenant queles films français qui ont le mieux marché dans les années 90 soient des films à gros budget.


    5 genres dominent la décennie :
    - Les adaptations littéraires : Germinal, La Gloire de mon père, Le Château de ma mère 
    - Les histoires sur fond historique : Ridicule, Est/Ouest, Une Femme française, Le Pacte des loups
    - Les films historiques : Camille Claudel, Lucie Aubrac, Jeanne d´Arc
    - Les comédies : Les Visiteurs, Le Dîner de cons, Le Placard, La Vérité si je mens (et sa suite), Astérix et Obélix contre Jules César, Astérix et Obélix : mission Cléopâtre
    - les films sur les problèmes société: La Haine, Les Nuits fauves


    Par ailleurs, il est intéressant de constater que tous les plus grands succès commerciaux de l´histoire du cinéma français sont des comédieset que 5 films sur 6 ont été réalisés depuis les années 90 :
    - La Grande Vadrouille (1966)
    - Les Visiteurs (1993)
    - Astérix et Obélix contre Jules César (1999)
    - Le Fabuleux destin d´Amélie Poulain (2001)
    - Astérix et Obélix : opération Cléopâtre (2002)
    - Bienvenus chez les Chtis (2008)



    Heureusement, la diversité audiovisuelle peut survivre grâce aux subventions de l´état et de jeunes réalisateurs peuvent percer. Les films sont plus personnels et traitent le plus souvent des problèmes de société. 

    Deux films marquent particulièrement la décennie 90 :
    "Les Nuits fauves" de Cyril Collard, l'´histoire d´un jeune homme atteint du sida qui a des relations sexuelles non protégées. Le film est largement autobiographique. Le jeune réalisateur meurt du virus une semaine avant la cérémonie des César où il obtient le César du meilleur film.
    "La Haine" de Matthieu Kassovitz qui met en évidence le problème des banlieues et de l´intégration sociale en France.

    Depuis quelques années, quelques films ont permis de réconcilier le public avec la cinéma français notamment : 
    "Le Fabuleux destin d´Amélie Poulain" (2001) 
    "Les Choristes"(2004, premier long métrage de Christophe Barratier) 
    - et surtout l'incroyable Bienvenus chez les Chtis (2008) qui a fait plus de 20 millions d'entrées et détient ainsi à ce jour le record historique en France.

          

          

    A savoir : Le film le plus cher de l´histoire du cinéma français est Astérix aux Jeux Olympiques de de Frédéric Forestier et Thomas Langmann (2008). Il a coûté 78 millions d'euros (Remarque : le film le plus cher de l'histoire du cinéma est le film américain Pirates des Caraibes 3 : 317 millions de dollars).

    De nos jours, le cinéma français semble retrouver sa place dans le coeur des Français. La part de marché des films américains semble s´être stabilisée entre 50% et 55% du marché. Tous les styles coexistent même si les grandes productions semblent plus rentables et attirent un public plus large.

    Parallèlement, les acteurs français des années 90 s´exportent de plus en plus : 

    > Côté femmes : Eva Green (Kingdom of Heaven, Casino Royale, The Golden compass), Emmanuelle Béart (Mission Impossible, Sophie Marceau (Braveheart, The World is not Enough - James Bong girl, Lost and Found), Juliette Binoche (The English Patient, Chocolat), Julie Delpy(Before Sunset, Before Sunrise), Judith Godrèche (The Man in the Iron Mask), Virginie Ledoyen (The Beach), Audrey Tatou (Da Vinci Code),Marion Cotillard (Big Fish, A good year, Public enemies), Charlotte Gainsbourg (Jane Eyre, Antichrist, 21 grams).

    > Côté hommes : Vincent Cassel (Nadia, Ocean 12, Ocean 13), Jean Reno (Ronin, Godzilla, Mission impossible, Da Vinci code), Gérard Depardieu (Green Card, 1492 : Christophe Colomb, The Man in the Iron Mask, 102 Dalmatians)



    Àinsi, à la fin des années 90 et au début des années 2000, le challenge du cinéma français est de trouver un équilibre entre rentabilité et la sauvegarde de la liberté artistique et il semble avoir réussi même si cet équilibre est fragile. L´industrie cinématographique française est la première en Europe et maintient sa 3ème place au niveau international derrière l´Inde et les Etats-Unis.


