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    LE STORYBOARD
    Scénario dessiné du film…
     


    Apparu au milieu des années 20 à l’époque des studios, le storyboard revient en force aujourd’hui alors que la majorité des films de cinéma nécessite une importante préparation et que l’intérêt du grand public pour « l’envers du décor » croît en puissance.



    (c) D.R.   A propos du storyboard
    (c) D.R.   Fédération Nationale des Storyboardeurs Français (FNSBF)
    (c) D.R.   Formation
    (c) D.R.   Le storyboard a son magazine

     

     

     

     

     

     

     
    A PROPOS DU STORYBOARD

      Sur mes lèvres (c) Luc Desportes
       

    A l’origine, le storyboard correspondait à une nécessité du cinéma d’animation : le nombre incalculable de dessins à réaliser pour avoir un film de quelques minutes rendait obligatoire la fabrication de repères visuels permettant d’avoir une vue globale de l’histoire (story). Ces repères étaient bien évidemment des dessins, et pour en faciliter la consultation individuelle mais aussi collective, comme les réunions d’équipe, ils furent par la suite épinglés sur des planches (board) accrochées au mur. On retiendra donc que le storyboard fut primitivement un outil pratique pour avoir non pas une continuité dialoguée mais plutôt découpée en plans à tourner.

    Plus concrètement, dans l’univers de la prise de vue réelle, le storyboard est un outil qui n’a pas d’autres prétentions que de faire le lien entre l’imaginaire d’un metteur en scène, son équipe technique et ses financiers. Le storyboard permet d’économiser des mots, du temps et donc de l’argent.

    Gladiator (c) Sylvain Despretz  
       

    Mais le storyboard est également une œuvre d’art à part entière qui laisse une grande  part de créativité à son dessinateur. Car même si le storyboardeur est le « bras dessinant » du réalisateur censé suivre « au trait » les instructions techniques de celui-ci, il reste évident qu’il s’opère entre les deux hommes une interaction artistique. Et quoi que l’on en dise, son rôle dépasse celui du simple exécutant. 

    Métier de moins en moins incontournable aujourd’hui dans le paysage de la production cinématographique, le storyboard fait encore partie de ces métiers de l’ombre. C’est dans le but de faire sa promotion et de défendre les droits de ces artistes que la Fédération Nationale des Storyboardeurs Français (FNSBF) a été créée. 


    FEDERATION NATIONALE DES STORYBOARDEURS FRANCAIS (FNSBF)

      Le Pianiste (c) Maxime Rebiere
       

    Fondée en 1999 par Rémi Jacquinot et Raphaël Saint-Vincent, la Fédération Nationale des Storyboardeurs Français (FNSBF) est l’organisme de développement culturel et professionnel du storyboard en France. Son rayonnement est aujourd’hui européen avec des antennes en Belgique, en Espagne, en Suède et en Pologne. 

    La Fédération est née à la suite d’un double constat, à la fois moral et matériel. 

    Le constat moral, c’est le véritable fossé existant entre l’activité d’illustrateur, autrement dit de storyboardeur, dont la vocation est la création, et celle du producteur, autrement dit l’employeur du storyboardeur, dont la vocation est celle de la négociation. Le constat matériel, c’est l’absence totale d’instance syndicale dédiée à la défense et à la protection des illustrateurs travaillant pour le cinéma. 

    Mortel Transfert (c) Bruno de Dieuleveult  
       

    La Fédération joue pour ainsi dire un rôle syndical dans la mesure où elle contribue à améliorer la protection d’un technicien qui, encore aujourd’hui, ne dispose pas d’une carte CNC, ni d’un minimum légal de salaire. 

    Mais elle joue également un rôle d’agent en exposant sur son site et dans les festivals de cinéma les travaux de ses storyboardeurs. Elle centralise les offres et les demandes d’emploi dans le domaine du storyboard de la prise de vue réelle. 

    Enfin, la FNSBF joue un rôle culturel en organisant des expositions de storyboard à échéances régulières ainsi qu’en assurant la publication des travaux de ses membres dans la presse spécialisée. 

     

     

     

     

     

     

    FORMATION AU STORYBOARD

    Monsieur N (c) Fabien Lacaf

    La FNSBF est le premier organisme de formation aux métiers du storyboard. De la théorie à la pratique, de l’histoire du storyboard aux conseils de professionnel, le département formation permet d’acquérir les techniques et les connaissances pour travailler dans le domaine de « la mise en scène dessinée ». 

