• Programme de la cinémathèque d’Alger en septembre

    Promotion des cinémas algérien, américain, indien et chinois

     
    Publié le 28 août 2013

    La cinémathèque d’Alger propose un programme diversifié à même de satisfaire tous les cinéphiles tout au long du mois de septembre.

    Au programme la promotion des cinémas algérien, américain, indien et chinois des années 50 et 70 ainsi que les dernières œuvres de deux réalisateurs algériens, « La langue de Zahra » de Fatima Sissani ( 2012), et « Parfums d’Alger » de Rachid Benhadj (2013). Ainsi, la cinémathèque d’Alger verra la projection de plusieurs films dont le célèbre « Le parrain » du réalisateur Francis Ford Coppola (1973), « Le seigneur des anneaux » saison I, II et III, de Peter Jackson (2001, 2002, 2003), « La liste de Schindler » de Steven Spielberg (1993), « Pater Panchali, la complainte du sentier » de Satyajit Ray (1955), « Pater Panchali, l’invaincu » de Satyajit Ray (1959), « Pater Panchali, le monde d’Apu » de Satyajit Ray (1959), « Erin Brokovich, seule contre tous » de Steven Spielberg ( 2002), « Devdas » de Sanjay Leela Bhansali ( 2002), « Beijing bicycle » de Wang Xiaoshuai (2000). Pour rappel, « La langue de Zahra » aborde le thème de l’émigration d’Algériens de Kabylie, de condition modeste, voire pauvres, en France, qui n’avaient avec eux pour bagage que leur langue ancestrale pour se construire un ailleurs qui ne soit pas l’exil. A travers ce documentaire de 90 mn, Fatima Sissani a voulu montrer la vie de ces émigrés algériens, de première génération, ces hommes et femmes, souvent analphabètes, relégués pour la plupart au rang d’ouvriers et de femmes au foyer. Grâce à des poèmes, elle raconte l’enfance, l’émigration, la pauvreté. Cette langue est le seul bagage de milliers d’émigrés, une langue capable de recréer le monde et ouvrir les chemins devant l’imagination, seule escapade de ces âmes tourmentées. Cette réalité a été montrée par la réalisatrice qui a filmé sa mère, son quotidien et son histoire ainsi que son attachement indéfectible à sa langue, dévoilant son oralité transmise de génération en génération. Pour rappel, le film « La langue de Zahra » a décroché, ex-æquo, avec « Murmures des cimes » du cinéaste marocain Ameur Chergui, le grand prix du 5e festival international Issni N’ourgh du film qui s’est déroulé en octobre 2011 à Agadir, au sud du Maroc. Quant au film « Parfums d’Alger » du réalisateur Rachid Benhadj, il raconte le quotidien de Karima, une jeune et célèbre photographe qui a quitté son pays et sa famille pour aller travailler en France. Des années après, son père est agonisant et elle doit rentrer pour rester à son chevet. Pendant une heure de temps, l’histoire de ce film retrace le retour forcé de Karima parmi ceux qui l’ont vu naître et grandir. Ce film est déjà sélectionné dans plusieurs festivals internationaux tels que celui d’Abu Dhabi qui se déroule jusqu’au 20 octobre prochain. Ce film est présenté comme un message destiné à la jeunesse. Un message porteur d’espoir.

    Samira Sidhoum

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  • La Cinémathèque d'Alger

    La Cinémathèque d'Alger

    La cinémathèque d'Alger est ouvert tous les jours sauf le vendredi. Le ticket d'entrée vaut 50 DA.

    La Cinémathèque d'Alger
    Adresse : 26 Rue Larbi Ben M'hidi, Alger Centre, 16000, Algérie.
    Téléphone : 021 73 82 68
    Fax : 021 73 82 46

