• Arnold Schwarzenegger Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    Écrit par Christophe Dordain   
    12-07-2013

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    "The Escape Plan". Un film de Mikaël Håfström avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, 50 Cent.

    Sortie le 13 novembre 2013.

    Crédits photographiques : SND.

    Depuis sa création en 1895, le cinéma a toujours été sensible aux de héros musclés. Ainsi, peut-on tout de suite penser à Victor Mature, inoubliable Samson pour le film de Cecil B.de Mille, en 1949, qui avait suivi une carrière théâtrale, avant de s'aventurer au cinéma. On peut également retenir Steve Reeves qui apparut sur les écrans à partir de 1954.

    Steve Reeves fut le premier Monsieur Muscle a avoir connu une popularité internationale par le biais du septième art. Certes, ses capacités de comédien étaient plus que limitées. Cependant, sa musculature photogénique et ses capacités physiques faisaient merveilles dans les scènes d'action. Pendant plus de 10 ans, il fut la star d'une série de péplums et de films d'aventures, incarnant les héros valeureux de la mythologie avant de se retirer sagement dans son ranch du Montana, fortune faite. 

    Avec Arnold Schwarzenegger, nous entrons dans une autre dimension, car sa carrière correspond à une tout autre époque. Plus question de péplums ou de grandes fresques historiques. Place aux films fantastiques, à l'heroic-fantasy, à la science-fiction et ses effets spéciaux et surtout aux metteurs en scène d'une autre dimension qu'un Riccardo Freda de la période Reeves, puisqu'ils ont pour nom James Cameron, John Mc Tiernan ou Paul Verhoeven.  

    On remarque le brio de la carrière d'un acteur à la qualité des réalisateurs avec lesquels il a travaillé. Dans cette perspective, Arnold Schwarzenegger a pleinement atteint son but : travailler avec les meilleurs. Et encore, c'était bien avant de devenir gouverneur de Californie puis, sa carrière politique désormais derrière lui, de prendre la décision de revenir devant les caméras...

     

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    AUX ORIGINES D'UN MYTHE 

    Arnold Schwarzenegger est né le 30 juillet 1947 à Graz, en Autriche, petit pays six fois plus petit que la France, plus connu pour son Tyrol et ses chanteurs folkloriques, que pour son cinéma quoique qu'il soit le pays d'origine de Georg-Wihlem Pabst ou d'Otto Preminger. Quant à la ville de Graz, que certains connaissent du fait de la participation de son équipe, le Sturm Graz, aux joutes footbalistiques européennes à la fin des années 1990, elle se situe à deux cents kilomètres au sud de Vienne. Le jeune Schwarzenegger y a connu une enfance stricte, dans un milieu modeste, où les valeurs intellectuelles étaient fondamentales, ce qui explique la qualité de la formation du comédien. 

    Arnold fut très tôt un enfant chétif, sujet aux maladies. Ceci peut paraître étonnant pour qui ne le connaît qu'à travers le cinéma. Toutefois, il est utile de rappeler que l'Autriche, coupable de nazisme, fut occupée jusqu'en 1955, par les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Ceci affecta durablement le développement économique de ce pays et de celui de ses habitants. C'est pourquoi, à l'âge de quinze ans, pour remédier à ses déficiences physiques, le jeune Arnold décide-t-il de s'inscrire dans une salle de musculation. Il y fait rapidement preuve d'une connaissance scientifique de son corps et de ses muscles. Ainsi peut-il s'entraîner avec les meilleurs tout en rêvant des plus glorieux : Steve Reeves, Gordon Scott ou Reg Park. Le service militaire achevé, Arnold s'installe à Munich. Il a l'opportunité d'y dispenser des formations d'éducation physique tout en participant à des compétitions, et en suivant des cours du soir. Fort de ses notions d'économie, Arnold se porte acquéreur de la salle d'entraînement où il travaille. A vingt ans, en 1967, après plusieurs années d'effort, il devient pour la première fois Monsieur Univers, s'ouvrant par la même occasion la porte dorée du continent nord-américain. 

    Dès 1968, il participe à différentes compétitions et apprend à transformer chacune de ses apparitions en un véritable show conforme à la mentalité américaine. De 1969 à 1975, personne ne parvient à le détrôner du titre de Monsieur Univers. Parallèlement, il poursuit des cours à l'UCLA (University College of Los Angeles) portant sur le monde des affaires et l'acquisition d'une solide culture générale. A cette époque, il prend également contact avec le cinéma dans "Hercules à New York" d'Arthur Seidelman, en 1969. Ce film est une telle catastrophe qu'il fallut attendre la gloire de Schwarzenegger pour qu'il connaisse de nouvelles diffusions sur les écrans. Une autre apparition est à mentionner dans "Le privé" avec Elliott Gould, film réalisé par Robert Altman, en 1971. Cependant, la prestation de l'acteur passa pratiquement inaperçue. Le petit écran fait de même appel à ses services. Par exemple, le 15 mai 1977, dans le show "Les rues de San Francisco", une série produite par Quinn Martin avec Karl Malden et Michael Douglas (puis Richard Hatch durant la saison 76/77) et diffusée de 1972 à 1977. Dans un épisode, il interprète un bodybuiler aux réactions plutôt violentes, rien d'original... 

    Le constat est évident, la carrière de Schwarzenegger ne décolle pas, car le cinéma américain des années 1970 est plutôt orienté vers l'analyse sociale et l'introspection, laissant peu de place aux fortes carrures pour préférer des acteurs tels Al Pacino ou Robert de Niro. Mais, en 1976, la sortie de "Rocky" avec Sylvester Stallone commence à modifier la donne en permettant à un héros musclé de tenir le haut de l'affiche. De plus, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, plusieurs super-héros sont l'objet d'une adaptation au cinéma ou à la télévision : "Superman" avec Christopher Reeves, "Flash Gordon" avec Sam Jones, "Spiderman" avec Nicholas Hammond et enfin "Hulk" avec Lou Ferrigno sans oublier Buck Rogers interprété par Gil Gerard.

    Une nouvelle tendance se développe parallèlement avec l'heroic-fantasy qui présente des héros vivant dans une sorte de préhistoire. Ainsi, un certain Conan, homme haut en taille et en couleur, habitant une région mal définie où règnent la sorcellerie et la loi du plus fort. Conan est né de l'imagination fertile de Robert E.Howard, en 1932. Cette histoire épique, pleine de fureur et de violence attire l'attention du producteur Dino de Laurentis et du réalisateur John Milius. Ce dernier occupe une place à part dans le cinéma américain, plus attiré par les films de John Wayne que par ceux de Montgomery Cliff, scénariste de grands succès tels que Jeremiah Johnson ou Apocalypse Now. Aussi, le personnage de Conan, dans le style "je détruis tout et je ne m'encombre pas de paroles inutiles" s'impose à lui. Le scénario de Conan est co-écrit avec Oliver Stone. Selon la légende dorée d'Hollywood, on dit que c'est Steven Spielberg en personne qui aurait conseillé à son ami John Milius d'engager Schwarzenegger. D'autres affirment que c'est le producteur exécutif Edward Pressman qui susurra le nom du comédien. D'autres prétendent encore que c'est par l'intermédiaire de Ron Cobb, le décorateur en chef, que le contact s'est établit. Hollywood, Hollywood quand tu nous tiens... 

