• Festival International du cinema d'Alger : « Circles », « No » et « Sugar man » en compétition

    Festival International du cinema d'Alger :

     

    « Circles », « No » et « Sugar man » en compétition

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    le 17.12.13 | 19h58 | mis à jour le 17.12.13 | 21h24

    Festival International du cinema d'Alger : « Circles », « No » et « Sugar man » en compétition

     

     

    Le Festival international du cinéma d’Alger se déroule du 19 au 26 décembre à la salle el Mouggar.

     

    La troisième édition du Festival international du cinéma d’Alger (FICA) avec ses journées dédiées au film engagé débute demain jeudi à 19 h à la salle El Mouggar avec la projection du drame social « Ombline » du français Stéphane Cazes. Le festival durera jusqu’au 26 décembre 2013 avec la projection de huit fictions et onze documentaires.

    Les projections, qui se feront sur support DCP, se font chaque jour à 15 h, 17 h et 19 h. Des débats sont prévus au lendemain des projections à 10 h à la salle El Mouggar. Zahia Yahi, commissaire du festival, a détaillé le programme mardi lors d’une conférence de presse à la salle El Mouggar accompagnée de Ahmed Bedjaoui, Abdelkrim Ait Oumeziane et Salim Aggar, membres du comité du FICA. Elle a annoncé la création du prix du public pour cette année.

    Le public votera par cartons à déposer dans une urne après chaque projection. Il s’ajoutera aux deux autres distinctions du festival, le grand prix et le prix du jury. Le cinéaste sud africain Lentswe Serote sera à Alger pour présenter « Beyond the picket line » (Au-delà des lignes ennemies). Il en sera de même pour le réalisateur palestinien Rashid Masharawi (le comédien Salah Hannoun sera présent lors de la projection) pour son long métrage « Palestine Stéréo » ainsi que pour le sénégalais Ousmane William M’Baye qui présentera son documentaire « Président Dia ». Président Dia évoque le martyr de Mamadou Dia, premier Premier ministre du Sénégal dans les années 1960, détenu pendant des années par…Léopold Sédar Senghor. Mamamou Dia avait notemment milité pour « une rupture radicale » avec la France, ex-puissance coloniale.

    Le public du FICA découvrira le drame « Circles » du serbe Srdan Golubovic (connu par son film « The trap », le piège) dont l’histoire, basée sur des faits réels, se déroule pendant la guerre en Bosnie. Un film à voir ! Il y aussi ce drame social du brésilien Licinio Azevedo « La vierge Margarida » qui restitue une période du « puritanisme révolutionnaire » au Mozambique dans les années 1970. Le 22 décembre 2013 sera projeté « No » du chilien Pablo Larrain.

    Un film qui remonte à la fin des années 1980. A cette époque, le dictateur chilien Augusto Pinochet décide, après des années noires de répression, d’organiser un référendum sur sa propre présidence. La campagne du « non » (non au maintien au pouvoir arraché après un coup d’Etat) est lancée par l’opposition. Le film raconte ses journées fabuleuses durant lesquelles l’opposition accède enfin à la télévision, véritable repaire de la pensée unique et de la soumission. Un film à voir également.

     

    Tito et les 8000 films !

    Côté documentaires, « Cinema komunisto, il était une fois la Yougoslavie » de réalisatrice serbe Mila Turajlic (qui sera présente à Alger) paraît être une curiosité à découvrir. Le film évoque la grande passion pour le septième art qu’avait Josip Broz Tito, dirigeant de la République fédérative socialiste de Yougoslavie de 1945 à 1980. Tito aurait vu 8000 films durant sa vie. Mila Turajlic a fait parler son projectionniste personnel (Ahmed Bedjaoui nous a confié que Boumediène regardait trois films chaque soir). « Sugar man » de l’algéro-suédois Malik Bendjelloul est un documentaire à ne pas rater également.

    Le documentaire, qui relate le parcours du compositeur et chanteur de folk américain Sixto Diaz Rodriguez. Rodriguez, qui n’a enregistré que deux albums dans les années 1970, a connu une grande célébrité en Afrique du sud parmi le mouvement blanc anti-apartheid avec son opus « Cold fact ». « Sugar Man » revient justement sur « le come back » de Rodriguez sur les terres de Madiba à la fin des années 1990. « Sugar man » a décroché l’oscar du meilleur documentaire en 2013.

    « Free Angela and all the political prisonners » de l’américaine Shola Lynch rappelle le combat de la militante et universitaire communiste noire Angela Davis contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Angela Davis a été persécutée par le FBI pour des motifs fallacieux. Au programme du FICA 2013 aussi : « L’esprit de 45 », un documentaire du britannique Ken Loach sur les prouesses électorales de la gauche du Royaume Uni à la fin de la deuxième guerre mondiale. L’enquête télévisée de l’algérien Malik Aït Aoudia, « Le martyrr des sept moines de Tibhirine » est programmée au FICA dans la section « documentaires ». « Dès le début nous avons dit que le festival est ouvert aux productions faites pour la télévision.

    Dans ce que le comité a visionné, il nous est apparu intéressant de retenir « Le martyr des sept moines de Tibhirine ». Dans ce que nous avons visionné de la production algérienne, sans préjuger de la qualité, rien n’était adéquat pour la programmation du festival. C’est pour cela qu’il n’y a pas de documentaires algériens retenus cette année », a précisé Zahia Yahi.

     

    Djamila Sahraoui présidente du jury

    Elle a expliqué l’absence de films arabes (mis à part « Palestine Stéréo ») par l’existence d’un festival dédié au cinéma arabe (Oran) et un autre au cinéma maghrébin. « Cela nous ne empêche pas de programmer chaque année un ou deux films qui viennent de Palestine. Cette année, nous avons choisis le docuementaire « Infiltrators » de Khaled Jarrar », a précisé la commissaire du festival», a-t-elle dit. Elle est revenue sur le changement de dates du festival par certaines demandes du public.

    « La communauté universitaire nous a reproché de programmer le festival à des périodes qui ne les convenaient pas. Nous avons répondu à leur souhaite et nous invitons cette communauté à être présente », a estimé Zahia Yahi. Pour elle, l’engagement n’est pas uniquement politique.

    « Il n’y a pas de type d’engagement précis. L’engagement peut être politique, social, économique et humain. Les films que nous proposons traitent de sujets différents. Pour ce festival, nous n’avons pas tenu compte de l’actualité mondiale. La date de sortie d’un film n’est pas un critère de sélection pour ce festival. La plupart des films sélectionnés sont de 2012 et de 2013. Les films faits par des cinéastes à l’écoute des pouls de leurs sociétés sont actuels. Et puis, un film de guerre n’est pas forcément engagé », a-t-elle souligné.

    A noter enfin que le jury longs métrages est présidée cette année par la cinéaste algérienne Djamila Sahraoui et celui des documentaires par le réalisateur Larbi Benchiha.

     
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