• Présenter un scénario

    Études de cas 1

    présentation scénario apprendre le cinema faire un film

    Présenter un scénario, 1 er cas : Passer d’une pièce à l’autre 

    Au travers des différentes questions que vous m’avez posé l’année dernière et que vous me posez encore aujourd’hui sur ce site, je m’aperçois que vous rencontrez encore des problèmes pour présenter un scénario en fonction de ce que vous voulez raconter. Lors de la lecture des  différents scénarios que vous m’avez demandé de lire, je me suis rendu compte que là aussi le problème se répétait. Pourtant je sais que, pour la plupart d’entre vous, vous vous appliquez à suivre mes conseils. C’est donc qu’il faut aller plus loin dans les explications et dans le concret.

     

    Je m’aventure peut-être sur un terrain hasardeux, des cas d’écritures il y en a une sacrée tripotée ! Mais j’ai foi en votre passion et votre intelligence pour que vous puissiez utiliser ces conseils pour vos histoires. Si vous débutez dans l’écriture, voir des exemples de séquences c’est la meilleur manière d’apprendre :o)

    C’est Partie ! 

    Dans toutes les histoires, vous avez besoin que votre personnage se déplace quel que soit l’endroit où se déroule sa quête : Ville, maison, île déserte, prison etc… J’ai voulu commencer par ce cas car c’est celui qui revient le plus souvent et c’est ce qui bloque les jeunes apprentis scénaristes.

     

    Alors comment faire pour que le lecteur comprenne les déplacements ?

    Si vous avez lu : « présentation d’un scénario », vous savez que votre scénario est écrit avec un en-tête particulier avant la description de la scène et des dialogues.

    Cet en-tête le voici :

     

    Séquence 1 : Int – Appartement – Jour

    Séquence 1 : Nomme le numéro de la séquence

    Int :    Définit si l’action se déroule à l’intérieur (Int) ou à l’extérieur (Ext)

    Jour :    Pour l’effet  soit : jour/Nuit/Matin/Soir/crépuscule etc… c’est à dire le « moment » de la journée pendant lequel se déroule l’action.

     

    Passons à un exemple concret :

    Séquence 1 : Int – Appartement – Nuit

    Martin est assis dans son fauteuil préféré, la pièce n’est éclairée que par la télévision qui diffuse une émission animalière. 

    Martin grimace.

    Il passe une main sur son ventre puis la met sur sa bouche.

    D’un coup, il se lève et se précipite dans la salle de bain.

    Il se penche sur les toilettes et vomit.

     

    Voilà typiquement ce qu’il ne faut pas faire ;o) C’est à dire tout écrire dans une seule et même séquence. Je me doute que certains d’entres vous savent qu’il est possible de le faire mais pas avec cet intitulé de séquence (nous verrons cela un peu plus loin) et surtout, à ne pas reproduire tout au long du scénario car il y a une différence entre, faire un effet scénaristique voire de « mise en scène » et l’erreur technique d’écriture. Voilà comment il faut procéder :

     

    Séquence 1 : Int –Appartement/Salon – Nuit

    Martin est assis dans son fauteuil préféré.

     La pièce n’est éclairée que par la télévision qui diffuse une émission animalière.

    Martin grimace.

    Il passe une main sur son ventre puis la met sur sa bouche et se lève d’un coup.

     

    Séquence 2 : Int – Appartement/Salle de bain – Nuit

    Martin se penche sur les toilettes et vomit.

     

    Grâce à l’intitulé de la séquence : appartement/salon puis appartement/salle de bain, le lecteur comprend que Martin est passé du salon à la salle de bain. Mais cela indique surtout au réalisateur et à l’équipe que pendant le tournage les deux séquences seront à tourner séparément et qu’il y aura deux décors distincts.

    Vous avez la possibilité de lier les deux lieux si vous le souhaitez. Reprenons l’exemple de Martin en liant l’action :

    Séquence 1 : Int – Appartement/Salon-Salle de bain – Nuit

    Martin est assis dans son fauteuil préféré, la pièce n’est éclairée que par la télévision qui diffuse une émission animalière. Martin grimace.

    Il passe une main sur son ventre.

    D’un coup se lève et se précipite dans la salle de bain.