    Avec un budget de 21 millions de dollars, le tournage débute en 1980 en Espagne. Arnold est solidement entouré avec James Earl Jones (l'Amiral Greer dans Jeux de guerre et Danger immédiat et surtout la voix de Darth Vador), Max Von Sydow et Sandahl Bergman. Présenté sur les écrans américains à partir de mars 1982, "Conan le barbare" est un immense succès pulsé par la musique signée Basil Poledouris. Une suite est mise en chantier sous la direction de Richard Fleisher (le réalisateur du film "Les vikings" en 1959 avec Kirk Douglas et Tony Curtis, une réussite du genre...). Projetée en 1983, "Conan le destructeur" fut un demi-succès et, malgré toute l'admiration que l'on peut avoir pour Ennio Morricone, sa partition musicale sonnait faux pour illustrer un tel univers. 

    Les années 1980 démarrent donc en fanfare pour Arnold et, en 1984, c'est la rencontre avec James Cameron. Ce dernier est encore méconnu à cette date. Il a travaillé longuement avec le pape de la série B, Roger Corman. Il signe par ailleurs le scénario de "Rambo II". Au préalable, il a conçu les effets spéciaux pour le chef d'oeuvre de John Carpenter : "New York 1997". Le tournage de "Terminator" démarre le 19 mars 1984 à Los Angeles. Par souci d'économie, James Cameron tourne exclusivement dans des lieux existants qu'il faut redécorer. Pour 6,5 millions de dollars, le cinéaste fait preuve d'une redoutable ingéniosité. Quant à Arnold, il s'entraîne très dur pour maîtriser le fonctionnement des armes. Il est à noter, qu'initialement, Arnold devait tenir le rôle dévolu à Michael Biehn. Le succès est au rendez-vous pour un film qui devient immédiatement une référence dans le domaine du film d'action. Le montage des scènes de fusillades sont devenus depuis un modèle pour tout apprenti cinéaste.

    En 1985, Arnold commet une erreur en acceptant de tourner "Kalidor" sous la direction de Richard Fleisher avec Brigitte Nielsen. Soyons indulgents et disons simplement que le film est très mauvais... On ne peut sauver de ce désastre que les seules scènes d'action dirigées par le cascadeur Vic Amstrong. Rien pourtant ne pourra empêcher Kalidor d'être un échec sans appel qui signe l'arrêt de mort de l'heroic-fantasy dans les salles. Arnold étudie ensuite une possible adaptation d'un roman de Philip K.Dick : "Total Recall", mais le budget est trop lourd bien que l'on pense à John Carpenter pour le réaliser. Ce projet restera en sommeil pendant cinq ans. C'est alors qu'Arnold est contacté par le producteur Joel Silver qui lui fait lire un scénario signé Steven E.de Souza. Dirigé par Mark Lester, "Commando" nous présente John Matrix (un nom plein d'avenir...), un mercenaire, dont la fille est kidnappée par un ancien compagnon d'armes. Le film sort sur les écrans à l'automne 1985 et les critiques sont abasourdis par la violence du film, qui est cependant sérieusement teintée d'humour, ce qui enlève tout aspect réaliste à cette production. Sorti la même année que "Rambo II", ce film marque le début de la compétition entre les deux poids lourds du box-office. Désormais, Schwarzenegger et Sylvester Stallone vont  se concurrencer pour la conquête du marché des films d'action, au point de développer un véritable duopole.

     

    LE HEROS DES ANNEES 1980 

    De façon surprenante, Arnold accepte de coopérer à nouveau avec Dino de Laurentis, le producteur de "Kalidor". Ce dernier doit se remettre de l'échec de Dune et envisage de financer un film policier : "Le contrat" avec John Irvin derrière la caméra. C'est une constante dans la carrière de Schwarzenegger que ces retours en arrière à la limite de la régression. "Le contrat" dispose d'un scénario d'une banalité affligeante que le punch des séquences d'action parvient difficilement à sauver. Le résultat au box-office est édifiant, à peine 16 millions de dollars de recettes. Une misère... 

    Toutefois, avec Arnold, il ne faut jamais désespérer et 1986 va donner raison à l'acteur. Joel Silver lui fait lire une histoire surprenante, celle d'une chasse à l'homme dans la jungle, au cours de laquelle, un groupe de soldats hyper-entraînés devient la cible d'un monstre de l'espace. La réalisation est confiée à John Mc Tiernan, auteur de deux cents spots publicitaires. Le tournage se déroule au Mexique et le casting est magnifique avec Carl Weathers (Apollo Creed dans la série des "Rocky"), Sonny Landham (vu dans "48 heures" de Walter Hill) ou Shane Black (auteur ensuite du scénario de "L'arme fatale"). Bref, le gratin des efficaces et sales gueules du cinéma d'action des années 1980 s'est donnée rendez-vous pour un monument du genre : "Predator". Entre Puerto Vallarta, Jalisco et Palenque, retentissent les coups de feu et les explosions. Le tout orchestré par John Mc Tiernan qui démontre avec un brio stupéfiant qu'il est un maître du cinéma d'action. Mentionnons également la musique d'Alan Silvestri qui donne au film tout son intensité dramatique. Le film sort en juin 1987 et c'est le succès de l'année. 

    En septembre 1986, commence le tournage de "Running Man". Arnold y incarne Ben Richards, un ex-flic, cible d'un jeu redoutable pour la télévision. Il est clair que le sujet du film déclencha une polémique et une procédure judiciaire tant il fait penser au film d'Yves Boisset : "Le prix du danger" avec Gérard Lanvin. Il faudra plusieurs années pour qu'Yves Boisset et son producteur Alain Sarde obtiennent gain de cause. Running Man est signé Paul Michael Glaser (le Starsky de "Starsky et Hutch" diffusée entre 1975 et 1979, série pour laquelle Paul Michael Glaser avait réalisé quatre épisodes). Le film est projeté sur les écrans fin 1987. C'est un nouveau succès qui fait de 1987 l'année Schwarzie. 

    En 1988, Arnold décline un nouveau projet de Joel Silver : "Piège de cristal". Il préfère rejoindre Walter Hill pour "Double détente" qui lui permet de marier action et humour. Il y incarne Ivan Danko, un flic originaire de Moscou, dont les méthodes musclés vont faire merveille au pays du capitalisme. Walter Hill profite de la circonstance pour reformer un duo type 48 heures en associant Arnold à James Belushi. Pour la première fois, un film américain est partiellement tourné à Moscou. Le film sort en juin 1988 et confirme le statut de super-star d'Arnold. L'impact du film réside dans son refus de tout manichéisme, perestroika oblige... Arnold enchaîne ensuite avec une comédie signée Ivan Reitman : "Jumeaux" aux côtés de Danny de Vito. Film assez insipide et pas trop drôle, signé par un metteur en scène moins inspiré qu'à l'époque de "SOS fantômes". Il engrange quand même la bagatelle de 100 millions de dollars au box-office, en décembre 1988. Rien ne semble arrêter l'acteur dans sa quête du pouvoir à Hollywood et le public le plébiscite, même dans ses plus mauvais films. 

