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    Olivier Dussausse, organisateur du 48hfp en France.

    Le 48hfp (48 hours film project) est un festival unique : vous avez 48 heures pour écrire, réaliser, monter et livrer votre film – forcément en mode Guérilla ! Dans le monde, c’est 130 villes participantes, 45 000 personnes participantes, 3 villes en France (Paris, Lyon et Dijon), 2 nouvelles villes en 2014 dans l’ouest et le sud, et 113 équipes à Paris l’année dernière.

    Paris et Lyon ont raflé 8 prix lors de la finale internationale en 2013 dont le prix du meilleur film pour « Jacques Serres » vainqueur du 48 Hfp 2012 à Paris.
     
    Voici les 7 conseils d’Olivier Dussausse, l’organisateur des éditions françaises.

     

    Conseil 1 : anticiper

    Faire un film en 48h c’est prendre 2 ans d’expérience en 2 jours. Il faut donc essayer d’anticiper au maximum les choses, les lieux de tournage, consulter la météo, valider la présences des personnes clés dans l’équipe, faire un pré-casting. En revanche il ne sert a rien de prévoir un scénario à l’avance, les films qui réussissent en général sont des films où le réalisateur et le scénariste jouent le jeu d’intégrer les éléments imposés et s’appuient dessus. Le jury identifie rapidement et facilement les scénarios écrits à l’avance et ces films sont éliminés. Même si ce concours est basé sur le bénévolat il faut quand même prévoir un budget repas et boisson pour l’équipe.

    Pour les lieux de tournage il est important de demander les autorisations nécessaires, surtout dans les lieux publics. Une équipe de Dijon qui tournait une poursuite avec des fausses armes a finit son tournage à la gendarmerie 

    Conseil 2 : Créer la cohésion dans l’équipe

    Il n’y a pas d’équipe idéale. Le plus important, c’est la cohésion entre les membres de l’équipe, le quatuor Réalisateur / Scénariste / Chef Op’/Monteur est la colonne vertébrale du film, souvent le réalisateur se charge du scénario et du montage. C’est très difficile à assumer car après une longue journée de tournage, enchaîner directement au montage est très fatiguant et cela s’aperçoit au rendu final.
    Pour les acteurs il faut accepter les variantes du scénario et être disponibles toute la journée de tournage. Un conseil pour les réalisateurs : si un acteur ne peut être présent qu’une partie de la journée de tournage, refusez sa candidature car cela peut « tuer » votre film.
    En terme de taille d’équipe, la plus petite est au états-unis : une personne qui fait tout ! La plus grosse équipe est également aux US : 90 personnes et 140 chevaux (ils ont tiré le genre science fiction les chevaux n’ont pas servit à grand chose).

    Conseil 3 : Rencontrer des acteurs

    Nous avons un partenariat avec l’agence A-Capella : des comédiens professionnels disponibles le week-end du concours sont présents le soir du tirage au sort, ils rencontrent les réalisateurs et un échange a lieu entre eux, rien n’est imposé et c’est le dialogue qu’il y a entre eux qui fait que les acteurs sont engagés (ou pas).
    Cette année les acteurs seront interviewés sur notre chaîne Dailymotion avant la compétition.
    D’autres acteurs proposent leur candidature via notre site web ou notre page Facebook.

     Conseil 4 : Gérer ses 48 heures

    En général l’écriture du scénario a lieue le vendredi soir, attention il faut réduire le nombre de personnes qui participent à la rédaction du scénario (2/3 personnes maximum) sinon on va avoir tendance a vouloir faire plaisir à tout le monde et finalement le film ne plaira à personne.
    Le tournage a lieu le samedi. Évitez de multiplier les lieux de tournage et les déplacements c’est toujours ça de moins en temps de tournage. Dés que vous avez vos premiers rush faites les partir au montage : vous gagnerez du temps.
    Le montage est le moment le plus stressant. En général on se sent à l’aise en début mais au fur et à mesure que le temps avance et que l’on se rend compte du travail qu’il reste à faire, la pression monte.
    Anticipez le temps de rendu, c’est LA cause principale des films rendus hors-délais, testez bien votre station avant, dédiez un disque dur au projet, vérifiez bien les licences de votre station de montage, évitez de trop mettre d’effets cela augmente le temps de traitement. Enfin attention aux génériques trop chronophages un participant de l’édition 2012 voulait absolument mettre le logo d’une société qui lui avait prêté du matériel, le format du fichier du logo n’était pas compatible avec le logiciel de montage et lui bloquait son rendu, après plusieurs tentatives il a rendu son film avec 5 minutes de retard !

    Conseil 5 : Il n’y a qu’un seul maître à bord

    La règle d’or, il n’y a qu’un seul maître à bord : le réalisateur, c’est lui qui décide, qui assume et qui dirige, il peut prendre des conseils bien entendu mais c’est son film. Il doit établir cette règle dés le début du projet afin d’éviter toute tension.
    Beaucoup de réalisateurs aiment ce concours car il ont un sentiment de liberté au contraire des films qu’ils tournent professionnellement.
    N’oubliez pas que le 48h est un triathlon : Ecriture-Tournage-Montage. N’hésitez pas à ménager vos efforts, faites des pauses, mangez et buvez régulièrement. N’hésitez pas à dormir et à déléguer des missions.
    Évitez de trop boire d’alcool, même si un 48h est festif, vous pourrez célébrer tout cela après la compétition.
    Enfin au moment de rendre votre film soyez prudent si vous venez en véhicule, faites-vous conduire si votre état de fatigue vous rend moins attentif.

    Conseil 6 : Ne pas hésiter à contacter les organisateurs

    Nous assurons une hot-line pendant toute la durée du concours.  Les concurrents peuvent nous appeler pour n’importe quelle question. Même si la question semble stupide nous  préférons que l’équipe nous appelle afin de ne pas éliminer un film pour une mauvaise interprétation des règles.

    Conseil 7 : Garder des forces pour la dernière ligne droite

    La dernière ligne droite est une source d’anecdotes sans fin de ce concours, au-delà de prévoir une bonne configuration il faut également ne pas présumer de ses forces et être vigilant sur tout les détails, le temps de transport, les événements se déroulant dans Paris le jour du dropoff (manifestations, concert, salons), repérer le lieu de remise de films, déléguer une personne a cette remise de films, bien vérifier les clés USB ou disque dur. Un concurrent de Washington a rendu le bâton de rouge à lèvre de sa femme au lieu d’une clé USB ! Un autre à Paris l’année dernière a laissé le DVD dans le graveur et a remis uniquement la pochette 
    Nous constatons chaque année que malgré les efforts de tous le grand rush est entre 19h20 et 19h30, deux équipes ont remis leur film à la dernière seconde lors de l’édition Paris 2012.
    Le moment le plus dur pour nous est quand une équipe arrive avec quelques secondes de retard après le décompte finale et que nous devons annoncer qu’elle n’est pas éligible pour le Jury. Quelques candidats essayent de négocier mais nous ne faisons aucun passe droit, c’est aussi respecter les candidats qui ont rendu dans les temps et respecter le cahier des charges international. La règle est la même dans 130 villes du monde entier.

    Conseil bonus

    D’une manière générale le conseil le plus important est de respecter les règles et les genres imposés, si vous avez tiré Drame ne faites pas une comédie ou un western, n’essayez pas de contourner les éléments imposés. Intégrez-les dans votre film, étudiez bien les règles et respectez-les.
    Olivier Dussausse, 48 ans, dirige l’agence de production audiovisuelle Le Petit Studio à Paris, vainqueur de l’édition 2006 du festival « Faire un film en 48h de Paris » et prix de la meilleur réalisation à la finale internationale 2007, il reprend la production de ce concours en 2010 pour la France.
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  • Fabrice Maruca est le créateur et le réalisateur de la série « La minute Vieille » (diffusée sur Arte). Il vient de remporter le prix du meilleur programme court au festival de la Rochelle.

    Conseil 1 : commencer par un court-métrage

    J’avais envie de faire ce court-métrage depuis longtemps. J’avais envie de faire raconter une histoire salace face caméra. De nombreux amis ont « mis en scène » des blagues et je trouvais que ça ne collait pas. Pour moi, une histoire salace doit être racontée, pas jouée. Je me suis demandé quelle est la personne qu’on attendait le moins pour ce genre de truc et la vieille dame m’est apparue tout de suite. Pour moi, ça créait un décalage entre ce qui est dit et la personne qui le dit. Donc l’idée de mettre en scène 3 vieilles dames qui parlent face caméra m’est venue comme ça. On est début 2008, mon dernier court-métrage SURPRISE! cartonne et vient d’être vendu à Canal+. J’en suis le producteur et je décide sur un coup de tête que l’argent de la vente servira à produire un nouveau court-métrage: LA MINUTE VIEILLE. Je voulais que ça soit beau, en studio, avec un vrai parti pris artistique. On a donc tourné en une journée le 8 mai 2008. Le casting a été compliqué, pas mal d’actrices ont refusé de jouer dedans et j’ai donc dû prendre 2 non-professionnelles sur les 3. Comme elles n’étaient pas actrices, je me suis vite rendu compte qu’elles ne pouvaient pas « jouer » d’une manière rythmée comme je le voulais donc j’ai décidé sur le plateau qu’elles répéteraient ce que je dirai. On peut donc dire que c’est moi qui joue. J’ai gardé cette méthode sur la série, même pour les actrices pros comme Anémone ou Bernadette Lafont. Le court s’est monté en juin mais j’ai dû arrêter 3 mois pour finir un scénario de long qui ne s’est finalement jamais tourné. En octobre 2008, j’ai fini le montage et le temps que le son, le générique se peaufinent, on était en décembre. La première projection a eu lieu le 20 janvier 2009 au Cinéma des Cinéastes à la soirée Fuji (car le court-métrage a été tourné en pellicule Fuji, gagnée au festival de Sarlat avec Surprise!). Au final, ce film m’a coûté environ 6000 € (dont la moitié pour le studio et les décors). Il a eu une belle carrière en festivals, 7 prix (souvent du public, car le jury ne considérait pas ce court-métrage de 2mn20 comme un « vrai film »). Il a aussi été acheté par Canal+. Bref, un succès! J’étais content.

