• Terminologie filmique

     

    Angles de (prises de) vue:
    L’angle de prise de vue est l’angle sous lequel l’objet est saisi par la caméra, la position de la caméra vis-à-vis de l’objet filmé.

     

    Plongée:
    Pour la plongée, la caméra est placée en hauteur par rapport à l’objet filmé.

     

    Contre-plongée:
    Pour la contre-plongée, la caméra est placée sous l’objet filmé.

     

    Cadrage:
    Le cadrage comporte la place de la caméra, le choix de l’objectif, l’angle de prise de vues, l’organisation de l’espace et des objets filmés dans le champ.

     

    Cadre:
    Le cadre est le bord matériel de l’image, qui en détermine sa lecture. Le cadre est complété par le choix de l’angle de vue.

     

    Champ:
    Le champ est la portion d’espace comprise à l’intérieur des limites du cadre et donc visible à l’écran.

     

    Contrechamp:
    L’espace cadré du cinéma est toujours infirme d’une dimension : celle du quatrième mur virtuel à partir duquel on filme les trois autres. Le retournement à 180° du cadre, qui révèle le point de vue complémentaire du champ, en propose le contrechamp.

     

    Champ-contrechamp:
    En tant que figure de montage, on emploie particulièrement le champ-contrechamp pour alterner les plans sur deux personnages lorsque ceux-ci se font face.

     

    Composition:
    La composition est l’art de disposer dans le cadre les différents éléments composant une image. La composition hiérarchise et oriente la vision.

     

    Fondu:
    Un fondu est une transition entre deux plans, deux images différentes, souvent deux scènes.

     

    Fondu au noir:
    Dans le fondu au noir, l’écran qui était noir s’éclaircit pour laisser peu à peu apparaître l’image ou fermeture en fondu (obscurcissement progressif de l’image). Les fondus au noir servent principalement à clore une séquence.

     

    Fondu enchaîné:
    Le fondu enchaîné fait apparaître une image pendant qu’une autre disparaît avec superposition pendant quelques secondes. Les fondus enchaînés servent principalement à lier les idées narratives/plastiques.

     

    Hors-champ:
    L’espace invisible, généralement contigu au champ, et imaginé par le spectateur est hors-champ. Le cadrage institue, par sa seule existence, une exclusion, celle de tout ce qui n’est pas lui, et qui est potentiellement situé sur des bords ou des abords.

     

    Montage:
    Techniquement, le montage consiste à coller les plans filmés et les éléments de la bande sonore à la suite les uns des autres, dans l’ordre qui a été déterminé par le réalisateur en accord avec le monteur.

     

    Montage parallèle:
    Le montage parallèle propose une alternance de séries d’images qui n’ont entre elles aucune relation de simultanéité (utilisé le plus souvent pour la symbolisation).

     

    Montage alterné:
    Le montage alterné alterne les plans de deux ou plusieurs séquences mettant en scène des actions qui se passent simultanément dans des lieux différents (poursuivants/poursuivis).

     

    Mouvements de caméra:
    Les mouvements de caméra sont des techniques utilisées par les réalisateurs de film pour donner un effet de mouvement à l’image. On distingue donc les mouvements à caméra fixe (zooms), à caméra en rotation (panoramiques) ou à caméra déplacée (travellings).

     

    Panoramique:
    Le panoramique est un mouvement d’appareil (caméra), une rotation de la caméra autour de son axe, horizontal ou vertical, sans déplacement de l’appareil.

     

    Travelling:
    Le travelling est un mouvement d’appareil, principalement accompli sur rail par un chariot supportant la caméra.

     

    Travelling flottant:
    Le travelling flottant est un mouvement similaire au travelling accompli grâce à une caméra steady-cam.

    On distingue également plusieurs catégories de travellings :

    Travelling avant:
    Le travelling avant est un mouvement de caméra qui s’approche de l’objet filmé.

     

    Travelling arrière:
    Le travelling arrière s’éloigne de l’objet filmé.

     

    Travelling latéral:
    Le travelling latéral suit parallèlement l’objet en mouvement.

     

    Travelling vertical:
    Le travelling vertical se déplace de haut en bas ou vice-versa le long d’un axe vertical.