    Depuis cinq ans, le projet "Total Recall" circule de main en main : Bruce Beresford, Ridley Scott, George Miller, John Carpenter on été pressentis. Cependant, en 1989, le film est au point mort car Dino de Laurentis ne peut assurer le financement d'une production aussi lourde. C'est pourquoi, Arnold contacte Mario Kassar et Andrew Vajna, les présidents de Carolco et producteurs de "Rambo II" et de "Double détente". Arnold impose par ailleurs Paul Verhoeven derrière la caméra, car il a beaucoup apprécié son Robocop qui est sorti en 1987. Les studios mexicains de Churubesco sont loués pour accueillir l'équipe de production. Sharon Stone, Rachel Ticotin, Ronny Cox et Michael Ironside (tout droit sorti de la série "V") viennent judicieusement compléter le casting. Jerry Goldsmith est engagé pour composer la musique qui deviendra un must pour tout amateur qui se respecte. Le film sort sur les écrans américains pendant l'été 1990 et explose le box-office. Evoluant entre "Jumeaux" et "Total Recall", Arnold Schwarzenegger est devenue la star qui peut désormais exploiter deux pistes : la comédie et le cinéma d action, deux genres dans lesquels les aptitudes naturelles de Arnold Schwarzenegger peuvent être savamment employées. 

     

    UNE DECENNIE 1990/2003 ENTRE OMBRE ET LUMIERE 

    En 1990, Arnold concrétise un vieux rêve : celui de la réalisation. Mais il ne se sent pas de taille pour le grand écran et se reporte donc sur la petite lucarne magique. Ainsi tourne-t-il un épisode des "Contes de la crypte", une série co-produite par Joel Silver et Walter Hill pour le compte de la chaîne HBO. L'épisode intitulé "The Switch" présente un homme vieux et riche qui tombe amoureux d'une belle et jeune femme. Pour ses beaux yeux, il accepte une opération de chirurgie esthétique. L'épisode d'une durée de 26 minutes est interprété par William Hickley et Kelly Preston est considéré comme une réussite que la télévision française pourrait nous faire découvrir. 

    Le 13 mai 1990 démarre dans l'Oregon, le tournage d'"Un flic à la maternelle". Programmé pour être projeté dans les salles à Noël, ce film est une véritable ineptie, destiné à ravir un public familial, le tout teinté d'une morale douteuse concernant l'éducation des jeunes enfants. Cette production est un nouvel accroc dans un parcours pourtant digne d'intérêt. Le fait qu'Arnold n'ait jamais caché ses sympathies pour le parti républicain explique partiellement le côté conservateur du propos de ce film mais ne peut qu'irriter un spectateur exigeant. Un film à bannir de votre vidéothèque. 

    Toutefois, vous le savez désormais, avec Arnold, les rebondissements sont fertiles et nombreux. C'est le cas, en 1991, avec la suite tant attendue de "Terminator" qui nous réconcilie avec l'acteur. Bénéficiant d'un budget à la hauteur, plus de 100 millions de dollars investis, ce blockbuster est maîtrisé de bout en bout par un James Cameron au sommet de son art. Pas de faute de goût ni de propos racoleur, des effets spéciaux qui font date, des séquences d'action hallucinantes, un rythme soutenu, une musique signée Brad Fiedel... Que demander de plus ? 

    Décidé à jouer avec son propre mythe, Arnold retrouve John Mc Tiernan pour "The Last Action Hero". On reste pantois devant cette brillante réussite tant visuelle que scénaristique. Arnold y incarne Jack Slater, une star de fiction qui va être propulsée de l'autre de l'écran, dans le monde de la réalité. Jouant à fond sur les deux tableaux, celui de l'écran et celui de la vie au quotidien, "The Last Action Hero" est parfois une troublante méditation sur la condition de vedette du 7è Art. A nouveau, Arnold prouve qu'en s'appuyant sur une histoire solide et un metteur en scène chevronné, il est possible de distraire intelligemment. "True Lies" de James Cameron, adapté du film de Claude Zidi, "La totale", part d'un postulat identique. Néanmoins, on peut être plus réservé en appréciant le résultat final. Jamie Lee Curtis peine à incarner une brave ménagère se transformant en femme fatale et espionne de surcroît, et donc capable de mener une double vie à l'instar de son mari. Dans une trop courte scène, on peut apercevoir Charlton Heston, en grand manitou des services secrets, quelques minutes pour mesurer la différence entre un acteur populaire tel Arnold et une véritable légende du cinéma... 

    La deuxième partie de la décennie 1990 est beaucoup plus pénible pour un Schwarzenegger, auquel la voie royale du succès immédiat semble faire la nique. Certes, "L'effaceur" signé Chuck Russell le repositionne dans son rôle favori d'héros invincible mais que penser de la suite de "Jumeaux" ou du pitoyable "La course au jouet" dirigé par Brian Levant ? Les coups de coeur d'Arnold ne semble plus correspondre aux attentes de ses fans. C'est d'ailleurs son coeur qui le lâche par la suite. Arnold a toujours été présenté comme un modèle de robustesse physique totalement maîtrisée. Pourtant, la confirmation fut donnée récemment, que ses problèmes de santé étaient liés à une consommation abusive de produits anabolisants, à l'époque où il concourait pour le titre de Monsieur Univers. C'est donc un Arnold sauvé du drame que l'on a retrouvé dans le film de Peter Hyams, "La fin des temps", dont le résultat final laisse une impression mitigée tout comme "A l'aube du 6ème jour" de Roger Spotiswoode.

     

    UN NOUVEAU DEPART LARGEMENT CONFIRME

    Le dernier film cité avait semblé préfigurer un retour en force du comédien. Ce qu'avait confirmé la sortie de "Dommage Collatéral" en juillet 2002 et de "Terminator III" en août 2003. On pouvait alors espérer, à l'époque, que notre patience fut enfin récompensée et que l'un des meilleurs des comédiens du cinéma d'action était bien de retour.Malheureusement, c'était avant que la politique ne s'en mêle pour une trop longue parenthèse. Toutefois, et fort heureusement, Schwarzie a accepté de participer au film "The Expendables - Unité Spéciale" sorti en 2010 qui aura constitué un nouveau départ. Puis, finalement débarassé de ses pesantes fonctions politiques, Arnold a définitivement repris les chemins des studios avec "Expendables 2" sorti en août 2012. Ont suivi "Le Dernier Rempart" et "The Escape Plan" qui sortira en novembre 2013. Yes !!!

    (Sources consultées : dossier de presse du film et archives Le Quotidien du cinéma).

