• Cinéma et guerre d? Algérie 1re partie

    Cinéma et guerre d’ Algérie 1re partie

    La guerre d’Algérie vue à travers les écrans.

    mercredi 22 avril 2009par 4ACG

    CINEMA ET GUERRE D’ALGERIE.

    Avant d’ouvrir cette nouvelle rubrique dans le site 4 acg, il faut que les futurs lecteurs et lectrices, soient au courant des difficultés qu’a rencontré l’adhérent qui s’est porté volontaire pour animer ce dossier cinéma.

    En effet, entre les films absents d’une célèbre encyclopédie et le Net confondant le R.A.S.d’Yves Boisset avec le R.S.A. du clan Sarkosy, il a fallu effectuer un sérieux tri.

    1954-1962 :

    Ce qui ressort de nos recherches sur cette première période de « Cinéma et guerre d’Algérie », c’est le manque d’enthousiasme - ou de courage ? - de nos cinéastes français.

    Il n’y a eu quasiment aucun film produit et réalisé pendant ces 8 années de guerre coloniale.

    Comme nous allons le voir dans la liste ci-contre, lorsqu’il est question de ce conflit, c’est toujours d’une manière anecdotique ou servant de toile de fond à une intrigue.

    Malgré cette frilosité, ces quelques films seront interdits d’écran avant 1962 et ils sortiront 2 ou 3 ans plus tard.

    Juin 1962 : 
    « Les oliviers de la justice ». Réalisé par un cinéaste américain (James Blue). Tiens donc ! D’après le roman d’un écrivain pied-noir. C’est le seul film à avoir traité à chaud de ces « événements ». (Encyclopédie Universalis). Nous n’avons pas vu ce film.

    1960 (réalisé en) :

    « Adieu Philippine » de Jacques Rozier. Ne sortira que 3 ans plus tard. Distribution rocambolesque : les droits ayant été achetés par un distributeur proche de l’O.A.S.!

    Michel, le héros principal, va en vaçances en Corse, avec deux copines. A son retour, il doit partir pour la guerre d’Algérie, mais on le devine plutôt qu’autre chose. Le mot Algérie n’est prononcé qu’une seule fois dans ce film, charmant par ailleurs.

    1960 (réalisé en) :

    « Le petit soldat » de Jean-Luc Godard. Aussitôt interdit par la Commission de censure. Il sortira 28 mois plus tard, le 25/1/1963.

    Trés joli film où la guerre d’Algérie sert de toile de fond au scénario.

    La liste est close.

    Toutefois, au milieu de cette absence des cinéastes français, il faut signaler la position courageuse de 2 d’entre eux.

    Le premier, René Vautier, futur réalisateur d« Avoir 20 ans dans les Aurès », aura le courage d’aller filmer les maquis de l’A.L.N. en Algérie. Au retour, ses pellicules transiteront par Rome où elles disparaitront mystérieusement. Un coup des services secrets français ? (Entretien de l’auteur de ces lignes avec ce réalisateur, voilà quelques décennies)).

    A signaler que ce cinéaste n’était pas tout à fait dans la ligne de son parti, le P.C.F.

    Le second, Yann Le Masson, appelé du contingent, réalisera un joli court métrage :« J’ai 8 ans » en 1960, à partir de desssins d’enfants algériens, réfugiés en Tunisie, et s’exprimant ainsi sur ce qu’ils avaient véçu au cours de cette guerre.

    En 1963, il réalisera « Sucre amer », longtemps interdit et que nous n’avons pas vu.

    Il est l’auteur en 1973 de « Kashima paradise », relatant la lutte des paysans japonais contre la construction d’un aéroport. Commentaire de Chris Marker. Un des plus beaux documentaires des années 1970.

    Pour l’avoir présenté lors de la montée des paysans du Larzac sur Paris, je peux dire la force visuelle et la beauté des images de ce film.

    « La moudjahida et le parachutisteFilms de Mehdi Lallaoui. »
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