     

    Travelling subjectif:
    Le travelling subjectif suit la vision du sujet en mouvement.

     

    Travelling optique (ou zoom):
    Le travelling optique ou zoom est un rétrécissement ou un élargissement du champ de vision, la caméra restant fixe.

     

    Plan:
    Le plan est une suite continue d’images résultant d’une prise de vues ininterrompue. C’est l’unité de base du montage, longue d’au moins une image, seulement limitée par la longueur d’un chargeur de pellicule. On notera que ce qui peut apparaître comme un seul plan à la projection résulte parfois de l’assemblage de plusieurs plans reliés entre eux par des raccords invisibles ou des trucages.

     

    Plans (échelle des):
    Il existe des variations dans la relation regard/objet, dans la distance entre le regard de la caméra et l’objet filmé. Du cadrage le plus serré jusqu’au plus large, ces variations dans l’échelle des plans permettent de gérer l’identification et de souligner ou non des indices narratifs/esthétiques.

    On distinguera ainsi :

    Insert:
    L’insert est un détail isolé filmé en très gros plan.

     

    Très gros plan:
    Le très gros plan isole un détail comme un il, une bouche.

     

    Plan rapproché:
    Le plan rapproché cadre le buste aux épaules ou à la poitrine.

     

    Plan américain:
    Le plan américain coupe le corps à mi-cuisse.

     

    Plan moyen:
    Le plan moyen cadre le corps en pied.

     

    Plan d’ensemble:
    Le plan d’ensemble inscrit le corps en position privilégiée dans le décor qui l’environne.

     

    Plan général (ou de grand ensemble):
    Le plan général ou de grand ensemble privilégie l’ensemble du décor.

    

    Plan-séquence:
    Le plan-séquence est une séquence contenue tout entière dans un seul plan ininterrompu ou unité narrative composée d’un seul plan.

    

    Profondeur de champ:
    La profondeur de champ est la profondeur de la zone de netteté de l’image cinématographique.

     

    Séquence:
    Une séquence est la plus petite unité narrative spatio-temporelle de la chaîne filmique. Elle se compose d’un ou plusieurs plans, elle est définie par une unité de temps, de lieu, d’action. Les séquences peuvent s’enchaîner cut, par un fondu au noir ou enchaîné pour traduire un changement de lieu ou une ellipse temporelle, par un plan de coupe ou par un insert. Le cut est une liaison de deux plans juxtaposés sans effet.

    Son :

    Son in:
    Le son in est le son synchrone, sa source fait partie du champ visuel.

     

    Son hors-champ:
    Le son hors-champ est le son dont la source n’est pas visible dans le champ, mais qui appartient toujours à l’espace-temps diégétique.

     

    Son off:
    Le son off est le son hors champ, il n’appartient pas à l’espace-temps diégétique.

    2

    Terminologie narrative

    Diégèse : univers fictif – temps et lieu – dans lequel l’action du film, l’histoire ont lieu. « Tout ce qui appartient à l’histoire racontée, au monde supposé ou proposé par la fiction du film » (E.Souriau).

    Enonciateur filmique : instance impersonnelle responsable de l’énonciation. L’énonciateur filmique est généralement effacé de sorte que le récit filmique semble se raconter de lui-même pour le spectateur. Il peut aussi marquer sa présence et orienter la réception du film.

    Ellipse : effet narratif qui consiste à ne pas montrer, à ne pas décrire un moment de l’action. L’imagination comble alors l’intervalle.

    Exhaustivité temporelle : l’action peut être filmée selon un principe d’exhaustivité temporelle, à savoir dans son intégralité. Néanmoins, la plupart des films choisissent de structurer leur récit selon un principe d’ellipses (en élaguant le récit de certains faits), mais aussi, dans certains cas, de proposer une dilatation du temps (étirer le temps réel par des procédés de ralentis, par exemple) ou de diminution du temps réel (par un montage rapide, par exemple).

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  • Les critiques de Cinéma Guérilla

    Cinéma Guérilla, un livre de Jérôme Genevray aux éditions DUNOD. Photo C.Verhaeghe.