     

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    FILMOGRAPHIE

    1970 - Hercule a New York (Seidelman)

    1973 - Le privé (Altman)

    1976 - Stay Hungry (Rafelson)

    1977 - Arnold le magnifique (Butler)

    1979 - Cactus Jack (Needham)

    1979 - Scavenger Hunt (Schultz)

    1981 - Conan le barbare (Milius)

    1983 - Conan le destructeur (Fleischer)

    1984 - Terminator (Cameron)  

    1985 - Kalidor, la légende du talisman (Fleischer)  

    1985 - Commando (Lester)  

    1986 - Le contrat (Irvin)  

    1987 - Running man (Glaser)  

    1987 - Predator (McTiernan)  

    1988 - Jumeaux (Reitman)  

    1988 - Double détente (Hill)  

    1990 - Terminator 2 : Le jugement dernier (Cameron)  

    1990 - Total Recall (Verhoeven)  

    1990 - Un flic à la maternelle (Reitman)  

    1993 - Last Action Hero (McTiernan)  

    1993 - Dave (Président d'un jour) (Reitman)  

    1994 - True Lies (Cameron)

    1994 - Junior (Reitman)

    1996 - La course aux jouets (Levant)

    1996 - L'effaceur (Russell)

    1997 - Batman & Robin (Schumacher)

    1999 - La fin des temps (Hyams)

    2000 - A l'aube du sixième jour (Spotiswoode)

    2001 - Collateral Dammage (Davis)

    2003 - Terminator 3 (Mostow)

    2010 - Expendables - Unité Spéciale (Stallone)

    2012 - Expendables 2 (West)

    2013 - Le Dernier Rempart (Ji-Woon Kin)

    2013 - The Escape Plan (Hafström)

    2014 - Expendables 3 (Hughes)

    Dernière mise à jour : ( 13-07-2013 )
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  • Woody Allen Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    Écrit par Sébastien Denizart   
    17-07-2013

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    "Blue Jasmine". Un film de Woody Allen avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins, Bobby Canavale. 

    Sortie le 25 septembre 2013.

    Crédits photographiques : Mars Distribution.

    PORTRAIT

    Il est bien prétentieux de ma part de vouloir écrire sur Woody Allen, de prétendre cerner un génie du cinéma qui ne se connaît pas lui meme et dont le seul regret dans la vie est de ne pas être quelqu'un d'autre.

    Woody Allen est né le premier Décembre 1935 à Brooklyn dans une famille classique d'émigrant juifs. Son véritable nom est alors Allen Stewart Konigsberg. Très vite mal à l'aise dès qu'il s'agit de fréquenter ses semblables, le jeune Woody passera la plupart de ses années de jeunesse enfermé dans sa chambre à jouer de la clarinette. Il s'est en effet découvert très jeune une passion sans bornes pour le jazz, passion qui le poursuit encore aujourd'hui puisque dès qu'il en a l'occasion. Woody Allen s'en va jouer de la clarinette dans son petit jazz band avec lequel il a déjà fait une tournée européenne.

    Ecrivain précoce, Woody Allen commença par composer des sketches pour les personnalités de la radio et pour des comiques de télévision. En 1956, il part pour Hollywood où il se met à écrire pour l'émission de télévision très célèbre à l'époque, le Colgate Variety Hour. A la fin des années cinquante, il rencontre Jack Rollins et Charles H.Joffe (ses agents) qui vont l'encourager à passer sur scène en tant que comique de cabaret. Il impose dès lors un style bien particulier, un humour d'intellectuel où suinte, entre deux références culturelles, une vision totalement absurde du monde, des situations sans queues ni tête (il faut voir dans ses recueils de texte tels Dieu, Shakespeare et moi comment il décrit un homme violemment attaqué par un morceau de pudding ou comment il vous explique que Madame Bovary a trompé son mari avec un courtier en assurance vivant à Manhattan) , de cette époque date aussi son art des maximes : "Non seulement Dieu n'existe pas mais essayez de trouver un plombier pendant le Week-end".

    Ces débuts au cinéma furent marqués par un gros contrat émanent du producteur Charles Feldman qui avait vu Woody Allen sur scène et qui lui proposa d'écrire le scénario d'une comédie appelée "What's New Pussycat ?". Le film fut tourné en France par Clive Donner et eut un énorme succès commercial. Il enchaîna tout de suite avec "Don't Drink The Water", une pièce de théâtre qu'il venait d'écrire et qu'il réussit à vendre à un producteur.

    Après sa rencontre avec la sulfureuse Diane Keaton, qui partagea sa vie pendant plusieurs années, Woody Allen se met à tourner comme des sortes de versions filmées de ses numéros de cabaret : "Prend l'oseille et tire toi" (1969), "Bananas" (" 1971), "Play it again Sam" (1972). Puis, peu à peu, ses films acquièrent plus de maturité, il change de style et entame une longue réflexion sur les femmes, la mort, Dieu... De cette réflexion sont nés entre autre "Annie Hall" (1978), "Manhattan" (1979) et surtout "Interiors (1978), un superbe hommage à Ingmard Bergman.

    Désormais, Woody Allen fait malheureusement plus parler de lui à cause de ses déboires sentimentaux que pour la qualité de ses films. Il n'en reste pas moins un monstre sacré du cinéma, un génie de l'absurde, un profond explorateur des sentiments humains, un artiste exceptionnel que l'on a eu tout le loisir de découvrir dans l'un de ses derniers films datant de 2003 : "Anything Else". Un résumé de sa vie en quelque sorte ?

    Depuis le milieu des années 2000, une rupture s'est opèrée dans le "système allénien" : le cinéaste abandonne New York pour tourner trois films consécutifs à Londres. C'est d'abord le très noir "Match Point" (2005), avec entre autres la troublante Scarlett Johansson, qui est devenue son actrice-fétiche, puis le plus léger "Scoop" et enfin "Le Rêve de Cassandre", dans lequel il s'intéresse pour la première fois aux rapports entre frères.

    Woody Allen a poursuivit son périple européen en situant en Espagne l'action de son film justement intitulé "Vicky Cristina Barcelona" (2008). Puis, il est retourné à New York pour "Whatever Works". Après "Vous allez rencontrer un bel inconnu", "Minuit à Paris", "To Rome with Love", voici "Blue Jasmine".

    Sébastien Denizart

     

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    FILMOGRAPHIE

    1965 - What's New Pussycat ? (Quoi de neuf, Pussycat ?) (Donner) (sc., int.)

    1966 - What's Up, Tiger Lily ? (La première folie de Woody Allen) (co-sc., co-réal., int.)

    1967 - Casino Royale (id.) (co-sc., int. du sketch de Val Guest)

    1969 - Take the Money and Run (Prend l'oseille et tire-toi) (co- sc., réal., int.)

    1971 - Bananas (id.) (co-sc., réal., int.)

    1972 - Everything You Always Wanted to Know About Sex but Were Afraid to Ask (Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander) (sc., réal., int.)

    1972 - Play It Again, Sam (Tombe les filles et tais-toi) (Ross) (sc., int.)