    Une fois par an, un grand séminaire est organisé avec une star internationale du storyboard. La cible de ce séminaire est très large, puisqu’en plus des storyboardeurs ou des illustrateurs, ce dernier s’adresse également aux scénaristes, réalisateurs, décorateurs, ou producteurs, désireux de comprendre les rouages de la pré-production dessiné. 

      (c) Vincent  Coperet
       

    En 2003 l’invitée est Marcie Begleiter de Filmboards, professeur émérite à l'Art Center College of Design et à l'American Film Institute et auteur du best-seller et maintenant "classique" :From Word to Image

    En parallèle, la FNSBF dispense, en fonction de la demande des cours (particuliers ou collectifs): 

    - un module de cours théoriques, dirigés par Raphaël Saint-Vincent, sur les origines du storyboard, l’utilité du dessin de pré-production, ses premiers emplois, les réalisateurs qui l'ont le plus utilisé etc 

    - un module de cours techniques d’ initiation et de perfectionnement aux techniques du storyboard avec les storyboardeurs membres d'honneurs de la fnsbf (Fabien Lacaf, Luc Desportes, Vincent Copéret... En fonction de leur disponibilité) 

    Renseignements sur le site de la FNSBF (www.fnsbf.com), rubrique « formation ».


    LE STORYBOARD A SON MAGAZINE 
     

    Storyboard (c) D.R.  
       

    Du dessin au film, tous les 3 mois depuis sa création en septembre 2002, le magazineStoryboard permet au grand public de découvrir une des étapes fondatrices d'une œuvre cinématographique. Chaque numéro du magazine met un film à l'honneur en publiant son storyboard accompagné du scénario et d'un entretien avec le réalisateur et le storyboardeur. Il propose également des extraits de storyboards de films récents ou d'œuvres patrimoniales 

    Storyboard est également un magazine d'information : outre l'actualité du storyboard, il propose des dessins de films en tournage, une chronique des nouveaux jeux vidéos, des articles sur l'adaptation de bandes dessinées à l'écran, les news du dessin animé… En somme, tout l'univers actuel, créatif et vivant, du dessin et de l'image. 

    Storyboard est à la fois un document unique, riche en images originales, et un outil pratique pour ceux qui voudraient s'exercer à cet art de la mise en image du mot, de la visualisation des histoires. 

    Disponible en kiosques au prix de 6 euros. 
    Abonnement d'un an / France : 4 numéros au prix de 20 euros. 
    Contact : Alvisa Editions / Storyboard - 01 47 70 30 20 

     

     


    Fédération Nat. des Storyboardeurs Français : http://www.fnsbf.com

     

     

     

     

     

     

     

    FORMATION AU STORYBOARD

    Monsieur N (c) Fabien Lacaf

    La FNSBF est le premier organisme de formation aux métiers du storyboard. De la théorie à la pratique, de l’histoire du storyboard aux conseils de professionnel, le département formation permet d’acquérir les techniques et les connaissances pour travailler dans le domaine de « la mise en scène dessinée ». 

    Une fois par an, un grand séminaire est organisé avec une star internationale du storyboard. La cible de ce séminaire est très large, puisqu’en plus des storyboardeurs ou des illustrateurs, ce dernier s’adresse également aux scénaristes, réalisateurs, décorateurs, ou producteurs, désireux de comprendre les rouages de la pré-production dessiné. 

      (c) Vincent  Coperet
       

    En 2003 l’invitée est Marcie Begleiter de Filmboards, professeur émérite à l'Art Center College of Design et à l'American Film Institute et auteur du best-seller et maintenant "classique" :From Word to Image

    En parallèle, la FNSBF dispense, en fonction de la demande des cours (particuliers ou collectifs): 

    - un module de cours théoriques, dirigés par Raphaël Saint-Vincent, sur les origines du storyboard, l’utilité du dessin de pré-production, ses premiers emplois, les réalisateurs qui l'ont le plus utilisé etc 

    - un module de cours techniques d’ initiation et de perfectionnement aux techniques du storyboard avec les storyboardeurs membres d'honneurs de la fnsbf (Fabien Lacaf, Luc Desportes, Vincent Copéret... En fonction de leur disponibilité) 

    Renseignements sur le site de la FNSBF (www.fnsbf.com), rubrique « formation ».


    LE STORYBOARD A SON MAGAZINE 
     

    Storyboard (c) D.R.  
       