    Les acteurs : 
    > La nouvelle génération :
     Romain Duris, Mathieu Almaric, Benoît Poelvorde, Vincent Cassel, Benoît Magimel, Guillaume Canet, Louis Garrel, Samy Nacery, Dany Boon, Vincent Perez, Jean Dujardin, Kad Merad, Charles Berling, Albert Dupontel 
    >> Les anciens : Daniel Auteuil, Christian Clavier, Gérard Depardieu, Jean Réno, Michel Serrault, Jean Rochefort, Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Gérard Jugnot, Michel Blanc, Vincent Lindon, Fabrice Lucchini

    Les actrices : 
    > La nouvelle génération :
     Audrey Tautou, Emmanuelle Devos, Mathilde Seigner, Ludivine Sagnier, Marion Cotillard, Virginie Ledoyen, Karin Viard, Marie-Josée Croze, Michèle Laroque, Yolande Moreau, Emmanuelle Devos, Cécile de France, Valérie Lemercier, Laura Smet, Eva Green, Julie Depardieu, Judith Godrèche, Charlotte Gainsbourg, Agnès Jaoui, Monica Bellucchi, Catherine Frot
    >> Les anciennes : Juliette Binoche, Sophie Marceau, Emmanuelle Béart, Nathalie Baye, Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire, Isabelle Carré, Anne-Marie Chazel, Josiane Balasko, Carole Bouquet, Isabelle Adjani, Sabine Azéma


    COMPRÉHENSION DE TEXTE
    Répondez aux questions suivantes :

    1. Pourquoi le marché est-il considéré être compétitif ?
    2. Quelle est la priorité du cinéma français ?
    3. Que sont les multiplexes ?
    4. Quels genres cinématographiques dominent le cinéma français? 
    5. Que fait l'état pour soutenir le cinéma français 
    6. Si on regarde les succès commerciaux de l´histoire du cinéma français, quel genre domine ? 
    7. Quel est le film le plus cher du cinéma français ? 
    8. Quel film français détient le record historique d'entrées en France ? 
    9. Que font les acteurs et actrices français ? 
    10. Quelle est la place du cinéma français au début des années 2000 ? 



         ESPACE FILMS


    >>>> Cliquez sur le titre du film pour voir l'extrait :
    Cyrano de Bergerac de Jean-paul Rappeneau, 1990 (scène du nez, 2.43mn)
    Nikita de Luc Besson, 1990 (3.39mn) 
    Delicatessen de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, 1991 (Bande-annonce 1.31mn) - (Début du film, 3mn) 
    Les Nuits fauves de Cyril Collard, 1992 (Bande-annonce, 2mn) 
    Les Visiteurs de Jean-Marie Poire, 1993 (10mn) 
    Germinal de Claude Berri, 1993 (2mn) 
    Bleu de Krzysztof Kieslowski, 1993 (Bande-annonce, 1.47mn) 
    La Reine Margot de Patrice Chéreau, 1994 (Bande-annonce, 2mn, sous-titres en anglais) 
    La Cité des enfants perdus de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, 1995 (Bande-annonce, 2.31mn) 
    La Hainede Matthieu Kassovitz, 1996 (Bande-annonce, 1mn) 
    Ridicule de Patrice Leconte, 1996 (5mn) 
    Le Dîner de cons de Francis Veber, 1998 (6mn) 
    Astérix et Obélix contre César, 1999 de (7.44mn) 
    L'Auberge espagnole de Cédric Kaplish , 2001 (Bande-annonce, 2mn) 
    8 femmes de Michel Ozon, 2002 (Bande annonce, 5mn, sous-titres en anglais) 
    La Marche de l'Empereur de Luc Jacquet (documentaire), 2005 (bande-annonce, 2mn) 
    Ne le dis à  personne de Guillaume Canet, 2006 (Bande-annonce, 2.15mn) 
    La Môme d'Olivier Dahan, 2007(Bande-annonce, 1.43mn) 
    Bienvenus chez les Chtis de Dany Boon, 2008 (Bande-annonce, sous-titres en anglais, 1.43mn) 


    Autres liens utiles : 
    Liste des films français sortis dans les années 90 
    Liste des films français sortis dans les années 2000 

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