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  • Plusieurs salles de répertoire de la Cinémathèque algérienne seront prochainement rouvertes au public, a annoncé à Oran son directeur, Lyès Semiane. 
    «L'opération de restauration engagée par le ministère de la Culture est bien avancée pour envisager la réouverture, avant juin prochain, des salles de Annaba, Constantine (deux salles) et Batna», a précisé M. Semiane dans une déclaration à l'APS en marge de l'ouverture du Festival cinématographique algéro-espagnol dédié aux femmes réalisatrices. Le plan de rénovation mis en œuvre par la tutelle pour la période 2013/2014 comprend les salles de répertoire et d'autres espaces de projection dont la gestion a été ou sera transférée à la Cinémathèque algérienne, a fait savoir le responsable. S'agissant de la Cinémathèque d'Oran qui accueille le festival algéro-espagnol jusqu'au 9 mars prochain, il est prévu sa dotation en équipement de projection de dernière génération, cette opération étant, selon M. Semiane, officiellement inscrite par la tutelle. La salle d'Oran, dont la restauration remonte à 2004, sera la première à l'échelle nationale à faire acquisition de cet équipement moderne qui consiste en un appareil dit cinéma digital ou DCP (Digital Cinema Package), offrant une bien meilleure qualité tant pour l'image que pour le son, a-t-il expliqué. L'autre avantage a trait au fait que cet équipement garantit également la protection des droits de propriété intellectuelle dans la mesure où il n'autorise la projection que des films codés, a indiqué le directeur de la Cinémathèque algérienne, rappelant que la première expérience réussie avec le digital remonte au Festival du film engagé organisé l'an dernier à Alger. Par ailleurs, la formation constitue «la priorité des priorités» dans le plan d'action de la tutelle qui a initié en 2012 deux cycles de formation pour les opérateurs projectionnistes et les vérificateurs de films, animés par un expert italien, a fait savoir M. Semiane, annonçant en outre d'autres sessions pour former les compétences humaines nécessaires à travers toutes les cinémathèques et salles de projection du pays. Le directeur de la Cinémathèque algérienne a présidé dimanche la cérémonie d'ouverture du Festival cinématographique algéro-espagnol en présence de la cinéaste algérienne Fatima Belhadj dont le film Mel Watni (son premier long métrage) a donné le ton à cette manifestation culturelle. La réalisatrice algérienne était accompagnée des comédiens Salah Aougrout (Souilah) et Amel Himeur, distribués dans cette œuvre aux côtés d'autres figures du 7e art national à l'instar de Chafia Boudraâ. L'ouverture de ce festival, initié en partenariat avec l'Institut Cervantès, s'est aussi tenue en présence des réalisatrices espagnoles Ana Palacios et Judith Colell qui se sont félicitées de l'organisation de ces journées dans la capitale de l'Ouest algérien. Les participantes ont mis l'accent sur cette manifestation, estimant qu'elle se décline en «un moyen adéquat pour promouvoir le dialogue et le rapprochement entre les peuples du bassin méditerranéen», et qu'elle contribue à offrir «davantage de visibilité» aux œuvres des femmes réalisatrices des deux rives.

     
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  • Le livre de l’ancien directeur de la Cinémathèque d’Alger, Boudjemâa Karèche, Un jour, un film, paru aux éditions Jazz, a été présenté au public, jeudi, à la salle Mohamed-Zinet lors d’une vente-dédicace. Boudjemaâ Karèche, un des spécialistes du cinéma, qui se plaisait à répéter souvent qu’“un film est une œuvre d’art au même titre qu’un livre ou un tableau”, a rappelé au cours de la cette rencontre, organisée à l’occasion de la parution de cet ouvrage, que “passer de l’image à l’écrit est une manière de faire aimer cet art et de le rapprocher encore davantage du public”. 
    L’auteur porte à travers Un jour, un film, un regard, parfois nostalgique, sur les lieux, les personnages, les artistes et les amis qui ont, à un moment ou un autre, partagé, le temps d’une projection, “des moments inoubliables”.
    Il a également évoqué et immortalisé, dans cet ouvrage de 260 pages, des souvenirs des grands moments de la cinémathèque, lieu où défilaient de grandes stars du monde du cinéma. Un lieu qu’il a fréquenté pendant plus de trente-cinq ans  en tant que responsable, animateur et critique, mais aussi en tant que “cinéphile avant tout”.  
    Dans son livre, l’ancien directeur de la Cinémathèque algérienne a retracé l’historique du septième art en Algérie, avec ses moments de gloire et aussi ses défaillances.
    Il a été écrit avec un regard critique de professionnel afin d’apporter sa vision sur l’avenir du cinéma en Algérie. 
    Licencié en droit de la faculté d’Alger, c’est à la faveur du 1er Festival panafricain, qui s’est tenu à Alger en 1969, que Boudjemaâ Karèche débutera sa carrière à la cinémathèque. “Ce fut un été merveilleux. La foule débordait des théâtres, des stades, toute la nuit.
    La Cinémathèque offrait une rétrospective du film africain. J’ai découvert un univers. L’animateur était un coopérant technique qui devait retourner en France. Saisi par la passion, je me suis mis à participer à la programmation, l’animation, la presse... pendant huit ans. C’était un moment important, lié à la politique et à la liberté d’expression”, s’est-il rappelé d’un entretien paru en 1998. Ce n’est qu’en 1978 qu’il sera nommé directeur. Il y restera jusqu’à sa retraite.