    Conseil 2 : choisir la bonne production et être patient

    La transformation en série tv s’est décidée très vite. Les gens aimaient et voulaient en voir d’autres. Je me suis dit que ça serait une super idée pour une série finalement. A la base, je pensais que c’était un « one shot » esthétique… Bref, j’ai décidé d’en faire une série. Un dimanche matin, en décembre 2008, je suis sur Facebook quand je vois que mon ami Laurent Ceccaldi est en ligne. C’est un producteur TV de chez Marathon avec qui je n’ai jamais bossé mais que je connais bien. J’ai en effet, à ce moment-là, 8 ans d’écriture TV derrière moi, principalement pour des programmes courts comme Un gars, une fille ou Samantha Oups! On parle 2 secondes, je lui envoie le « pilote » et il aime instantanément. On se revoit vite et il me dit qu’il aimerait produire la série. Il m’optionne un an et part à la chasse aux chaînes de télévision. Le premier contact avec Canal+ est formidable: ils adorent, paraît-il que même Rodolphe Belmer (patron de Canal Plus) a embarqué le dvd chez lui… Je suis content et me vois déjà dans le Grand Journal mais finalement, après 6/8 mois d’attente, ils nous annoncent ne pas avoir de case. A ce moment (nous sommes fin 2009, début 2010), Laurent quitte Marathon et monte sa production Bakéa Prod. Il reprend l’option de Marathon à son compte & continue de chercher et on se rend compte vite que tout le monde aime mais que personne ne veut « prendre le risque » de le mettre à l’antenne. A l’été 2011, France 4 nous dit aimer le concept et pense se lancer dans le programme court. Mais il faut passer des tonnes de barrières, je n’y crois plus trop. Et là, la vie nous rattrape une fois de plus. Le 31 août 2011, je prends un pot avec une amie (Marie) quand Ophélie Beaurepaire qui travaille chez Arte l’appelle. Marie dit que nous sommes ensemble, je la connais aussi donc elle décide de nous rejoindre. On parle de tout et de rien, quasiment pas du métier jusque point d’heure quand, avant de mettre son casque de scooter et de partir, elle me demande si j’ai envoyé la Minute Vieille à Arte car ils ont lancé un appel à programmes courts qui se termine… le lendemain ! Je n’étais pas au courant, Laurent Ceccaldi non plus. Le projet part le lendemain par coursier express… et 3 semaines après, 1er appel d’Arte. La Minute Vieille sera finalement leur premier programme court. Dingue, non?

    Conseil 3 : Savoir collaborer avec une chaîne de télévision

    Au départ, nous partons sur 50 épisodes de 1mn30… Mais en cours de route, Arte décide de décaler le tournage de 3 mois. Après maintes discussions, nous avons décidé de tourner quand même 10 épisodes tests et de laisser passer un mois avant de tourner les 30 autres (comme Arte n’ajoutait pas d’argent et qu’il fallait démonter et remonter le décor, nous sommes passés de 50 à 40 épisodes pour rester dans le budget). Durant ce mois, ils ont visionné les 10 épisodes tests et décidé de changer une comédienne. Sur le coup, ça m’a fait mal mais avec le recul, ils ont eu raison. Cette comédienne (que je ne citerai pas et que j’embrasse) était trop pro et elle détonnait par rapport aux autres (non pas que les autres ne soient pas pro, mais ça faisait moins « naturel »). Nous avons recasté in extremis et trouvé Nell Reymond, qui est formidable en mamie « gitane ». Donc un mois après, nous avons retourné les plans de Nell pour les 10 premiers épisodes et continué dans la foulée.

    Conseil 4 : Bousculer les processus d’écriture

    La série est suivie chez Arte par Hélène Vayssières du service court-métrage. Je ne m’imaginais pas travailler avec elle, tant nos univers sont éloignés. Mais ça se passe finalement très bien. Je cherche des blagues partout: sur internet, dans des bouquins, par des copains, partout ! Je m’en rappelle également pas mal. Une fois la blague sélectionnée par mes soins, je la réécris à la manière « Minute Vieille » (avec un type de langage spécial, des réparties et des interactions entre vieilles dames) et l’envoie à Arte. Là, Hélène et d’autres gens d’Arte me la valident ou pas. On ne va pas parler de « censure » mais de type d’humour… Bref, j’en écris 55 pour en tourner 40. A l’arrivée, tout le monde est content.

    Conseil 5 : Diriger avec audace des comédiens

    Le tournage se passe très bien. Nous sommes chez Arte Studio, en vase clos, en équipe assez réduite (7/8 personnes). Nous avons les 4 décors sur le même plateau. Comme je l’ai dit, c’est moi qui « joue » et les comédiennes répètent. Je tourne toutes les blagues avec les 4 comédiennes (mais l’une d’elles ne sera pas dans l’épisode, après visionnage des rushes). La comédienne est assise dans son décor et a une oreillette, moi j’ai un micro et un moniteur et je suis assis dans le décor d’en face). Bref, nous lançons la caméra, je dis la phrase et la comédienne répète. Si je n’aime pas ou qu’elle bafouille, elle recommence. Je lui donne des indications, des gestes à faire et elle le fait, généralement très bien. Donc je dis toute la blague, parfois je répète des phrases jusque 10 fois. A l’arrivée, le tournage d’une blague prend environ 20 à 30 minutes. Nous en tournons 6 ou 7 le matin avec une comédienne (avec changement de costume tous les 2/3 épisodes et micro changement des accessoires à chaque épisode) et nous en tournons 6 ou 7 l’après-midi avec une autre comédienne. Les journées sont bien remplies, surtout pour moi qui récite entre 12 et 14 blagues par jour, parfois plusieurs fois. Le plus important est de soigner la chute. Là, on s’y reprend parfois jusque 20 fois. Le truc est de ne pas trop les fatiguer car elles ont entre 72 et 78 ans. Je veux les ménager au maximum donc il n’est pas rare d’éteindre la caméra pour leur servir un verre d’eau ou faire une pause.

    Conseil 6 : Gérer le planning de production

    Nous tournons, pour 40 épisodes, environ 13/14 jours. En saison 2, le planning s’est un peu allongé car il y avait 3 guests: Anémone, Judith Magre et Bernadette Lafont. Chacune avait son propre décor et comme le studio ne peut en contenir que 4, nous avons dû faire une pause le temps de démonter les premiers décors pour monter les seconds. Comme je l’ai dit, je tourne toutes les blagues avec les 4 comédiennes. Nous tournons en caméra Red 4K, donc un seul plan : le large! Le serré n’est qu’une version zoomée du plan large, sans perte car le final est en HD. Sur le court-métrage, je n’ai pas pu faire ça car j’avais tourné en super 16mm, donc j’avais dû faire 2 plans (un large et un serré). Le fait de ne tourner que le large fait qu’on pose la caméra le matin et qu’on ne la bouge que l’après midi, pour la 2ème comédienne. Xavier, le chef opérateur, n’est quasi jamais là pendant le tournage, occupé à transcoder les rushes dans une pièce voisine. Nous tournons donc 4 prises par blague (une par comédienne) qui sont ensuite envoyées à Xavier pour le transcodage qui transmet ensuite à David, l’assistant monteur. David ne connaît pas les blagues et les découvre à ce moment là, en les visionnant. C’est le 1er spectateur. Il coupe toutes mes interventions, ne garde que les moments utiles où les vieilles dames parlent face caméra. Il fait un bout à bout de toutes les prises sans aucune distinction. Exemple, sur son montage, la phrase « il se lève et ouvre la porte » est dite plusieurs fois par l’actrice 1, puis par l’actrice 2, puis par l’actrice 3 et enfin l’actrice 4. Parfois, nous avons 20 ou 30 versions d’une seule phrase avec les 4 actrices confondues. David bosse en flux tendu avec nous, il arrive dès le 2ème jour de tournage et travaille donc sur les rushes tournés la veille. Une fois le tournage fini, je laisse David finir de préparer tous ses prémontages et nous attaquons le travail ensemble. La technique est rodée :  pour chaque blague, je visionne avec lui tous les rushes de toutes les comédiennes et je décide de celle qui ne sera pas dans l’épisode (pas toujours pour des questions de jeux mais parfois pour une question d’harmonie ou de rythme). Ensuite, je sélectionne avec David 1 ou 2 (maximum 3) prises de chaque phrase pour chaque comédienne. L’idéal serait 1 mais ça arrive rarement. Et nous faisons ainsi pour les 40 épisodes. Cela prend 10 jours! 10 jours à regarder des rushes de vieilles dames face caméra, croyez bien que c’est pas facile! Ensuite, Bruno, le monteur arrive. Nous montons ensemble 4 épisodes par jour, donc 10 jours de boulot également. Nous décidons de « quelle actrice dit quoi », sachant que si elle parle en phrase 3, elle ne pourra ni être en phrase 2, ni 4. Parfois, ce puzzle est compliqué mais Bruno a la technique et nous bouclons un épisode en 2h/2h30. Donc 4 par jour. L’épisode est monté uniquement en large, pour se concentrer sur le rythme et le phrasé et nous décidons à la dernière minute de passer certains plans en serré (David a pris soin de mettre les plans serrés sur la piste 1 et les larges sur la piste 2, à timecode identique). 4 à 5 fois en cours de montage, Hélène vient valider et ça se passe généralement bien. Rares sont les changements majeurs qu’elle ait demandés. Puis la série part en mix et étalonnage. Je vérifie les 40 épisodes en une journée chez le mixeur et participe à l’étalonnage avec Xavier, le chef op. Cette série est un travail d’équipe mais également d’amitié puisque j’ai fait mes études avec le chef op, le monteur et l’équipe mix. Et je travaille depuis de nombreuses années avec les autres. La série est ensuite envoyée à Arte où elle doit être doublée en allemand pour la diffusion simultanée en Allemagne. Elle est diffusée l’été en juillet/août à 19h40 des 2 côtés du Rhin. L’accueil est positif et nous partons sur une saison 3 avec des guests homme, cette fois.