    Il se penche sur les toilettes et vomit.

                

    Dans cet exemple nous faisons comprendre aux lecteurs  et/ou au réalisateur que la scène lie les deux lieux. Si vous relisez la séquence, vous sentez que le rythme n’est pas le même. Dans ce deuxième exemple le rythme est plus long car dans la réalité de l’action. C’est vous, scénariste qui imprégnez le rythme !!!

    Alors que dans la dissociation des deux séquences le rythme est plus « Cut » plus rapide. On indique aussi de manière implicite le caractère urgent du mal de ventre : le vomissement.

    En tant que scénariste vous avez la possibilité de lier encore plus de lieux (décors) dans la même séquence. Mais vous ne pouvez pas utiliser cette technique pour tout votre film. En revanche, l’utiliser avec parcimonie est possible, c’est ce que l’on appelle un plan séquence.

     

    Exemple :

    Séquence 1 : Ext/Int – Rue/Appartement – Entrée / Salon/ Cuisine/Balcon/Toit – Jour

     

    Martin marche d’un bon pas, Il traverse la rue sans faire attention, une voiture manque de le renverser.

    Une fois de l’autre côté, il monte les quelques marches d’un perron qui le sépare de la porte de l’entrée de son appartement. Il sort ses clefs, ouvre la porte de son loft et entre.

    Sans s’arrêter il traverse le salon, la cuisine, ouvre la porte fenêtre et sort sur le balcon.

    Martin soulève un gros pot de fleurs sous lequel se trouve une clé USB emballée dans un plastique qu’il saisit.

    Crissement de pneus.

    Martin regarde dans la rue. Deux 4×4 noirs viennent de s’arrêter. Des hommes armés sortent.

    Martin traverse l’appartement à toute vitesse, sort sur le palier et monte les escaliers pour atteindre le toit.

     

    Dans cette séquence nous indiquons à la mise en scène que le début du plan commence à l’extérieur (dans la rue) et se continue jusqu’au toit sans que la caméra ne coupe : C’est un plan séquence. C’est à dire un seul plan couvrant l’intégralité de la séquence.

    Voici un exemple concret d’un plan séquence tiré des petits mouchoirs de guillaume Canet.

    Voici un autre exemple concret d’un plan séquence : Boogie Nights de P.T Anderson.

    Je pense que vous avez compris maintenant ;o)

    Bien sûr dans l’exemple que je viens de vous donner, il n’y a pas de dialogue, ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas en mettre, bien au contraire. L’extrait de Boogie Nights parle de lui même.

    Si vous avez un peu de temps, je vous conseille de voir le plan séquence qui ouvre Snake Eyes de Brian De Palma. Je ne vais pas vous mentir, il n’a pas été shooté une seule fois, c’est un faux plan séquence, mais il vaut le détour tant la maîtrise technique est grande !


    Dernier petit truc à savoir pour vos déplacements. Dans aucun de mes exemples il n’y a d’indication de « direction d’acteur » c’est à dire qu’il n’y a pas de geste ou de déplacement polluant. Il faut aller à l’essentiel si ça ne sert pas l’action ou la trame.

     

    J’espère que l’explication de ce premier cas sur comment présenter un scénariova vous aider à progresser. J’essaie toujours d’être le plus clair possible, mais n’hésitez pas à me poser des questions si quelque chose ne vous paraît pas limpide.

    Évidement, il n’est pas possible de traiter chaque cas, au cas par cas…mais je suis certain que vous trouverez les réponses aux questions que vous cherchez, sinon laissez moi un petit message ;o)

    Vous pouvez retourner au plan du site ou à l’article sur la présentation du scénario 3 : Jour ou Nuit en cliquant sur les liens.

    Si vous avez aimé cet article cliquez sur « like » en haut de l’article.

    N’hésitez pas non plus à diffuser largement cet article, c’est le meilleur moyen de nous dire combien vous appréciez notre travail. Pour aider et transmettre, pas besoin d’être un pro car en faisant ce geste simple de diffuser nos articles vous contribuez aussi à cette transmission :o)

     

    Bon courage,

     

    Thomas J.

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  • Présenter un scénario

    présentation scénario apprendre le cinema

    Voici une des questions qui revient le plus. Comment présenter un scénario ?