    1973 - Sleeper (Woody et les robots) (sc., réal., int., compositeur)

    1975 - Love and Death (Guerre et amour) (sc., réal., int.)

    1976 - The Front (Le prête-nom) (Ritt) (co-prod., int.)

    1977 - Annie Hall (id.) (co-sc., réal., int.)

    1978 - Interiors (Intérieurs) (sc., réal.)

    1979 - Manhattan (id.) (co-sc., réal., int.)

    1980 - Stardust Memories (id.) (sc., réal., int.)

    1982 - A Midsummer Night's Sex Comedy (Comédie érotique d'une nuit d'été) (sc., réal., int.)

    1983 - Zelig (id.) (sc., réal., int.)

    1984 - Broadway Danny Rose (id.) (sc., réal., int.)

    1985 - The Purple Rose of Cairo (La rose pourpre du Caire) (sc., réal.)

    1986 - Hannah and her Sisters (Hannah et ses sœurs) (sc., réal., int.)

    1987 - Radio Days (id.) (sc., réal., narrateur)

    1987 - September (id.) (sc., réal.)

    1988 - Another Woman (Une autre femme) (sc. réal.)

    1989 - New York Stories (id.) (sc., réal, int. du sketch "Oedipus Wreck")

    1989 - Crimes and Misdemeanors (Crimes et délits) (sc., réal., int.)

    1990 - Alice (id.) (sc., réal.)

    1991 - Scenes from a Mall (Scènes de ménage dans un centre commercial) (int.)

    1992 - Shadows and Fog (Ombres et brouillard) (sc., réal., int.)

    1992 - Husbands and Wives (Maris et femmes) (sc., réal., int.)

    1993 - Manhattan Murder Mystery (Meutre mystérieux à Manhattan) (sc., réal., int.)

    1994 - Bullets Over Broadway (Coups de feu sur Broadway) (co-sc., réal.)

    1995 - Mighty Aphrodite (Maudite Aphrodite) (sc., réal., int.)

    1996 - Everyone Says I Love You (Tout le monde dit I love you) (sc. réal., int.)

    1997 - Wild Man Blues (id.) (Kopple) (int.)

    1997 - Deconstructing Harry (Harry dans tous états) (sc., réal., int.)

    1998 - Celebrity (sc., réal.)

    1999 - Sweet and Lowdown (Accords et désaccords) (sc., réal., petit rôle)

    1999 - Picking up the Pieces (sc., réal., int.)

    2001 - Hollywood Ending (sc., réal., int.)

    2003 - Anything Else (La vie et tout le reste) (sc., réal., int.)

    2005 - Melinda and Melinda (Melinda et Melinda) (sc., réal., int.)

    2005 - Match Point (sc., réal.)

    2006 - Scoop (sc., réal.)

    2007 - Le Rêve de Cassandre (sc., réal.)

    2008 - Vicky Cristina Barcelona (sc., réal.)

    2009 - Whatever Works (sc., réal.)

    2010 - Vous allez rencontrer un Sombre et Bel Inconnu (sc., réal.)

    2011 - Minuit à Paris (sc., réal.)

    2012 - To Rome With Love (sc., réal)

    2013 - Blue Jasmine

    Dernière mise à jour : ( 18-07-2013 )
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  • Sylvester Stallone Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    Écrit par Christophe Dordain   
    12-07-2013

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    "The Escape Plan". Un film de Mikaël Håfström avec Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, 50 Cent.

    Sortie le 13 novembre 2013.

    Crédits photographiques : SND.

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    PORTRAIT

    C'est dans un quartier pas très recommandable de New York, Hell's Kitchen, qu'est né Sylvester Enzio Stallone. C'était le 6 juillet 1946. Alors que ses camarades de classe l'élisent “garçon le plus susceptible de finir sur la chaise électrique” (un fait aussi véridique que ridicule), il fait ses débuts d'acteur au lycée Devereux-Manor, dans la banlieue de Philadelphie.

    Décidé à poursuivre dans cette voie, il suit des cours de comédie à l'université de Miami, puis commence la tournée des agences de casting new-yorkaises. En 1974, il est engagé – aux côté d'Henry Winkler (alias Fonzie), Perry King et Susan Blakely – sur "Les mains dans la poche", son premier vrai rôle au cinéma puisque l'on oubliera bien volontiers sa figuration dans "Bananas", de Woody Allen, et surtout ses galipettes anatomiques dans "The Italian Stallion" (traduisez "L'étalon italien").

    Quittant la côte Est pour Hollywood, il tient ses premiers rôles à la télévision dans les séries "Kojak", "Baretta", "Police Story" et, entre deux apparitions sur grand écran ("Adieu ma jolie" de Dick Richards, "Capone" de Steve Carver, "La course à la mort de l'an 2000" de Paul Bartel) consacre l'essentiel de son temps à l'écriture. Un match spectaculaire entre Cassius Clay et l'obscur boxeur Chuck Wepner lui inspire un jour le scénario de "Rocky", une “success story” dans laquelle il investit tous ses espoirs. Plusieurs producteurs manifestent leur intérêt, mais souhaitent confier le rôle-titre à une vedette confirmée. Stallone, en dépit d'une situation financière précaire, leur tient tête et finit par avoir gain de cause : "Rocky", tourné avec un budget restreint, triomphe au box-office, remporte l'Oscar 1976 du Meilleur film, ainsi que onze nominations, dont deux pour son auteur-interprète.

    Alors qu'il poursuit sa carrière de boxeur à l'écran, Stallone crée un autre personnage, celui d'un vétéran du Vietnam : "Rambo", sorti en 1982 (la même année que "Rocky III)" vaudra désormais à Sly d'être LE Monsieur action du cinéma. Nous sommes au cœur des années 80, les années Stallone puisque tout ce que Sly touche se transforme en or, même des nanars plus très recommandables aujourd'hui tels que "Bras de fer", "Cobra" ou T"ango & Cash", dans lesquels il tient généralement le rôle d'un homme seul qui vainc le système à la seule force du poignet.

    Pourquoi s'engage-t-il alors dans la voie périlleuse de la comédie, au tournant des années 90 ? Pour copier son challenger cinématographique Arnold Schwarzenegger qui a rencontré le succès avec "Jumeaux" ? Toujours est-il que quelques tentatives – infructueuses pour la plupart – dans la grosse comédie qui tâche ("L'embrouille est dans le sac" ou "Arrête ou ma mère va tirer)", et Sylvester Stallone revient sur les écrans par l'intermédiaire du périlleux "Cliffhanger", et restera dès lors viscéralement lié à son genre cinématographique de prédilection : l'action à gros budgets et à effets conséquents. On le retrouve ainsi dans l'opus au titre évocateur "Demolition Man", opposé à Wesley Snipes dans une vision du futur qui fait froid dans le dos, puis, en 1995, dans "Judge Dredd", autre fantaisie futuriste d'après un célèbre comics où notre balaise de service incarne un justicier façon shérif texan accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Un autre thriller, "Assassins", l'oppose à Antonio Banderas tandis que "Daylight" le plonge en 1996 dans l'obscurité d'un tunnel effondré à la rescousse des new-yorkais ensevelis.