    Du dessin au film, tous les 3 mois depuis sa création en septembre 2002, le magazineStoryboard permet au grand public de découvrir une des étapes fondatrices d'une œuvre cinématographique. Chaque numéro du magazine met un film à l'honneur en publiant son storyboard accompagné du scénario et d'un entretien avec le réalisateur et le storyboardeur. Il propose également des extraits de storyboards de films récents ou d'œuvres patrimoniales 

    Storyboard est également un magazine d'information : outre l'actualité du storyboard, il propose des dessins de films en tournage, une chronique des nouveaux jeux vidéos, des articles sur l'adaptation de bandes dessinées à l'écran, les news du dessin animé… En somme, tout l'univers actuel, créatif et vivant, du dessin et de l'image. 

    Storyboard est à la fois un document unique, riche en images originales, et un outil pratique pour ceux qui voudraient s'exercer à cet art de la mise en image du mot, de la visualisation des histoires. 

     

     

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    (c) D.R. MAKING OF
    De la réception
    à la diffusion d'un film
    Par l'équipe de Cérébral-Concept.com


    Comme tout amateur de cinéma vous vous êtes déjà retrouvé dans une salle obscure. Sauf que vous n'avez peut être pas eu l’occasion de vous retrouver derrière la petite lucarne lumineuse, derrière vos sièges, dans la cabine de projection. C’est dans cette petite pièce que se trouve l’imposant matériel nécessaire à la diffusion d’un film. Dérouleurs a plateaux horizontaux, table de montage, Projecteurs … sont les outils indispensables du projectionniste. Apres une journée passé dans un petit cinéma composé de trois salles, nous allons vous expliquer les différentes étapes entre la réception et la diffusion d’un film.

    Afin de diffuser un film sur un écran, le projectionniste doit préparer et installer les bandes en suivant plusieurs étapes.

     

     

     

     

     

     

     

    Le film, qui se présente sous la forme de bande perforée de 3.5 cm de largeur est réceptionné en plusieurs parties placées dans des boites rondes métalliques. Suivant la durée du film, et donc la longueur de la bande, 4 a 12 boites peuvent être livré. Le film Titanic a nécessité 12 boites pour un longueur totale de 5 Km (une heure de film correspond environ à 1650 mètres de bandes).

    Pour assembler les différents morceaux de film bout à bout, le projectionniste utilise une table de montage qui se compose de dérouleurs et d’une colleuse. L’association des films est effectuée avec du scotch. Une fois le scotch placé, la fermeture de la colleuse permet d’appuyer sur le scotch mais aussi de perforer les trous se situant sur les cotés du film.

    La préparation du film consiste aussi à placer des petits scotchs magnétique qui contrôleront automatiquement la mise en marche ou l’arrêt du projecteur, l’allumage ou l’extinction des lumières.



    Une fois l’ensemble des parties du film mises bout à bout, la bande est placée sur un des trois plateaux horizontaux (5). Sur ces trois plateaux, deux seront sollicités pendant la projection d’un film. Le premier pour la distribution du film vers le projecteur et l’autre pour le rembobinage. Le troisième sert en général à préparer le film suivant. La vitesse de rotation des plateaux est régulée grâce à un palpeur (6) situé au centre du plateau du haut.

     

     

     

     

     

     

     



    Le film, après être sorti du plateau, se dirige vers un énorme projecteur (8). Cet appareil gère à la fois la lecture du son et de l’image. Il est aussi constitué de 3 objectifs différents qui permettent la diffusion des divers formats.

    La lecture vidéo fonctionne sur le même principe que sur nos projecteurs de diapositives. Le film passe entre une source lumineuse et l’objectif (9). Etant donné l'énorme puissance requise pour éclairer une toile de cinéma, une lampe au Xénon est utilisée (10). Sa puissance peut varier de 500 a 8 000 w suivant la taille de la toile. La chaleur (800 °), et le dégagement toxique d’ozone produit par la lampe, nécessitent une évacuation via un ventilateur. Le film ne défile pas en continu devant l’objectif. Il passe en fait par à-coups très rapide, se stabilisant 1.24 millième de seconde sur l’image. Ensuite, un obturateur cache la partie noire qui relie la première de la seconde image. Ce procédé permet d’obtenir une vidéo fluide. Enfin, la lumière ayant traversée le film, une image réfléchie arrive vers l’objectif qui, grâce à un jeu de loupe, projettera le film sur la toile.