    Avant de vous répondre, il est important de connaître ce qui compose un scénario. La typo utilisée est en général : Courier en taille de caractère 12. Mais aujourd’hui d’autres typos sont acceptées comme : times new roman, toujours en taille 12. N’envoyez jamais un scénario manuscrit sous peine d’atterrir directement à la poubelle. Votre scénario final sera donc ce que l’on appelle la continuité dialoguée. Pour connaître la durée de votre scénario la règle est simple : chaque page dure entre 45 secondes et une minute.

     

    Le scénario se compose de séquences, c’est à dire de scènes.

    La séquence définit:

    -       si l’action se passe à l’intérieur ou à l’extérieur

    -       un lieu

    -       un temps

    Prenons un exemple de continuité dialoguée :

    Séquence 1 : INT – BAR – NUIT

    Marc est accoudé au bar. De l’autre côté du bar Manolo s’approche de lui une bouteille de whisky à la main.

    Manolo

     Je suppose que t’en reprendras une goutte ?

     Marc

     J’sais pas…

     Manolo

     C’est la maison qui offre

     Marc

    Non, ce n’est pas une bonne idée. Julia m’attend à la maison, j’dois y aller

     Marc se lève et passe la porte.

     Séquence 2 : EXT – BAR / RUE – NUIT

    Marc sort du bar et disparaît au coin de la rue.

     

    Le changement de séquence dépend du changement de lieu. Dans cet exemple, l’action est la même : Marc sort du bar. Pourtant elle est divisée en deux séquences bien distinctes. Il est possible de garder l’action dans la même séquence, vous induisez dans ce cas qu’au tournage qu’il n’y aura pas de « cut ». Vous pouvez mettre la séquence en gras taille de caractère 14.

    Toutes les didascalies* (le texte qui n’est pas du dialogue) sont à mettre en italiques. Les prénoms ou noms des personnages sont aussi à mettre en gras puis les dialogues en dessous. Le tout est à centrer au milieu de la page.

     

    ATTENTION : Le scénariste doit de part sa manière d’écrire mettre en avant ce qu’il veut montrer. Il n’y a rien de plus compliqué que de lire un scénario. Considérez que chaque changement de ligne est une mise en avant. Ne perdez pas de vue que vous dirigez le lecteur.

     

    Exemple :

     

    Séquence 3 : EXT – RUE – NUIT

    Marc remonte la rue, il regarde sa montre, le cadran affiche 1 h30. Il se met à courir de plus en plus vite.

     

    Alors que :

     

    Séquence 3 : EXT – RUE – NUIT

    Marc remonte la rue, il regarde sa montre.

    Le cadran affiche 1h30.

    Il se met à courir de plus en plus vite.

     

    Vous voyez la différence ? Le rythme n’est pas le même. La lecture change. Pensez y lorsque vous écrirez.

    Une fois que vous avez écrit la totalité de votre scénario, vous devez l’imprimer uniquement sur le recto, puis tout relier soit par thermocollé ou simplement en spirale. En général les producteurs préfèrent la deuxième solution car cela permet une lecture et prise de note plus aisée.

     

    Le séquencier qu’est ce que c’est ?

     En voilà un drôle d’oiseau….Je ne savais pas à mes débuts qu’il fallait passer par cette étape avant d’écrire le scénario à proprement dit. J’ai donc comme beaucoup, fait l’impasse totale sur cette étape. Bien mal m’en a pris. Si vous décidez de passer outre, sachez que vous risquez de vous perdre dans les dialogues, les détails.

                En effet le séquencier est l’enchainement de toutes les séquences de votre scénario, mais résumé en quelques lignes.

    De cette manière vous verrez si d’une séquence à une autre celles-ci s’enchainent de façon logique. Il faut que l’évolution de votre histoire/ vos personnages se fassent d’une séquence à une autre de manière très naturelle.

    Attention, ne rentrez pas trop dans les détails. Il faut que l’on comprenne ce que vous voulez faire passer comme idée et non pas comment vous voulait faire. Cela va vous sembler peut être contraignant au départ, mais dites vous que cette méthode est extraordinaire. Ainsi grâce à ça vous irez à l’essentiel.

     

    Reprenons l’exemple du scénario au début de cet article. Voilà à quoi ressemblerait le séquencier de ces deux séquences.