    "Copland", de James Mangold, au plus petit budget, marque néanmoins une certaine volonté de rompre avec l'inflation des cachets et des moyens, d'autant que Stallone y campe avec un talent inédit un flic à la ramasse, non violent et manipulé par tous les flics corrompus de la ville. Stallone qui a, en outre, cinq films à son actif en tant que réalisateur ("Rocky II, III et IV", "Staying alive" et "La taverne de l'enfer"), concrétise déjà d'autres projets, dont "An Alan Smithee Film", où il tient son propre rôle avec malice.

    L'artiste-peintre (son hobby) a du mal dans les années 2000 à renouer avec un large public, la course aux effets spéciaux qui prévaut alors dans les productions hollywoodiennes n'ayant que faire de héros bodybuildés. Partageant ce sort avec l'autre montagne de muscles Schwarzie, chacun tente de relancer sa carrière comme il le peut, à l'occasion par exemple de "Get Carter" de Stephen T. Kay, qui s'avère vite l'un des plus gros bides de l'année 2002 aux Etats-Unis, puis avec "Driven" de Renny Harlin, où Sly quitte le monde des gangsters pour celui de le course automobile.

    Si Sylvester Stallone fait à nouveau parler de lui en 2000 et 2001, c'est donc pour signaler les échecs successifs au box-office de "Get Carter" et "Driven". En 2002, le thriller "Compte à rebours mortel" n'est même pas distribué aux Etats-Unis. Mais le comédien sait toujours user de son charisme et faire preuve d'autodérision, comme en témoignent son apparition clin d'oeil dans "Taxi 3" (2003) et sa prestation caricaturale du Toymaster dans "Mission 3D Spy kids 3" (2004).

    Délaissant les rôles purement physiques, Sylvester Stallone opte pour des films au ton plus léger comme "Avenging Angelo", où il interprète un garde du corps amoureux de sa protégée (Madeleine Stowe), et "Les Maîtres du jeu", où il incarne un as du poker à qui on ne la fait pas.

    Début 2007, Stallone a repris les gants pour la sixième fois dans le rôle de "Rocky Balboa". Pour un véritable succès public et donc une vraie renaissance ! Un million de spectateurs en France et 65 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Tant et si bien que Sly a récidivé avec "John Rambo" qui est sortir en février 2008 en France pour le plus grand bonheur des fans et un final apocalyptique !

    Et que dire maintenant de "The Expendables" ? Quel projet fou que celui de réunir toutes les icônes du film d'action des années 80 et 90 pour une ultime aventure. Après le succès du premier épisode, une suite est sorti en 2012 avec encore plus de stars et de bourre-pifs ! Une autre est prévue pour 2014. En attendant, on retrouvera Stallone associé à Schwarzie dans "The Escape Plan" prévu pour novembre 2013.

    Sly is back ! Gon On Sly !

    (Sources consultées : dossier de presse du film).

     

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    FILMOGRAPHIE

    1970 - The Italian Stallion (Lewis)

    1971 - Bananas (Allen)

    1974 - Les mains dans les poches (Verona)

    1975 - Adieu ma jolie (Richards)

    1975 - No Place to Hide (Schnitzer)

    1975 - Capone (Carver)

    1975 -La course à la mort de l'an 2000 (Bartel)

    1975 -Le prisonier de la 2ème avenue (Frank)

    1976 - Rocky (Avildsen)

    1976 - Cannonball ! (Bartel)

    1977 - F.I.S.T. (Jewison)

    1978 - La taverne de l'enfer (Stallone)

    1978 - Rocky II - La revanche (Stallone)

    1981 - Les faucons de la nuit (Malmuth)

    1981 - A nous la victoire (Huston)

    1982 - Rocky III - L'œil du tigre (Stallone)

    1982 - Rambo (Kotcheff)

    1983 - Staying Alive (Stallone)

    1984 - Rhinestone (Clarck)

    1985 - Rambo II - La mission (Cosmatos)

    1986 - Rocky IV (Stallone)

    1986 - Cobra (Cosmatos)

    1986 - Bras de fer (Golan)

    1988 - Rambo III (Macdonald)

    1989 - Haute sécurité (Flynn)

    1989 - Tango & Cash (Konchalovsky)

    1990 - Rocky V (Avildsen)

    1990 - L'embrouille est dans le sac (Landis)

    1992 - Arrête ou ma mère va tirer ! (Spottiswoode)

    1993 - Cliffhanger (Harlin)

    1993 - Demolition Man (Brambilla)

    1994 - L'expert (Llosa)

    1995 - Judge Dredd (Cannon)

    1995 - Assassins (Donner)

    1996 - Daylight (Cohen)

    1997 - Copland (Mangold)

    1997 - An Alan Smithee Film (Hiller)

    1999 - Eye See You (Gillespie)

    2000 - Get Carter (Kay)

    2000 - Driven (Harlin)

    2002 - Compte à rebours mortel (Gillespie)

    2003 - Taxi 3 (Krawczyk)

    2004 - Spy Kids 3 (Rodriguez)

    2006 - Rocky Balboa (Stallone)

    2007 - John Rambo (Stallone)

    2009 - The Expendables (Stallone)

    2012 - Expendables 2 (West)

    2013 - Du Plomb dans la Tête (Hill) 

    2013 - The Escape Plan (Håfström)

    2014 - Expendables 3 (Hughes)

    Dernière mise à jour : ( 13-07-2013 )

     

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  • Denzel Washington Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    Écrit par Christophe Dordain   
    17-07-2013

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    "2 Guns". Un film de Baltasar Kormákur avec Mark Wahlberg, Denzel Washington, Paula Patton, James Marsden.

    Sortie le 18 septembre 2013.

    Crédits photographiques : Sony Pictures Releasing France.

    PORTRAIT

    Denzel Washington est né le 28 décembre 1954 à Mount Vernon, dans l'Etat de New York. Diplômé de la Fordham University, il se tourne dans un premier temps vers le journalisme mais découvre l'art dramatique et décide de devenir comédien. L'American Conservatory Theater de San Francisco lui accorde une bourse qui lui permet d'y étudier pendant deux ans. Grâce à cette formation, il entre dans la célèbre troupe de théâtre de Joseph Papp, où il étoffe son répertoire classique avant de jouer dans des pièces off-Broadway telles que "Ceremonies in Dark Old Men" ou encore "When the Chickens Come Home to Roost".

    C'est d'ailleurs au début des années 80, pour cette même pièce, que Washington endosse pour la première fois le rôle de Malcolm X, et avec tant de conviction que sa performance est récompensée par l'Audelco Award. Denzel Washington fait ensuite ses débuts à la télévision (nous sommes en 1977) avec le téléfilm "Wilma", qui lui permet de décrocher son premier rôle principal, toujours à la télévision, dans "Flesh and Blood", de Jud Taylor. Il incarnera ensuite, et pendant plusieurs années, le Dr. Phillip Chandler dans la série "Saint Elsewhere", diffusée de 1982 à 1987.

