• Exposition: 70 ans d’histoire du cinéma marocain sous les projecteurs

    Cinéma « Tous les pays qui n’ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid », est le thème d’une exposition organisée par organisée par les Archives Bouanani en collaboration avec AWAL (archives des arts oraux populaires) au LE18, Marrakech, et qui se poursuivra jusqu’au 15 Janvier 2022. L’exposition dont le vernissage a eu lieu samedi 23 Octobre, dévoilera soixante-dix ans d’histoire du Maroc à travers le prisme des métiers du cinéma, avec un accent particulier sur la costumière et décoratrice Naima Saoudi et ses contributions à des films marocains comme « Mirage » d’Ahmed Bouanani (1980) ou « Tambours de Feu » de Souheil Ben Barka (1989). Près d’un an après la publication du livre d’Ahmed Bouanani, « La septième porte : une histoire du cinéma au Maroc de 1907 à 1986 » (Kulte Editions), plusieurs décennies après sa rédaction, le collectif des Archives Bouanani donne suite avec une autre initiative. Cette fois, le collectif, conduit par l’artiste visuelle Touda Bouanani présente une exposition afin de mettre en lumière la vie et l’œuvre de la costumière et décoratrice Naima Saoudi et ses contributions au cinéma marocain des années 1960 jusqu’à sa disparition en 2012. Nommée d’après un chapitre du livre d’Ahmed Bouanani, « Tous les pays qui n’ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid », l’exposition présentera des costumes et des accessoires de divers films, notamment « Les Quatre Sources » (1977) et « Mirage » (1980) de Ahmed Bouanani, ainsi que « La Bataille des trois rois » (1989) de Souheil Ben Barka. L’exposition présentera également l’oeuvre de Mohamed Ousfour, le père du cinéma marocain et une filmothèque de cinquante films référencés dans le livre de Bouanani. Cette collection sera mise à disposition du public pour visionnage dans le cadre de l’exposition au 18, Derb El Ferrane – un espace culturel dans la médina de Marrakech. Par ailleurs, dans le cadre de sa collaboration avec AWAL, un projet dédié à l’archivage et à la promotion des arts oraux ancestraux et populaires, le Collectif Bouanani a également invité le jeune réalisateur de films d’animation et illustrateur Driss Ouaamar à une résidence de recherche artistique en dialogue avec l’exposition. Cette résidence a pour but d’encourager une jeune génération d’artistes à puiser également dans les archives Bouanani ainsi que dans les arts populaires qui souvent ont inspiré de nombreuses oeuvres du cinéaste-auteur. L’exposition, qui se tiendra du 23 octobre 2021 au 15 janvier 2022, sera également accompagnée d’une série de projections, de discussions, d’ateliers et de performances. Parmi celles-ci, une projection spéciale en 35 mm du film « Adieu Forain – Bye Bye Souirty » (1998) de Daoud Aoulad Syad, des discussions avec des critiques et des chercheurs comme Ahmed Boughaba et Safaa Bendhiba et une série de performance de Kabareh Cheikhats empruntant les costumes de Saoudi et adaptant des bandes sonores de films de Bouanani. Si la plupart des événements se dérouleront au 18, Derb El Ferrane, d’autres auront lieu à l’École Supérieure des Arts Visuels (ÉSAV Marrakech) en partenariat avec » ÉSAV DocLab « , un ciné-club étudiant dédié au cinéma documentaire, ainsi qu’à l’Institut Français. Bien qu’initié sur Marrakech, ce programme et exposition font partie d’un programme plus large qui se déroulera dans tout le pays, y compris une deuxième exposition qui ouvrira le 5 novembre à Kulte, Gallery & Editions à Rabat.

    « Insaf Ouhiba, responsable de la section courts métrages et ciné-promesses aux JCC, à La Presse: «Le court, un format porteur»Convention entre les festivals numériques du court métrag »
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