    Un guide fort instructif et très à jour pour apprentis cinéastes, qui propose des réponses pour chacune de ces questions et déroule avec une clarté biblique le chemin qui mène de l’idée de film à sa réalisation et au-delà. (Allociné)

    Tout est là pour éclairer ce long parcours qu’est le tournage d’un film et tout ce qu’il y a autour, avec une méthodologie claire et concise.
    Tout cela avec un optimisme encourageant, alors, lancez-vous ! (Commeaucinema.com)

    Toutes les étapes de la conception d’un film « guérilla » seront ici décortiquées. Le livre indispensable des cinéastes amateurs. (Filmactu.com)

    Le livre donne des conseils sur les bonnes méthodes pour tourner des films avec peu de moyens, mais de l’ambition ! Bravo ! (La collection Canal +)

    Cinéastes amateurs ? Le guide de Jérôme Genevray est fait pour vous ! (Cinematon.fr avec interview de l’auteur)

    A lire avant de prendre les armes ! (1kult.com)

    Cinéma Guérilla, un livre de Jérôme Genevray aux éditions DUNOD. Photo C.Verhaeghe.

    Cinéma Guérilla est intelligemment construit, donc très pratique à consulter. De plus chaque partie est agrémentée de témoignages de professionnels de l’audiovisuel. Vous l’aurez compris, cet ouvrage est à recommander. (Commeuncineaste.com)

    Synthétique et ultra accessible (…). Ruez-vous sur cet ouvrage pédagogique et futé, truffé de bons conseils, il vous deviendra indispensable! (Scénario-Buzz)

    Limpidité et pragmatisme sont les maîtres mots d’un ouvrage qui se fonde en grande partie sur l’expérience de son auteur, le réalisateur Jérôme Genevray. Plus d’excuse pour continuer de rêvasser ; à présent, faire un film, ce n’est plus qu’une question de volonté. (Allociné, Le Panier de la rédac’)

    Avec Cinéma Guérilla, Jérôme Genevray vous apporte toutes les clés pour monter votre projet et tourner votre premier film. (Pixfan.com)

    Extraits

    Téléchargez un extrait du livre Cinéma Guérilla au format PDF, ou achetez-le en ligne (FnacDunodAmazon, et dans toutes les bonnes librairies !)

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  • Lancez-vous dans le Cinéma Guérilla ! Voici quelques parcours de professionnels. Il n’y a pas une bonne façon de commencer mais une multitude. Apprenez, soyez curieux et passionné !

    Julien Séri, réalisateur

    Julien Séri, réalisateur

    Julien Séri, réalisateur

    J’ai commencé comme stagiaire… J’avais pour moi une motivation sans failles… Puis je suis devenu assistant… Très mauvais. Alors tout le monde m’a dit de devenir réalisateur. Je crois que j’étais trop chiant en fait. À cette époque, le clip me faisait rêver. Mais aucune maison de disque ne voulait faire confiance à un jeune réalisateur de 22 ans qui n’avait fait que des films « entre potes ». Comment leur reprocher ?

    J’ai alors contacté le n° 1 du Top 50 de l’époque : Laurent Voulzy. J’adorais ses chansons. Sur un coup de téléphone, je l’ai convaincu de me laisser faire son prochain clip. Et voilà comment tout démarra pour moi… Après j’ai enchainé les clips, mais je m’amusais plus au tournage qu’au montage… Il faut dire qu’ils n’étaient pas terribles !

    Puis j’ai fait un clip pour un ami qui sortait son single… Pas d’argent, mais j’étais libre comme l’air. J’ai alors fait mon meilleur clip.

    Une séparation amoureuse me fit faire mon premier court : Trauma. Ce petit court me fit repérer par une productrice de films publicitaires. Puis vint un deuxième court Fallen Angels qui gagna le Grand Prix de la commission européenne du Festival du film d’action et d’aventure de Valencienne.

    Je fais ensuite une fausse pub pour Kookaï qui changea ma vie. Le film fut acheté et gagna de nombreux prix dans le monde… J’avais 24 ans. Après j’ai enchainé les pubs… Une chance incroyable. À 26 ans, Luc Besson me repéra et me proposa de produire mon premier long métrage en tant que réalisateur et scénariste : Yamakasi.