    En 1981, le jeune acteur débute sur grand écran : il interprète le fils de George Segal dans "Carbon Copy", une comédie restée inédite en France. Après ce premier long métrage, Washington retourne à la scène new-yorkaise pour participer à la création de la pièce de Charles Fuller, "A Soldier's Tale", par la troupe Negro Ensemble Company. Son interprétation du soldat Peterson lui vaut un Obie Award. Denzel Washington reprend un an plus tard ce rôle dans le film de Norman Jewison, "Soldier's story", qui le fait découvrir internationalement. Denzel poursuit alors dans un registre cinématographique “difficile” (cinéma d'époque, d'auteur) et se voit nommé à l'Oscar pour sa performance dans "Cry freedom", où il incarne Steve Biko, l'un des leaders sud-africains du mouvement anti-Apartheid. En 1990, il reçoit l'Oscar du Meilleur second rôle masculin pour sa prestation dans "Glory", un film racontant l'histoire du premier régiment noir de la Guerre de Sécession.

    Se tournant alors vers un plus large public, Washington devient le héros de Spike Lee pour deux films, d'abord le méconnu "Mo' Better Blues", dans lequel il tient le rôle d'un trompettiste de jazz, et puis surtout "Malcolm X", où l'acteur hérite à nouveau du rôle du grand activiste noir des années 60, se voit nommé à l'Oscar du Meilleur Acteur et reçoit l'Ours d'argent du Meilleur acteur au Festival de Berlin. Malgré l'échec du film au box-office, Denzel Washington est désormais considéré comme un acteur de tout premier plan, et la confirmation arrive grâce au film de Jonathan Demme, "Philadelphia", dans lequel il tient le rôle d'un avocat défendant la cause d'un avocat (Tom Hanks), licencié de son cabinet pour cause de séropositivité. Définitivement acquis à la cause du cinéma de grande envergure, Washington apparaît successivement aux côtés de Julia Roberts dans "L'affaire Pélican", de Meg Ryan dans "A l'épreuve du feu", de Bruce Willis dans "Couvre-feu", puis tient le rôle principal du polar surnaturel "Le témoin du Mal".

    A nouveau héros d'un film de Spike Lee encore inédit en France ("He Got Game"), Denzel Washington a vu en 2000 deux de ses films sortir coup sur coup sur les écrans français : d'abord "Bone collector", où, paralysé, il mène néanmoins une sombre enquête pour démasquer un terrible tueur en série, et "Hurricane Carter", dont il est le héros, fameux boxeur des années 70 emprisonné pendant plus de quinze ans suite à une erreur judiciaire. Il retrouve pour l'occasion Norman Jewison, qui l'avait révélé avec "Soldier's story", et empoche par ailleurs le Golden Globe du Meilleur acteur dans un drame.

    Entraîneur black dans le milieu ultra-blanc d'une équipe de football américain d'un college du Sud pour "Le plus beau des combats", il a enchaîné avec "Training Day", d'Antoine Fuqua, qui raconte les premiers jours de travail d'un flic des stups (Ethan Hawke) à Los Angeles, croisant la route d'un autre flic, vétéran mais corrompu. Au sujet de l'interprétation de Denzel Washington, Fabien Rousseau, pour le compte du Quotidien du cinéma notait que : "Dans le blouson de cuir du flic sans scrupule, l’impérial Denzel Washington, à contre-emploi, incarne ici avec maestria l’immoralité policière dans toute sa splendeur. Un personnage ambigu et manipulateur qui se révèlera être un caïd des banlieues dont les excès avec les dealers et les indics sont sans limite".

    Passant derrière la caméra, il a signé de façon magistrale sa première réalisation avec "Antowne Fisher Story". Vu en janvier 2004 avec Carl Franklin pour le polar : "Out of Time", il a collaboré avec Jonathan Demme pour "Un crime dans la tête" avant de retrouver Spike Lee pour "Inside Man" puis "Tony Scott" pour "Déja Vu".

    Magnifique aux côtés de Russell Crowe dans le non moins brillantissime "American Gangster" de Ridley Scott, plus convenu et basique dans "L'Attaque du Métro 123" avec John Travolta, puis c'était "Le Livre d'Eli" qui était sorti en janvier 2010 dans un relatif anonymat, anonymat comparable pour "Unstoppable" et "Sécurité Rapprochée". Avec "Flight", le comédien a connu un regain d'intérêt. En sera-t-il de même avec "2 Guns" qui sortira en septembre ? 

    (Sources consultées : dossier de presse du film).

     

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    FILMOGRAPHIE

    1981 - Carbon Copy (Schultz)

    1984 - A Soldier's Story (Soldier's story) (Jewison)

    1986 - Power (les coulisses du pouvoir) (Lumet)

    1987 - Cry Freedom (Attenborough)

    1988 - For Queen and Country (Pour la gloire) (Stellman)

    1989 - The Mighty Quinn (Schenkel) Glory (Zwick)

    1990 - Heart Condition (Un ange de trop) (Parriott)

    1990 - Mo' Better Blues (Lee)

    1991 - Ricochet (Mulcahy)

    1991 - Mississippi Masala (Nair)

    1992 - Malcolm X (Lee)

    1993 - Much Ado About Nothing (Beaucoup de bruit pour rien) (Brannagh)

    1993 - The Pelican Brief (L'affaire Pélican) (Pakula)

    1993 - Philadelphia (Demme)

    1994 - Devil in a Blue Dress (Le diable en robe bleue) (Franklin)

    1994 - Crimson Tide (USS Alabama) (Scott)

    1995 - Virtuosity (Programmé pour tuer) (Leonard)

    1995 - The Preacher's Wife (Marshall)

    1996 - Courage Under Fire (A l'épreuve du feu) (Zwick)

    1997 - Fallen (Le témoin du Mal) (Hoblit)

    1997 - B. M!onkey! (Radford)

    1998 - He Got Game (Lee)

    1998 - The Siege (Couvre-feu) (Zwick)

    1999 - The Bone Collector (Bone collector) (Noyce)

    1999 - The Hurricane (Hurricane Carter) (Jewison)

    2000 - Remember the Titans (Le plus beau des combats) (Yakin)

    2001 - Training Day (Fuqua)

    2002 - The Antowne Fisher Story (Antwone Fisher) (Washington)

    2003 - Out Of Time (Franklin)

    2004 - Man On Fire (Scott)

    2005 - The Mandchurian Candidate (Un Crime dans la Tête) (Demme)

    2006 - Inside Man (Lee)

    2006 - Deja Vu (Scott)

    2007 - American Gangster (Scott)

    2009 - The Taking of Pelham 123 (L'Attaque du Métro 123) (Scott)

    2010 - Le Livre d'Eli (Hughes)

    2010 - Unstoppable (Scott)

    2012 - Sécurité Rapprochée (Espinosa)

    2013 - Flight (Zemeckis)

    2013 - 2 Guns (Kormakur)

    Dernière mise à jour : ( 18-07-2013 )
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  • Benoît Poelvoorde Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    Écrit par Christophe Dordain   
    15-07-2013

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    "Le Grand Méchant Loup". Un film de Nicolas et Bruno avec Benoît Poelvoorde, Kad Merad, Fred Testot, Valérie Donzelli, Charlotte Le Bon, Léa Drucker, Zabou Breitman.

