• Blanca Nieves aux Journées du film européen d?Alger

    Blanca Nieves aux Journées du film européen d’Alger

    Au nom du père

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    le 28.01.14 | 10h00 Réagissez

     
	L’actrice Macarena Garcia «Olé torera !»

    | © D. R.

    L’actrice Macarena Garcia «Olé torera !»

     

    Dimanche soir, l’Espagne était à l’honneur, à l’occasion des Journées du film européen d’Alger dont c’est la deuxième édition, qui se déroule du 23 janvier au 1er février 2014, à la filmathèque Mohamed Zinet et ce, avec le film Blanca Nieves de Pablo Berger.

    Le film de Pablo Berger intitulé Blanca Nieves, Blanche Neige en espagnol, n’est pas un film naïf, onirique ou encore merveilleux. Au contraire, c’est un conte des Frères Grimm, fantastique, personnel et personnalisé de par un regard, un œil «design» ibérique. Et puis, de surcroît, avec des référents et des références comme Luis Bunuel,  Abel Gance. Pablo Berger, pour mieux «fidéliser» cet univers, a eu recours à la couleur noir et blanc et surtout le muet. Dans le même esprit de The Artist, ce Blanche Neige hispanique écrit et réalisé par Pablo Berger met en vedette Maribel Verdú (Encarna), Macarena García  (Carmen), Daniel Giménez-Cacho (Antonio Villalta) ou encore Ángela Molina (Doña Concha).

    Conte hispanique
    Le pitch ? Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de «Blancanieves». C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen/Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable… Pablo Berger ayant étudié le cinéma aux Etats-Unis, conçu des clips et des films comme Torremolinos, Le Strip-tease de ma copine, filme d’une manière ardente, inattendue, surprenante et surtout avec une parfaite maîtrise de la caméra. Et puis le souci du détail. Cette alternance des close-up (portaits serrés) à la manière des westerns de Sergio Leone. Et ce, selon le schéma  ou la morphologie du conte de Vladimir Iakovlevitch Propp.

    Avec sa situation initiale, le déséquilibre, les adjuvants et les opposants incarnant d’une façon manichéenne la lutte mortifère entre le bien et le mal. Ainsi, Pablo Berger transpose l’innocence féerique de Blanca Nieves à travers ses vertus cardinales confrontées et menacées par des vices, la cupidité, la jalousie, la luxure et puis les comportements dépassant tout entendement humain.

    Macarena García, a du chien andalou

    Le rôle de Blanca Nieves est campé admirablement  par Macarena García. C’est qu’elle a crevé l’écran ! C’est qu’elle a du «chien andalou» ! C’est une actrice photogénique pour ne pas dire «cinégénique» en torera (par opposition au torero) en habit de lumières et aux yeux «revolver». Un regard profond exprimant un je ne sais quoi de tristesse.
    Le conseil filial et posthume de son père : «Il faut toujours regarder le taureau dans les yeux !» l’a marqué. Macarena García, née le 26 avril 1988 à Madrid, est une actrice et chanteuse espagnole. Elle débute par le théâtre et la comédie musicale, puis s’oriente vers la télévision avant de se faire connaître grâce à son rôle de Blanche-Neige dans le film de Pablo Berger en 2012 et avec lequel elle obtient plusieurs prix cinématographiques en Espagne dont le Prix Goya du meilleur espoir féminin. Elle débute par le théâtre et la comédie musicale, puis s’oriente vers la télévision. Elle se fait connaître grâce à ses rôles dans les séries Amar en tiempos revueltos et Luna, el misterio de Clenda.

    La force du film Blanca Nieves de Pablo Berger réside dans sa poésie et sa qualité technique, bien que ce soit du déjà vu et puis le «joker» Macarena García est à saluer tout bas comme les toreros. Et en prime, cette image philosophique anti-tauromachie où le taureau demande qu’il soit gracié. Sans effusion de sang ni massacre ! Un beau message, une belle leçon ! Le tout emballé dans un flamenco endiablé et extatique !                    

    K. Smail
    « Il a été donné hier par le ministre des moudjahidine : Premier tour de manivelle du film Colonel LotDaft punk : Cinq Grammy Awards, c?est chic ! »
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