    Depuis, je fais beaucoup de pubs et j’ai tourné les longs métrages Les Fils du vent et Scorpion et je travaille sur mon quatrième long métrage, Love Run.

    Jean Patrick Benes, réalisateur

    Jean Patrick Benes, co-réalisateur et auteur de Vilaine

    Jean Patrick Benes, co-réalisateur et auteur de Vilaine

    Etudiant en droit. Puis stagiaire chez Arte. Puis juriste-lecteur-machine à café et homme à tout faire dans une petite boîte de distribution, CTV International. Puis j’envoie un scénario écrit avec un pote (Laurent Molinaro) à Thierry Lhermitte. Il le produit. Cela s’appelle 4 Garçons pleins d’avenir. Puis tentative de carrière de scénariste… je ne trouve même pas d’agent. Du coup, je repars sur un boulot que ma mère trouve plus « sérieux » : je rentre chez M6 (à l’antenne puis dans sa filiale de distribution cinéma SND). J’y rencontre mon binôme Allan Mauduit. On écrit la nuit. Puis on quitte M6 pour réaliser un script qu’on vend à Pathé… on met alors deux ans à ne pas faire un film. On est au fond du trou. On galère comme scénariste, réalise deux courts métrages avec Karé productions, qui produit notre premier long : Vilaine. On sort du trou.

    Albert Dupontel, réalisateur et comédien

    Albert Dupontel, auteur, réalisateur et acteur

    Albert Dupontel, auteur, réalisateur et acteur

    Enfance agité d’un gamin ordinaire. Tentative d’insertion sociale par le biais d’études en médecine pendant cinq ans avant de se réfugier dans les salles de cinéma et d’organiser une fuite vers l’imaginaire et le grotesque… Première « posture médiatique » réussie avec un spectacle de clown sketcheux (le sale spectacle qui existe encore en DVD) puis conversion de ces élucubrations scéniques en images pour faire Bernie. J’ai répondu présent à pas mal de propositions d’acteurs et ce pour mon plus grand plaisir (la plupart du temps) mais je suis resté, malgré tout et courageusement, arc-bouté sur mon expression personnelle. Elle reste en cours…

    Xavier Gens, réalisateur

    Xavier Gens, pour Cinéma Guérilla

    Xavier Gens, réalisateur

    Xavier Gens tourne une quarantaine de vidéo-clips et un court métrage intitulé Au petit matin qui sera sélectionné au Festival de Venise en 2005 et qui gagne le prix du meilleur court métrage au Festival de Cognac 2005.

    Son premier film, Frontière(s), est produit par Luc Besson. Le film est vendu dans le monde et sera un succès dans de nombreux pays comme l’Angleterre, l’Allemagne, les États Unis…

    En France il totalise un peu plus de 100 000 entrées et autant de DVD et Blu-ray. Le film sera vendu aux États-Unis (où il est le premier film NC 17 à sortir en salle dans son montage d’origine), au Mexique, au Japon et dans beaucoup d’autres pays dont l’Italie où il réalise plus de 600 000 euros de recettes. Le film ayant couté moins d’un million et demi d’euros, il est vite rentabilisé sur l’international.

    Grand amateur de jeux vidéo, Xavier Gens rêve de réaliser l’adaptation cinéma de Hitman. Les producteurs Charles Gordon, Adrian Askarieh et le coproducteur Daniel Alter achètent les droits à la Twentieth Century Fox pour l’adaptation de Hitman sur grand écran.

    Intéressé par le projet, Luc Besson parvient à convaincre les trois producteurs de faire confiance au jeune cinéaste. Le rêve de Xavier Gens se concrétise.

    Frontière(s), bien qu’il ait été tourné avant Hitman, sort dans les salles après celui-ci, le 23 janvier 2008.

    The Divide, son troisième film sortira aux États-Unis et dans le monde au mois de janvier 2012. Produit pour quatre millions de dollars, le studio Anchor Bay en a acquit les droits lors du festival South by South West pour un million deux cent cinquante mille dollars, ce qui en fait la plus grosse acquisition lors de ce festival…

    Antoine Rein, producteur

    Antoine Rein, producteur à Karé Production

    Antoine Rein, producteur à Karé Production

    Cinéphage depuis mes douze ans, j’ai très vite su que je voulais être producteur, ce qui peut paraître bizarre, j’en conviens. C’est pourquoi j’ai fait principalement des stages dans le milieu du cinéma pendant mes études à l’ESSEC (service financier du StudioCanal, au marketing chez M6 vidéo, assistanat chez un producteur indépendant).