    Conseil 7 : Utiliser la série comme tremplin

    La série est un énorme tremplin pour moi car c’est un véritable succès à la télé mais surtout sur internet (plusieurs millions de visionnage). La page facebook relaie très bien la série aussi. Du coup, pas mal de producteurs me connaissent maintenant, d’autant qu’on a reçu le prix du meilleur programme court au festival de la fiction de la Rochelle. J’aime vraiment cette série et je suis heureux de partir sur une saison 3 mais je souhaite également mettre un pied dans le long-métrage (j’ai quand même réalisé 7 courts-métrages). Je travaille sur 2 synopsis de comédie, on verra! Le cinéma est une question de patience, tout le monde le sait!

    Site web de Fabrice Maruca : www.fabricemaruca.com
    Facebook officiel de la série : http://www.facebook.com/laminutevieille 

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  • La fabrication de notre chariot de travelling PeriSuperDeluxe.

    Depuis le début de l’année, nous avons travaillé dans le cadre d’un atelier de technologie à la fabrication d’un chariot de travelling. La première étape consistait à réunir le matériel et les outils. Camille a apporté une vieille paire de rollers, Kélian des tubes de PVC et un magasin nous a fourni des chutes de moquette. Nous avons acheté le reste des pièces : une planche d’aggloméré, des tasseaux de bois, des vis, des boulons et des équerres métalliques.

    Nous avons commencé par l’assemblage des roues sur les équerres métalliques et par leur fixation sur la planche.
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    Après un premier essai, nous avons ajouté de la moquette entre la planche et les roues pour limiter le bruit et les vibrations. Nous avons ensuite monté les tasseaux de bordure et le guide.

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    Pour terminer, nous avons tapissé la planche d’ouate et de moquette pour mieux l’insonoriser.

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    Nous avons fait les derniers réglages d’écartement des roues.

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    Nous avons adapté des manchons en bois pour pouvoir assembler les rails entre eux.

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    Le chariot étant prêt, nous avons fait un premier essai réussi pour son baptême avec une caméra embarquée.

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  • Notre dictionnaire des termes techniques utilisé au cinéma et dans les effets spéciaux :

    Si vous connaissez des termes qui ne sont pas dans ce dictionnaire, merci de nous en faire profiter en nous envoyant un email à hechache@gmail.com

    -  24 images/seconde video :
    Terme anglais signifiant vidéo à 24 images par seconde. Lorsque l’on filme un écran de télévision ou d’ordinateur avec une caméra, il apparaît sur l’écran de la TV un balayage qui le traverse régulièrement. Ceci est dû au fait que la caméra n’est pas synchronisée avec l’écran. C’est encore plus visible si l’on filme avec une caméra à film chimique car elle tourne normalement à 24 images par seconde alors que les écrans de télé sont à 25 ou 30 images/seconde. Il faut alors utiliser des écrans ayant une électronique spéciale et qui vont fonctionner à 24 images par seconde, et de manière synchrone avec la caméra, de façon à éliminer cet effet indésirable.

    -  Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Ampas) :
    Académie des professionnels du cinéma américain qui délivre tous les ans comme récompenses les Oscars.

    -  Accéléré :
    L’accéléré est obtenu en enregistrant les images d’un film à une vitesse inférieure à la vitesse de projection. Par exemple, au cinéma, la cadence est de 24 images par seconde. Si l’on filme un plan à 12 images par seconde, lors de la projection les mouvements contenus dans ce plan sembleront aller 2 fois plus vite. On l’utilise couramment pour accélérer un lever ou coucher de soleil. On l’utilise aussi pour accélérer des poursuites de véhicules mais c’est souvent assez voyant et doit donc être utilisé avec parcimonie (Voir Ralenti).

    -  Actionner :
    Terme anglais. Se dit d’un film dont le seul but est de présenter des scènes d’action.

    -  Alan Smithee :
    Pseudonyme utilisé aux USA comme nom pour le réalisateur d’un film lorsque le vrai réalisateur refuse de le signer. Par exemple, la version longue du filmDune, prévue pour une diffusion à la télévision et remontée par les producteurs, fut refusée par David Lynch et est donc signée Alan Smithee.

    -  Anamorphose :
    Système optique (type prisme) que l’on place devant la caméra et devant le projecteur et qui comprime puis décomprime l’image dans le sens horizontal. Ce procédé permet d’enregistrer une image très large sur une pellicule de taille normale. C’est le procédé à la base du Cinémascope par exemple.

    -  Animatics :
    Animations informatiques grossières utilisées par les sociétés d’effets spéciaux et certains réalisateurs pour créer une sorte de maquette d’un film lors de la préproduction.

    -  Animatronics :
    Terme anglais. Créatures réalisées en général avec une peau en latex et des mécanismes internes permettant de lui donner vie. Il s’agit souvent de simples câbles qui sont actionnés à distance par des opérateurs pour réaliser un mouvement simple. Les modèles plus sophistiqués ont des servomoteurs commandés par une radiocommande. Les mouvements les plus complexes peuvent être enregistrés par un ordinateur et rejoués à volonté.

    -  Anisotrope :
    Se dit de la lentille utilisée au cinéma pour passer d’une image presque carrée (sur la pellicule) à une image beaucoup plus large que haute. Cette lentille est utilisée dans le système Cinémascope par exemple.

    -  Argentique :
    Se dit de la pellicule utilisée pour les films ou la photographie classique et qui utilise des sels d’argents pour fixer la lumière. S’utilise par opposition à numérique.

    -  Arrêt sur image : voir Freeze frame.

    -  Automatic Dialog Replacment (ADR) :
    Consiste à réenregistrer en studio la voix des acteurs pour obtenir un meilleur résultat que lors du tournage, où souvent, des bruits parasites gènent l’enregistement. Voir aussi Playback.

    -  Background : Fond d’une image. 
    Correspond à la partie de l’image la plus éloignée du spectateur.

    -  BAFTA (British Academy of Film and Television Arts) :
    Académie anglaise du film et de la télévision.

    -  Balance des blancs :
    La balance des blancs permet, sur une caméra vidéo, de régler la couleur dominante en fonction de l’éclairage ambiant (on parle de la température de la couleur). On réalise ce réglage en présentant devant la caméra une surface que l’on sait être blanche. L’électronique de la caméra peut alors modifier ses réglages pour que cette surface apparaisse blanche lors de l’enregistrement. Il faut bien sûr refaire cette opération chaque fois que l’on change de conditions d’éclairage. On peut délibérément tromper le caméscope en lui présentant une surface non blanche. Ainsi, certaines personnes font la balances des blancs sur la peau de leur main pour obtenir des tons plus doux.

    -  Balljoint : Articulation a boule (à bille) 
    Articulation utilisée dans la réalisation de personnages à animer.

    -  Banc-titre :
    Banc optique avec une caméra fixée au-dessus d’un plan de travail qui permet de réaliser les titres des films. De plus en plus, le banc-titre tend à être remplacée par des ordinateurs qui permettent des traitements plus complexes sans perte de qualité. Voir aussi Truca.

    -  Bande inter  :
    Bande son internationale. C’est une bande son qui ne contient que les bruits et la musique du film. Elle permet d’ajouter ensuite facilement les voix des acteurs pour le doublage des films à l’étranger.

    -  Below the radar :
    Sous le radar en anglais. Se dit d’un film qui lors de sa production n’attire pas l’attention et se révèle un succès à sa sortie comme le film Matrix des frères Wachowski.

    -  Best boy :
    Terme anglais. Assistant en chef du Gaffer.

    -  Bigger than life :
    Plus grand que la vie en anglais. Expression souvent utilisée aux USA pour désigner des films qui racontent des histoires difficilement possibles dans la réalité.

    -  Biopic :
    Terme anglais contraction de "BIOgraphical PICture". Film basé sur la vie d’une personne réelle. Biographie filmée.