    Sortie le 10 juillet 2013.

    Crédits photographiques : Mars Distribution.

    PORTRAIT

    Né à Namur, en Belgique, Benoît Poelvoorde n'a reçu aucune formation de comédien : la comédie, c'est dans ses gênes ! Parti faire des études à Bruxelles avec comme idée de travailler dans la publicité, il se lie d'amitié avec une bande de potes férus de cinéma, avec lesquels il co-réalise et interprète dans un premier temps un court métrage intitulé "Pas de C4 pour Daniel-Daniel", en 1988.

    L'aventure continue avec une drôle d'aventure baptisée "C'est arrivé près de chez nous". La suite est connue : le film le plus scandaleux de ces dix dernières années (un serial-killer commet ses - immondes - forfaits dans le bonheur et devant une équipe de télévision) devient un film culte instantané et sort dans le monde entier en dépit de moyens de production dérisoires. Poelvoorde y campe son personnage fétiche : le gentil blagueur qui cache un monstre de cynisme, de veulerie et de cruauté.

    Refusant par la suite toutes les propositions avec flingues pour ne pas se laisser enfermer dans ce créneau, le comédien passe au théâtre avec "Modèle déposé", un monologue écrit par Bruno Belvaux (un de ses complices sur C'est arrivé près de chez vous), Jean Lambert et lui-même. Le spectacle tournera trois ans en Belgique et six mois au Café de la Gare, à Paris. C'est alors pour Benoît le moment de retourner au cinéma, où il tient la vedette des "Randonneurs", dans le rôle d'un guide qui entraîne une bande de copains sur les chemins de grande randonnée corses. Inutile de dire qu'il s'agit d'une comédie, qui plus est très bien reçue par le public.

    Dans la foulée d'une nouvelle reconnaissance publique, Poelvoorde investit Canal avec "Les carnets de Monsieur Manatane", la chronique d'un personnage qui donne son avis sur tout et rien dans une incompétence absolue. Dans la lignée de "La minute de Monsieur Cyclopède" de Desproges, c'est une réussite. Mais Poelvoorde n'abandonne pas le cinéma pour autant, puisqu'après avoir tourné dans le court métrage "Le signaleur", de Benoît Mariage, il investit le premier long métrage de ce dernier, "Les convoyeurs attendent", avec une nonchalance toute belge, dans le rôle d'un père qui ne veut que le bien de son fils en lui imposant de figurer dans le "Livre des records", section "plus grand nombre d'ouverture de portes".

    Poursuivant son exploration de la connerie humaine, le blagueur blond était un vendeur d'encyclopédies fumeuses au porte-à-porte dans "Les portes de la gloire", dans lequel il s'essaye au port du string-ficelle avec panache. Plus en demi-teinte dans "Le vélo de Ghislain Lambert", où il était persuadé que derrière le loser qu'il est sommeille en fait un grand champion cycliste, il a retrouvé José Garcia sur "Le boulet", une comédie d'Alain Berbérian où notre célébrissime Belge s'emploiyait à ruiner l'existence de Gérard Lanvin...

    Tournant beaucoup, et sûrement trop, Benoît Polevoorde a tenu l'affiche de pas moins de 8 films entre 2004 et 2008. Confronté à de sérieux soucis de santé, il doit désormais se ménager quelque peu, et il est de retour depuis janvier 2009 sous la direction de Patrice Leconte dans "La Guerre des Miss" tout d'abord, puis sous celle de Anne Fontaine pour "Coco avant Chanel". Après "L'Autre Dumas" aux côtés de Gérard Depardieu, on a revu Benoît Poelvoorde dans trois films : "Kill Me Please", "Les Emotifs Anonymes" et "Rien à déclarer" la dernière réalisation de Dany Boon. Après "Mon Pire Cauchemar" aux côtés d'Isabelle Huppert, "Le Grand Soir" et "Quand je serai petit", l'année 2013 s'annonce plutôt bien chargée avec trois films au programme dont "Une Histoire d'Amour" sorti en janvier et maintenant "Le Grand Méchant Loup" prévu pour juillet.

    (Sources consultées : dossier de presse du film).

     

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    FILMOGRAPHIE

    1992 - C'est arrivé près de chez vous (Belvaux, Poelvoorde, Bonzel)

    1996 - Pour rire ! (Belvaux)

    1997 - Les randonneurs (Philippe Harel)

    1998 - Les convoyeurs attendent (Mariage)

    2000 - Les portes de la gloire (Merret-palmair)

    2001 - Tarte ou vivant – La vie politique des Belges (Bucquoy)

    2001 - Le vélo de Ghislain Lambert (Philippe Harel)

    2001 - Le boulet (Alain Berbérian)

    2003 - Rire et châtiment (Isabelle Doval)

    2004 - Podium (Yann Moix)

    2004 - Atomik Circus, le retour de James Bataille (Didier Poiraud)

    2004 - Aaltra (Benoît Delépine)

    2004 - Narco (Gilles Lellouche)

    2005 - Tu vas rire mais je te quitte (Philippe Harel)

    2005 - Cinéastes à tout prix (Frédéric Sojcher)

    2005 - Akoibon (Edouard Baer)

    2005 - Entre ses mains (Anne Fontaine)

    2006 - Du jour au lendemain (Philippe Le Guay)

    2006 - Selon Charlie (Nicole Garcia)

    2006 - Jean - Philippe (Laurent Tuel)

    2007 - Les Deux Mondes (Daniel Cohen)

    2007 - Cow-Boy (Benoît Mariage)

    2008 - Astérix aux Jeux Olympiques (Thomas Langmann)

    2008 - Les Randonneurs à Saint-Tropez ( Philippe Harel)

    2008 - Louise Michel (Gustave Kervern, Benoît Delépine)

    2009 - La Guerre des Miss (Patrice Leconte)

    2009 - Coco avant Chanel (Fontaine)

    2009 - Bancs Publics, Versailles Rive Droite (Bruno Podalydès)

    2009 - Panique au Village (Stéphane Aubier, Vincent Patar)

    2010 - L'Autre Dumas (Nebbou)

    2010 - Mammuth (Gustave Kervern, Benoît Delépine)

    2010 - Kill Me Please (Barco)

    2010 - Les Emotifs Anonymes (Améris)

    2011 - Rien à déclarer (Boon)

    2011 - Mon Pire Cauchemar (Fontaine)

    2012 - Le Grand Soir (Delépine / Kervern)

    2012 - Quand je serai petit (Rouve)

    2013 - Une Histoire d'Amour (Fillières)

    2013 - Le Grand Méchant Loup (Nicolas Charvet et Bruno Lavaine)

    Dernière mise à jour : ( 16-07-2013 )
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