    J’ai ensuite créé ma première société à 23 ans, en 1997, pour faire du court. Pour gagner ma vie, je faisais des petits boulots à côté, toujours liés au cinéma (piges pour Écran Total, lecteur pour différentes sociétés), jusqu’à ce que j’obtienne la bourse de la Fondation Lagardère en 2000 puis que je produise mon premier long en 2001.

    Je partage mon temps entre deux sociétés, Kare Productions (avec Fabrice Goldstein) et Delante Films (avec Caroline Adrian) et j’ai produit aujourd’hui (fin 2011) une quarantaine de courts et une quinzaine de longs métrages dont Le nom des gens de Michel Leclerc (César du meilleur scénario et César de la meilleure actrice en 2010) et le moyen métrage Le Mozart des pickpockets de Philippe Polet Villard (Oscar et César 2008).

    Je me suis également impliqué au sein du Syndicat des producteurs indépendants (président du collège court métrage, puis du collège long métrage), d’Unifrance (bref président du collège court métrage) et j’ai été membre de plusieurs commissions de soutien au cinéma.

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  • Les pro de Cinéma Guérilla

    Les conseils des pro du cinéma

    Albert Dupontel
    « N’écoutez rien ni personne et TOURNEZ ! Les réponses à vos questions sont dans vos actes. »

    Julien Séri
    « Le travail, le travail et le travail… Il faut être passionné, bien s’entourer, savoir écouter et laisser son égo loin de nous tout en ayant du caractère car il faut parfois savoir s’imposer. » 

    Jean Patrick Benes
    « Bonne nouvelle. Aujourd’hui, tout le monde peut faire du cinéma. Regardez YouTube. Mauvaise nouvelle. Regardez YouTube. »

    Xavier Gens, Réalisateur de Frontière(s), Hitman et The Divide
    « Tournez ! Coûte que coûte ! Mais avec une bonne histoire et des bons personnages, inutile de dépenser une énergie folle à faire des films d’action qui vont vous demander des mois de travail alors qu’Hollywood les fait mieux que vous. Se focaliser sur l’histoire, les personnages et les acteurs, c’est ça le plus important. »

    Antoine Rein, Producteur à Karé Production et Delante Films, qui ont notamment produit Vilaine et Le nom des gens.
    « La collaboration réalisateur-producteur repose sur la confiance et la vision du même film. Si vous n’avez pas confiance en quelqu’un ou n’avez pas le même film en tête, il faut cesser la collaboration. »

    Didar Dohmeri, Producteur à Full House Films
    « Il faut être patient, persévérant, défendre sa vision tout en sachant bien s’entourer. »

    Thomas Verhaeghe, Producteur à Sombrero Films, qui a notamment produit Brodeuses, Captifs et Légitime défense
    « En un mot, faire ! Le plus important pour commencer, c’est de tenter des choses. Aujourd’hui, il est possible de faire des films avec du matériel grand public, alors il faut en profiter. »

    Lionnel Astier, Comédien et metteur en scène
    « Sur un film, il faut tout connaitre du travail de chaque poste, technique ou artistique, tout. C’est la manière de savoir parler avec et à chacun, de savoir demander ce dont on a besoin, de comprendre pourquoi on ne l’obtient pas et de pouvoir suggérer comment y remédier. »

    Rémi Bezançon, Scénariste et réalisateur de Ma vie en l’air, Le premier jour du reste de ta vie et Un heureux événement
    « Forza ! »

    Charlotte Boulin, Première assistante de réalisation
    « Quand il s’agit de fiction, n’oubliez que le fondement de tout projet c’est l’histoire. On raconte une histoire à des gens, et même si elle a pour support l’image, elle est déterminante. Nous sommes des conteurs. »