    -  Blockbuster :
    Terme anglais signifiant bombe de très forte puissance. Film ayant beaucoup de succès.

    -  Blow Up :
    Terme anglais signifiant agrandir. Consiste à agrandir le format d’un film, par exemple en le passant du 16mm au 35mm via un appareil optique.

    -  Blue screen :
    Terme anglais signifiant écran bleu. Fond bleu sur lequel on filme des acteurs ou objets. Ce fond bleu sera ensuite remplacé par une image ou un film (VoirChroma Key. Avec l’utilisation de la vidéo, les fonds bleus sont souvent remplacés par des fonds verts. Voir notre page : Le fond bleu ou vert.

    -  Blue spill :
    Terme anglais signifiant tache bleue. Il s’agit d’un problème lié à l’utilisation de principe de l’écran bleu (Voir Blue screen). Si la couleur de l’écran (par exemple le bleu) se reflète sur la silhouette de l’acteur qui est devant, il va se créer une tache bleue qui risque de disparaître lors du remplacement du bleu par une image créant un trou dans la silhouette de l’acteur.

    -  Body Double :
    Terme anglais signifiant "doublure corps". Consiste à remplacer une partie du corps d’un acteur par une doublure à la plastique meilleure ou plus conforme au film. Par exemple, si une actrice n’a pas de très belles jambes, le réalisateur peut faire des gros plans sur les jambes d’une autre actrice et faire croire grâce au montage qu’il s’agit de la même personne.

    -  Buddy movies : Film d’amis
    Film qui suit le parcourt de deux ou plusieurs amis.

    -  Bullet Time : Terme inventé par les réalisateurs Andy et Larry Wachowski pour désigner une nouvelle technique de prises de vues utilisant des appareils photos pour pouvoir faire des mouvements de caméra alors que l’action est figée ou fortement ralentie. Cette technique fut mise au point par le français Emmanuel Carlier.

    -  Cache / Contre-cache : 
    Le système du cache / contre-cache permet de n’exposer qu’une partie de la pellicule à la lumière en plaçant un cache devant l’objectif de la caméra. On rembobine le film et l’on peut tourner une nouvelle fois la scène avec le cache contraire (contre-cache). On peut ainsi avoir sur la même image des portions tournées séparément. Cela demande en général une caméra parfaitement fixe. Cela permet de réaliser des trucages comme l’apparition d’un comédien en plusieurs exemplaires pour un rôle de jumeau par exemple. Ce système a été aujourd’hui abandonné au profit des caches numériques qui permettent une liberté d’action beaucoup plus grande. Voir notre page : Les jumeaux.

    -  Cascade :
    Action dangereuse ou acrobatique qui ne peux pas généralement être réalisée par un acteur classique. Par exemple une chute ou la proximité avec une explosion, etc... On fait alors appel à un spécialiste appelé cascadeur qui prend le risque ou effectue l’action à la place de l’acteur.

    -  Cash cow :
    Vache à lait en anglais. Se dit d’un film qui coûte peu à produire et se révèlle un gros succès comme "The Blair Witch Project".

    -  Cameo :
    Apparition d’un acteur ou d’une personnalité connue dans un rôle court généralement sous forme de clin d’oeil.

    -  Cheap :
    Bon marché en anglais. Se dit d’un film ou d’un effet spécial médiocre.

    -  Chroma key :
    Terme anglais signifiant clé couleur. Procédé qui consiste à remplacer une couleur de l’image par une autre image. Il s’agit souvent d’un fond bleu ou vert qui est remplacé par une image fixe ou mobile (Voir Blue screen).

    -  Cinémascope :
    Terme désignant un format d’image très étiré en largeur. Le rapport largeur/hauteur est de 2,35.

    -  Cliffhanger :
    Terme anglais signifiant accroché à la falaise. Désigne un film ou une scène d’un film à suspense.

    -  Cloud chamber / Cloud tank :
    Terme anglais signifiant chambre à nuage / bassin à nuage. Il s’agit une sorte d’aquarium rempli d’eau et dans lequel on verse différents produits, comme du lait, pour créer des formes nuageuses qui pourront ensuite être placées sur des plans pour simuler la formation d’un orage, etc... Voir notre page : Le récipient à nuages (cloud tank).

    -  Compositing :
    Terme anglais signifiant Composition. Procédé qui consiste à manipuler les éléments d’un film filmés séparément (premier plan, second plan, arrière plans) grâce à un ordinateur pour créer des images virtuelles. Remplace beaucoup d’anciens procédés de trucages optiques en offrant une meilleure qualité finale et des possibilités nouvelles.

    -  Cowboy :
    Garçon vacher en anglais. Désigne un personnage très populaire du cinéma américain dans des films se situant généralement pendant la periode de la conquête de l’Ouest américain.

    -  Crossover :
    Terme anglais. Se dit d’un film qui mélange deux personnages ou univers venant d’autres films comme "Freddy Vs. Jason".

    -  Cyberpunk :
    Terme anglais. Se dit d’un film se passant dans un univers dominé par l’informatique.

    -  Cyclo(rama) :
    Voir Découverte.

    -  Découverte :
    Forme le fond du décor dans un studio. C’est souvent une très grand panneau en toile sur lequel à été peint un paysage, une rue, etc... C’est un principe directement repris sur les décors de théâtre. Il peut aussi s’agir d’une maquette. On y utilise souvent le principe de la Perspective forcée.

    -  Derushage : 
    Néologisme créé à partir du terme Rushes. Terme de monteur qui désigne l’action de faire le tri dans les plans filmés de manière à préparer le montage.

    -  Deus ex machina :
    Terme latin signifiant un dieu descendu d’une machine. Vient du théatre Grec et Romain où un acteur, interprétant un dieu, était parfois descendu du ciel grâce à une grue pour résoudre l’histoire. Au cinéma, désigne un évènement ou un personnage que le scénariste utilise pour sortir son héros d’une situation inextricable.

    -  Development Hell :
    Terme anglais. Se dit d’un projet de film qui n’arrive pas à voir le jour, le scénario étant souvent corrigé de nombreuses fois sans succès.

    -  Dystopie :
    Inverse de l’Utopie. Propose généralement un monde présent ou futur devenu invivable. L’un des classique du genre est le roman "1984" de George Orwell et le film qui en a été tiré : 1984.

    -  Diorama :
    Décor miniature comprenant des maquettes d’objets, véhicules... de manière à donner l’illusion de la réalité.

    -  Director’s cut :
    Terme anglais. Version du film qui correspond aux souhaits du réalisateur. Ce montage est différent du montage validé par les producteurs et qui correspond généralement à la version sortie en salles.

    -  Dolly :
    Chariot à roues ou sur rails sur lequel est placé un bras où l’on fixe la caméra. Un technicien peut alors pousser ce chariot dans différentes directions pour permettre un mouvement de caméra.

    -  Drive-in : Cinéma d’extérieur composé d’un écran géant et d’un parking. On y gare sa voiture face à l’écran et l’on branche son autoradio sur la fréquence du cinéma pour obtenir le son du film directement dans sa voiture. Très courant aux USA.

    -  Dry for Wet : 
    Terme anglais signifiant sec à la place d’humide. Technique qui consiste à filmer des maquettes qui sont sensées se trouver sous l’eau (par exemple un sous-marin) à l’air libre avec des éclairages bleus et de la fumée pour recréer la sensation que l’objet est sous l’eau à grande profondeur.

    -  Dykstraflex :
    Nommé d’après John Dykstra, l’un des créateurs des SFX de La guerre des étoiles (1977) de George Lucas, cette technique est une extension du Motion control où la caméra ainsi que la maquette sont en mouvement contrôlé par un ordinateur de manière à générer des mouvements complexes.

    -  Dynamation :
    Terme inventé par Ray Harryhausen, pour désigner le mélange de scènes avec acteurs et d’animation images par images. Cette technique, développée sur des films comme King Kong (1933), fut porté à son sommet par Harryhausen et lui permit de réaliser des scènes incroyables pour l’époque comme celle des squelettes du Septième voyage de Sinbad (1958) de Nathan Juran. Les acteurs étaient filmés dans un décor réel et faisaient semblant d’être face à des créatures ou des monstres, par exemple en donnant des coups d’épée dans le vide. Ensuite, en studio, Harryhausen projetait cette scène image par image sur un écran par rétroprojection. Devant cet écran, il reproduisant en miniature une partie du décor réel, notamment le sol. Sur ce décor, il animait image par image ses créatures pour qu’elles semblent interagir avec les acteurs. Le tout étant refilmé image par image par une caméra. Voir notre page : L’animation image par image. Cette technique longue et laborieuse est aujourd’hui remplacée par l’animation 3D sur ordinateur.

    -  Editor :
    Mot anglais qui désigne le monteur d’un film.

    -  Effet numérique :
    Effet spécial réalisé généralement après le tournage, en post-production, en numérisant les prises de vues et en les modifiants sur ordinateur.

    -  Effet physique :
    Effet spécial réalisé en direct sur le plateau de tournage contrairement aux effets numériques qui sont ajoutés en post-production.

    -  Fifty-Fifty Mirror :
    Terme anglais signifiant Miroir 50/50. Miroir en partie dépoli de manière à permettre de mélanger deux images à 50 pour cent en direct devant la caméra. Est aujourd’hui remplacé par le Compositing.

    -  Film noir :
    Terme désignant un film policier américain d’après-guerre. Voir la définition dans Wikipédia.