    Séquence 1 : INT – BAR – NUIT

     Marc est au bar, il refuse un dernier verre et sort car sa femme l’attend.

     Séquence 2 : EXT – BAR / RUE – NUIT

    Marc disparaît au coin de la rue

    Séquence 3 : EXT – RUE – NUIT

    Marc est en retard il se met à courir

     

    Si vous n’arrivez pas à synthétiser votre séquence en quelques lignes c’est qu’elle n’est pas claire dans votre tête ou que vous vous encombrez de détails.

    Mais si vous avez suivi pas à pas la méthode de ce site, vous ne devriez pas rencontrer ce genre de problème (si vous n’avez pas lu les premiers articles ou que vous souhaitez en relire, vous pouvez cliquer dans archives.) Maintenant vous savez ce que vous devez faire pour présenter un scénario.

     

    * Une didascalie est rédigé par l’auteur à destination des acteurs/ lecteurs, donnant des indications d’action, de jeu ou de mise en scène. Elle permet de donner des informations, notamment, sur le comportement, l’humeur ou encore la tenue vestimentaire d’un personnage.

    Vous pouvez retourner au plan du site ou lire l’article sur la présentation d’un scénario 2 : Passer d’une pièce à une autre en cliquant sur les liens.

    Bon Courage,

    Thomas J.

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  • Le voyage du héros

    Méthode pour l’appliquer simplement : la Timeline

    le voyage du héros

    Si vous avez suivi depuis le début vous devez être impatient d’appliquer tout ce que vous avez appris sur le voyage du héros. Comme je l’ai spécifié dans un des articles précédents, il est très rare d’écrire son film d’une traite. Personnellement je ne commande pas les idées qui me viennent. Je suis sûr que vous êtes pareils. Alors comment ordonner tout ça ?

    Et puis combien de séquences vais-je devoir écrire ? En sachant que chaque point du voyage du héros est une séquence, vous devez en avoir déjà 12 !! Pour qu’un scénario tienne la route en terme de temps et de lieux, il va vous falloir en écrire encore au moins 88 !!! Et oui. En effet votre scénario va devoir comporter pas moins de 100 séquences. Si vous ne savez pas ce qu’est une séquence ou comment doit être présenté un scénario lisez l’article : présentation d’un scénario.

     

    ATTENTION : Le nombre de séquences peut varier. Vous pouvez en avoir un peu moins comme un peu plus. Je pars sur une durée d’un film de 90 à 120 minutes.

     

    Il y a plusieurs méthodes. Je les ai plus ou moins toutes essayées.

    - Ouvrir un document vierge type « word « et noter vos idées les unes à la suite des autres. Ajouter chacune de vos idées les une après les autres.

    - Créer un tableau Excel. Noter chaque idée dans une case numérotée de 1 à 100.

    - Noter toutes les idées ou tous vos flashs dans un cahier

     

    Ces trois méthodes peuvent être bonnes…pour quelqu’un de structuré, d’ordonné. Moi ce n’était pas mon cas, et ce n’est peut être pas le votre non plus. Je trouve que fonctionner comme cela ne me permettait pas :

    1 – d’avoir une vue d’ensemble de mon histoire

    2 – il est très difficile de bouger une séquence en la remplaçant par une autre etc.

    3 – le risque d’oublier certaines séquences

     

    J’ai donc très vite abandonné. Il me fallait quelquechose de plus global, de plus simple. J’avais donc trouvé l’arme absolue :

     

    - le post-it.

    J’ai donc acheté un nombre incalculable de post-it, assez grand pour noter un maximum d’infos dessus. J’ai réquisitionné un mur dans le bureau/ chambre dans lequel j’écrivais, et le tour était joué. J’ai pu pendant un moment visualiser mon film, déplacer les post-it à volonté, les enlever, les échanger, en ajouter.

    C’est une très bonne méthode. Le problème c’est que l’écriture prend des semaines, voir des mois. En général vous ne vivez pas seul ou vous avez une vie sociale, vous vivez chez vous parents : bref plein d’inconvénients ou de possibilités que quelqu’un vous enlève ces morceaux de papier coller savamment sur votre mur. Sans parler des courant d’air et ses petits désagréments… De plus niveau déco ça laisse un peu à désirer.