    Nicolas Marié, Acteur, notamment dans Le Vilain et Enfermés dehors de Albert Dupontel, dans 99 francs, ou encore dans Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet.
    « Billy Wilder disait : « Faites confiance à votre instinct. Il vaut mieux que les erreurs soient les vôtres, plutôt que celles de quelqu’un d’autre ». »

    Thibaut Oskian, Réalisateur – http://www.thibautoskia.com 
    « Les outils disponibles aujourd’hui sont sans commune mesure avec ceux des générations précédentes. Pour moins de 1 000 €, n’importe qui peut posséder une caméra infiniment supérieure à celles utilisées pour Citizen Kane ou Il était une fois dans l’Ouest. Donc, plus d’excuse : il faut tourner, tourner, tourner. »

    Arthur Le Ret, Chef opérateur – http://www.arthurleret.com
    « Ne pas s’encombrer d’outils superflus, rester concentré sur l’essentiel de ce que l’on veut exprimer, faire en fonction des moyens dont on dispose et y adapter la technique. Ne pas lâcher ! »

    Thibaud Danton, Chef opérateur – http://www.thibaudanton.fr/
    « Aujourd’hui, il existe une caméra accessible pour chacune de vos envies… »

    Julien Siehr, Premier assistant de réalisation
    « Trois conseils aux jeunes cinéastes. Le premier : au tournage gardez toujours en tête votre idée de montage, c’est primordial pour ne pas se laisser dépasser. Le deuxième : entre le jeu de vos acteurs et l’image, toujours choisir le jeu. Le troisième : écoutez votre assistant, particulièrement quand vous ne le voulez pas, c’est la seule personne autour de vous, vous y compris, qui a une vision globale de ce qui est en train de se passer. »

    Bruno Bernard, Directeur de production sur des films de Bertrand Tavernier, Patrice Chéreau, Claude Chabrol, Alain Corneau, André Téchiné, Barbet Schroeder et tout récemment Claude Miller
    « Soyez très exigeant avec vous-même, ce qui vous permettra de l’être naturellement avec les autres pour la meilleure qualité possible de votre projet. Un énorme travail de préparation est indispensable pour optimiser le tournage et ne pas avoir de regrets au montage… »

    Jean Paul Bathany, Scénariste des Guignols, Caméra Café, Essaye-moi, L’Italien…
    « Il y a un conseil que je formule pour moi-même : Régulièrement, regarde un film de Ernst Lubitsch. Ça vaut pour moi, et je pense que ce n’est pas un conseil pourri, mais chacun fait ce qui lui plaît ! »

    Stéphanie Vasseur, Scénariste et réalisatrice
    « Je constate que la plupart des jeunes réalisateurs s’apprêtant à tourner leur premier court métrage, n’en ont le plus souvent presque jamais vu. Je les encourage donc à être plus curieux des films des autres. On apprend énormément à regarder les autres courts métrages ; les réussis, pour tenter de comprendre comment l’auteur y est parvenu, et les mauvais, pour tenter d’éviter de commettre les mêmes erreurs ! Et puis ayez le courage de faire lire vos scénarios avant de tourner vos films. Confrontez-vous aux critiques avant qu’il ne soit trop tard. Écoutez vos lecteurs. S’il y a un problème dans votre script, il sera repéré et pourra alors être corrigé. Il vaut mieux perdre un peu de temps à réécrire plutôt que tourner un scénario bancal. »

    Nathalie Lenoir, Scénariste
    « Les formations pour jeunes cinéastes occultent souvent l’écriture. Or c’est un métier à part entière. Qu’importent les compétences techniques si on ne s’adjoint pas les services d’un(e) vrai(e) scénariste… »

    Lætitia Kugler, Script doctor et lectrice chez Gaumont, ARTE et au CNC
    « J’encourage vraiment les jeunes scénaristes et cinéastes à ne pas sacrifier l’étape du développement. Je comprends l’enthousiasme des réalisateurs qui ont hâte de mettre leur film en scène et la volonté des producteurs de trouver rapidement des financements pour mener à bien le projet. Mais je le répète, le cinéma est financé sur une base écrite : il est primordial de soigner et de travailler les scénarios en profondeur et de ne les soumettre aux guichets financiers que lorsqu’ils sont viables. »