    -  Film recorder :
    Terme anglais signifiant enregistreur de film. Permet de filmer des images crées ou manipulées sur ordinateur pour les transférer sur pellicule. De plus en plus, ce système va être remplacé par l’utilisation de projecteurs numérique dans les salles.

    -  Final Cut :
    Terme anglais signifiant Montage définitif. Le "final cut" est le droit de choisir le montage du film dans sa version présentée au public. Aux USA, c’est généralement le producteur qui décide du montage final sauf si le réalisateur est suffisamment influent pour obtenir ce droit.

    -  Flash back :
    Terme anglais signifiant retour en arrière. Scène qui dans la chronologie du film se passe avant l’action actuelle, dans le passé. Permet par exemple de revenir en arrière sur des évènements du passé ou sur des souvenirs du personnage. Un film est entièrement basé sur ce procédé, c’est Memento (2000) de Christopher Nolan. Voir Flash forward.

    -  Flash forward :
    Terme anglais signifiant aller en avant. Scène qui dans la chronologie du film se passe après l’action actuelle, dans le futur. Beaucoup plus rarement utilisé que le flash back, il permet par exemple de montrer des prémonitions du personnage (dans les films d’horreur notamment). Voir Flash back.

    -  Freelance :
    Mot anglais désignant une personne qui travaille à son compte. C’est en quelque sorte l’opposé d’employé. C’est le cas de la plupart des professionnels du cinéma.

    -  Freeze frame : 
    Terme anglais signifiant image gelée. Consiste à répéter une même image pendant un certain temps ce qui donne l’impression que l’image s’est figée. Equivalant à arrêt sur image.

    -  Front projection : Projection frontale
    Permet de projeter une image sur un miroir situé devant les acteurs pour faire croire que les acteurs sont devant l’image projetée. (Voir aussi Rear projection.

    -  Gaffer : Responsable de l’appareillage électrique et de l’éclairage lors d’un tournage.

    -  Gagman : Auteur spécialisé dans l’écriture de petits élements comiques (gags) que l’on ajoute à un script ou à un spectacle pour le rendre plus drôle.

    -  Garbage matte : 
    Terme anglais signifiant Matte poubelle. Matte qui sert à éliminer une partie de l’image dont on ne veut pas, par exemple parce qu’on y voit un élément de tournage : micro, éclairage, etc...

    -  Gore : 
    Terme anglais signifiant sang. Film ou scène d’un film particulièrement sanglant.

    -  Gobo : 
    Disque (généralement en métal ou en verre) dont on a découpé ou masqué une partie et que l’on place devant un projecteur pour créer une forme lumineuse.

    -  Goodies :
    Ensemble des objets que l’on produit autour d’un film à succès comme des livres, peluches, jouets, statues, etc...

    -  Grain : Grain de l’image.
    Les images filmées sur pellicule chimiques ont un grain, c’est à dire que si l’on grossit l’image, on voit apparaître des variations dans les couleurs comme des grains dues à la présence des pigments chimiques. Les images générées par ordinateur n’ont pas ce grain. Pour assembler des images de synthèse et des prises de vues réelles sans que la différence soit trop visible, il est souvent nécessaire de rajouter du grain aux images virtuelles.

    -  Grip : Manutentionnaire lors d’un tournage.

    -  Hors Champ :
    Se dit d’une personne ou d’un objet qui provoque des réactions chez les acteurs mais reste invisible pour le spectateur.

    -  Hardeur / Hardeuse :
    Acteur ou actrice de film pornographique.

    -  Hype :
    Terme anglais signifiant battage médiatique. Film ou acteur à la mode.

    -  Hyperfocal (distance) : 
    Terme anglais signifiant (distance) hyperfocale. Mise au point de la caméra de manière à ce que tous les plans semblent nets de la moitié de l’hyperfocale jusqu’à l’infini.

    -  Image processing : 
    Terme anglais signifiant traitement de l’image. Représente toutes les manipulations que l’image peut subir.

    -  Incrustation :
    Permet de placer une partie de l’image dans une autre image. Par exemple en mettant des personnages dans un décor filmé séparément. Voir Blue screen.

    -  Infographie 2D et 3D :
    L’infographie c’est la création ou la manipulation d’images sur ordinateur. La 2D c’est l’utilisation d’images plates, en 2 dimensions. La 3D c’est l’utilisation d’objets définit en 3 dimensions puis rendu dans une image ou une animation en 2 dimensions.

    -  Interpolation :
    Calcul qui permet de fabriquer des points (pixels) manquant lorsqu’on agrandit une image. Ce dit aussi si l’on ajoute des images dans une séquence pour en allonger la durée.

    -  Introvision :
    Nom commercial pour un système de projection frontale et de Perspective forcée.

    -  Japanimation :
    Néologisme venant de la mise en commun des termes Japan (Japon en anglais) et animation. Désigne les dessins animés réalisés par les japonais et nommées "Anime" dans un style souvent proche des bandes dessinées japonaise appelées "Manga".

    -  John Doe / Jane Doe :
    Nom donné aux USA à un homme / une femme inconnue. Ce nom est par exemple souvent utilisée dans les séries policières pour désigner une victime dont l’identité n’est pas encore connue.

    -  Key grip : Responsable de la manutention lors d’un tournage.

    -  Laugh track :
    Terme anglais signifiant "rire enregistré". C’est une bande sonore contenant les rires d’un public et étant souvent rajouté sur la bande son de séries télévisées comiques pour faire croire à la présence d’un public lors du tournage.

    -  Lipstick camera :
    Terme anglais signifiant caméra rouge à lèvre. Petite caméra utilisée pour filmer des maquettes ou dans des endroits inaccessibles par une caméra normale.

    -  Louma :
    La louma est un bras long de plusieurs mètres au bout duquel on fixe la caméra dont les mouvements sont contrôlés à distance depuis le sol par le caméraman. Cela permet de filmer en hauteur de manière beaucoup plus maniable qu’avec une grue.

    -  Makeup effets :
    Terme anglais signifiant effets spéciaux de maquillage.

    -  Making of :
    Terme anglais désignant un documentaire qui décrit la fabrication d’un film en particulier. Très à la mode depuis l’arrivée du DVD, ce making of peut être un formidable documentaire où l’on peut apprendre beaucoup sur les métiers du cinéma et le processus créatif mais c’est souvent un simple film publicitaire déguisé...

    -  Marching ants : 
    Terme anglais signifiant Fourmis en marche. Quand on sélectionne une zone sur une image, dans un logiciel de manipulation d’image comme The GIMP, cette zone est entourée de pointillées qui passent du noir au blanc alternativement faisant penser à des fourmis qui marchent à la suite les unes des autres d’ou le "Marching ants". Souvent, une option permet de régler la vitesse de variation de la couleur de ces pointillés.

    -  Master (vidéo) :
    Terme signifiant maître en anglais. Le Master est la vidéo originale issue d’un montage. Les copies sont effectuées à partir du Master.

    -  Match-mover :
    Personne qui reproduit le mouvement d’une caméra dans un ordinateur en fonction de l’image filmée. Cela se fait grâce à des logiciels qui analyse l’image mais il faut souvent y apporter des corrections manuelles.

    -  Matte painting :
    Terme anglais signifiant peinture sur verre. Les peintures sur verre permettent de remplacer par une peinture des portions de décors qui n’existent pas. Elles sont aujourd’hui principalement réalisées par infographie. Voir notre page : Les peintures sur verre (matte painting)

    -  Memorabilis :
    Aussi memorabilia en anglais. Représentent les objets que l’on peut collectionner et qui ont participé à un tournage comme des costumes, des accessoires...

    -  Modeler :
    Crée dans un logiciel dédié des objets ou des créatures en 3D qui seront ensuite généralement animées par d’autres.

    -  Morphing :
    Technique constant à passer d’une image à une autre via des déformations progressives. Peut également s’appliquer à des objets en 3D.

    -  Motion capture (mocap) :
    Terme anglais signifiant capture de mouvement. Permet avec un ordinateur et des capteurs de différents type (optiques, magnétiques, etc...) d’enregistrer le mouvement d’un être humain puis de transférer ce mouvement dans un logiciel de création 3D pour appliquer ce mouvement à un être virtuel. Ceci peut être fait dans certains cas en temps réel.

    -  Motion control :
    Terme anglais signifiant contrôle de mouvement. Cette technique permet d’enregistrer le mouvement d’une caméra (ou plus rarement d’une maquette) sur un ordinateur pour pouvoir le répéter plusieurs fois de manière identique. Ceci est nécessaire pour pouvoir filmer plusieurs éléments séparés avec exactement le même mouvement car ces éléments devrons être mit dans le même plan. Exemple : La caméra tourne autour d’un vaisseau spatial dans lequel on voit des acteurs se déplacer. On filme la maquette avec un mouvement de caméra qui est enregistré. Plus tard, sur un autre plateau, on filmera les acteurs dans un décor d’intérieur de vaisseau. Les deux plans seront réunis soit dans une machine optique (voir Truca) soit, de plus en plus, avec un logiciel d’incrustation. Pour que la scène paraisse réaliste, il faut impérativement que les deux éléments soit filmés avec exactement le même mouvement. Voir aussi Dykstraflex.

    -  Negative effect :
    Terme anglais signifiant effet négatif. Consiste à inverser les couleurs d’une image comme si l’on regardait le négatif au lieu du positif.