    J’ai surtout appris qu’un film, qu’un scénario a une histoire principale ainsi que des histoires secondaires. Je me suis retrouvé donc avec des centaines de post-it de couleurs différentes et numérotés en fonction des personnages et des actions. Bref, mon bureau était le repère d’un psychopathe en devenir, tel un sérial killer collectionnant les articles de journaux. J’ai donc décidé de trouver une solution, prouvant par la même occasion à tout mon entourage que je n’étais pas devenu fou.

    La solution était là devant moi depuis le début :

    - le cercle qui compose le voyage du héros.

    le voyage du héros / thé hero’s journey

    Travailler sur un cercle n’est pas évident, mais si vous le transformez en ligne du temps alors là, oui. Et ça devient très vite intéressant.

    Tracez une ligne partant du point A vers B sur une grande feuille A3 ou sur un document word en mode paysage. Comme ceci :

     

    le voyage du héros timeline 1

     

    Puis ajouter le nom de votre personnage principal à gauche du point A. Et ajoutez vos 12 séquences du voyage du héros. ATTENTION : la timeline doit être assez grande pour que vous puissiez y ajouter vos séquences.

     

    le voyage du héros timeline 2

     

    Vous y êtes ? Bien. Maintenant c’est très simple. Il vous suffit à chaque fois que vous avez une idée ou un flash avec une séquence, de l’ajouter à votre ligne de temps (timeline). En fonction de l’action et des intervenants que vous imaginez, votre séquence viendra s’imbriquer entre les 12 points du voyage du héros. Voilà un exemple avec une partie de votre timeline :

    le voyage du héros mise en application

     

    Encore plus fort ! A chaque fois, que vous inventer un personnage secondaire, ou si vous préférez « un personnage important », venez l’ajouter. Comme ceci :

    le voyage du héros mise en application complète

     

    ATTENTION : Seule l’histoire de votre héros clôturera votre scénario. Toutes les histoires secondaires doivent être réglées avant celle du héros.

    De cette manière vous aurez en un seul coup d’œil tout votre film, avec vos personnages. Mais surtout, vous venez de commencer à écrire votre séquencier. Car votre ligne de temps (timeline) n’en est que le résumé.

    Grâce à cet article sur comment appliquer le voyage du héros grâce à la timeline vous devriez avancer à pas de géants ;o)

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  • Le voyage du héros maitriser

    les 12 étapes du scénario

     

    Voila la dernière partie des articles consacrés au voyage du héros. si vous n’avez pas lu les articles précédents cliquez ici.

    Dernière partie !!!

    10 – Le chemin du retour

    Même s’il a réglé la majeure partie de ses problèmes, votre personnage n’est pas encore sorti de l’auberge. A partir de maintenant, votre histoire va encore monter en puissance. Il est d’ailleurs possible de faire glisser dans cette partie, la fin de la partie 9. En effet, si Marty n’avait pas parlé à ses parents à la sortie du bal des sirènes, c’est à ce moment là que cela doit être fait.
    Le chemin du retour est la partie de tous les dangers. Si dans votre histoire votre personnage est poursuivi, la poursuite finale doit se faire là. Ainsi tous les problèmes de l’aventure liés au monde que votre héro s’apprête à quitter doivent être réglés !
    Pour Marty c’est la scène de l’horloge de l’hôtel de ville. Doc trouve et déchire la lettre que Marty lui a écrite. Le câble qui se bloque, la voiture qui ne démarre pas. La foudre qui s’abat sur la voiture et la fait disparaître.

    11 – La résurrection

    Le héros retourne dans son monde. Il n’est plus le même, car l’aventure l’a transformé (physiquement, intellectuellement etc..). Il y a une petite ressemblance avec la mort et la renaissance de l’étape 8 (dernière épreuve / mort), car à nouveau le héro défie la mort et gagne. Chaque épreuve l’a endurci, transformé ou donné de l’expérience. Il peut désormais affronter son monde sans crainte.
    La Delorean apparaît en 1985. Marty revient au moment de la mort de Doc. Celui-ci à recollé la lettre. Il a donc survécu. Puis Marty rentre chez lui.

