• Des parcours by CINÉMA GUÉRILLA · LEAVE A COMMENT

    Lancez-vous dans le Cinéma Guérilla ! Voici quelques parcours de professionnels. Il n’y a pas une bonne façon de commencer mais une multitude. Apprenez, soyez curieux et passionné !

    Julien Séri, réalisateur

    Julien Séri, réalisateur

    Julien Séri, réalisateur

    J’ai commencé comme stagiaire… J’avais pour moi une motivation sans failles… Puis je suis devenu assistant… Très mauvais. Alors tout le monde m’a dit de devenir réalisateur. Je crois que j’étais trop chiant en fait. À cette époque, le clip me faisait rêver. Mais aucune maison de disque ne voulait faire confiance à un jeune réalisateur de 22 ans qui n’avait fait que des films « entre potes ». Comment leur reprocher ?

    J’ai alors contacté le n° 1 du Top 50 de l’époque : Laurent Voulzy. J’adorais ses chansons. Sur un coup de téléphone, je l’ai convaincu de me laisser faire son prochain clip. Et voilà comment tout démarra pour moi… Après j’ai enchainé les clips, mais je m’amusais plus au tournage qu’au montage… Il faut dire qu’ils n’étaient pas terribles !

    Puis j’ai fait un clip pour un ami qui sortait son single… Pas d’argent, mais j’étais libre comme l’air. J’ai alors fait mon meilleur clip.

    Une séparation amoureuse me fit faire mon premier court : Trauma. Ce petit court me fit repérer par une productrice de films publicitaires. Puis vint un deuxième court Fallen Angels qui gagna le Grand Prix de la commission européenne du Festival du film d’action et d’aventure de Valencienne.

    Je fais ensuite une fausse pub pour Kookaï qui changea ma vie. Le film fut acheté et gagna de nombreux prix dans le monde… J’avais 24 ans. Après j’ai enchainé les pubs… Une chance incroyable. À 26 ans, Luc Besson me repéra et me proposa de produire mon premier long métrage en tant que réalisateur et scénariste : Yamakasi.

    Depuis, je fais beaucoup de pubs et j’ai tourné les longs métrages Les Fils du vent et Scorpion et je travaille sur mon quatrième long métrage, Love Run.

    Jean Patrick Benes, réalisateur

    Jean Patrick Benes, co-réalisateur et auteur de Vilaine

    Jean Patrick Benes, co-réalisateur et auteur de Vilaine

    Etudiant en droit. Puis stagiaire chez Arte. Puis juriste-lecteur-machine à café et homme à tout faire dans une petite boîte de distribution, CTV International. Puis j’envoie un scénario écrit avec un pote (Laurent Molinaro) à Thierry Lhermitte. Il le produit. Cela s’appelle 4 Garçons pleins d’avenir. Puis tentative de carrière de scénariste… je ne trouve même pas d’agent. Du coup, je repars sur un boulot que ma mère trouve plus « sérieux » : je rentre chez M6 (à l’antenne puis dans sa filiale de distribution cinéma SND). J’y rencontre mon binôme Allan Mauduit. On écrit la nuit. Puis on quitte M6 pour réaliser un script qu’on vend à Pathé… on met alors deux ans à ne pas faire un film. On est au fond du trou. On galère comme scénariste, réalise deux courts métrages avec Karé productions, qui produit notre premier long : Vilaine. On sort du trou.

    Albert Dupontel, réalisateur et comédien

    Albert Dupontel, auteur, réalisateur et acteur

    Albert Dupontel, auteur, réalisateur et acteur

    Enfance agité d’un gamin ordinaire. Tentative d’insertion sociale par le biais d’études en médecine pendant cinq ans avant de se réfugier dans les salles de cinéma et d’organiser une fuite vers l’imaginaire et le grotesque… Première « posture médiatique » réussie avec un spectacle de clown sketcheux (le sale spectacle qui existe encore en DVD) puis conversion de ces élucubrations scéniques en images pour faire Bernie. J’ai répondu présent à pas mal de propositions d’acteurs et ce pour mon plus grand plaisir (la plupart du temps) mais je suis resté, malgré tout et courageusement, arc-bouté sur mon expression personnelle. Elle reste en cours…

    Xavier Gens, réalisateur

    Xavier Gens, pour Cinéma Guérilla

    Xavier Gens, réalisateur

    Xavier Gens tourne une quarantaine de vidéo-clips et un court métrage intitulé Au petit matin qui sera sélectionné au Festival de Venise en 2005 et qui gagne le prix du meilleur court métrage au Festival de Cognac 2005.

    Son premier film, Frontière(s), est produit par Luc Besson. Le film est vendu dans le monde et sera un succès dans de nombreux pays comme l’Angleterre, l’Allemagne, les États Unis…

    En France il totalise un peu plus de 100 000 entrées et autant de DVD et Blu-ray. Le film sera vendu aux États-Unis (où il est le premier film NC 17 à sortir en salle dans son montage d’origine), au Mexique, au Japon et dans beaucoup d’autres pays dont l’Italie où il réalise plus de 600 000 euros de recettes. Le film ayant couté moins d’un million et demi d’euros, il est vite rentabilisé sur l’international.

    Grand amateur de jeux vidéo, Xavier Gens rêve de réaliser l’adaptation cinéma de Hitman. Les producteurs Charles Gordon, Adrian Askarieh et le coproducteur Daniel Alter achètent les droits à la Twentieth Century Fox pour l’adaptation de Hitman sur grand écran.

    Intéressé par le projet, Luc Besson parvient à convaincre les trois producteurs de faire confiance au jeune cinéaste. Le rêve de Xavier Gens se concrétise.

    Frontière(s), bien qu’il ait été tourné avant Hitman, sort dans les salles après celui-ci, le 23 janvier 2008.

    The Divide, son troisième film sortira aux États-Unis et dans le monde au mois de janvier 2012. Produit pour quatre millions de dollars, le studio Anchor Bay en a acquit les droits lors du festival South by South West pour un million deux cent cinquante mille dollars, ce qui en fait la plus grosse acquisition lors de ce festival…

    Antoine Rein, producteur

    Antoine Rein, producteur à Karé Production

    Antoine Rein, producteur à Karé Production

    Cinéphage depuis mes douze ans, j’ai très vite su que je voulais être producteur, ce qui peut paraître bizarre, j’en conviens. C’est pourquoi j’ai fait principalement des stages dans le milieu du cinéma pendant mes études à l’ESSEC (service financier du StudioCanal, au marketing chez M6 vidéo, assistanat chez un producteur indépendant).

    J’ai ensuite créé ma première société à 23 ans, en 1997, pour faire du court. Pour gagner ma vie, je faisais des petits boulots à côté, toujours liés au cinéma (piges pour Écran Total, lecteur pour différentes sociétés), jusqu’à ce que j’obtienne la bourse de la Fondation Lagardère en 2000 puis que je produise mon premier long en 2001.

    Je partage mon temps entre deux sociétés, Kare Productions (avec Fabrice Goldstein) et Delante Films (avec Caroline Adrian) et j’ai produit aujourd’hui (fin 2011) une quarantaine de courts et une quinzaine de longs métrages dont Le nom des gens de Michel Leclerc (César du meilleur scénario et César de la meilleure actrice en 2010) et le moyen métrage Le Mozart des pickpockets de Philippe Polet Villard (Oscar et César 2008).

    Je me suis également impliqué au sein du Syndicat des producteurs indépendants (président du collège court métrage, puis du collège long métrage), d’Unifrance (bref président du collège court métrage) et j’ai été membre de plusieurs commissions de soutien au cinéma.

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