    -  Off register :
    Terme anglais signifiant hors de ses marques. Se dit quand la caméra est délibérément secouée pour simuler un tremblement de terre, le mouvement d’un bateau, une explosion, etc...

    -  Ours :
    Terme de monteur. Désigne un premier montage brut des scènes d’un film.

    -  Peplum :
    Désignation au départ péjorative de films populaires, au départ plutôt d’origine italienne, se passant dans l’antiquité réelle ou mythologique. Il est courant d’y voir en effet les dieux en chair et en os.

    -  Perspective forcée :
    Permet de donner l’impression d’une grande profondeur dans un espace réduit en modifiant la taille des éléments d’un décor en fonction de leur éloignement. Les parties proches serons exagérément grandies tandis que les parties lointaines seront rapetissées. Dans certains films, on utilise également des nains ou des enfants pour simuler des personnages vu de loin (par exemple dans Outland(1981) de Peter Hyams).

    -  Photogramme :
    Un photogramme représente une image tirée de la pellicule d’un film parmi les 24 images par secondes enregistrée par la caméra.

    -  Photoréalisme :
    Technique de création d’image qui ressemble à une photo. Ceci est utilisé au cinéma pour créer des décors virtuels avec des mattes paintings. Pendant longtemps, lephoto réalisme était obtenu par des dessins à la main ou à l’aérographe. De nos jours, il est essentiellement fait en utilisant des logiciels de 3D. Voir Mattepainting.

    -  Pièce en rotation :
    Décor qui recrée en général une pièce et qui peut tourner sur lui-même. Cela permet aux acteurs de marcher sur les murs ou au plafond alors qu’en fait c’est la pièce qui a changé de position sous leurs pieds, la caméra restant elle solidaire du décor.

    -  Pitch  :
    Terme anglais signifiant boniment. Idée de base pour un scénario de film.

    -  Pilote :
    Premier épisode d’une série télévisée. Aux USA, ce premier épisode sertgénéralementde test pour valider la popularité de la série. Ce premier épisode est souvent d’une durée double par rapport aux épisodes suivants de la série.

    -  Pixel Aspect Ratio :
    Rapport d’aspect des pixels. Les pixels sont les points qui composent l’image d’un écran de télévision ou d’ordinateur. Les pixels d’écran informatique sont généralement carrés et ont un Pixel Aspect Ratio de 1,0.Aucontraire de la vidéo qui utilise généralement des pixels rectangulaires. Voir cette page Résolution.

    -  Playback :
    Consiste à enregistrer la voix d’un acteur en train de chanter avant le tournage pour que, durant le tournage, l’acteur n’ai plus qu’à faire semblant de chanter et puisse se concentrer sur son jeu.

    -  Polar :
    Terme d’argot pour désigner un livre ou un film policier.

    -  Pop-corn-movie :
    Terme péjoratif. Se dit d’un film destiné plus particulièrement aux adolescents. A voir de préférence dans un Drive-in.

    -  Product placement :
    Terme anglais signifiant placementde produit. Forme de publicité qui consiste à payer pour qu’un produit voit visiblement utilisé par l’un des acteurs principaux d’un film.

    -  Punch line :
    Terme anglais signifiant phrase marquante. Généralement une phrase courte destinée à faire rire. Ont fait le succès d’acteurs comme Arnold Schwarzeneggeravec "I’ll be back !" (Je reviendrai !).

    -  Rain tower :
    Terme anglais signifiant Tour à pluie. Système permettant de simuler la pluie.

    -  Ralenti : 
    Le ralenti est obtenu en enregistrant les images d’un film à une vitesse supérieure à la vitesse de projection. Par exemple, au cinéma, la cadence est de 24 images par seconde. Si l’on filme un plan à 48 images par seconde, lors de la projection les mouvements contenus dans ce plan sembleront aller 2 fois moins vite. On l’utilise souvent au cinéma pour souligner des scènes d’actions (explosions, cascades). Certains en on fait un style cinématographique comme le réalisateur Sam Pekimpah (Voir Accéléré).

    -  Ray tracing :
    Terme anglais signifiant tracé de rayons. Aussi appelé en français lancé de rayons. Technique de calcul des images 3D sur ordinateur qui permet de créer des effets de réflexion très réalistes en mimant le parcourt des rayons de lumières.

    -  Rear projection : 
    Terme anglais signifiant Projection arrière. Consiste à projeter un film sur un écran situé derrière les acteurs pour faire croire que les acteurs sont devant le décor filmé. Très utilisé pour faire croire que les acteurs sont dans une voiture en train de rouler ou un avion en train de voler. Voir aussi Front projection.

    -  Render farm : 
    Terme anglais signifiant "ferme de rendu". Ensemble d’ordinateurs reliés en réseau pour accélérer le calcul d’images de synthèse, souvent très gourmandes en temps de calcul.

    -  Road movies :
    Films dont l’action principale se passe sur la route. Films typiquement américains dont le pays est traversé par de longues et interminables routes.

    -  Rotoscoping : 
    Le rotoscoping consiste modifier un plan d’un film image par image, par exemple à extraire d’une image un élément pour le replacer sur une autre image. Voir notre page : Le rotoscoping.

    -  Rigging : 
    En 3D, consiste à placer une armature virtuelle dans une créature 3D pour en faciliter l’animation.

    -  Rushes : 
    Terme anglais signifiant quelque chose d’urgent. Les rushes désignent les films qui ont été tourné dans la journée et sont envoyés au laboratoire pour un développement rapide. Ils sont généralement visionnés alors par l’équipe du film.

    -  Scream queen :
    Terme anglais signifiant "reine du cri". Titre donné à certaines actrices dont le rôle consiste essentiellement à crier face à un danger quelconque, plutôt dans les films d’horreur.

    -  Screener :
    Terme anglais désignant des films qui ont été copiés illégalement en vidéo en filmant directement l’écran, lors d’une projection au cinéma, avec une caméra grand public. Ces films sont alors généralement vendus sous le manteau ou distribués sur Internet.

    -  Script doctor :
    Mot anglais désignant un scénariste spécialisé dans l’amélioration d’un script jugé trop faible par les producteurs.

    -  Seamless :
    Terme anglais signifiant sans joint. Se dit d’un montage d’images de plusieurs sources dont on a masqué les joints pour donner l’illusion qu’il s’agit d’une seule image.

    -  Serial :
    Terme anglais signifiant série. Série de films qui ne formait qu’une seule histoire. La fin de chaque film laissant généralement le personnage principal dans une situation périlleuse pour motiver les spectateurs à venir voir le film suivant de la série. Ces films, très populaires dans les années 20 et 30 ont été remplacés par les séries télévisées.

    -  Série B / Série Z : 
    Avant la seconde guerre mondiale (mais je n’ai pas de dates précises) le programme d’une séance de cinéma était composé ainsi :
    Les actualités, un ou plusieurs court métrages, un film de première partie (Série B), les films publicitaires, les bandes annonces, le grand film (Série A).
    A l’époque, la séance durait toute la soirée. De nos jours, seul reste la pub, les bandes annonces et le film.
    Donc les films de série B étaient des films de moindre budget, souvent des films de genre (Western, Polar, Fantastique, ...)
    Aux USA, on parlait de Poverty Row (Rangée des pauvres !) pour désigner les maisons de production spécialisées dans les séries B.
    La série Z elle n’avait pas d’existence officielle, c’est un terme de cinéphiles pour désigner les films à très petit budget et souvent très médiocre... (Le Z étant encore plus bas que le B par rapport au A et aussi car Z = Zéro).
    Il y a aussi le film X. Il s’agit là d’un classement officiel américain au départ puis repris en France (Le certificat X) qui interdit l’entrée au mineurs et taxe les films d’une TVA plus lourde car ils ne sont pas considéré comme des créations artistique.
    On y trouve surtout des films porno mais aussi quelques films très violents (comme le film "Baise-moi") ce qui peut s’apparenter à une forme de censure.

    -  Side kick :
    Terme anglais signifiant acolyte. Dans les scénarios de films américains, le ou les héros sont souvent accompagnés par un faire-valoir plus ou moins humoristique.

    -  Sitcom :
    Abbréviation de "situation comedy". Terme anglais désignant une série télévisée humoristique se déroulant généralement dans un seul lieu, par exemple le salon d’une maison.

    -  Slasher :
    Terme anglais venant de balafrer. Film dont l’intrique se résume à une série de meurtres, de préférences sur la personne de jeunes filles en détresse.

    -  Slow motion :
    Terme anglais signifiant Ralenti.

    -  Soap Opéra :
    Désigne avec mépris les émissions de télévision de type dramatique qui servent surtout à justifier les publicités des annonceurs (d’ou le mot "soap" qui signifie "savon" en anglais). La série "Dallas" est un exemple type de Soap Opéra.

    -  Space-opéra :
    Livre ou film se passant dans l’espace et qui suppose généralement la maitrise du déplacement entre planètes. Star Wars étant l’exemple le plus connu.

    -  Spoiler :
    Terme anglais venant du verbe "to spoil" : gâcher. Consiste à raconter des points important d’une histoire au risque de gâcher le plaisir de la découverte pour ceux qui ne connaissent pas encore le livre ou le film en question.