    12 – Retour avec l’objet de la quête

    Votre héros est donc de retour dans son monde. Mais maintenant il possède l’expérience ou l’objet qu’il a ramené de son aventure.
    Lorsque Marty se réveille, la maison a changé. Ses parents, ses frères et sœurs sont transformés. Tout va pour le mieux. Il y a même Biff qui brique la voiture de son père. Cerise sur le gâteau, ses parents lui offre un 4×4 pour partir au Lac avec sa petite amie.

    Résumons : Votre personnage vit dans son monde, puis l’aventure l’appelle. Au départ il refuse celle-ci puis l’accepte, aidé par le guide/mentor pour passer la première épreuve. Là, il rencontre ses alliés et ennemis. Il va affronter ses peurs dans la caverne et endure l’épreuve suprême. Il survit et revient avec l’épée. Il fait le chemin inverse, transformé par ses expériences, avec l’objet de sa quête.

    ATTENTION : comme pour toute « formule » il y a des choses que vous devez éviter, pour utiliser cette recette correctement.

    Vous allez suivre ces 12 étapes, mais ne le faites pas de manière trop rigide. Je veux dire par là, que vous ne pouvez pas avoir que 12 séquences, 12 scènes. Vous ne devez pas montrer les ficelles, les trucs que vous utilisés. Etre trop stricte est un danger.
    Je m’explique : Ce guide. Ces 12 étapes ne sont qu’un squelette qui doit être noyé dans l’histoire générale. Tout comme votre squelette, sans cœur, poumons, peau etc… vous n’êtes qu’un sac d’os peu attrayant.
    Parfois même, votre histoire ne va pas forcément suivre l’ordre de 1 à 12. Vous pourrez bouger certaines d’entre elles, les allonger etc…
    Reprenons retour vers le futur : sa structure est plus complexe qu’il n’y paraît. Car le mentor (doc) est présenté deux fois ! Le père de Marty est présenté comme un ennemi au début de l’histoire, car il ne fait rien pour son fils. Alors qu’au milieu du film il est clairement un allié….
    Mettez toutes les étapes dans votre scénario. Peu importe l’ordre et la durée. Chaque étape ne perdra pas de son impact, de sa force, croyez moi.

    Tout est possible, seul votre imagination et votre concentration seront un frein.
    Encore une dernière chose pour ceux qui aiment être un peu plus guidés. Vous trouverez ci-dessous la durée en temps et nombre de pages moyennes pour chaque étape (ces indications sont données à titre indicatif, ce n’est qu’une idée, pas une loi !)

    1 – 15 pages soit 20 minutes
    2 – 15 pages soit 15 à 20 minutes
    3 – 5 pages soit 5 minutes
    4 – 1 à 2 pages soit 1 à 3 minutes
    5 – 1 à 2 pages soit 1 à 3  minutes
    6 – 18 à 20 pages soit 30 minutes
    7 – 15 pages soit 15 à 20 minutes
    8 – 10 pages soit 10 à 15 minutes
    9 – 3 pages soit 2 à 4 minutes
    10 – 20 à 25 pages soit 30 à 40 minutes
    11 – 1 à 2 pages soit 1 à 3 minutes
    12 – 2 pages soit 1 à 3 minutes

    Le voyage du héros et ses 12 étapes n’est pas une chose facile. Même si les explications sur le blog sont « normalement » simple à appréhender, il faut un certain temps pour bien maitriser toutes ces étapes du voyage du héros. Il faut vous mettre au travail, il faut tester, écrire et écrire encore et toujours. Puis petit à petit, les secrets du voyage du héros deviendront une évidence.

    Vous pouvez revenir au plan du site et lire d’autres articles. 

    A bientôt,

    Thomas J.

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  • Le voyage initiatique ou

    Le Voyage du Héros

    voyage initiatique voyage du héros

    Les 12 étapes du scénario Partie 2

    Le voyage du héros suite…Vous l’aurez compris avec le premier article le voyage du héros est en faite un voyage initiatique.  Vous allez décrouvrir bien assez tôt, que ce voyage initiatique est valable pour votre héros mais aussi pour vous : scénariste. j’espère que l’attente n’a pas été trop longue. Voici la suite des 12 parties du voyage du héros.