    R. C./APS

     

     

    Par : R. C./APS

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  • Un jour, un film de Boudjemaa Karèche, 2005


    Un jour, un film de Boudjemaa Karèche, 2005 

    Hommage à l’Autre 
    Ce livre est une compilation de toutes les chroniques parues dans certains quotidiens nationaux. 

    Boudjema Karèche aime la vie. Cela va de soi. C’est même une évidence, du moment que tout le monde s’échine et lutte pour rester vivant. Mais Boudjema l’aime d’une façon assez particulière. La recette est toute simple: cette vie, il la voit à travers, ou plutôt dans le regard des autres. Parce qu’il aime chez eux cette manière de s’accrocher, même quand ils savent que leur dernière chance réside dans un rameau frêle et fragile. 
    Chez Boudjema, l’Autre devient le centre de gravité dès lors que celui-ci se met sur la défensive, ne laissant pas tomber la tâche entamée; ne courbant point l’échine devant les affres du temps; ne baissant jamais les bras quoiqu’il arrive. C’est en effet à tous ces gens-là qu’il rend hommage dans son livre Un jour, un film paru dernièrement chez les éditions Jazz. Ce livre, est en effet une compilation de toutes les chroniques parues dans les quotidiens nationaux. 
    Cet ex-directeur de la Cinémathèque algérienne, avant de partir à la retraite, publiait déjà des chroniques sur les colonnes du journal Le Matin. Et qu’est ce qu’il écrivait? Il parlait de quoi, de qui, pourquoi? Pas la peine d’aller fouiner ailleurs. Ce Templier parlait des hommes. Il parlait aussi du cinéma, du film, de la pellicule, des bobines, de l’art... mais surtout de la manière. Karèche parle beaucoup, plutôt écrit, sur ces petites gens qui demeurent dans l’ombre. 
    Qualifié et à juste titre d’«agitateur culturel» par le réalisateur Liazid Khodja, Boudjema Karèche n’avait de cesse, tout au long des années qu’il a passées à la tête de la Cinémathèque, de dénoncer l’état lamentable dans lequel s’est retrouvé le cinéma algérien. «En 2000: zéro production, zéro salle, zéro distributeur, zéro billet vendu» déclare-t-il dans un entretien accordé au journaliste Charles Tesson. 
    Ce dernier, parlant de Boudjema, écrit: «il est plus que le directeur de la Cinémathèque d’Alger, une sorte de légende vivante qui a fait de la salle une plaque tournante de la cinéphilie algérienne. Pendant les années sombres, quand plusieurs salles ont été menacées, la Cinémathèque n’a jamais renoncé à ses activités, devenant l’unique foyer de résistance». 
    Cela se passait au temps où la mort était présente dans chaque recoin de rue, dans chaque bout de boulevard. C’était l’époque où... mais faut-il encore parler de ça? Certainement oui. Oui, parce qu’on ne doit plus se laisser avoir et surtout il ne faut plus laisser les charognards s’emparer de notre mémoire. Justement, dans ce recueil de textes choisis, M.Karéche parle de toutes ces femmes et de ces hommes qui ont opté pour la résistance. 
    Unique, et peut-être, l’ultime façon de rendre hommage à la vie. Le livre, Un jour, un film est composé de six chapitres. Au commencement c’était un ami: Ali Zamoum, l’homme libre. Puis vient le cercle des femmes belles et courageuses. Celles qui ont marqué sa vie, à l’instar de l’étudiante Taos Bendali, Dalila Hadjadji, l’agricultrice ; Habiba Djahnine, Zoubida Zenati, Samira Keddour, Fetouma Ousliha, Axelle Waltèche. Ensuite, Karèche aborde ces hommes qui se sont donnés corps, coeur et âme pour la sauvegarde du septième art algérien. 
    Ainsi, dans Un jour, un cinéaste, Boudjema se met à parler tour à tour de Amor Hakkar, «l’enfant des Aurès»; Azzedine Meddour «l’enfant de nos montagnes»; «le cinéaste poète» Brahim Tsaki...et la liste est encore longue. 
    En somme, dans son livre, «long» de 260 pages, l’auteur ne fait enfin de compte que rendre hommage à tous ces gens qui luttent pour que l’Algérie reste debout. 

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