    -  Spin off :
    Terme anglais signifiant sous-produit. Se dit d’une série télévisée inspirée par un film (par exemple Mash) ou bien d’une autre série télé comme la série Angel par rapport à la série Buffy.

    -  Split screen :
    Terme anglais signifiant écran fendu. Le split screen fut très à la mode dans les années 70. Il consiste à faire apparaître 2 ou plusieurs scènes d’un film, en même temps, chacune sur une portion rectangulaire de l’écran, parfois séparées par une bande noire. Peut se réaliser à la Truca ou sur informatique.

    -  Squib :
    Terme anglais signifiant pétard. C’est un petit explosif utilisé pour simuler l’impact d’une balle sur un acteur ou sur un élément de décor. Il est en général déclenché à distance par un technicien mais aussi parfois par l’acteur lui-même grâce à une commande cachée dans ses vêtements.

    -  Stand in :
    Terme anglais signifiant doublure. Personne qui prend la place d’un acteur pendant la préparation de la scène, notamment pour régler l’éclairage.

    -  Steadicam :
    Nom de la société et marque déposée d’un bras de caméraportée par un opérateur grâce à un harnais et conçu pour réduire les vibrations dues au mouvement de l’opérateur. Cela permet d’obtenir un mouvement fluide même dans des conditions difficiles.

    -  Steampunk :
    Terme anglais basé sur Cyberpunk. Se dit d’un film se passant dans un univers ressemblant au 19ème siècle mais où la technologie serait plus avancée.

    -  Stock shot :
    Terme anglais signifiant film d’archive. Le réalisateur qui a besoin d’un plan particulier pour son film peut ne pas pouvoir le filmer lui-même. Il peut alors faire appel à une banque d’images qui lui fournira ce plan. Il s’agit généralement d’un plan ou d’une scène tournée indépendant d’un film pour le compte de la banque d’images ou bien d’un plan extrait d’un film dont la banque détient les droits.

    -  Studio Tank :
    Terme anglais signifiant basin de studio. Sorte d’aquarium géant utilisé pour faire des prises de vues sous-marines sans avoir à utiliser des caméras étanches. Voir aussi Cloud Tank.

    -  Stunt Double :
    Terme anglais. Cascadeur qui réalise une cascade en se faisant passer pour l’un des acteurs du film. Le remplacement d’un acteur par un cascadeur va de soit dans les scènes dangereuses mais peut aussi s’utiliser pour des plans où il y a un risque de blessure même minime mais qui bloquerait le tournage si l’acteur venait à se blesser.

    -  Survival :
    Terme anglais signifiant survie. Film où les personnages sont confrontés à une situation où leur survie est en péril, souvent dans un milieu hostile type jungle ou désert...

    -  Teaser : 
    De l’anglais "to tease" : exciter. Sorte de petite bande-annonce proposée au début d’un projet de film et ne contenant généralement aucune image définitive. Un teaser sert à créer une attente chez le public.

    -  Télécinéma : 
    Transfère d’un film (sur pellicule argentique) sur une bande vidéo ou sur informatique. Est utilisé, entre autre, pour passer les films cinéma à la télévision. Le mot désigne le procédé mais aussi l’appareil qui sert à l’opération.

    -  Tie-in novel :
    Livre qui a inspiré ou qui est inspiré d’un film.

    -  Transtrav : Travelling compensé.
    Travelling avant combiné à un zoom arrière de même vitesse (ou l’inverse). Par ce procédé, l’acteur (ou l’objet) qui est au premier plan garde une taille constante alors que le décors semble devenir de plus en plus profond ou lointain. C’est, semble-t-il, Alfred Hitchcock qui utilise le premier ce procédé (à la verticale) dans son film Sueurs froides (1958) pour rendre l’impression de vertige. Il est souvent utilisé dans des films d’horreur pour donner l’impression étrange que le décor se déforme autour d’un personnage.

    -  Travelling : 
    Terme anglais venant de voyager. Le travelling consiste à déplacer la caméra pendant la prise de vue pour changer le point de vue du spectateur. La caméra est souvent fixée sur un chariot qui circule sur des rails.

    -  Truca : 
    La Truca est un banc optique qui permet de re filmer un ou plusieurs bouts de pellicules. On peut ainsi ajouter une image dans une autre, recadrer une image pour n’en garder qu’une partie (par exemple pour éliminer un objet de l’image), ajouter des titres, etc... Aujourd’hui, la Truca est remplacée par des ordinateurs qui permettent des traitements plus complexes de l’image sans perte de qualité. Voir Compositing.

    -  Uchronie :
    Terme désignant un monde parallèle qui diffère généralement du nôtre par un évènement différent dans le passé, ce qui entraine un présent plus ou moins différent.

    -  Underground :
    Terme anglais signifiant sous-sol. Désigne un film d’avant-garde ou supposé tel.

    -  Vigilante :
    Terme anglais. Signifie "Gardien". Type de film où le personnage principal entreprend de faire justice lui-même.

    -  Voix-off :
    Terme anglais. Se dit d’une voix que l’on entant dans un film mais sans voir le comédien qui la prononce. Se rencontre couramment dans les documentaires.

    -  Western : 
    Designe des films qui se passent aux USA, lors de la conquête de l’Ouest. Ce sont les films de cowboys et d’indiens.

    -  Western spaghetti : 
    Désignation au départ péjorative des westerns réalisés par les italiens dans les années 1960 et suivantes pour faire concurrence aux films américains.
    Le réalisateur le plus connu de cette époque est Sergio Leone
    Pour un résumé de l’histoire de ce cinéma bien particulier, voyez le texte suivant : Le Western à l’Italienne.

    -  Whodunit : 
    Terme anglais contraction de "Who’s done it ?" signifiant "Qui l’a fait ?". Film où l’intrigue consiste à trouver le coupable d’un crime. Equivalent de "histoire policière".

    -  Wig :
    Perruque en anglais. Si dit aussi bien des perruques portées par les acteurs que les faux poils placés sur les poupées en latex de l’Animatronic.

    -  Wire removal :
    Terme anglais signifiant suppression des fils. Il est courrant d’utiliser au cinéma des câbles pour obtenir un mouvement précis. Par exemple pour renverser une voiture ou une moto selon un angle donné. Mais aussi pour protéger un acteur ou un cascadeur durant une action dangereuse en l’attachant, grâce à un harnais, à un câble qui l’arrêtera en cas de chute. On utilise aussi des câbles sur les acteurs pour simuler le souffle d’un projectile ou d’une explosion. Il faut alors supprimer ces câbles de l’image finale via un traitement sur ordinateur qui remplace le fil noir du câble par une copie de ce qui se trouve à côté sur l’image.

    -  Zebra : 
    Le zébra est un dispositif présent sur les caméscope professionnels et grand public haut de gamme qui permet de visualiser dans le viseur les zones surexposées de l’image qui apparaissent alors sous la forme d’une zone hachurée.

     
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    Jean-Claude Michel DOUBLAGE
    La phase de la détection
    Par Richard DALLA ROSA
    Témoignage de Chantal TESCHE
    de Alter Ego Production


    La détection est la première phase du doublage, si on ne compte pas la projection du film et le devis fait pour compter les comédiens, d'ailleurs payés au nombre de lignes. Mon travail, comme son nom l'indique, est de détecter non seulement les paroles, mais tous les bruits que les acteurs font avec la bouche. On place sur un dérouleur du dépoli (un film 35 mm perforé, transparent et en même temps, comme son nom l'indique, dépoli), soit du détecto (même film 35 mm mais teintdans la masse en "crème" ou en blanc) qui défile en même temps que le début du film, en écoutant la bande-son (la V.O. avec les bruits de fond, la B.O., et les paroles originales évidemment). Il ne faut pas confondre avec la Version Internationale, où la piste sur laquelle est enregistrée la voix des acteurs est tronquée, afin de laisser place aux voix françaises évidemment. D'ailleurs, les V.I. des films français sont bien meilleures que celles des films américains parce qu'ils mettent plein de choses dedans. 

     
       

    Les V.I. sont faites par l'équipe de montage, puis elles sont envoyées au mixage. Pour revenir à la détection, je dois indiquer tous les mouvements de lèvres sur ma bande de papier, même si l'un des personnages ne dit rien à limage. En fait, la personne qui détecte est en quelque sorte l'assistante de l'adaptateur. Je dois donner toutes les indications possibles pour optimiser le travail du doublage en lui-même. Je dois préciser les labiales, les demi-labiales : on fait de la linguistique appliquée ! Tout le doublage est dans l'écriture et dans le jeu des acteurs, et nous devons ajuster tout cela. Notre travail est une espèce de partition pour soutenir le jeu d'adaptation à venir. Nous préparons le terrain.

     

     

     

     

     

     

     
    Blanche Neige et les sept nains (c) Walt Disney BLANCHE-NEIGE
    ET LES SEPT NAINS

    Ses trois doublages
    Par François JUSTAMAND
    Remerciements à Lucie DOLENE,
    Roger CAREL et Maxime BOMIER



    Fleuron des studios Disney, Blanche Neige et les sept nains, premier long métrage d'animation, a été projeté pour la première fois le 21 décembre 1937 au Carthay Circle Theater de Los Angeles. Sa première représentation en France s'est déroulée quelques mois plus tard, au cinéma Marignan à Paris, le 4 mai 1938.