    Nevil, Storyboarder – http://nevil.fr
    « Devenir cinéaste professionnel est un dur labeur, l’acharnement me paraît être la clé. »

    Mélisande de Serres, Costumière – http://www.melisande-de-serres.com
    « Ne pas sous-estimer le rôle des vêtements-costumes dans un film, c’est la première lecture que nous avons du personnage ! »

    Leo Leroyer, Artificier – http://oneshotsfx.free.fr
    « À l’heure du numérique, je sais que les tentations sont fortes, mais, s’il vous plaît, ne supprimez pas les effets mécaniques… Rien de vaut une bonne explosion (maîtrisée bien sûr) sur un tournage pour mettre dans l’ambiance ! »

    Pierre-Henri Arnstam, Président du Festival du Film de Sarlat
    « J’ai eu la chance de vivre, depuis mon enfance, entouré d’artistes, peintres, photographes, musiciens, écrivains, cinéastes. Ils m’ont fait découvrir des univers différents et des pratiques artistiques qui associaient le génie de la création à un travail intense et minutieux. Il faut, je le crois, pour créer soi-même, se rapprocher des créateurs. Ce peut être une approche directe, par des rencontres et en développant des projets ensemble. Ce peut être aussi en les lisant, en les écoutants, en regardant leur travail. »

    Vincent Cosson, Mixeur – http://www.imdb.me/vincentcosson
    « Faites des films ! Et n’oubliez pas qu’une bonne collaboration avec l’équipe est très importante. »

    Guillaume Colboc, Producteur à Section 9 – http://section9films.com/
    « Quand j’ai monté ma société, beaucoup de producteurs plus vieux que moi m’ont dit : « Bon courage »… sous-entendant que c’était dur de faire des films, que le marché était compliqué, que les choses avaient changés. Franchement, je m’inquiéterai le jour où les gens n’auront plus envie de voir de films. D’ici là… Certain voit la fin d’un système. Je préfère voir le renouveau, le changement. Ce qui est certain c’est qu’il faut revoir notre manière de produire des films. S’il y a moins d’argent, il faut fabriquer moins cher. C’est une question de survie. »

    Fabienne Hanclot, ACID, Association du cinéma indépendant pour sa diffusion – http://www.lacid.fr/
    « Il faut tout réinventer alors allez-y ! »

    Patrick Jean, Réalisateur du court métrage d’animation populaire Pixels – http://www.patrick-jean.com/
    « N’attendez pas de financements ou que quelqu’un vous fasse confiance si vous n’avez jamais rien réalisé. C’est mieux de tout faire soi-même dans ce cas ! »

    Pierre Ferrière, Réalisateur de Toute ma vie, avec Caterina Murino et Vincent Desagnat – http://www.ipierrot.com
    « J’ai 47 ans. Quand j’avais 18 ans, j’ai voulu tourner un film avec des copains. Je suis allé louer une grosse caméra VHS avec un magnétoscope déporté et aucun moyen de montage à part un bout à bout avec deux magnétoscopes de salon. Bref, aucune qualité, aucune finalisation possible. Aujourd’hui, le jeune réalisateur a accès à du matériel broadcast (un Canon 5D par exemple), des outils de montage (en standard sur un Mac), de montage son, de trucage. Tout le monde peut graver un DVD ou un Blu-ray, et être connu du monde entier grâce à YouTube. RIEN ne peut arrêter le réalisateur qui veut tourner. Alors mon conseil est simple : TOURNEZ !!! Mais seulement si vous avez une bonne histoire à raconter. Aussi courte soit-elle. »

    Clément Michel, Réalisateur du court métrage Une pute et poussin nommé aux Césars 2011, Grand Prix du Festival d’Alès et Grand Prix à Bienne
    « Enthousiasme/énergie/boulot et bien s’entourer ! J’ai croisé parfois des gens (des comédiens ou des techniciens) qui veulent vous emmener mais sans fougue, sans passion, sans cette étincelle et je ne comprends pas comment c’est possible. Vouloir faire du cinéma c’est magique mais ça demande un travail de titan. C’est tellement dur d’arriver à tourner ou à participer à des projets. Il faut se rendre totalement dispo et curieux de tout ce qui représente la construction d’un film. »