    6 – Epreuves, rencontres des alliés et ennemis

    Votre personnage est seul face à son aventure/ sa quête. Il ne peut s’en sortir seul. Surtout qu’à ce moment il rencontre les ennemis qu’il va devoir battre. Il doit donc se trouver des alliés qui connaissent le monde dans lequel il est. Quand je parle de monde, ce n’est pas forcément une autre « planète », cela peut être un métier qu’il ne connaît pas. Prenez la vérité si je mens, Richard Anconina a besoin de maîtriser les règles du sentier. Pour ce faire, il s’allie avec Garcia, Solo etc.. Pour Marty dans Retour vers le Futur, il s’agit de convaincre Doc de 1955 qu’il vient du futur, puis de persuader son père d’inviter Lorène au bal. Bien évidemment l’ennemi suprême est Biff.

    7 – Approche / accès à la caverne

    C’est le moment où dans votre scénario votre héros va dans un endroit très dangereux où l’objet de sa quête est enfoui. Souvent, cette endroit est sous terre, d’où le terme de caverne ou grotte. D’ailleurs Campbell explique que dans beaucoups de mythes le héros doit descendre aux enfers pour retrouver l’être aimé, ou combattre un dragon. Dans Retour vers le Futur, il y a une petite nuance. Marty se glisse dans la chambre de son père avec sa combinaison jaune. Il se fait passer pour un monstre d’une autre planète. De cette manière, il effraie son père, qui accepte l’aide de Marty.
    Mais si vous regardez bien, c’est un endroit sombre, fermé, il y a un monstre et Marty gagne son combat contre son père….

    8 – Dernière épreuve / mort

    Nous sommes presque à la fin de la quête. Votre héros doit entrevoir la fin de celle-ci. Il doit frôler la mort. Vos lecteurs doivent penser à ce moment que votre héros a échoué. Les forces du mal l’ont emporté et rien ne semble leur dire qu’il y ait un espoir. Cela doit être un moment très noir. Mais votre personnage va re-naitre, ré-apparaître. C’est la force de tous les héros : la renaissance. Car à ce moment pour vos lecteurs/ spectateurs, il n’y a plus d’équivoque, votre personnage est le héros. Le spectateur doit s’identifier au héros. Il doit vibrer pour lui, avoir peur, puis lors de sa renaissance, le spectateur doit exploser de joie.
    A ce moment de Retour vers le Futur, Biff a été mis K.O par George. Marty est sur scène et joue de la guitare. Tout semble aller pour le mieux, mais Georges abandonne Lorène sur la piste, malmené part un autre étudiant. Marty disparaît peu à peu, il meurt. Georges a baissé à nouveau les bras, rien ne nous dit qu’il peut revenir. C’en est donc fini pour Marty, il a tout simplement échoué. Mais Georges revient et embrasse Lorène. Marty réapparait immédiatement et joue à nouveau.

    9 – Récompense / prise de l’épée

    Il a réussi. Votre héros détient à présent ce pourquoi il a commencé l’aventure. Cela peut être un objet magique qui va permettre de rétablir l’ordre de son monde. Mais parfois, cela peut être autre chose, un objet, vaisseau, ou autre. La récompense peut être l’expérience, la connaissance qui vont permettre au héros de mieux vivre. Cela peut aussi être une réconciliation. Votre personnage peut régler le conflit qu’il a avec son frère, son père, son meilleur ami. La récompense peut aussi être d’être aimé par la femme après qui il a couru tout le long du film.
    Pour Marty, c’est que ses parents prennent un meilleur départ. Biff ne sera plus une menace car Georges lui a tenu tête. Marty connait mieux ses parents, il saura mieux les comprendre à son retour.

    La suite et fin dés la semaine prochaine ;o) Si vous n’avez pas lu le livre de Campbell ou christopher Vogler , je vous encourage à le faire. Faite aussi des recherches sur le voyage initiatique sur internet, au travers des âges et des civilisations. Je disais en haut de cet article que le voyage initiatique était aussi vécu par le scénariste car chaque roman ou scénario que l’auteur écrit, c’est autant de voyages qu’il fait sur lui même.

    Vous pouvez aussi retourner au plan du site pour lire d’autres articles. 

    Bon Courage,

    Thomas J.

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