    À cette époque, c'était, tout comme maintenant, la voix d'Adriana Caselotti qu'on pouvait entendre sur Blanche-Neige dans la version originale. En ce qui concerne sa voix française, doublage si lointain et tellement peu médiatisé, c'est un peu plus compliqué. La confusion est telle qu'une chanteuse de l'époque, Elyane Célis, avait enregistré en disque la célèbre chanson Un jour, mon prince viendra, qui avait connu un beau succès. Roger Carel, qui était alors enfant, se souvient : " Elyane Célis se produisait dans les salles de spectacle en longue robe blanche et chantait allongée sur un piano ". Mais la véritable interprète du doublage, et peu de gens le savent, est Lucienne Dugard pour le chant, et sans doute pour la voix parlée, comme se souvient Lucie Dolène, dont nous parlerons plus loin.

    Lucienne Dugard (c) D.R.  
       
    En 1962, les studios Disney décident de ressortir pour les fêtes de fin d'année ce grand dessin animé. Il est donc décidé de procéder à un nouveau doublage, la technique du son ayant déjà bien évolué. La S.P.S. (Société Parisienne de Sonorisation) fait appel à une jeune chanteuse, Lucie Dolène (née en 1931) pour devenir la voix chantée et parlée de Blanche Neige. Sa voix magique de soprane a bercé notre enfance et restera comme un grand choix artistique conjoint de la S.P.S et de Disney France.

    Les autres comédiens qui ont participé à ce deuxième doublage sont : Jean Cussac, chanteur et comédien (le Prince), Claude Gensac (la Reine) qui fut au cinéma l'épouse de Louis de Funès dans la série des Gendarmes. Le reste de la distribution est constitué de comédiens plus âgés, orfèvres du doublage depuis des décennies : Marie Francey (la Sorcière) voix de Marlène Dietrich et de... E.T. l'Extra-terrestre !, Richard Francoeur (Prof) célèbre voix de Gary Cooper et Clark Gable dans les années 30-40, Léonce Corne (Grincheux), Maurice Nasil (Timide) voix de Danny Kaye dans les films de la RKO, Raymond Rognoni (Joyeux) qui a fait aussi beaucoup de doublages comme comédien et directeur de plateau, Jean Daurand (Atchoum) et Georges Hubert (Dormeur).

      Blanche Neige et les sept nains (c) Walt Disney
       
    Près de 64 ans après sa sortie cinéma, Blanche Neige et les sept nains a effectué son retour en vidéo le 19 octobre dernier, et pour la première fois en DVD, dans le cadre d'une nouvelle sortie mondiale décidée par la Walt Disney Company. À ce sujet, un sondage était sorti dans la presse dans le courant de l'année passée afin de trouver les personnalités susceptibles de doubler Blanche Neige, le prince et la reine. Les noms souvent prononcés pour Blanche-Neige allaient de Laetitia Casta à Hélène Ségara en passant par Elsa et Alizée. " Le choix d'une vedette pour l'interprétation d'un rôle est l'aboutissement de longues discussions entre les services marketing, juridiques et artistiques. "C'est toujours compliqué, mais à chaque fois les responsables artistiques de Disney font en sorte que la vedette serve le film et ne se contente pas d'être juste une vedette " déclare Barbara Tissier.

    La raison communiquée par Disney France d'effectuer ce nouveau doublage était de pouvoir sortir une copie du film en DVD avec une bande son en Dolby Digital 5.1 et aussi de " réactualiser les voix dans des souhaits conformes à ceux du public ". Mais pour quel public ? Au plus jeune sans doute, mais pas à celui cinéphile qui a encore à l'oreille le doublage avec Lucie Dolène. En fait, le problème n'était-il pas une question juridique liée à la voix de la chanteuse/comédienne ?

     

     
    (c) D.R.  
       
    Dans le milieu du doublage, tout le monde (ou presque) sait que Lucie Dolène avait intenté une action en justice contre Disney en 1994 afin de toucher des royalties pour les chansons de ce dessin animé qu'elle avait interprétées. Procès qu'elle aurait gagné mais dont les conséquences ont engendré peut-être cette décision de faire ce troisième doublage.

    La réponse de Disney France est tout autre (cf.DVD Vision, nov.2001) : " De tout temps, les films Disney ont fait l'objet de doublages réactualisés afin de coller au mieux au phrasé des nouvelles générations. (...) De plus, à partir du moment où notre société propose en 2001 de redécouvrir le film sous ses plus beaux atours (images nettoyées digitalement, recolorisation...), il convient dès lors de proposer également une bande son aussi pure que les images. C'est aussi simple que ça et ce n'est pas autre chose ! ".

    D'un point de vue artistique, il semble que beaucoup de cinéphiles (ceux au moins qui apprécient les VF) soient contre les redoublages et en particulier contre celui-ci. À ce propos, Lucie Dolène, modeste, déclare pourtant : " La vie passe, il faut changer les choses croyant les mettre au goût du jour. Après tout, pourquoi pas ? ". Une belle leçon d'humilité.

      Blanche Neige et les sept nains (c) Walt Disney
       

    Parlons donc maintenant de ce nouveau doublage si attendu. Il a été réalisé au printemps dernier au studio Cinéphase sous la direction de Barbara Tissier, comédienne et directrice de plateau des Disney, Tarzan et Dinosaure. Pour le choix des voix, après avoir pensé comme nous l'avons vu à louer les talents de vedettes (un choix artistique pas toujours appréciable selon nous), les studios Disney se sont donc réorientés vers des comédiens et chanteurs moins connus du grand public, mais dont les talents ne déméritent pas. Ces artistes, de l'ombre pour la plupart, sont des habitués des plateaux de synchro.

    Nous avons voulu quand même poser la question à Disney France sur le fait d'avoir renoncé finalement à engager des vedettes. Leur réponse est la suivante : " Le casting imaginé au départ pour le redoublage du film nous a semblé tout à coup un peu trop " fashion " et du coup, terriblement marqué dans le temps. Un doublage reste en place entre 30 et 35 ans. Or avoir des personnalités trop modernes pour un film " éternel " n'était plus une bonne idée ! ".

    Contrairement au doublage de 1962, où Lucie Dolène était la voix parlée et chantée de Blanche-Neige, Disney à fait appel à deux talents pour ce troisième doublage : Valérie Siclay (voix parlée) et Rachel Pignot (voix chantée). Valérie Siclay est une jeune comédienne de 29 ans née à Tahiti. Elle a doublé Tiffany Amber-Thiessen dans les séries Sauvé par le gong et Beverly Hills et Michelle Williams dans Dawson.

    Lucienne Dugard (c) D.R.  
       

    Le restant du casting comprend : Le Prince, rôle composé aussi de deux voix (Pierre Tessier - voix parlée et Olivier Cantore - voix chantée), la Reine (Katy Vail), le miroir magique (Jean-Claude Balard), Prof (Jean-Claude Donda), Grincheux (le populaire Gérard Rinaldi), Timide (Michel Mella), Joyeux (Jean-Loup Horwitz), Atchoum (Bernard Alane, comédien bien connu aussi), Dormeur (Patrice Dozier) et le garde chasse (Marc Alfos).

    En ce qui concerne l'adaptation des Disney, comme l'a souligné Fred Taieb, alors Executive creative director Europe chez Disney, dans une interview en 1992 pour la sortie vidéo de Peter Pan : " Pour les chansons, les choix artistiques dépendent du produit, de sa connaissance par le public. La SACEM autorise en cas de redoublage l'exploitation de 10% du précédent texte. Pour Blanche Neige, on aurait fait rentrer Un jour, mon prince viendra dans le cadre de ces 10% ".

    Pour ce qui est de l'adaptation de Blanche Neige, nous avons voulu poser la question à un spécialiste, Philippe Videcoq, auteur de doublages et directeur de plateau de nombreux Disney, dont Peter Pan. Bien qu'il n'ait pas travaillé sur ce long métrage, il nous dit : " Je crois savoir que le nouveau doublage de Blanche Neige a été nécessaire afin de faire un nouveau mixage en 5.1 avec une bande (musique et effets) restaurée. L'enregistrement des dialogues seuls du précédent doublage avait aussi disparu depuis longtemps. Je crois d'ailleurs qu'ils ont réutilisé les mêmes dialogues que pour la précédente V

     

     

     

     

     

     
      Blanche Neige et les 7 nains (c) D.R.
       
    En conclusion, on peut remarquer que ce nouveau doublage est très fidèle à celui de 1962, tant au niveau du jeu des acteurs, que des dialogues et des chansons (à quelles petites exceptions près). Un tel mimétisme est même frappant ! Il reste cependant inférieur au précédent. En effet, il est rare qu'une copie puisse surpasser ou simplement égaler l'original.

    Techniquement, n'aurait-on pas pu reprendre la version avec Lucie Dolène sortie en vidéo (stéréo !) en 1994 ? On aurait peut-être pu la mixer en 5.1, car après tout, la VO de 1937 est bien mixée en 5.1. ! Mais il est vrai que les américains ont toujours été en avance sur nous (surtout à cette époque) sur les techniques d'enregistrement et plus précautionneux sur la conservation des bandes.

    Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à visionner (si ce n'est déjà fait) cette nouvelle version " restaurée " de Blanche Neige et les sept nains, en DVD collector de préférence car les bonus sont passionnants. Vous pourrez, entre autres choses, vous faire une opinion sur le doublage, puisque telle était la question de cet article, et comparer ainsi avec l'ancienne vidéo.

     

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