    Valery Lambert, Réalisateur de plusieurs films au Festival 48 heures – http://www.48hfp-paris.tv/
    « Osez ! Et dormez bien avant et après le concours, car pendant le week-end vous écrirez, découperez, mettrez en scène, mixerez, monterez, étalonnerez… »

    Franck Victor, Réalisateur de Charmante Mira, primé au Festival de Macédoine – http://franckvictor.com
    « Faites vos films à vous, ceux que vous avez VRAIMENT envie de raconter, un truc qui vous tient vraiment à cœur. Pensez toujours au public qui les regardera. Faites vos films tous seuls dans votre tête et puis partagez votre vision avec votre équipe. Soyez un dictateur éclairé : vous décidez mais vous communiquez et vous écoutez toujours. Si on vous dit que ce n’est pas possible : foncez ! »

    Merci à ces professionnels du cinéma pour leurs conseils avisés et leurs points de vue sans langue de bois du métier !

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    Julien Séri, réalisateur

    En parallèle de son activité publicitaire, Julien Séri a écrit plusieurs scripts (Yamakasi,Facteur chanceLégende de sang etc…), et il réalise avec Les Fils du vent son premier long-métrage en 2003. Scorpion, son deuxième long métrage est tourné en 2005.
    Julien a monté sa propre société de production, Daigoro Films, avec laquelle il co-produit un grand nombre de ses films publicitaires, ainsi que plusieurs courts métrages.

     

    Conseil 1 : De l’émotion il y aura

    Il faut réussir a créer des scènes d’action originales tout en arrivant a dessiner des personnages qui sauront nous émouvoir et nous captiver… Voila ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais film d’action… Il est facile de tomber dans le côté film X du film d’action… C’est à dire d’enchaîner les scènes de bastons et de caler une petite histoire mollassonne entre elles.

    Ce n’est pas un hasard que Fred Cavayé est devenu le réal de film d’action Français… Il a su, a la différence des autres (moi y compris), écrire de bonnes histoires et des scripts solides.

    Conseil 2 : Foncer !

    Pas facile de trouver un producteur, mais le succès des films de Luc Besson (producteur et réal), de Fred Cavayé (avec les productions LGM et Fidélité) et de Florent Emilio Siri montrent que si on arrive avec un package intéressant, on peut y arriver. Le marché est demandeur de ce genre de film. Il faut foncer.

    Conseil 3 : Pour convaincre, un teaser tu feras

    Le pitch est important… Mais pas plus que pour un autre genre de film… Pour ma part je tourne des petits teasers… Ça donne le ton et le mood.

    Conseil 4 : Le storyboard est essentiel

    Pour moi le découpage n’est que l’extension du concept même du film… En grandissant comme metteur en scène, je suis de moins en moins attiré par l’esbroufe visuelle. Donc j’ai mes classiques en tête, mais je ne cherche (plus) à les copier.
    Il faut aimer ça car les scènes sont parfois longues à tourner et surtout avoir le sens de l’espace et du mouvement.

    Conseil 5 : Faire des répétitions

    Oui elles sont primordiales… Mais ça m’est déjà arrivé de devoir improviser une baston parce que l’un des protagonistes (sur Scorpion) s’était cassé le bras et que l’on ne pouvait plus se caler sur la chorégraphie originelle. Donc il faut savoir se retourner et toujours être prêt à trouver des solutions… Surtout quand on travaille comme moi avec des budgets raisonnables et que l’on manque de temps.

    Conseil 6 : La règle des 3

    Pour ma part, je travaille toujours avec la règles des 3 : 3 axes, 3 valeurs… C’est musical. Donc je dirais que 3 caméras sont pour moi un minimum pour ce genre de scènes. Il m’est arrivé de tourner à plus.

    Conseil 7 : Pas d’esbroufe

    Une scène fonctionne si elle est lisible et que l’on fait « WOUHAAAAAAAA »… Le sound design peut transcender une scène d’action… Idem pour la musique. Regardez les films de John Mactiernam : ses scènes d’actions sont toujours portées par de vrais personnages et ses films ne versent jamais dans l’esbroufe.

    Propos recueillis par Jérôme Genevray.

     
     
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