     

     



    Pour le son, le fonctionnement est identique à celui de l’image. Un faisceau lumineux est projeté a droite de la pellicule, sur le partie son (11). Plusieurs formats de son sont lisibles sur un même film comme on peut le voir sur l’image (12).

    Une fois la lecture faite par les capteurs photosensibles, les informations sont dirigées sur l'armoire de sonorisation (13) qui détecte et décode le type de son, l'amplifie et le distribue sur chaque enceintes de la salle.
     

    (c) D.R.  
       

    Aussi un projecteur peut, grâce a des objectifs différents (14), lire plusieurs formats de films. Celui que l’on rencontre le plus souvent est le 1.85, avec une hauteur d’image de 115 mm. Pour la diffusion de vieux films tournés en 1.37, comme les Charlie Chaplin, le projectionniste a la possibilité de changer d’objectif par une simple rotation. Finalement, une multitudes de format sont actuellement disponibles comme le SCOPE ou la 3D Stéréovision et peuvent être diffusé a conditions d’avoir l’objectif adéquat.

    En attendant la projection numérique …

     
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    MAKING OF
    La technique du fond vert
    Par l'équipe de Cérébral-Concept.com


    N'en étant pas à notre premier essai, notre dernière tentative est de loin la plus aboutie techniquement. Apres nos très vieux sketchs mise en place avec des moyens rudimentaires (caméscope analogique + magnétophone) découvrez les dessous du "film surréaliste". Ce petit court-métrage a été réalisé grâce à la technique du fond vert, toujours utilisé dans la plupart des films. L'explication sera découpée en 4 étapes: Le matériel, la préparation, la capture vidéo et le montage.


    LE MATERIEL

       (c) D.R.
       

    Nous avons dû, pour commencer, acheter un fond vert (un fond bleu marche aussi). De la doublure suffit amplement et son faible coût nous a permis d'obtenir une surface de 4x3 mètres pour seulement 30 €. Nous avons eu la chance de pouvoir installer notre matériel dans une pièce de 60 m² vide de tous objets. Pour fixer le drap, nous avons utilisé 3 ficelles fixées en hauteur comme vous pouvez le voir sur l'image. Afin d'éviter tout problèmes lors du détourage des personnages, essayer d'obtenir une surface la plus lisse et avec le moins d'ombres possibles.


    LA PREPARATION

     (c) D.R.  
       

    Après avoir dessiné et encré rapidement les différentes salles, nous les avons mis en couleurs et en textures. En parallèle, nous avons déterminés nos futurs déplacements dans ces décors afin que l'intégration des personnages soit possible.



     

     

     
    LA CAPTURE VIDEO

    Avant de commencer à filmer, nous avons placé des marques sur le sol pour ne pas sortir du cadre. D'autres marques seront rajoutées pour chaque scène afin de pouvoir être intégré correctement dans le décor virtuel. Avec un caméscope numérique que nous avons placé à environ 4 mètres du fond, nous avons mimé 8 petites scènes.


    LE MONTAGE

       (c) D.R.
       

    Une fois la capture vidéo terminée, nous avons transféré toutes les séquences sur le pc via Windows movie maker (enregistrement en DV AVI). L'incrustation des personnages dans les décors a été faite avecadobe After Effect. Cette opération n'est pas très compliquée techniquement mais prend du temps et est très répétitive. Nous allons vous résumer rapidement les quelques étapes :

    - Dans After Effect, ouvrez un nouveau document avec les paramètres suivant: DV / PAL (720 x 576) avec une cadence de 25 images par seconde.

    - Importer le fond sur lequel vous voulez être incrusté puis votre vidéo (le décor sera placé derrière la vidéo)

    - Pour un découpage plus simple, sélectionnez l'outil rectangle et la palette d'outil puis encadrez le personnage.

    - Faites "effet > masquage > masquage par couleur". Dans la fenêtre de dialogue, sélectionnez l'outil pipette puis cliquez sur toutes vos teintes vertes, ce qui tendra à faire disparaître la couleur. Apres répétition de cette opération, votre personnage sera isolé et le vert aura disparu.

    - Vous pouvez maintenant placer votre personnage à un endroit bien précis de votre décor.

    Notre montage étant terminé, nous avons assemblées les différentes scènes sous Adobe Première. La touche finale, le son, à aussi était incrustée avec Première. Une petite compression de la vidéo et voila le travail !

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  • Petit lexique illustré du cinéma

     

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  • Citations

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